greffage sur arbres en place

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siryll a écrit le 03/09/2017 09:57
Bonjour,

J'ai un terrain pres de carcassonne avec tres peu de pluie. Je voudrai donc privilegier la greffe sur les arbres sauvages en place, ils ont en moyenne une dizaine d'années. Mais peut on greffer quelque chose d'interessant ? Mon but est d'avoir une tres grande diversite de plantes comestibles.

Dans ce but qu'est il possible de greffer sur des chênes (chêne blanc, vert, kermess), cornouiller (j'imagine que c'est bon pour le cornouiller mas comestible), frêne, érable, peuplier tremble, spartier (genêt d'espagne), clematis vitalba, eglantier, prunellier, aubépine.

J'ai aussi de la vigne qui ne fait pas de raisin mais qui est saine, peut etre la repousse de greffon apres l'arrachage de la vigne il y a 15 ans. Est ce une bonne idee de l'utiliser pour du raisin ?

Merci d'avance.
cyrille
floyd a écrit le 03/09/2017 16:51
Prunelier et aubépine, c'est tout ce qui peut à la grande rigueur convenir pour tenter des greffes.
Sur ces deux espèces, il y a pas mal de contributions sur le forum.
Quant à transformer en porte greffe les autres espèces de type forestier, ne garde aucune illusion.

La vigne, ce serait intéressant d'identifier l'espèce et la variété mais l'absence de fructification pose problème…
gavot a écrit le 03/09/2017 18:54
Certains clones de vigne porte greffe fructifient peu, ou tardivement. Il est possible que les sujets persistants soient issus des PG initiaux, par drageon ou boutures de racines si l'ancienne vigne a été arrachée, par simple rejet sous greffe si la vigne a été abandonnée pendant longtemps.
La vigne peut être ajoutée à prunellier et aubépine parmi les sujets greffables in situ.sur ce terrain. La résilience de cette vigne à l'abandon témoigne d'un enracinement satisfaisant.
nicollas a écrit le 04/09/2017 10:17
Si tu es joueur tu peux tenter châtaigner sur chêne et olivier sur frêne, héhé
gavot a écrit le 04/09/2017 12:41
Pour la greffe de cornus mas sur sanguinea (je suppose que tu as celui_là qui est beaucoup plus fréquent sur les friches) prépare toi, si la greffe reprend (ce qui n'est pas gagné d'avance, bien que la littérature dise que ça marche) à enlever régulièrement les gourmands que tes PG ne manqueront pas d'émettre . Un point positif est le fait que la présence de Cornus sanguinea (et mas a fortiori) indique un sol assez humifère avec une certaine réserve en eau, confirmée par la présence des peupliers et frênes (ce que n'indique pas le chêne kermès par exemple..
Pour compléter la panoplie de greffage, reste à greffer érable à sucre du Canada sur érable de chez nous !
floyd a écrit le 04/09/2017 13:23

Si tu es joueur…


Joueur et prêt à perdre du temps. Il ne manque pas de légendes que le forum a déjà décortiquées.
Autant ne pas relancer la machine à palabres.
nicollas a écrit le 04/09/2017 13:37
Ton intervention est tellement prévisible et pourtant reste tellement navrante ...
floyd a écrit le 04/09/2017 18:22
J'en ai autant à ton service.
siryll a écrit le 05/09/2017 09:51
Ok merci.

Le terrain diversifie, il est en pente avec un ruisseau en bas ce qui explique les differents arbres.

Merci pour les infos.
Je n'aurai donc aucun regret a retirer les frênes et autres.
Si la greffe du cornouiller est delicate j'utiliserai plutot une autre technique. Etant debutant ca ne serait pas motivant. Mieux vaut commencer par du plus facile.

