Intermédiaire - Avantages , améliorations ?

greffer.net >> Greffage

ké20 a écrit le 20/11/2016 20:21 (ref msg # 54969 )
Bonjour à tous

C'est un peu général , mais c'est le but , cette question d'intermédiaire suscite de nombreuses interrogations pour moi.

La principale, est pourquoi un greffon intermédiaire changerait le comportement du greffon terminal par rapport au PG qui lui de part ses racines , puisent tout ce dont l'arbre a besoin pour vivre.... ? Ce greffon intermédiaire changerait "la sève" ou autres par rapport au PG et Greffon terminal ?

Certes les 2 principales choses que j'ai comprises dans le greffon intermédiaire sont :
- Résoudre des problèmes d'incompatibilités entre des PG et Greffons
- Améliorer la taille du fruit et/ou sa qualité , ainsi que la mise à fruit parfois plus rapide

Ainsi , les cognassiers d'après de nombreuses personnes , améliorerait non seulement la grosseur du fruit , mais aussi la taille du fruit .
Le Cormier (sorbus domestica) améliorerait lui aussi la qualité du fruit , pour la grosseur ?
Est-ce valable pour les autres Sorbus ?
Le néflier germanique ( mespilus germanica) semblerait lui améliorer la qualité du fruit

Exemple donc que je me pose.
Je possède une variété de pommier sensible à la tavelure , est-ce qu'en greffant en intermédiaire une variété de pommier possédant le gêne résistant à la tavelure pourrait être une solution pour diminuer (voire effacer ?) ce problème de tavelure ?

On pourrait aussi prendre ce même exemple pour de nombreux fruits , comme la poire , le coing , l'abricot

Est-ce une utopie ou au contraire une bêtise de croire à ce genre d'amélioration sur le fruit voulu?

Est-ce que plusieurs intermédiaire au contraire seraient inutiles voire absurdes avant le greffon terminal ?
Ex : on pourrait mettre un PG X ou Y + intermédiaire cognassier + intermédiaire poire ayant le gêne résistant à la tavelure + le greffon terminal de poire voulue.

On aurait donc une amélioration du fruit de part le cognassier + un amélioration pour la résistance à la tavelure ?

Merci à vous pour l'amélioration de ce post peut être trop général...
Je suis juste UN amateur passionné qui souhaite pousser un peu plus loin la curiosité et connaissance sur le greffage.
Je pense que de nombreux membres pourront apporter leurs sciences.
Ferréol a écrit le 20/11/2016 20:50 (ref msg # 54970 )
Hélas, je crains qu'il n'y ai pas grand espoir possible de ce coté là.

Le pourquoi du comment de l'amélioration et de la non amélioration des fruits par certains porte-greffes vient probablement en grande partie de petites perturbations dans la communication hormonale entre le houppier et les racines d'une plante.
Les principales hormones qui jouent la dedans, les auxines et les cytokinines peuvent légèrement varier selon les organismes et leurs transporteurs aussi (les hormones ne se baladent pas toutes seules mais sont prises en charges par des transporteurs), une auxine de poirier et peut être suffisamment différente pour perdre quelques pourcents d'efficacité sur le site au niveau des racines du cognassier ou elle agit. De plus le transporteur du porte-greffe n'est peut être pas tout a fait aussi efficace pour l'hormone du houppier et inversement, ce qui va se cumuler à l'effet précédent. Ça peut donner au résultat un tout petit changement sur la quantité de sucres alloués aux fruits ou aux racines, qui vont modifier pas mal la qualité du fruit.

Ceci dit, les défenses contre la plupart des maladies sont internes aux cellules et ne se promènent pas dans la plante. Peu de chances donc qu'un petit bout d'intermédiaire apporte une résistance au houppier ou aux racines de ton arbre.

