Greffe en coulée ou en couronne à la place de greffe en écusson

  1. greffer.net
  2. >>
  3. Greffage


dhauy a écrit le 29/08/2019 15:27 (ref msg # 65520 )
Ayant eu des difficultés ces dernières années avec la greffe en écusson en été, sur cerisiers et sur pruniers, en raison probablement de la sécheresse, j'ai essayé cette année de pratiquer à la place des greffes en coulée ou des greffes en couronne, en fonction de la taille des sujets, en juillet, avec des greffons de l'année encore très verts (je suis en altitude, 650 mètres, en Alsace, donc végétation un peu retardée). Pour le moment c'est plutôt un succès. Et même, alors que ces greffes auraient du rester à l'état dormant, plusieurs yeux de greffons ont débourré et entamé une pousse.
Il semble donc que ces greffes (greffe en coulée et greffe en couronne) habituellement préconisées pour le printemps, donnent également de bons résultats en été (en principe à oeil dormant, mais manifestement également à oeil poussant), en remplacement d'écussons vite desséchés en raison des étés secs que nous connaissons depuis quelques années. A voir, si les greffons qui ont démarré une pousse tiendront l'hiver.
Greffe en coulée de "petit damas" sur un prunier de semis :



Greffe en coulée de "Geant d'Hedelfingen" sur Sainte Lucie



Greffe en couronne de Quetche d'Alsace" sur Mariana :



Message modifié 6 fois ; la dernière fois le 30/08/2019 10:35 par dhauy
floyd a écrit le 30/08/2019 11:36 (ref msg # 65526 )
Sur les greffe en coulée, la suppression de la partie supérieure du sujet va tout de même poser un double problème; réussir proprement la coupe sans nuire au greffon et protéger la coupe pour espérer une belle cicatrisation sur une section déjà forte.

Pour le greffage en couronne, on espère toujours que trois greffons pourront accélérer le comblement du creux qui inévitablement subsiste. Un lieu à surveiller pour éviter le risque de pourrissement. Pas facile toutefois.

Enfin, et pour revenir sur cette dormance mal installée, pourvu que les pousses neuves puissent se lignifier suffisamment pour passer l'hiver. Un vrai pari!
dhauy a écrit le 30/08/2019 12:34 (ref msg # 65527 )
Floyd, je suis d'accord avec tes remarques.
En ce qui concerne la remarque sur la greffe en coulée (nécessité de couper le sujet après la reprise avec ce que cela peut entraîner comme soucis), il me semble qu'on a le même type de souci avec les greffes en écusson. Pour les greffes en écusson, une fois la greffe prise et la nouvelle pousse démarrée, je coupe le sujet en laissant un onglet d'une bonne dizaine de centimètres. Onglet qui me sert à tutorer la jeune pousse et que je coupe 6 mois ou un an après le départ de la pousse. En mastiquant à chaque fois les cicatrices. J'essayerai de procéder de la même façon avec les greffes en coulée. Et on verra si cela supporte l'hiver. Je consoliderai peut-être la zone de greffe en novembre, avec des flexibandes par exemple.
Message modifié 2 fois ; la dernière fois le 30/08/2019 13:56 par dhauy
floyd a écrit le 30/08/2019 17:22 (ref msg # 65529 )
Le désongletage d'un écussonnage réussi se fait à la serpette bien tranchante, avec un certain doigté. Un bon sécateur, propre et fraichement affuté, pourra y être substitué pour la greffe en coulée, mais la plaie est plus grande.
Il est impératif, effectivement, de protéger les tissus mis à nu, pour éviter l'oxydation et le dessèchement qui sont hélas quasi instantanés.

En fait et à cause de ces difficultés, la greffe en coulée n'est pas la solution idéale, même si elle réussit.
On l'emploie souvent pour réinsérer un rameau, une future coursonne, sur une charpentière dénudée. Dans ce cas, nul besoin de désongleter.

Bravo pour ces essais qui se transforment en réussites.


greffer.net >> Greffage