Expérience écussonoir

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Karmi3529 a écrit le 11/07/2016 14:45
Salut,
Je vais travailler en pépinière cet été. Nous allons écussonner et le boss m'a demandé de me procurer un greffoir Tina 645 (seul modèle valable à son avis). Selon lui les petits 645F/8 avec une lame de 4.5cm sont suffisants pour les fruitiers en chip et écusson en T.
Cependant je vais aussi utiliser cet outils pour ma propre exploitation et je me demande si je ne devrais pas en prendre un avec une lame légèrement plus longue 5 ou 5.5cm pour être plus polyvalent (pouvoir faire des chip plus large par exemple ou d'autres choses que je n'aurais pas prévu).
Avez-vous une expérience avec cet outils ? Une lame plus longue est-elle réellement plus polyvalente ?
floyd a écrit le 11/07/2016 21:12
En usage pro et donc avec un affutage intensif, je suis curieux de savoir avec quelle fréquence et quel outil, on redonne du fil à ces greffoirs.
Ils peuvent s'user rapidement… Donc en début de carrière parier sur du "grand" et progressivement voir que la taille au dessous convient toujours…
Karmi3529 a écrit le 11/07/2016 23:33
En usage pro et donc avec un affutage intensif, je suis curieux de savoir avec quelle fréquence et quel outil, on redonne du fil à ces greffoirs.
Ils peuvent s'user rapidement… Donc en début de carrière parier sur du "grand" et progressivement voir que la taille au dessous convient toujours…


C'est avec ça qu'on affute. http://www.triangle-outillage.fr/taille-...
Après pour redonner du fil je crois que les pro utilisent une meule à eau mais c'est plus pour des lames assez grosses. Je ne sais pas si ça marche bien avec les petites lames des écussonnoirs.
Ferréol a écrit le 12/07/2016 13:47
Le tina 645 est certainement un très bon outil. Personnellement, je n'en ai pas l'usage. Deux chose me semblent bizarres de la part de ton patron:
-ce n'est pas a l'employé (et encore moins à un saisonnier) de payer ses outils de travail
-ça me parait bien péremptoire que de dire qu'il n'y a que cette référence (par ailleurs assez chère) qui convienne
Karmi3529 a écrit le 12/07/2016 18:26
Le tina 645 est certainement un très bon outil. Personnellement, je n'en ai pas l'usage. Deux chose me semblent bizarres de la part de ton patron:
-ce n'est pas a l'employé (et encore moins à un saisonnier) de payer ses outils de travail
-ça me parait bien péremptoire que de dire qu'il n'y a que cette référence (par ailleurs assez chère) qui convienne


Cela ma surpris aussi, d'autant plus qu'un particulier doit se taper la TVA qui n'est pas négligeable pour ces outils couteux.
Je me suis dit que c'était un conseil d'investissement dans la mesure où il est au courant que je vais m'installer à mon compte prochainement.
floyd a écrit le 13/07/2016 00:57
Des formateurs (Tours-Fondettes) rencontrés récemment, recommandent l'utilisation de l'affûteur professionnel à pastille en carbure de tungstène.
Petit outil solide qui s'utilise à sec, et tient dans la poche pour un usage instantané.
Il semble pratique et efficace.

Le débat est ancien de savoir si l'outil appartient au patron ou si l'ouvrier acquiert et prend soin de son bien propre.
Mais un greffoir est à mon avis un outil strictement perso!
Ferréol a écrit le 13/07/2016 16:00
Qu'il y ait débat est une chose, le code du travail en est une autre.

C'est juste une question de responsabilité en cas d'accident:
si l'outil appartient à l'employé, l'employeur peut se cacher derrière le fait qu'il n'est pas responsable d'un outil inadapté ou insuffisamment entretenu pour se dégager de sa responsabilité en cas d'accident du travail (qui arrive facilement avec ce genre d'outils).
cf article R 4321-1 du Code du Travail :
« L’employeur met à la disposition des travailleurs les équipements
de travail nécessaires, appropriés au travail à réaliser ou
convenablement adaptés à cet effet, en vue de préserver leur
santé et leur sécurité ».