Certes les 2 principales choses que j'ai comprises dans le greffon intermédiaire sont :
- Résoudre des problèmes d'incompatibilités entre des PG et Greffons
- Améliorer la taille du fruit et/ou sa qualité , ainsi que la mise à fruit parfois plus rapide


Pour moi ce deuxième effet reste encore très largement à prouver. Je suis à l'heure actuelle plutot persuadé du fait qu'un greffon intermédiaire n'a d'effet que pour résoudre les problèmes d'incompatibilité (ce qui est déjà pas mal).
nicollas a écrit le 21/11/2016 09:38 (ref msg # 54974 )
C'est aussi utilisé pour réduire la vigueur par un intermédiaire nanisant mais en bénéficiant du système racinaire d'un pg plus vigoureux
ARHUS76 a écrit le 21/11/2016 11:32 (ref msg # 54975 )
+1
Pour moi juste pour résoudre les problèmes d'incompatibilité et avoir un tronc bien droit et plus vite dans le cas des formes demi-tiges et hautes tiges
François du Perche a écrit le 21/11/2016 12:19 (ref msg # 54976 )
C'est aussi utilisé pour réduire la vigueur par un intermédiaire nanisant mais en bénéficiant du système racinaire d'un pg plus vigoureux

Est-ce qu'il y a des expériences de M9 (par exemple), comme intermédiaire, greffé sur pommier franc, qui pourrait prolonger la durée de vie de ces PG nanifiants dont c'est un des principaux défauts. Peut-être que la durée de vie est liée au système racinaire ?
François du Perche a écrit le 21/11/2016 12:28 (ref msg # 54977 )
https://www.greffer.net/discussion/viewt...
Il est fait état de greffage d'intermédiaire Gisela 5, très nanifiant, sur Colt, pour obtenir un système racinaire bien développé et robuste combiné à une nanification du cerisier. Et cela peut-être joue aussi sur la longévité de l'arbre obtenu..
nicollas a écrit le 21/11/2016 13:26 (ref msg # 54978 )
Pas mal d'expérience avec le M9 oui, voir sur le net. M9 sur M111 = 40% de franc par exemple.
François du Perche a écrit le 21/11/2016 18:24 (ref msg # 54985 )
Le M111 est déjà 80% du franc et avec du M9 comme intermédiaire, ça ferait donc 40% du franc, c'est encore assez grand, il faudrait voir s'il n'existe pas de retour de M27 en intermédiaire sur M111 pour être + petit encore.
ké20 a écrit le 21/11/2016 20:46 (ref msg # 54989 )
merisier partout avec Intermédiaire Sainte lucie donc réduirait un peu la taille de l'arbre , dans les 2 cas , il s'agit de 2 arbres ayant une bonne longévité !

Franc de pommier + par exemple Pajam peut être intéressant , car Pajam en PG est plus que de la M***.... si vous me permettez l'expression ...

Pyrus communis avec intermédiaire cognassier serait intéressant pour le fruit , et réduire la vigueur ?
François du Perche a écrit le 21/11/2016 22:56 (ref msg # 54993 )
Pajam (Paradis Jaune de Metz), c'est pareil que M9 et il vaut mieux prendre M111 que franc, on gagne déjà 20% de nanification tout en ayant le même système racinaire vigoureux que le franc.
Pareil pour les cerisiers, il vaut mieux prendre le colt que le merisier, on gagne déjà de la nanification pour la même vigueur.
clow a écrit le 21/11/2016 23:20 (ref msg # 54994 )
Vigueur vigueur

Pardonné moi, mais je me demande si il n'y a pas parfois quelques confusions sur le terme vigueur.

Vigueur viens de vigoureux, sur cela on est tous d'accord donc si tu greffe une variété peu vigoureuse sur une vigoureuse alors naturellement la variété peu vigoureuse captera cette vigueur du porte greffe et poussera avec plus de vigueur, on est toujours d'accord sur cette logique ?

Mais grande vigueur veut il dire pour autant qui pousse haut ?

