Greffe pommier sur racine

greffer.net >> Pommier

Bibifox a écrit le 08/01/2018 16:20 (ref msg # 61165 )
Cette année, après un essai concluant sur merisier, j'essaie la greffe d'un pommier directement sur un morceau de racine...



ici avec découpe en V
clow a écrit le 08/01/2018 22:57 (ref msg # 61178 )
Je vois pas pourquoi cela ne marcherais pas, mais l'affranchissement ne risque t il pas de se faire encore plus facilement sauf si bien sur c'est le but recherché ?
Bruno a écrit le 09/01/2018 10:24 (ref msg # 61191 )
Mais est-ce qu'il est nécessaire d'enterrer la greffe ?
Bibifox a écrit le 09/01/2018 11:03 (ref msg # 61195 )
pour un pommer, je ne pense pas mais je le ferai sur un poirier greffé sur une racine d'aubépine...
Bruno a écrit le 10/01/2018 22:35 (ref msg # 61237 )
Je demandais ça à Clow car si on n'enterre pas la greffe, il ne peut pas y avoir de risque d'affranchissement.
clow a écrit le 10/01/2018 22:59 (ref msg # 61238 )
Bruno pour te répondre je dirais que non, mais c'est ce que j'ai pensé car la greffe est faite sur racine c'est tout .

Après cela demande d'avoir un bon bout de racine pour en laissé un peu hors sol.

Mais c'est probable que si il y a enterrement l'enracinement puisse survenir plus facilement dans la zone du point de greffe mais quel serait le résultat à cela je l'ignore.

Un enracinement du porte greffe dans la zone du point de greffe avec rejet du greffon et abondance de rejets dans le pire des scénarios ?

Ou cela permettra un enracinement combiné avec l'enracinement de l'affranchissement du greffon avec possibilité qu'une tel chose engendre des chimères ?

J'ai toujours affranchi en enterrant bien la base de l'arbre de manière ensuite à sectionné plus haut que le point de greffe pour n'avoir aucun doute, mais de cette manière j'ai jamais fait donc je me pose des questions sur comment les sujets peuvent répondre si jamais cela arriver ?
Bibifox a écrit le 10/01/2018 23:28 (ref msg # 61241 )
Je me posais la question si une technique "hybride" entre une greffe sur morceau de racine "courte" et le bouturage pourrait aboutir à un résultat satisfaisant ?
Par exemple un greffon de poirier sur morceau de racine d'aubépine pour permettre au poirier de démarrer en "mode" greffe puis de s'affanchir plus tard pour être autonome car l'aubépine n'est pas très vigoureux pour son hôte poirier...
Ce cas de figure m'intéresse vu le manque de porte-greffes dont je dispose mais les aubépines, les prunelliers et merisiers se trouvent à la "pelle" dans ma région.
Quelle serait la proportion idéale de longueur entre le greffon et le morceau de racine ? je pense à 1/3 ; 2/3 ... voire 1/4 ; 3/4
clow a écrit le 10/01/2018 23:52 (ref msg # 61243 )
Intéressant mais je reprend cette partie :


Bibifox post_id=61241 time=1515623295 user_id=13481 a écrit :

Par exemple un greffon de poirier sur morceau de racine d'aubépine pour permettre au poirier de démarrer en "mode" greffe puis de s'affanchir plus tard pour être autonome car l'aubépine n'est pas très vigoureux pour son hôte poirier...



Là c'est pas tout à fait exact, cela dépend des variétés et aussi de l'intermédiaire utilisé dans certains cas ( la combinaison: aubépine, néflier, poirier virginie baltet marche très bien ) .

De plus entant que porte greffe l'aubépine est bien plus coriace et vigoureuse que le cognassier en terme de capacité à créer des rejets .

