De la greffe du câprier

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ge13 a écrit le 14/08/2017 09:16 (ref msg # 59042 )
Bonjour,

J'ai beaucoup de mal avec la multiplication du câprier, mes boutures échouent à chaque fois et le mien ne produit jamais de fruit pour tenter un semis.

Je voudrais savoir si quelqu'un connait un porte-greffe d'une autre espèces qui serait compatible.

Merci @+++
gavot a écrit le 14/08/2017 11:06 (ref msg # 59044 )
A priori la greffe n'est envisageable que sur une autre espèce de la famille des capparidacees. Espèces qui ne sont pas couramment cultivées
La famille des capparidacees est très proche et quelquefois rattachée aux crucifères. La greffe sur cruciferes (chou, rave.giroflee..) pourrait être tentée avec l'inconvenient que les cruciferes sont souvent annuelles ou bisannuelles...
Concernant les graines, le câprier est habituellement auto stérile il faut disposer de deux pieds au moins pour avoir des graines.
La meilleure solution pour multiplier est le semis, si on ne veut pas absolument multiplier un type.
Contactez moi si vous voulez en MP ou sur fruitiers net, je devrais avoir une petite quantité de graines cette année.
patrice a écrit le 15/08/2017 06:35 (ref msg # 59048 )
Bonjour.

Merci pour cette question qui permet de partir à la découverte de nouvelles connaissances, ce sujet n'ayant pas encore été abordé ici.

As-tu pensé au marcottage comme solution ? C'est ce que je choisis souvent avec les aromatiques.

Si tu comprends l'anglais, j'ai trouvé un document assez complet ici :
"The Encyclopedia of Fruit and Nuts, Jules Janick, Robert E. Paull"
https://books.google.fr/books?id=cjHCoMQ...

Il indique que les plants de multiplication végétative seraient plus sensible à la sécheresse.

Il indique que le greffage est peu usité, mais est exploité par les espagnols, avec un taux de réussite d'environ 60%. Même s'ils n'indiquent pas à quelle période, il est précisé qu'ils pratiquent la greffe en couronne, ce qui laisse à supposer une période aux alentours de la floraison. Par un tel procédé, le taux de survie est de l'ordre de 70 à 75 %. Une source documentaire est citée : Luna Lorente & Pérez Vicente, en 1985.

Donc, à l'aide des espagnols ici présents, ceux qui maîtrisent cette langue peuvent orienter les recherches en ce sens et nous aider à compléter tout cela.
patrice a écrit le 15/08/2017 06:48 (ref msg # 59049 )
patrice post_id=59048 time=1502771730 user_id=2 a écrit :

Une source documentaire est citée : Luna Lorente & Pérez Vicente, en 1985.


Probablement cet ouvrage :
La Tapanera o alcaparra: cultivo y aprovechamiento
Portada
Francisco Luna Lorente, Manuel Pérez Vicente
Publicaciones de Extensión Agraria, 1985
ge13 a écrit le 16/08/2017 09:46 (ref msg # 59059 )
gavot post_id=59044 time=1502701591 user_id=56813 a écrit :

A priori la greffe n'est envisageable que sur une autre espèce de la famille des capparidacees. Espèces qui ne sont pas couramment cultivées
La famille des capparidacees est très proche et quelquefois rattachée aux crucifères. La greffe sur cruciferes (chou, rave.giroflee..) pourrait être tentée avec l'inconvenient que les cruciferes sont souvent annuelles ou bisannuelles...
Concernant les graines, le câprier est habituellement auto stérile il faut disposer de deux pieds au moins pour avoir des graines.
La meilleure solution pour multiplier est le semis, si on ne veut pas absolument multiplier un type.
Contactez moi si vous voulez en MP ou sur fruitiers net, je devrais avoir une petite quantité de graines cette année.

Salut,

Merci pour ces très intéressantes précisions, il existe des giroflées arbustives vivaces, à essayer peut être...
Ou alors ce serait marrant de greffer des choux sur mon câprier.