Je pense pas, on peut avoir des arbres franc qui ne pousserons à pas plus de 2 mètres, pourtant on dit que les franc sont très vigoureux.
Et si on sème des pépins de poires on s'apercoit que cela n'est pas vraiment le cas, on va avoir des pieds très vigoureux et d'autre pas, mais cela veut il dire pour autant que ceux qui sont peut vigoureux resterons petit ?

Là aussi c'est pas sûr, on peut se retrouvé dans un cas de figure ou un arbre pousse tout simplement lentement mais au final pousse assez haut, tout comme on peut avoir l'autre scénario ou un arbre pousse vigoureusement mais reste assez petit.

Donc je vais prendre pour illustré mes propos quelques exemples.

- le myrobolant est moyennement haut mais il est très vigoureux,
- le prunellier des haie forme plutôt un arbuste voir un petit arbre mais il n'en est pas moins coriace et plutôt vigoureux,
- le cognassier du japon est proche dans sa configuration du prunellier et pour moi est très vigoureux.

A l'autre extrême les palmiers ( c'est un exemple ) pousse assez lentement mais sont capable de grandir à plusieurs mètres de haut.

Un autre exemple pour illustré cette fois le principe de la vigueur et comprendre que peut importe l'individu il peut à mon sens être nanifier.

1) la vigueur d'un arbre tiens de son système racinaire d'un coté et de son système aérien d'un autre.

2) si on réduit l'extension des racines de l'arbre ( un pot par exemple ) et que l'on renouvelle pas la terre et que l'on nourrit l'arbre qu'un peu alors celui ci finira par cessé de développé du feuillage, perdra en vigueur de pousse et commencera sa fructification assez tôt. ( testé sur prunier myrobolant )
Ensuite si on décide de planté cette arbre, celui ci retrouvera par l'extension de son système racinaire de l'énergie et repoussera avec grande vigueur.

Cela c'était pour illustré la maîtrise de la taille d'un arbre en travaillant le système racinaire, ce que les bonsaika connaissent bien.

3) si vous faite coulé l'eau de votre robinet normalement, alors elle coulera à grande eau mais en mettant le doigt dessus alors l'eau est détourné et prendra plusieurs embranchements de diverses vigueurs provenant de la division de la première.

Donc pour conclure avec un peu d'algèbre pour une force de 20 si vous la divisé en 4 alors chaques divisions aurons une force de 5.
Et dans le cas d'un arbre il faut s'imaginé que comme le bourgeon apical est celui qui recoit le plus de vigueur, c'est pourquoi si on taille le tronc possédant une vigueur de 20 à la base alors en dérivant la sève et donc la vigueur en 4 nouvelles branches alors la vigueur sera réparti et la hauteur final sera d'autant divisé.

Donc pour moi vigueur n'est pas forcément synonyme de grande taille mais de capacité de pousse.

Alors ké20 si tu greffe un cognassier sur un poirier cela ne veux pas forcément dire qu'il poussera très haut mais qu'il poussera vigoureusement et fera de belles branches bien plus rapidement.

Pour moi la question de la hauteur final est en parti dû à la vigueur, si dans le cas des arbres celle ci n'est pas divisé et d'autre part bien plus de son génome, ( attention ce qui suit n'est que spéculation de ma part, je suis pas spécialiste dans ce domaine ) si l'arbre a un gène qui frêne les hormones de croissance alors l'arbre poussera plus lentement, si l'arbre possède un gène stoppant sa croissance à une certaine taille alors celui ci ne poussera pas à une taille supérieur que ces gènes lui commande.

C'est pourquoi dans une telle configuration greffé une variété faible sur une vigoureuse peut être intéressant pour avoir une bonne vigueur de pousse sans avoir une taille énorme mais à contrario si la variété faible greffer n'a pas de gène stoppant sa hauteur à une certaine taille elle risque de se développé d'avantage que prévu.