Greffé l'aubépine est une bonne idée, mais vouloir tenter un affranchissement avec me semble possible mais pas exempte de difficulté par la suite en post opération.
Bibifox a écrit le 11/01/2018 02:00 (ref msg # 61249 )
toutes mes greffes de poirier sur aubépine végètent ! à croire que l'aubépine à un effet nanifiant sur le poirier ????
si je dois passer par un intermédiaire, je préfère alors semer mes francs !
...enfin, c'est juste pour l'essai...
clow a écrit le 11/01/2018 02:15 (ref msg # 61250 )
Pourquoi préférerais tu passer par des francs plutôt que par un intermédiaire ?

Cela dit le franc est intéressant aussi.

Pour certains poiriers l'aubépine à elle seule est suffisante est possède une bonne vigueur ( + 60 cm dès la première année de greffe pour certaines ), pour infos j'ai greffé des bonne louise d'avranche cette année sur poirier kirchensaller et la pousse n'a pas dépassé les 40cm pour les plus beaux ( bon faut dire j'ai pas arrosé tout les jours ) .

Mais voilà c'est pour dire que même sur franc parfois certains poiriers sont de vigueur moyenne voir faible .

Si tu a de l'aubépine en quantité autant l'utilisé un peu et si t'y met un néflier tu peu toujours voir à greffé sur quelques charpentière et réalisé un arbre composite intéressant .
Bon d'accord c'est juste pour la curiosité, mais quand même en quoi est ce si dérangeant d'avoir un intermédiaire ?

Je sais pas je pose juste la question .
Bibifox a écrit le 11/01/2018 10:09 (ref msg # 61258 )
Perte de temps dans ce cas...
J'avais posé la question à un spécialiste de l'école horticole de Gembloux pourquoi ils ne greffaient pas les poiriers sur aubépine pour lutter contre un parasite propre au poirier et la réponse était celle que j'ai constaté avec mes greffes !
Bruno a écrit le 11/01/2018 22:45 (ref msg # 61266 )
Et puis les professionnels n'aiment pas trop l'aubépine comme porte-greffe car elle serait facilement porteuse de feu bactérien sans être malade. Elle pourrait donc rendre malades les greffons .
clow a écrit le 11/01/2018 23:13 (ref msg # 61267 )
Ouais Bruno elle est un peu facile celle là

Car bon si on a un terrain plein d'aubépine qui est particulièrement difficile à éradique, autant changé de terrain car le risque de transmission dans un tel cas est très élevé. Parfois tu peu avoir une racine traçante d'aubépine qui fait un rejet au pied d'un pommier, poirier, prunier etc et qu'il faut coupé cela dit la promiscuité racinaire est telle que cela peu facilement revenir au même que ce que tu viens de décrire.

Donc quitte à ce trouvé dans le territoire de l'aubépine autant faire avec car vraiment à moins de t'équipé lourdement pour lui faire face c'est elle qui vas gagné .

Et elle c'est se montré piquante
Bibifox a écrit le 12/01/2018 00:23 (ref msg # 61269 )
l'aubépine est porteur sain du feu bactérien ?
ARHUS76 a écrit le 12/01/2018 08:51 (ref msg # 61273 )
L'aubepine peut être porteur, pas forcément porteur.

Le feu bactérien, de memoire est arrivé chez nous d'Angleterre avec des aubepine a fleur (rose notamment )

Alors pour lutter contre, il faudrait aussi couper les hornemantaux chez les particuliers.
Ferréol a écrit le 12/01/2018 12:24 (ref msg # 61275 )
Pour l'aubépine, je ne sais plus si il peut y avoir des porteurs sains (individus infectés ne présentant pas de symptômes du tout), de mémoire, j'aurais dit que non. Cependant, il peut y avoir des individus infectés ne présentant que de très faibles symptômes, ne mourant pas et du coup restant contagieux de très nombreuses années tout en étant extrêmement difficiles à détecter.

