La bourse vas elle survivre aux exigences phytosanitaire

  1. greffer.net
  2. >>
  3. La vie du site


clow a écrit le 03/01/2020 23:28 (ref msg # 66219 )
Voilà tout est dans ce lien

https://paca.chambres-agriculture.fr/les...

Faite moi part de votre avis sur ce point
clow a écrit le 03/01/2020 23:50 (ref msg # 66220 )
J'irais encore plus loin cela ne risque t'il pas de générer des problèmes même aux pépiniéristes car j'imagine qu'il y a un coût et donc ce coût vas être rediriger vers le client qui ne voudra peut être pas payer un surplus .

Mis à part cela les associations pomologique vont elle appliquer la lois si on doit même appliquer du phyto pour un envoie chez le voisin du village d'à coté?

Car il est bien dit cela :

Il doit accompagner les végétaux concernés pour tout déplacement à l’intérieur de l’Union européenne y compris pour une circulation à l’intérieur de la France.
François du Perche a écrit le 04/01/2020 16:27 (ref msg # 66225 )
le texte s'adresse aux professionnels, et pour les particuliers (utilisateurs finaux) seuls certains végétaux semblent concernés, et seulement dans les "zones protégées", sans doute celles qui sont victimes d'épidémies, comme pour les châtaigniers, oliviers ou autres. Donc ça ne doit pas changer grand chose pour les fruitiers courants dans le cadre d'échanges à but non lucratif. Il faudrait se procurer la liste de plantes dont il est question dans le texte pour en avoir le coeur net, mais ça parait peu vraisemblable que pour les particuliers, tout mouvement soit interdit sans PP et en plus, ce serait impossible à contrôler.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 04/01/2020 16:33 par François du Perche
patrice a écrit le 04/01/2020 18:20 (ref msg # 66226 )
Bonjour.

Avant tout, merci d'en être resté seulement à la diffusion de cette information et son analyse ; les sites n'étant nullement militants, quelque-soient les réglementations pouvant venir entraver nos activités de loisirs, ce n'est pas ici qu'il y aura mobilisation pour les contrer, seulement les annoncer.

Le site vit sur une tolérance, rien n'est éternel.

Je dis régulièrement aux usagers avec qui je peux discuter, qu'au lieu de perdre du temps à broder sur de futures interdictions, de profiter des situations d'autorisations qui se présentent à eux pour récupérer autant que possible tout ce qui leur fait envie tant que cela reste possible.

Dans le document proposé, il ne semble rien y avoir de nouveau, les dernières directives européennes citées sont de 2016 ; seule évolution récente est depuis le mois dernier l'évolution du document passeport phytosanitaire.

N'oublions pas non plus que fruitiers.net est international, et par exemple une directive européenne n'affecterait pas un américain qui échange avec un américain.



Message modifié 2 fois ; la dernière fois le 04/01/2020 18:24 par patrice
clow a écrit le 04/01/2020 18:34 (ref msg # 66228 )
Je suis bien d'accord avec toi François mais qu'elle serait la logique derrière ?

Ok le pro y ajoutera le certi phyto et ensuite sont voisin amateur vas faire un échange sans, du coup niveau protection phyto cela reviendra presque au même qu'avant .
Non les végétaux acheté risque d'avoir surcoût par contre .

De toutes façon j'imagine qu'on verra bien ce que cela donne cette année en expérimentant par nous même.
Et comme Patrice le dit profitons tant qu'on peu .
C'est vrais que la directive n'est pas international aussi .
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 04/01/2020 18:40 par clow
clow a écrit le 05/01/2020 22:18 (ref msg # 66239 )
Voici des liens complémentaire

https://agriculture.gouv.fr/questions-re...

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/...


patrice a écrit le 06/01/2020 06:24 (ref msg # 66240 )
Pour le particulier, cela semble affecter les mouvements de végétaux hors CEE vers la CEE, ce qui était déjà soumis - de façon évidente - jusqu'alors aux imports, en fonction des espèces et de la nature du matériel végétal (semence, greffon, plant avec ou sans substrat).