Ce principe de la fonction de certains gènes inhibiteur de croissance est connu dans le monde animal, en l'occurrence chez le lion ou quand il se reproduit avec une lionne qui transmet les gènes inhibiteur tout ce passe bien. Mais quand il se reproduit avec une panthère il me semble, va produire un ligre qui ne possédera pas les gènes inhibiteurs et grandira au point d'en avoir des problèmes de santé.

Et c'est pourquoi c'est d'abord les gènes qui on leur importance dans les processus de développement et tout le reste ( résistance aux maladies etc... ) et ensuite leurs capacités épigénétique qui va rentré en cause.

Donc si on veux des arbres nains faut qu'il aient des gènes responsable du nanisme ( ce qui ne signifie pas faible vigueur )et dans ce cas les greffer sur un porte greffe vigoureux leur permettra d'être élevé plus haut en greffant à une certaine hauteur.

Par contre un sujet de faible vigueur fera de forte pousses rapidement si greffer sur du vigoureux mais pour ce qui en est de la durée de vie de l'arbre cela ne veut pas dire que cela l'améliorera ( comme pour le ligre ) .

Enfin pour répondre finalement au sujet:

La greffe intermédiaire peut avoir plus ou moins d'effets ( c'est ce que je pense ) selon les circonstances, le porte greffe, la variété intermédiaire et les gènes qu'elle possède.

Dans le cas du cognassier en tant qu'intermédiaire greffer sur poirier, celui ci bénéficiera de plus de vigueur issue du porte greffe donc la parti haute en bénéficiera également s'ajoutera à cela un meilleur calibre des fruits et peut être aussi au niveau gustative, mais au niveau de la taille c'est à voir dans le temps ou au microscope.

Dans le cas du pajam greffer sur franc, si celui ci est naturellement petit mais ne possède pas de gènes responsable du nanisme alors il obtiendra plus de vigueur sans pour autant resté petit et pourrais même devenir assez grand, si cependant il possède les gènes du nanisme alors en effet c'est intéressant de le greffer car même si il obtient une grande vigueur de pousse ses gènes stopperons cette vigueur à une certaine hauteur.

Il est un fait dans l'imaginaire de beaucoup de gens qu'une personne petite est forcément un nain, mais la réalité en est souvent autrement est une personne petite n'est pas forcément un nain possédant les gènes responsable du nanisme.

Donc voilà, sur ses belles paroles je vous laisse à méditer tous cela, et si un spécialiste en science peut approfondir et mettre en lumière tout ses points alors on sera fixé sur les choses.
clow a écrit le 21/11/2016 23:36 (ref msg # 54995 )
Petit bonus après ce pavé pour répondre à froncois

Nanification est le principe de réduire par diverses moyens un sujet à une faible taille par la greffe, les tailles, les ligatures, etc etc.

Un nain est un sujet possédant naturellement le gène responsable du nanisme.

Donc pour réduire la taille ( nanifier )comme francois l'explique on peut choisir un porte greffe de taille plus faible ce qui réduira naturellement la taille du sujet greffer, après même si la vigueur est égale à celle d'un franc la durée de vie quand à elle peut être pas ( il s'agit tout de même de la méthode la plus facile ).

Enfin la méthode la plus directe scientifiquement pour avoir un nain est de sélectionner des variétés génétiquement naines et qui même greffer resterons courte sur pattes.
nicollas a écrit le 22/11/2016 09:16 (ref msg # 54998 )
"François du Perche" a écrit :
Le M111 est déjà 80% du franc et avec du M9 comme intermédiaire, ça ferait donc 40% du franc, c'est encore assez grand, il faudrait voir s'il n'existe pas de retour de M27 en intermédiaire sur M111 pour être + petit encore.


Il me semble que le M9 fait 35-40% du franc non ? Dans ce cas la greffe avec intermédiaire augmente un peu la taille par rapport au M9 seul, mais un système racinaire de PG vigoureux avec une faible vigueur grâce à l'intermédiaire semble intéressant.