Pour les horticulteurs français, l'arrêté de lutte contre le feu bactérien soumet la multiplication des aubépines à des contraintes très dures, ça n'aide pas à en faire un porte-greffe courant.
Bibifox a écrit le 12/01/2018 12:42 (ref msg # 61276 )
Est-ce que cette pathologie se transmet à la graine dans le cas de semis ?
Ferréol a écrit le 12/01/2018 18:45 (ref msg # 61279 )
Non, les fruits, s'ils sont sur une pousse infectée n'arrivent pas à maturité, du coup ce n'est pas une maladie transmise par les semences. En revanche les semis de l'année sont très sensibles à l'infection.
clow a écrit le 12/01/2018 20:05 (ref msg # 61280 )
Aubépine poirier etc cela reviens au même ce sont des sujets sensible au feu bactérien et même sans présence d'aubépine si un poirier y est sensible il a de forte chance d'y passé si la bactérie est dans le coin.

Donc question : est ce vraiment obligé cette lutte, je sais pas car si une cochonnerie est dans le secteur de toutes façon les sujets sensible y passerons et les plus résistant eux arriverons à survivre .

Donc pour moi même sans aubépine le problème reste relativement identique comme avec la grippe, et soit t'est résistant soit tu l'est pas, point.

Si une aubépine y passe et qu"ensuite un poirier y passe c'est que déjà toute les conditions d'infection étaient présente, donc après enlevé les aubépines change t'il quelque chose ?

A part le fait que l'aubépine ne sera pas infecté ( logique étant absente ) mais seul les poiriers faiblement résistant,

Comme pour le mildiou si les conditions sont là c'est pas une espèce particulière selon moi qui vas y changer grand chose au résultat mais la résistance de la plante elle même.

Cela serait différent si on me disait que l'aubépine est l'origine de la maladie mais elle n'en est qu'un vecteur potentiel au même titre qu'un poirier assez résistant, donc mise à part la surveillance attentive et certains traitement barrage, j'ai du mal à voir qu'elle différence le fait qu'il y ai de l'aubépine ou non soit important.

En plus l'aubépine n'est pas la seule potentiellement touché il me semble, et oui faut inclure un large éventail de plante.

Pour moi il s'agit plus d'une lutte abusé qu'autre chose et dont les résultats reste discutable, bien entendu je dit cela pour ceux ayant naturellement ces espèces là chez eux, car pour ceux ne les ayant pas la précaution est logique, mais une fois certains que la plante est exempte de virus après cela reviens au même.

Donc là ou la maladie n'y est pas on part avec 100% de chance de notre coté et une fois qu'elle est là cela reste soit les traitements soit la loi du plus fort.

Après reste la culture et les croisements avec des végétaux pareil puisqu'ils sont résistant, l'aubépine fait de bonne salade verte au printemps et des infusion intéressante pour l'hiver .

La précaution est donc de mise pour toutes entré de matériel vivant sur sont territoire mais une fois les vérifications réalisé c'est surtout la surveillance et le choix intelligent des sujets cultivé.
Ferréol a écrit le 12/01/2018 21:53 (ref msg # 61284 )
clow post_id=61280 time=1515783901 user_id=67005 a écrit :


Donc question : est ce vraiment obligé cette lutte, je sais pas car si une cochonnerie est dans le secteur de toutes façon les sujets sensible y passerons et les plus résistant eux arriverons à survivre .


La réponse est sans équivoque: oui => le feu bactérien est une maladie de quarantaine à déclaration et lutte obligatoire...

Après, on peut se poser la question de l'intérêt de maintenir cette réglementation alors que cette maladie est désormais présente dans toute l'Europe. Je suis personnellement pour un assouplissement de la réglementation, mais en attendant, oui la lutte est obligatoire.

Je te laisse seul responsable du reste de tes propos que je n'approuve pas, voire que je trouve à la limite du dément pour certains (ta digression sur "la grippe, on est résistant ou pas" par exemple)...


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