Loi de greffage

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nicollas a écrit le 21/10/2017 19:23
Lu dans le "que sais-je" sur la greffe végétale,

Une "loi" énoncée par Popesco, élève de Daniel :

Quand 2 ou n plantes, herbacées ou ligneuses, sont susceptibles d'être greffées sur une plante déterminée, ces 2 ou n plantes peuvent être greffées entre elles


Ça m'a l'air plausible, des contre-exemples ?
Ferréol a écrit le 21/10/2017 19:29
Les variétés de poires incompatibles avec le cognassier sont compatibles avec d'autres poiriers eux mêmes compatibles avec le cognassier. Ce principe énoncé me semble bien douteux...
clow a écrit le 21/10/2017 19:48
Peut être, en fait cette phrase ressemble plus à une phrase à x interprétations, ce qui forcément peut paraître juste pour certains et faux pour d'autres.

Ex si on dit :

Quand 2 ou n plantes ( ici poiriers ), sont susceptible d'être greffées sur une plante détermininée ( ici cognassier ), alors ces 2 ou n plantes peuvent être greffées entre elles.

Là on peut se poser la question, parle t il des portes greffes avec les greffons ou uniquement des greffons qui peuvent être greffés entre eux ?

Donc, dans quelle sens faut il prendre cette phrase ?
nicollas a écrit le 21/10/2017 20:12
Je le prends comme :

Si G(A,B) est une fonction qui renvoie VRAI si A se greffe sur B, et FAUX sinon

G(A,B) ET G(C,B) --> G(A,C)
nicollas a écrit le 21/10/2017 20:16
@ferréol

Ton contre-exemple concerne la non transitivité du greffage, c'est à dire que tu prouves que G(A,B) ET G(B,C) --> G(A,C) n'est pas vrai, ce qui est différent de la loi que j'ai citée
Ferréol a écrit le 22/10/2017 09:20
Exact, ta lecture est la bonne de cette "loi", la mienne était mauvaise. Mais il y a une chose qui fait que cette loi part avec un gros handicap, c'est que ce n'est pas parce qu'un végétal A peut se greffer sur un végétal B qu'automatiquement B peut se greffer sur A. Il n'y a pas distributivité du greffage...

Je le prends comme :

Si G(A,B) est une fonction qui renvoie VRAI si A se greffe sur B, et FAUX sinon

G(A,B) ET G(C,B) --> G(A,C)


pour la dernière ligne ce serait plutôt G(A,B) et G(C,B) --> G(A,C) et G(C,A) car Popesco dit bien se greffent "entre elles"

Du coup, le contre exemple suivant invalide sa loi (et même la version moins restrictive):
- le poirier se greffe sur aubépine
- le cognassier se greffe sur aubépine aussi
- certaines variétés de poires sont incompatibles sur cognassier
- le cognassier ne se greffe pas sur poirier.
floyd a écrit le 22/10/2017 09:25
Patrice a ouvert… il y a quelques temps… le topic greffe de cognassier sur poirier, ici:
https://www.greffer.net/discussion/viewt...
gavot a écrit le 22/10/2017 09:56
La généralité de le Loi semble donc être mise en défaut , dans son application au riche ensemble (groupe commutatif?!) des rosacées fruitières à pépins.
Peut être son application serait elle meilleure dans d'autres ensembles (rosacées fruitières à noyau, annonacées, ?...)
Un champ de recherche aux confins des mathématiques et du greffage !
nicollas a écrit le 22/10/2017 15:14
@ferréol

Eh eh bien vu oui, je n'ai pas voulu inclure le cas de la symétrie de G que cette loi implique, donc oui dans l'absolu elle est fausse telle que je l'ai écrite

Si on veut faire ça dans les règles (tant qu'à faire), je réécris la loi en mettant la symétrie sous le tapis, donc :

G(A,B) ET G(C,B) --> G(A,C) OU G(C,A)


D'ailleurs peut être que la loi impliquait cela, "se greffer entre elles" est quand même pas très précis
floyd a écrit le 22/10/2017 17:23

Un champ de recherche aux confins des mathématiques et du greffage !


Après Daniel, son élève a voulu se montrer digne successeur.
On rappellera juste que l'époque n'était pas encore à la science génétique, à la biochimie végétale…
L'esprit de classification qui fait le bon botaniste, peut aussi lui jouer des tours.


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