Deux précisions d'après mes lectures :

- plus l'intermédiaire nanisant est long, plus la vigueur est réduite

- il semble qu'il y ait un problème possible de cassure au niveau de l'intermédiaire. Pour corriger le problème, il est spécifié d'enterrer le point de greffe entre le PG et l'intermédiaire. Je suppose qu'on se fiche que l'intermédiaire fasse des racines (à part peut être s'il est suceptible à des maladies du sol)

A priori, plus l'intermédiaire est nanifiant, plus la vigueur sera réduite
clow a écrit le 22/11/2016 13:06 (ref msg # 55000 )
Nicollas si tu enterre le point de greffe entre le pg et l'intermédiaire celui ci risque de s'affranchir et dès lors on rentre dans la même configuration que si ont greffer directement sur m9 donc je vois plus trop l'intérêt de la méthode, faut être logique tout de même.

Tu dis également que plus l'intermédiaire est nanifiant plus la vigueur est réduite ( a tu lu ce que j'ai écrit sur la vigueur ) bien entendu tu a raison dans la configuration ou on greffe une variété vigoureuse sur une peu vigoureuse tel le poirier sur cognassier mais dans le cas inverse c'est le contraire ( si affinité bien entendu) et c'est assez logique.

Je dirais plutôt plus l'intermédiaire est nanifiant plus ont a la chance de réduire la taille et donc (nanifier) la parti supérieur cela dit si l'intermédiaire n'a pas de gènes du nanisme alors cela ne sera qu'un résultat qui sera le compromis entre la vigueur du porte greffe et celle de la vigueur de l'intermédiaire ex ( pg = vigueur 20 et intermédiaire = à l'origine vigueur 15 alors on aura 20-15=5 auquel on retranche la moitié donc on obtient 2,5 de vigueur qui est le compromis entre le pg et l'intermédiaire donc le résultat final sera de 15+2,5=17,5 de vigueur pour l'intermédiaire ) donc d'un coté tu a une réduction de la vigueur du porte greffe et de l'autre une augmentation de l'intermédiaire avec risque pour celui ci d'avoir un excès de sève et qu'il y ai complication.

Je sais pas si tout le monde comprendra la logique derrière ses calculs, mais voilà à quelques choses près le résultat que l'on peut attendre (car cela peut dépendre de plusieurs autres facteurs comme l'affinité ou encore le génome de l'intermédiaire) mais en principe si on reste dans la même espèce à savoir pommier sur pommier on a quand même de fortes probabilités de tombé sur ce schéma là.

Donc ma question pour vous tous c'est de savoir ce que vous recherché vraiment?

- un sujet de faible vigueur ( donc de faible vitalité ) qui ressemble plus à une plante chétif voir sénescente ou lente à pousser ?
- ou un sujet de faible taille ?

Car ce sont deux choses un peu différente en tout cas dans ma logique.

Bonne journée à vous tous.
nicollas a écrit le 22/11/2016 13:21 (ref msg # 55001 )
Si tu enteres le point de greffe l'intermédiaire va s'affranchir mais le porte greffe vigoureux fournira toujours sa vigueur et son ancrage, donc ça ne change pas la donne, contrairement au cas classique d'une variété greffée sur du PG nanifiant qui s'affranchit et retrouve sa vigueur.

Je ne suis pas sûr de comprendre la suite.

Une variété génétiquement naine comme PG ou intermédiare ne changera pas la vigueur de la variété greffée au dessus, d'après mes lectures.

Pour moi, une variété peu vigoureuse en intermédiaire va agir comme un goulot d'étranglement sur la vigueur conférée par le PG à la variété qui produira. Effectivement il y a des chances que la vigueur totale soit un compomis entre PG et intermédiaire. La valeur du compromis reste à trouver, sachant que ça dépend aussi de la taille du greffon (en terme de cm de bout de bois) qui fait l'intermédiare
clow a écrit le 22/11/2016 14:02 (ref msg # 55005 )
Si tu enteres le point de greffe l'intermédiaire va s'affranchir mais le porte greffe vigoureux fournira toujours sa vigueur et son ancrage, donc ça ne change pas la donne, contrairement au cas classique d'une variété greffée sur du PG nanifiant qui s'affranchit et retrouve sa vigueur.

