greffe bouturée sur épine

greffer.net >> Prunier

Bibifox a écrit le 05/05/2017 12:39 (ref msg # 58065 )
Bonjour,
Je tente cette année plusieurs greffes de prunus (prune, abricot et pêche) sur des prunelliers au niveau du collet.
Comme le prunelier est un arbuste de faible vigueur, mon but est de démarrer la greffe sur ces épines puis de les enterrer afin de développer une bouture annexe du greffon afin de retrouver une plus grande vigueur du plant-greffon original...
Est-ce que quelqu'un a déjà tenté ce genre d'expérience ? merci
Les photos suivront...
François du Perche a écrit le 05/05/2017 15:45 (ref msg # 58066 )
Le bouturage des pruniers semble voué à l'échec https://www.greffer.net/discussion/viewt.... Sinon, on ne s'embêterait pas à greffer.
Même avec un porte greffe qui alimente le greffon le temps qu'il s'affranchisse, c'est peu probable, mais l'essai est toujours intéressant à faire.
François du Perche a écrit le 05/05/2017 15:52 (ref msg # 58067 )
En fait, ça revient à faire du marcottage, c'est à dire générer des racines sur du bois enterré qui est alimenté en sève par ailleurs. Et sur les pruniers, abricotiers & pêchers, le marcottage ne marche pas. Donc ça ne marchera pas non + sur prunellier.
ké20 a écrit le 05/05/2017 21:40 (ref msg # 58070 )
comme l'avait souligné Clow dans un post , on a tendance à confondre vigueur et Hauteur .

Le prunellier malgré sa faible taille (quoi que parfois il atteint de belle hauteur) , est très vigoureux.

j'ai mis en bouture avec de l'hormone une vingtaine de prunier cette année , juste pour tester au lieu de jeter mon surplus .... le seule variété très bien débourrée est Abricot-prune (sud ouest) , illusion ou non , je verrai bien.
En revanche , Abricot-prune sur Prunellier , j'ai de bonnes réussites .
nicollas a écrit le 05/05/2017 21:53 (ref msg # 58071 )
Ou alors un affranchissement ?
Bibifox a écrit le 06/05/2017 00:52 (ref msg # 58072 )
"François du Perche" post_id=58067 time=1493992369 user_id=11884 a écrit :

En fait, ça revient à faire du marcottage, c'est à dire générer des racines sur du bois enterré qui est alimenté en sève par ailleurs. Et sur les pruniers, abricotiers & pêchers, le marcottage ne marche pas. Donc ça ne marchera pas non + sur prunellier.

les portes-greffes des pruniers greffés ne sont-ils pas issus de boutures pour "gagner du temps" et avoir la vigueur et l'adapation voulue ?
et puis si ça "rate", il restera le porte greffe prunellier pour alimenter le greffon...
ARHUS76 a écrit le 06/05/2017 06:53 (ref msg # 58073 )
Effectivement certain PG de prunier sont multipliés par bouture. Comme par exemple le myrobollan B. B pour bouture.

Mais les PG multiplié par bouture auront la propriété de dragonne d'avantage. Je préfère les semis.
François du Perche a écrit le 06/05/2017 09:43 (ref msg # 58076 )
sur les pruniers, abricotiers & pêchers, le marcottage ne marche pas

Je ne parle que des variétés pas des porte-greffe. Et si le marcottage ne marche pas, le bouturage marchera encore moins.
Si le bouturage des variétés était possible, il y a longtemps qu'on trouverait ces plants sur leurs propre racines dans le commerce.
Bibifox a écrit le 06/05/2017 11:49 (ref msg # 58079 )
Je pensais juste à différencier bouturage "facile" et bouturage "difficile" (même avec adjonction d'hormones) ...
Est-ce que les rosacées ont des capacités très variables à faire emmerger des racines à partir de leur bois ?
Je vais essayer de contacter un biologiste, spécialisé dans l'horticulture à Gembloux, pour lui poser la question...

Chez mes parents, dans leur jardin, je me suis "amusé" à enterrer le pied d'un prunier (Sainte Catherine) qui rejettait; et au point de rejet enterré, l'année suivante, il y avait des (petites) racines... que serait-il advenu si j'avais décollé ces rejets enracinés pour les replanter séparément ?

En tout cas le prunellier semble être un porte greffe "universel" pour les prunus greffés; j'avais déjà de très bons résultats sur diverses variétés de prunes (nôbertes, belles de Thuin, belle de Louvain, bleu de Belgiques, altesses, mirabelles, sainte-Catherine, ...) et les abricots et pêchers commencent à débourrer (ici, la saison est fortement en retard vu les gelées tardives d'avril...) !

En ce qui concerne la vigueur, mes prunelliers greffés grandissent (grossisent) bien moins que mes pruniers greffés sur francs ! st-ce parce qu'ils n'ont plus leur immense réseaux horizontaux de racines (chaque plant greffé a été replantés et donc coupés du réseau principal des racines).
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Mais ça reste une "expérience" et je préfère voir que ça "rate" par moi-même (ou peut-être avoir une bonne surprise ... wait and see !
Bruno a écrit le 06/05/2017 12:06 (ref msg # 58080 )
Oui, il y a une grande différence entre les rosacées dans leur capacité d’émettre des racines. Par exemple le cognassier en fait très facilement, alors que le poirier très difficilement. Le myrobolan en fait assez facilement alors que pour l'abricotier c'est pratiquement impossible.
Les porte-greffes influent en effet sur la tailles des arbres c'est pour cela qu'on a mis au point des porte-greffes nanifiants.
Bibifox a écrit le 09/05/2017 01:37 (ref msg # 58106 )
j'ai l'impression que l'épine noire (prunellier) a cet effet nanifiant, même greffé en haute-tige ???
larondelle a écrit le 15/05/2017 15:12 (ref msg # 58194 )
bonjour BIBIFOX,
Merci pour votre renseignement et vous rendre z compte bien +tard .Mes pruneliers sont greffs à **d'un à 1.20ml environ .
clow a écrit le 15/05/2017 23:54 (ref msg # 58196 )
François je suis pas tout à fait d'accord avec toi :

Le bouturage simple c'est peu probable que cela réussisse en effet à l'exception de certains prunier porte greffe type myrobolan .