Les exemptions indiquées dans l'article quant aux particuliers dans ses bagages est quand même déroutante.
Message modifié 2 fois ; la dernière fois le 06/01/2020 09:56 par patrice
floyd a écrit le 06/01/2020 19:47 (ref msg # 66246 )
Le nombre et la gravité des ravageurs et maladies émergeantes sont inquiétants. On se souvient que les essaims de frelons asiatiques sont tous issus d'une unique reine fécondée introduite en France dans une poterie importée.
La propagation des viroses et des bactérioses les plus catastrophiques obligent à tenter des prophylaxies exigeantes.
Il est difficile de rester optimistes quand à des éventuels succès de solutions curatives.
Mais… chacun dans ses pratiques d'achats ou d'échanges porte une part de responsabilité; à chacun d'entre-nous d'être attentif pour ne pas devenir le vecteur involontaire d'un de ces immenses problèmes.
Je crois l'avoir souligné bien des fois sur ce forum et ailleurs, y compris dans les trocs-plantes entre particuliers.
patrice a écrit le 08/01/2020 06:02 (ref msg # 66252 )
Xylella fastidiosa aurait même été importée par des scientifiques, d'ailleurs mis en examen (je n'ai pas connu les suites).
https://www.ouest-france.fr/europe/itali...
La propagation aurait été faite par le circuit commercial conventionnel (caféiers ornementaux à Rungis).
La sécurité sanitaire même dans les règles de l'art n'est pas fiable (tirage au sorts de plants dans des lots en vue d'analyse, et des plants contaminés peuvent passer à travers).
Le plus critique est bien sur le transport de matériel végétal outre continents ou obstacle physique majeur.
Pour le reste, ce n'est que tenter de retarder l'inévitable, sauf à empêcher toute circulation humaine, les propagations, si le climat et autres facteurs sont présents, ne peuvent s'empêcher, nous l'avons vu avec le cynips du châtaignier.
floyd a écrit le 10/01/2020 14:47 (ref msg # 66258 )
Tous ces excellents exemples montrent bien les difficultés.
La nuance, en ce qui concerne les particuliers et les amateurs, c'est qu'il n'ont pas la pression du commerce ou de la production.
Pour eux, les échanges non professionnels qu'ils réalisent peuvent faire entrer des plants contaminés dans leur jardin et leur verger.

A mon sens le danger existe et les risques sont grands. Les conséquences techniques, économiques et financières sont difficiles à calculer.
D'où mon appel à la prudence.
François du Perche a écrit le 10/01/2020 15:11 (ref msg # 66259 )
Bien sûr, la prudence s'impose mais un "principe de précaution" très restrictif bloquerait toute source de développement, n'oublions pas que beaucoup de nos arbres fruitiers et forestiers proviennent d'autres continents, que le général Lucullus a rapporté les cerisiers d'Orient, que de nombreuses espèces d'arbres proviennent du continent américain, etc. Si ce principe de précaution avait été suivi, nous aurions des indigestions de pommes et de châtaignes, à la fin de repas composés de racines.
Donc prudence raisonnée.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 10/01/2020 15:12 par François du Perche
patrice a écrit le 11/01/2020 19:42 (ref msg # 66266 )
"floyd" a écrit :


Pour eux, les échanges non professionnels qu'ils réalisent peuvent faire entrer des plants contaminés dans leur jardin et leur verger.

Tel indiqué c'est aussi bien le cas dans le milieu pro.

"floyd" a écrit :

Les conséquences techniques, économiques et financières sont difficiles à calculer.

Et les conséquences pénales.

Raison de suivre scrupuleusement les règles d'import en vigueur. Ce qui en soit ne garantira rien totalement pour autant en terme sanitaire, si ce n'est une bonne conscience par le respect des réglementations en vigueur.

"floyd" a écrit :

D'où mon appel à la prudence.


Tous les individus faisant potentiellement circuler du végétal ne lisent pas greffer.net.
Qui, totalement inconscient du risque engendré, n'a pas cherché à ramener une plante d'un voyage à l'étranger, et y est arrivé.

Mis à part interdire les déplacements intercontinentaux, il n'y a guère de précaution valable.

clow a écrit le 20/01/2020 12:50 (ref msg # 66374 )
message supprimé par clow après vérification approfondit .
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 20/01/2020 13:30 par clow
ppmiscs a écrit le 19/03/2020 08:42 (ref msg # 66710 )
Bonjour à tous,
Est-ce que quelqu'un (suffisamment informé) pourrait résumer les dispositions légales actuelles sur l'envoi et la réception depuis l'étranger, en un document synthétique et simplifié ?
Une sorte de fiche 'mémento' décrivant ce qui est légal ou pas.
Je veux bien participer à la rédaction, voire à la mise en forme, mais je n'ai pas suffisamment de connaissances sur le sujet.
Plus que jamais, bien à vous.
patrice a écrit le 19/03/2020 11:22 (ref msg # 66711 )
Bonjour.