Ben non Nicolas si l'intermédiaire s'affranchie tu a de forte chance que le porte greffe vigoureux soit fasse pleins de rejets et peut conféré dans ce cas peut être un certains temps encore sa vigueur, mais soyons un peu réaliste enterré il à plus de chance de pourrir qu'autre chose sans compté que cela risque de devenir une zone à risque pour maladies et compagnie.

C'est pourquoi quand je tente un affranchissement je le fais en pouponnière et une fois que la variété greffer à fait ses racines je coupe et re-transplante ainsi j'ai beaucoup moins de risque.

2) Une variété génétiquement naine comme PG ou intermédiare ne changera pas la vigueur de la variété greffée au dessus, d'après mes lectures.

Ben oui le but n'est dans ce cas pas de changé la vigueur mais la taille final, ce sont 2 choses différentes.

Mais dans le cas ou tu greffe une variété vigoureuse sur une peu vigoureuse la variété greffer perdra automatiquement de la vigueur, car le porte greffe ne peut pas lui fournir la vigueur nécessaire. C'est pourquoi la variété greffer finira par épuiser les réserves de son porte greffe et comme on dit le bouffer, il en résulte une perte progressive mais assez rapide de la vigueur de la variété greffer puis une fructification rapide ( c'est l'intérêt recherché assez souvent ) et une sénescence tout aussi rapide il en suit la mort de l'arbre rapidement ( cela c'est moins rechercher ) .

vigueur = vitalité
taille = hauteur

Je sais pas si j'ai été plus clair enfin j'espère un peu.
nicollas a écrit le 22/11/2016 14:19 (ref msg # 55007 )
Pas beaucoup plus clair, et toujours sur un ton désagréable.

Je maintiens ce que je dis sur l'affrachissement, je ne pense pas que le PG vigoureux soit submergé par le système racinaire faiblard de l'intermédiaire
clow a écrit le 22/11/2016 15:05 (ref msg # 55009 )
Sur un ton désagréable alors excuse moi ceci n'est pas voulu de ma part loin de la.

Pour résumé

Si tu greffe du vigoureux sur du faible celui ci va épuiser les réserves du porte greffe et perdra en vigueur rapidement se mettra en fruit rapidement, produira sur une plus courte durée et mourra rapidement ex: poirier sur cognassier

Si tu greffe du vigoureux sur du vigoureux ( peu importe la taille finale ) l'arbre sera vigoureux assez longtemps mettra à fruit un peu plus tard mais vivra beaucoup plus longtemps et produira sur une plus grande durée et sera sensiblement plus résistant à l'attaque des ravageurs et aux maladies selon ses gènes de résistance.

Si tu greffe du peu vigoureux sur du vigoureux ( peu importe la taille finale ) ex: le cognassier sur poirier ou bien le néflier sur aubépine, le sujet greffer sera plus vigoureux qu'a l'origine et si la différence de vigueur n'est pas trop grande car sinon des risque de complication peuvent intervenir, a de possible chance de vivre plus longtemps également, en toute logique il produira plus et sur une plus grande durée.

Le cas du poirier sur cognassier est 1) que le cognassier à une plus petite taille donc vas induire une nanification du sujet greffer et là il n'y a pas de problème 2) le problème intervient du fait de sa plus faible vigueur se qui entraîne les complications mentionné plus haut.

Donc l'objectif recherché pour avoir un maximum d'avantage est d'avoir un porte greffe de grande vigueur tout en étant de faible taille et qui est susceptible d'être de la même espèce que le sujet greffer.