Il ne doit pas non plus appartenir au patron mais bien à l'entreprise, ceci dit rien n'empêche que l'outil soit perso, il peut être acheté par l'entreprise après consultation de l'employé, et mis a la disposition exclusive de celui-ci...
floyd a écrit le 13/07/2016 21:02
On butte alors rapidement sur la capacité opérationnelle du salarié à entretenir et utiliser un outil tranchant.
Est-ce à l'employeur de fixer la fréquence, la technologie pour l'affutage du greffoir?

Qui peut déterminer le moment opportun d'arrêter un chantier pour procéder aux opérations d'entretien et de maintenance, sinon l'ouvrier?

Faut-il que ces travaux d'affutage soient "externalisés" auprès d'un "spécialiste agréé, certifié et couvert par une assurance" ?
Sans doute, cela est possible pour des entreprises avec un niveau d'encadrement élevé et donc des coûts induits supérieurs.

Pas facile de faire les lois, pas facile de les appliquer…
Ferréol a écrit le 13/07/2016 22:01
Je ne vois pas ou ça butte?
C'est en effet à l'employeur de s'assurer que son employé a les moyens de travailler dans des conditions de sécurité suffisante donc, oui, c'est à l'employeur de former son salarié à l'utilisation de son outil de travail d'autant plus que cet outil est dangereux, ou de s'assurer que celui-ci est déjà formé.
Cela peut passer par une formation (même interne) permettant à l'employé de déterminer quand et comment il doit prendre la décision d'affuter son outil et comment il doit le faire si nécessaire.

Ce qui est triste, c'est qu'il arrive que l'employeur se soucie plus de former ses employés à l'utilisation d'outils onéreux et fragiles pour ne pas dégrader l'outil, plutôt que de se soucier de l'humain... (sans en faire bien-sûr une généralité)
François du Perche a écrit le 14/07/2016 07:45
De vieille tradition française, les couteaux ont toujours appartenu à leur utilisateur, ne disait-on pas de quelqu'un qui ne possédait rien : "il n'a que sa bite et son couteau".
Il faudrait savoir quelle est la pratique habituelle dans la profession, c'est plus pertinent que notre monstrueux code du travail, gonflé à l'excès.
ARHUS76 a écrit le 14/07/2016 08:51
Dans la restauration, il est d'usage que l'employé achète ces couteaux me semble-t-il.
Ce débat ne fait pas avancer sur le sujet initial me semble-t-il.
floyd a écrit le 14/07/2016 11:41
Oui on dérive un peu… mais globalement la réponse aux questions initiales a été donnée.

Je devine dans les justes propres de Ferréol le cadre de son exercice professionnel.
Dans l'entreprise arboricole ou en pépinières disons qu'il y a encore un gros potentiel de progrès.

Je conseillerai encore à Karmi de faire les vide-grenier, les brocantes où il n'est pas rare de trouver des greffoirs anciens et de qualité.
Ils seront faciles à remettre en état de servir, et ils permettent de se faire la main en fonction des formes et longueur de lames.
belinsecte a écrit le 07/10/2016 07:07
Oui ou sur leboncoin.fr
ça fait bizarre de lire que le patron serait responsable si l'employé se coupait avec un greffoir fourni par le patron...
Se soucier de l'humain: serai-ce alors responsabiliser l'employé afin de réduire les accidents et dégradations? et aller vers des rapports plus authentiques? (un employé outillé changera plus facilement de patron). L'employé n'est il pas aussi son propre patron, choisissant sa vie comme les personnes avec qui il fait "gagnant-gagnant"? Avec une humaine bienveillance?
Faire des études ou obtenir un diplôme est plus onéreux qu'un greffoir. Pour un travail homogène et plus sûr, l'utilisateur doit être habitué à ce dernier.


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