Je veux bien qques graines,et si t'as déjà tenté ce genre de semis, les conseils qui vont avec.
Je vais envoyer un mp. @+++
ge13 a écrit le 16/08/2017 10:14 (ref msg # 59060 )
patrice post_id=59048 time=1502771730 user_id=2 a écrit :

Bonjour.
Merci pour cette question qui permet de partir à la découverte de nouvelles connaissances, ce sujet n'ayant pas encore été abordé ici.

As-tu pensé au marcottage comme solution ? C'est ce que je choisis souvent avec les aromatiques.

Si tu comprends l'anglais, j'ai trouvé un document assez complet ici :
"The Encyclopedia of Fruit and Nuts, Jules Janick, Robert E. Paull"
https://books.google.fr/books?id=cjHCoMQ...

Bonjour,

Hélas non! Mon anglais est bien trop basique et je n'arrive pas à utiliser le copié collé sur ce texte pour le traduire en ligne, et l'espagnol; idem en moins bien!

J'ai tenté une fois le marcottage, une branche enterrée pendant plus d'une année, je l'ai récupérée sans trace de racine et au final la bouture n'a pas prise.
L'année dernière j'avais de belles boutures dans un pot sous un sac en plastique, elles ont poussées pendant plusieurs mois et puis soudainement elles ont crevées.

On voit que j'ai matière à retenter des boutures.
https://img15.hostingpics.net/pics/748916Cprier.jpg

Ce petit câprier n'est pas si jeune, il a été planté en même temps que le rosier (un peu trop près je reconnais), il y a au moins 6/7 ans, et il semble refuser de pousser???
https://img15.hostingpics.net/pics/304174Cprier2.jpg
gavot a écrit le 16/08/2017 15:56 (ref msg # 59062 )
Bonjour,
J'ai précisément récupéré des graines, en avance cette année... qui restaient après que les frelons soient passés, curieusement friands de la pulpe des fruits charnus de câprier.
Le semis n'est pas très difficile, je te mettrai quelques conseils d'expérience.
Le câprier est une plante assez particulière, adaptée aux climats méditerranéens à hivers doux (quoique il en existe sous des climats assez "froids" en hiver, par exemple au Palais des Papes à Avignon, déjà présents il y a plus d' un siècle selon le naturaliste Fabre. Ils on dû encaisser quelques vagues de froid, 1956, 1985 entre autres)
L'adaptation à la période sèche se fait par un collet (caudex) et des grosses racines tubéreuses, succulentes. D'autre part, les 2/3 des pousses de l'année sèchent normalement en fin de saison de végétation, ce qui doit s'observer sur le gros sujet présenté en photo. Cette dessication "programmée" explique peut être des échecs de bouturage et de marcottage. Pourtant il y a bien des sujets issus de bouture, j'en ai vu.
Pour greffer, il est en effet plausible de prendre des PG âgés de 2 ou 3 ans, en greffer dans le collet charnu, en couronne ou en incrustation. il se peut que la proximité du collet empêche le greffon de se dessécher, s'il a été prélevé sur un segment de tige exposé naturellement à la dessication.

Pour sauvegarder le petit sujet de la photo, je l'arracherais avec de grandes précautions, pour ne pas casser caudex et grosses racines. Je pratiquerais un gros trou de plusieurs dizaines de litres au pied d'un mur au sud dans un endroit bien drainé , ou mieux juste au dessus d'un mur de soutènement. Je remplirais le trou d'un mélange de bonne terre argilo-calcaire et de fumier décomposé, je replanterais délicatement le sujet.. Le tout en février de préférence avant le démarrage de la végétation, mais envisageable à partir de novenbre. Arrosages réguliers ensuite pendant la première année de replanation, jusqu'à la fin de l'été.
patrice a écrit le 17/08/2017 19:09 (ref msg # 59085 )
ge13 post_id=59060 time=1502871256 user_id=68102 a écrit :


Hélas non! Mon anglais est bien trop basique et je n'arrive pas à utiliser le copié collé sur ce texte pour le traduire en ligne, et l'espagnol; idem en moins bien!


