conduire un scion

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floyd a écrit le 29/03/2021 06:46 (ref msg # 69033 )
Ces schémas illustrent la "taille de formation" classique des fruitiers dont on tient à contrôler le développement ou dont on veut faire des palmettes architecturées.
A contrario, si la place est disponible, si la forme importe peu… on laisse le sujet s'exprimer et sans taille, la mise à fruit est souvent plus rapide!
hotto a écrit le 30/03/2021 00:34 (ref msg # 69036 )
Bonsoir
Merci de votre réponse Floyd mais je ne suis pas sur d'avoir compris.
Vous dites "si la place est disponible " ? ?

Plus simplement si mon scion greffer commence à monter de 30 cm la première année par ex,
dois je couper le bourgeon apical et plus pour ne laisser que les 2/3 du scion ?

Merci d'avance pour les précisions
Hotto
floyd a écrit le 30/03/2021 06:20 (ref msg # 69037 )
S'il s'agit de créer un arbre fruitier de plein-vent, une tige greffée à 1,80m et plus, il faut effectivement utiliser une variété intermédiaire pour constituer le tronc.
Comme n'importe quel scion, cet intermédiaire est écussonné comme sur le schémas.
La vigueur du scion ainsi créé dépend ensuite des soins donnés en pépinières: arrosage, fertilisation, tuteurage… durant les toutes premières années, jusqu'au moment où la tige atteint les caractéristiques nécessaires (hauteur, diamètre) pour le greffage en tête de la variété fruitière.

Les tailles dont le principe est indiqué sur les schémas, se justifient pour obtenir un tronc droit, régulier, sans nœud. Par contre la réduction de la flèche provoque un effet de crosse qui n'est jamais esthétique et qui reste souvent un point de fragilité. Ce n'est donc pas une pratique à encourager.
Mais parfois quand la pousse est mal aoutée, la réduction de la flèche se justifie.
Le coursonnage des pousses latérales en limite le grossissement, elles sont maintenues une année puis supprimées pour éviter d'avoir à le faire plus tard avec le risque de produire de vilaines plaies ou des nœuds. N'oublions pas que tout feuillage contribue à la photosynthèse. Il faut donc résoudre ce point contradictoire, la taille freine le grossissement du sujet que l'on souhaite solide et vigoureux.

La réussite en pépinière, repose sur des pratiques dont il faut comprendre la logique. Comme toujours, savoir comment faire est d'autant plus facile que l'on sait pourquoi le faire.
hotto a écrit le 30/03/2021 22:42 (ref msg # 69039 )
Bonsoir
Merci de votre réponse où l'on peut comprendre que le choix de l'éborgnage n'est pas systématique selon les situations.

hotto
floyd a écrit le 30/03/2021 23:25 (ref msg # 69040 )
Exact, l'éborgnage est une pratique qui permet de créer une sorte de long chicot, (tige sans bourgeon) seulement destiné à arrimer la nouvelle flèche pour la tenir palissée, c'est à dire pour la persuader de pousser bien verticalement et autant que possible dans le strict prolongement de la tige.

C'est aussi reproduire l'opération nécessaire qui a permis de former et sécuriser la pousse initiale du greffon.
On se souvient que ce chicot doit être supprimé proprement à la serpette, par une opération appelée "désongletage", l'année suivante.

Toutes ces techniques qui supposent savoir-faire et habileté étaient confiées à des ouvriers très qualifiés. A force de centaines de répétitions ils avaient la main sûre et le geste rapide. On ne peut que conseiller de s'entrainer longuement sur du matériel qui ne craindra pas l'à-peu-près.
floyd a écrit le 30/03/2021 23:27 (ref msg # 69041 )
Exact, l'éborgnage est une pratique qui permet de créer une sorte de long chicot, (tige sans bourgeon) seulement destiné à arrimer la nouvelle flèche pour la tenir palissée, c'est à dire pour la persuader de pousser bien verticalement et autant que possible dans le strict prolongement de la tige.

C'est aussi reproduire l'opération nécessaire qui a permis de former et sécuriser la pousse initiale du greffon.
On se souvient que ce chicot doit être supprimé proprement à la serpette, par une opération appelée "désongletage", l'année suivante.

Toutes ces techniques qui supposent savoir-faire et habileté étaient confiées à des ouvriers très qualifiés. A force de centaines de répétitions ils avaient la main sûre et le geste rapide. On ne peut que conseiller de s'entrainer longuement sur du matériel qui ne craindra pas l'à-peu-près.


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