Cyrille
gavot a écrit le 05/09/2017 14:04
La greffe du cornouiller(variétés fruitières de cornus mas) n'est pas particulièrement délicate sur de petits sujets de cornus mas "sauvage", en chip budding ou en anglaise, en août septembre.
Il me semble (à vérifier en relisant le contenu du forum) que la greffe sur cornus sanguinea est bien plus problématique.
gavot a écrit le 05/09/2017 14:08
C'est bien avec les aubépines qu'il y a de larges possibilités de greffe, avec souvent au bout de quelques années le problème de déséquilibre greffon/PG, la vigueur du cultivar étant plus grande que celle de l'aubépine spontanée. Greffe possible de nombreux fruits à pépins, néflier, poiriers, amélanchier du Canada, aubépines fruitières, etc...
Bruno a écrit le 05/09/2017 19:05
J'avais essayé il y a quelques années de greffer du cornus mas sur du sanguinea par greffe en écusson à œil dormant. L’œil était resté vivant, mais au printemps quand j'ai taillé au dessus, il n'a pas voulu bourgeonné. Peut-être que des greffes en fente ou en couronne donneraient de meilleurs résultats.
Je pense que puisqu'il y a un ruisseau en bas on peut arriver à irriguer le terrain avec un pompe. Il serait peut-être plus simple d'acheter quelques porte-greffes parce que les prunelliers drageonnent vraiment trop . De supprimer les chênes kermès qui sont des buissons plutôt piquants donc désagréables et les cornus sanguinea qui drageonnent trop aussi et d'y planter une cornus mas du commerce. Maintenant vous pouvez essayer d'ensemencer vos chênes avec de la truffe. Les chênes pubescents, verts et même kermès peuvent être truffiers. Pour cela il faut planter des chênes truffiers au milieu pour communiquer le mycélium mais ça mettra des années. On peut bien sûr greffer sur des repousses de la vigne. Mais sur internet on peut obtenir des petites vignes en racines nues greffées sur des PG supportant le calcaire et la sécheresse pour 4,5 € pièce. Il ne faut pas s'en priver.
clow a écrit le 05/09/2017 23:42
C'est bien avec les aubépines qu'il y a de larges possibilités de greffe, avec souvent au bout de quelques années le problème de déséquilibre greffon/PG, la vigueur du cultivar étant plus grande que celle de l'aubépine spontanée


Gavot si on y greffer des cultivar de vigueur moindre pense tu que cela supprimerais le problème ?

L'érable :

Pour compléter la panoplie de greffage, reste à greffer érable à sucre du Canada sur érable de chez nous !


Même en se disant que l'eau d'érable serait certainement moins sucrer ou moins goûteuse je serais bien tenter de goûter l'eau d'érable provenant d'une telle association ( qui sait ) car même en n'admettant que cette eau ne reçoit pas la même qualité de sève brut qu'un arbre sur propre racine, la sève élaborer en est elle plus proche, enfin pour ma part le greffage n'entraîne pas de modification si énorme que cela sur la sève sinon ou serait l'intérêt de l'utilisation d'intermédiaire si la sève brut ne subissait pas de transformation ?

Donc bien que je pense que le sirop obtenu d'une telle association serait différent je pense cependant qu'il resterait comestible.
Bruno a écrit le 08/09/2017 09:55
Attention, peut-être que l'érable à sucre peut se greffer sur les érables qu'on trouve dans les forêts du côte de Carcassonne, mais il faut savoir qu'on ne peut pas greffer n'importe quel érable sur n'importe quel autre érable. Et puis peut-être que ça ne marcherait pas. Voir le topic : https://www.greffer.net/discussion/viewt...
ARHUS76 a écrit le 08/09/2017 12:54
Pour le déséquilibre greffon/PG (ici aubepine ) pour moi c'est essentiellement du a une plante qui a un mauvais démarrage (on peut avoir la même chose avec des pommiers sauvage ou autres), qui végète pendant des années.
Je pense ( et je vais tenter de le vérifier ) qu'avec une aubepine bien poussé ce problème n'existera pas. D'autre part, il n'y a pas de sélection d'aubepine pour faire des PG (a cause du feu bactérien certainement ). Moi même jusqu'à peu de temps ce PG ne m'intéressait pas. Je rêve d'une épine vigoureuse sans épine (je rêve ).
Bref pour vous une épine peut-elle faire un arbre de 8 m de haut et un tronc d'au moins 40 cm de diamètre?
Je pourrais apporter la réponse si vous le voulez. (en photo)
Plus grosse que les pruniers a son côté et de même taille voir plus que des poiriers de 100 ans d'âge.


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