L'essentiel de l'article en anglais est reporté dans mon message. C'est l'ouvrage espagnol qui risque d'apporter plus d'informations.
ge13 a écrit le 18/08/2017 08:41 (ref msg # 59092 )
patrice post_id=59085 time=1502989744 user_id=2 a écrit :

L'essentiel de l'article en anglais est reporté dans mon message. C'est l'ouvrage espagnol qui risque d'apporter plus d'informations.


Merci patrice,

Sais tu si l'ouvrage de luna lorente-perez vicente a fait l'objet d'une traduction, ou comment peut-on le savoir? Le livre a l'air très intéressant en effet.

Il n'y a pas que les espagnols qui sont spécialistes en câpres, j'ai hébergé pendant quelques temps des italiens de Basilicate qui m'ont appris que dans leur région les câpres sont beaucoup cultivées, chacun en possède au moins un pied. Auparavant je préparais les miennes au vinaigre, mais ils ont su me convaincre de les préparer au gros sel, ainsi disaient-ils, "au lieu du gout de vinaigre elles ont le gout de câpres!"
claudeduvar a écrit le 18/08/2017 11:15 (ref msg # 59095 )
les italiens produisent des câpres mais ils ont une affection particulière pour les boutons de capucines qu'ils appellent aussi câpres ou caprons.
concernant les boutures de câprier il faut adapter les dates de réalisation à son climat, si en Espagne ils les font en novembre ici ce sont les boutures semi-aoutées qui réussissent le mieux on peut les commencer dès maintenant, il vaut mieux les faire un peu trop tôt que trop tard surtout au nord de la drome; et bien sûr pas en pleine terre ou alors avec un bonne protection car il faudra les rentrer avant le gel.
Quercus a écrit le 26/08/2017 22:04 (ref msg # 59194 )
Le caprier fait des graines fertiles sans besoin de pollinisation croisée.
J'ai un caprier et il fait beaucoup de fruits, il été planté en un mur de pierre, il pousse trés bien sans besoin de l'arroser (sauf pour la première année), seulement une taille sévère chaque annèe.

L'eau est cruciale la première année: j'ai planté en caprier pleine terre et il était en train de mourir de soif en Novembre, et en Avril de cette année; pour l'arrosage il est suffisant 1-2 litres chaque deux semaines, ou plus frèquemment.

L'eau est ancore plus important pour les semis.
Pour obtenir des semis au point dèfinitiv (mur de pierre, escarpement ou où vous voulez) mettre les graines fraîches en fin d'été ou en automne.
Arroser à partir d'Avril-Mai, et continuer pendant l'été.
Sans arroser les semis vont mourir, au moins dans les zones arides.
Si dans le mur poussent Parietaria, Cymbalaria, Sedum ou autres plantes, pas fougères acidophiles, il est un bon lieu pour le caprier, s'il est ensoleillé.
Quercus a écrit le 26/08/2017 22:24 (ref msg # 59195 )
Mon caprier il y a quelque année

http://farm8.staticflickr.com/7276/7442066080_3cc41cf312_z.jpg


et l'année dernière (maintenant il a été malhereusement coupé pour travails dans le mour)

https://s28.postimg.org/lcwg57cl9/20160624_232427.jpg

prêt à être remplacé par ses fils, né en Avril

https://s28.postimg.org/jz4t9wdbx/20170826_220614.jpg

à la gauche un Centranthus

https://s28.postimg.org/q1cg0e1rx/20170826_220626.jpg
gavot a écrit le 27/08/2017 08:36 (ref msg # 59201 )
Estu bien sûr qu'il n'y a pas un autre câprier dans les environs ? Les insectes pollinisateurs parcourent des distances de plusieurs kilomètres...
Ceci dit, il peut exister des individus, ou même des populations, de câpriers auto-fertiles (comme chez les asiminiers et bien d'autres végétaux). Pour ceux que je connais, ils sont auto-stériles.
Quercus a écrit le 27/08/2017 11:07 (ref msg # 59202 )
Salut Gavot,
comment ça-va?