Donc dans le cas de l'intermédiaire le résultat dépend de plusieurs facteurs différent mais on peut se dire que le cognassier greffer sur poirier pour servir d'intermédiaire pour une variété de poire serais peut être intéressant. Dans ce cas pour avoir les qualités du fruit et avoir la vigueur qui lui manque en tant que porte greffe et possible aussi la longévité qui sera tout de même plus courte que greffer uniquement sur franc mais pour ce qui est de la taille cela reste à voir dans le temps.

Voilà j'espère ne pas avoir été trop brusque cette fois, enfin sache que cela n'est pas du tout mon objectif d'être désagréable Nicollas.

Bonne journée à toi, cordialement clow.
ké20 a écrit le 24/11/2016 19:18 (ref msg # 55061 )
oui exact , Clow pour le terme vigueur .... On a tendance à suppose que vigueur = grand , hors tu l'as bien noté , un petit arbre peut être très vigoureux , et un grand pas forcément !
Un cormier ou chêne par exemple (enfin dans la plupart des cas ) ne sont pas très vigoureux si on les laisse tranquillement pousser. Et pourtant peuvent atteindre de très belles hauteurs .

Je pense finalement que Ferreol a plutôt bien résumé la chose , et l'intermédiaire comme le dit Clow peut être parfois source de complication(s) pour le PG, voire sa longévité.

je ne pense pas que sur un franc , si on met du cognassier , on va fortement réduire la longévité de l'arbre , je ne suis absolument pas un pro ...
Admettons , un franc (poirier) , c'est plus ou moins 100ans , et disons le cognassier , je lis plus ou moins 50ans (oui mais une bouture/marcottage ou un semi ? ) , on diminuerait de moitié la durée de vie du franc de poirier ?

C'est quoi le Cognassier MC ? Il est vraiment pas réputé pour être de grande longévité ....
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 24/11/2016 22:02 par ké20
clow a écrit le 24/11/2016 21:00 (ref msg # 55064 )
Et bien ké20 tu viens de m'apprendre quelque chose c'est quoi le cognassier MC oui bonne question, MC pour marcotte ou autre je sais pas donc si quelqu'un peut éclairé ma lanterne j'en serais ravis.

Pour le cognassier en tant que porte greffe j'utilise principalement le cognassier de provence, le semis également, d'ailleurs un semis sera selon les individus plus résistant et vigoureux qu'une bouture car son système racinaire sera plus performant.

Et ses gènes se serons ( cela dépend des individus ) adapter aux maladies et ravageurs, disons que si le pied mère avait un gène de résistance que les maladies aurait percé alors ce gène à des chances de recréer des défenses pour la prochaine génération cela dit étant donné que la distribution génétique est aléatoire seul le microscope peut nous permettre une sélection.

Enfin si tu greffe du cognassier sur du franc de poirier, je pense pas que tu réduise la longévité bien au contraire elle pourrait même être si bonne affinité et pas de complication plus longue que celle d'une bouture de cognassier, après faudrait comparé avec un semis.
En tout cas cela ne réduira à mon avis, pas la durée de vie du franc de poirier qui lui servirais de porte greffe par contre si la vigueur est assez importante tu risque d'avoir à faire à une quantité de rejet un peu casse bonbon.

Après je dis que la longévité serais plus courte pour le poirier greffer sur cognassier en tant qu'intermédiaire en tout cas plus courte que la configuration poirier greffer sur franc de poirier mais peut être plus grande ( si pas de complication ) que la configuration poirier greffer sur cognassier.

De toute facon je lance moi même un teste au printemps sur quelques sujets d'expérimentation sur pommier avec divers intermédiaire de pommier soit disant nain, sur poirier avec cognassier en intermédiaire et sur aubépine avec cognassier en intermédiaire après seul le temps me donnera les réponse.

Après en effet férréol à plutôt bien résumé la chose en tout cas au jour d'aujourd'hui, car si il y a une chose que la nature m'a appris c'est que les choses ne sont jamais fixe et que la vérité d'un jour et parfois à revoir le lendemain ( ceci est à prendre au second degrès ).


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