Ces restrictions sont régulièrement évolutives. Par exemple, en France, depuis peu, avec la flavescente de la vigne, il y a des même des interdictions de circulation sur certains territoires à l'intérieur de la France de matériel végétal, et la carte des zones contaminées flavescente est évolutive. Les réglementations nationales (ou fédérales) varient aussi sans arrêt au fur et à mesure des états sanitaires (cynips châtaignier...) quant à l'import depuis un autre territoire.

Raison pour laquelle je renvoie systématiquement vers l'administration compétente pour les prises d'information, ce que chaque usager est informé dans les conditions d'utilisation du site qu'il approuve (chapitre n°5 des CGU).

Cette évolution internationale régulière ne permet pas d'implémenter dans la bourse logiciellement ces restrictions, ce qui serait fait sinon, sans compter qu'un usager peut informatiquement gruger et se faire passer pour un ressortissant de tel ou tel pays. Tout en tenant compte du raisonnement que j'avais abordé ici même lors des débats à ce sujet, indiquant que la sécurité sanitaire du transfert de végétaux ne peut exister que si le déplacement des humains et des marchandises est bridé ce qui ne correspond pas aux réalités contemporaines.
En effet, même les végétaux qui passent dans les circuits pros ne sont pas sécurisés (crise récente du Xyllela fastidiosa importée par des caféiers par le circuit pro contrôlé). Dès que l'humain a commencé à voyager, les pathogènes ont voyagé avec (phylloxera de la vigne). Imaginons un transfert de végétal entre deux zones (qu'elle soit régionale, nationale, fédérale...) non certifié qui devient légalement interdite (par exemple nos échanges de greffons, pourquoi pas, nous ne faisons que profiter d'une tolérance), rien n'empêchera un touriste non sensibilisé sur le sujet d'arracher à la sauvage dans un talus un petit plant d'olivier (contaminé) en Italie pour se faire un bonsaï ou mettre dans son jardin, et le rapporter en douce chez lui dans une valise. Et il suffit d'un seul import pour propager le problème. Donc sans blocage total de circulation humaine et des biens au delà d'obstacles géographiques empêchant la progression du ravageur de lui même (océan, chaînes de montagnes...), la sécurité sanitaire végétale n'existera pas. Et dans le cadre de nos échanges, c'est moins pire que ces pratiques qui sont courantes car nous avons un minimum de traçabilité en cas de problème pour remonter très rapidement la source d'approvisionnement.

Je ne pourrais donc apporter aucun crédit à la publication d'un tel document sur le site, ce qui ne vous empêche pas d'en parler ou collaborer pour le faire, du fait qu'il ne pourra jamais être fiablement maintenu à jour ; car si cela avait été estimé réalisable, cela aurait été implémenté dans le traitement automatisé de la bourse pour bloquer ou avertir lors de la transactions entre usagers en fonction de leur localisation, car bien sûr tout mesure efficace visant à assurer la protection des plantes serait une priorité, car nos plantes nous les aimons beaucoup.

Sinon il est de bon sens de s'auto-interdire ce qui vient d'outre océan ou autre barrière géographie, ou de loin si vous n'avez pas d'information précise quant à la légalité de l'import, car cela répond à une réalité sanitaire.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 19/03/2020 13:45 par patrice
ppmiscs a écrit le 20/03/2020 07:30 (ref msg # 66719 )
Voilà qui résume bien.
Le néophyte (dont je suis) qui tombera sur cette conversation et, notamment sur ce dernier 'post' de Patrice aura l'essentiel.
Merci.
patrice a écrit le 20/03/2020 10:11 (ref msg # 66720 )
C'est un domaine très réglementé, à raison. Un pays ne vous laissera pas passer une feuille de salade là où l'autre n'y portera pas d'importance, c'est à l'appréciation des services du végétal du pays qui fixe les règles de circulation.
Suivant les espèces, il peut y avoir des dérogations de transfert de végétal sous certaines formes, en particulier les semences pour les arbres là où le greffon ou le scion est interdit, mais les événements ont souvent évolué vers plus de restrictions. Les grandes interdictions concernent en général le substrat (plantes en pot). Ce qui n'interdit nullement d'importer une plante, mais elle passe par un circuit officiel d'importation, avec mise d'office en quarantaine dans un établissement dédié le temps de s'assurer que la plante ne présente aucun pathogène, pour ensuite être remis au destinataire. Cela a un coût, mais permet de faire transiter sans risque une variété, une espèce d'un continent à un autre.
Donc si une variété fruitière vous motive dans un pays tiers et que votre pays en accepte l'import par ces procédés là, ce n'est question de temps et d'un peu d'argent (rien n'empêche des regroupements et mutualiser les frais d'achat et de quarantaine).


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