La marcotte simple aussi, mais pas celle en cépée qui peu donner d'excellent résultats dont avec reine claude et mirabelle mais aura le défaut de drageonner, ceci dit greffer sur myrobolan cela drageonne bien aussi parfois et beaucoup de rejet également, l'autre défaut est le temps parfois long.

Reste l'affranchissement en clair ce que bibifox décrit mais avec le prunellier je suis pas sur du résultat mais avec le myro affranchie en pouponnière c'est possible.

Et une dernière méthode qui marche très bien la multiplication par tronçons de racines, elle aussi aura l'inconvénient de drageonner mais pour une multiplication du prunier à l'identique c'est la meilleur option.

En conclusion les 2 méthode de multiplication que j'ai tester avec le plus de succès reste 1) la multiplication par tronçons, 2) la marcotte en cépée ( mais cela peut être un peu long pour l'émission de racines.

Voilà pour multiplier du prunier sur propre racine François.

Bien entendu faut encore avoir le cultivar sur ses racines pour le faire donc l'affranchissement reste un peu la première étape sauf si c'est un arbre de semis.

Après question affranchissement les résultats sont assez variable d'un cultivars à un autre.

Enfin bibifox tous les prunellier sont pas nanifiant, j'en ai une variété qui monte très haut et dont les greffes réaliser dessus sont vigoureuses et bien grande, donc c'est pas forcément nanifiant cela dépend de la variété. J'en ai une buissonnante donnant un effet nanifiant et une qui poussent comme un prunier normal, la buissonnante à des petite feuilles, l'autre des feuilles aussi grande qu'un reine claude .

Bibifox a écrit le 16/05/2017 11:56 (ref msg # 58200 )
J'ai quelques prunellier dans des haies d'un ancienne pâture abandonnée que j'ai rachetée et je les ai tallés comme des hautes tiges (3 m).
Ils ne semblent pas grandir davantage et c'est sur ceux-là que j'ai constaté l'éffet nanifiant de mes greffes de prunus.
Ils ont tous leur réseau de racines très étendu car la haie faisait une vingtaine mètres d'épaisseur !!!
Certains on été déterrés et greffés (HT, MT et BT) et ont toujours cet effet nanifiant !
... mais ça reste les épines noires de ma région ...
François du Perche a écrit le 16/05/2017 12:15 (ref msg # 58201 )
La marcotte... celle en cépée qui peut donner d'excellent résultats dont avec reine claude et mirabelle mais aura le défaut de drageonner

Intéressant, mais comme tu le dis, il faut avoir le cultivar sur ses propres racines, aussi bien pour la multiplication de tronçons de racine que pour la marcotte en cépée (même en greffant au ras du sol et en rapportant de la terre, ça ne s'affranchit pas). Comment as-tu fait car on ne trouve pas ces plants dans le commerce et le bouturage ou le marcottage habituels ne marchent pas.
François du Perche a écrit le 17/05/2017 11:40 (ref msg # 58207 )
en cherchant bien sur ce site, on voit qu'il existe des méthodes de bouturage des prunus qui permettent donc d'avoir des arbres sur leurs propres racines.https://www.greffer.net/?p=586
Bibifox a écrit le 23/05/2017 15:45 (ref msg # 58260 )
-> je me demande d'il ne faudrait pas déjà enterre le point de greffe sans sa ligature pour déjà permettre au greffon d'émettre des racines ?



à votre avis ?
François du Perche a écrit le 23/05/2017 16:11 (ref msg # 58261 )
La greffe a l'air d'être au moins à 30cm du sol, donc je ne vois pas comment l'affranchir maintenant, à moins de faire venir un camion de terre et il faudrait éliminer les jeunes pousses sous la greffe.
Ce n'est plus la saison pour déterrer ce plant, à mon avis, pour affranchir (mais est-ce nécessaire ?) il faut attendre la Ste Catherine et repiquer le prunellier incliné en enterrant le maximum du greffon, le cal aura eu le temps de bien se développer.
ARHUS76 a écrit le 23/05/2017 22:02 (ref msg # 58264 )
Comme François je ne comprends pas la hauteur du point de greffe. Par convention, on greffe à 20 cm, voir 30 cm pour éviter l'affranchissement! Toi qui veux affranchir, pourquoi ne pas avoir greffé au ras du sur, pour pouvoir buter ensuite?
Bibifox a écrit le 23/05/2017 23:50 (ref msg # 58265 )
15 cm tout au plus au dessus du colet... et la racine à dix en dessous !
25 cm au total : donc rien qui vaille l'ultilisation d'une pelleteuse pour la transplantation
actuellement en pot, pas nécessaire d'attendre la sainte-Catherine ?


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