Il n'y a pas d'autres câpriers dans le voisinage.

J'ai vu beaucoup de câpriers isolés avec beaucoup de fruits, le parfum des fleurs attire de nombreuses abeilles, plutôt les feuilles attirent la Piéride du chou.

Il y a beaucoup de variétés de câprier, cette est la "domestiquée", differénte de celui qui a petites feuilles sombre, épines et fruits rouges.
gavot a écrit le 27/08/2017 12:30 (ref msg # 59203 )
Salut Quercus!
J'ai récolté cette année mes graines de câprier bien plus tôt que les autres années.
Sur la côte d'Azur où le câprier est actuellement très rare après avoir été cultivé jusqu'au début du XXe siècle, la plupart des sujets isolés que je connais fleurissent abondamment mais ne fructifient pas.On n'en trouve pas souvent dans les vieux murs comme en Italie jusqu'aux confins de la Ligurie et de la Toscane.
Pour assurer le coup, je plante toujours plusieurs sujets côte à côte, qui s'imbriquent en vieillissant.
C'est vrai que les juvéniles sont délicats, j'en ai perdu à la replantation, y compris en plantant tel quel le contenu du godet.
Concernant le greffage, sujet de cet échange, je pense qu'il a de l'intérêt pour multiplier des clones intéressants du point de vue quantité de production de câpres ou goût. Aux iles Eoliennes où ils en cultivent beaucoup, des producteurs que j'avais rencontrés m'avaient dit qu'ils les propageaient par semis, les plants que l'on pouvait obtenir par boutures ou marcottes ne résistant pas à la sécheresse qui apparaît dès la fin mai. Ils ne m'avaient pas parlé de greffe.
ge13 a écrit le 27/08/2017 18:20 (ref msg # 59205 )
Quercus post_id=59195 time=1503779071 user_id=56047 a écrit :

https://s28.postimg.org/lcwg57cl9/20160624_232427.jpg
prêt à être remplacé par ses fils, né en Avril

Slt,

Pourquoi dis tu "prêt à être remplacé"? Tu les changes souvent, je crois que ça peut vivre très longtemps?

Je ne connais pas la variété du mon câprier, mais le tien semble avoir un port plus vertical, à moins que ce soit la photo qui date de quelques mois.

Je crois que Gavot doit avoir raison quant à la non auto-fertilité du câprier, j'ai déjà essayé plusieurs fois de cesser la récolte au bénéfice du fruit, mais rien, nada, ou alors il se peut qu'il existe des différences de fertilité entre les nombreuses variétés.
Quercus a écrit le 29/08/2017 09:43 (ref msg # 59217 )
Si vous me demandez, je pense que la greffe ne convient pas à cette espèce.

Ge13, le câprier peut être une plante d'une grande longévité ( je n'ai vu un tres vieille specimen avec un gros tronc d'un mètre et demi d'hauteur), mais ma plante doit être éliminé, malhereusement.
Il est possible essayer de la transplanter, mais je suis sûr qu'il ne survivra pas.

A propos de l'autofertilité, je me réfère à des plantes similaires à ma plante.
Je garde sous observation un cáprier en une ville proche, épineux avec petites feuilles sombre, et il ne fait pas fruits.
ge13 a écrit le 01/09/2017 09:04 (ref msg # 59237 )
Bonjour,

Une question:
Est ce que vos câpriers sont envahis de grosses fourmis durant la période de récolte, comme c'est le cas pour le mien, chaque année?
Je remarque la même chose sur sa voisine, la bignone.
gavot a écrit le 01/09/2017 14:35 (ref msg # 59239 )
Bonjour,
Je n'ai pas remarqué de fourmis sur mes câpriers ; par contre ce sont les frelons qui dévorent pulpe et graines des fruits dès que les fruits se fendent à leur maturité,
Cordialement.


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