hybride de greffe

greffer.net >> Greffage

clow a écrit le 30/01/2016 15:55
Tout est dans le titre quelqu'un a t-il déjà tenté la création d'un hybride de greffe ou en a obtenue un et dans quelle condition?

Et dans ce cas, à quoi ressemble le résultat obtenue en terme de vigueur, de qualité gustative et de résitance?

Car j'aimerais tenté l'expérience avec de la poire conférence et de la poire willians rouge ou bien avec du poirier conférence et du pyracantha pour avoir une sorte de variété en partie caduc et en partie persistante enfin après je verrais bien le résultat, mais si quelqu'un a réussi je serais très intéresser de savoir comment.
Et merci d'avance à vous.
floyd a écrit le 30/01/2016 20:24
La survenue d'une hybridation de greffage est un phénomène excessivement rare.
Le Cytise bicolore, (Laburnocytisus adamii) est parmi le petit nombre des végétaux de ce type commercialisés.

Il faudra être patient et assidu pour espérer une réussite et repérer une plante supérieure pour plusieurs critères.
Je n'ai jamais lu d'explications sur une éventuelle "bonne méthode".

Bref, la chance sourit aux audacieux.
clow a écrit le 30/01/2016 20:43
Merci de ta réponse floyd et pour ma part je vais testé avec 2 ou 3 méthodes dont j'ai réfléchie, mais ma première méthode serait de greffer en fente plusieurs fois de suite une variété ou deux au même point de greffe et de rabattre systématiquement une fois les greffes réussites, pour de cette manière forcé l'apparition de nouveaux rameaux au niveau du point de greffe dont les fibres des multiples greffes réalisé devrait petit à petit s'entre-mêlée et donné l'apparition de rameaux hybride.

Que pense de ce principe?
floyd a écrit le 30/01/2016 21:22
L'idée est bien celle-là; provoquer par greffe et taille l'apparition d'un méristème composé de paquets de cellules issues de deux greffons ou du greffon et du PG.

Ce n'est donc pas un hybride au sens que lui donne la génétique, puisque le patrimoine des chromosomes n'a pas été recombiné.
Je crois que le terme le plus courant serait "chimère".

Au final deux patrimoines co-existent, ce qui n'en fait pas une plante qui soit nouvelle et supérieure.
Pour Laburnocytisus, la floraison est spectaculaire, elle est équivalente à celle du laburnum ou du cytise.
clow a écrit le 30/01/2016 22:00
Je suis d'accord avec toi sur le faite que l'on ne puisse pas dire qu'il s'agisse scientifiquement d'un hybride mais c'est ainsi que ses créations sont appeler dans les vieux livres en tout cas les miens, en effet le terme chimère leur serait plus approprié ceci dit il me semble que le résultat d'une greffe classique soit également appeler par les anciens des chimères.

Par ailleurs je me demande bien ce qu'il se passerait dans le cas ou une telle chimère composé en partie d'un système caduc issue d'un poirier et d'un système persistant issue du pyracantha ou d'un néflier du japon arriverait à voir le jour?

Je sens qu'au mois d'avril je vais me transformé en apprentis sorcier

Je ferait part des résultat par la suite si résultat il y a.
diospyros a écrit le 31/01/2016 00:59
J'avais lu qu'effectivement on pouvait obtenir des chimères ou qu'en tout cas elles avaient été obtenues (je change pour la forme passive parce que ce n'est pas une action volontaire qui avait mené à leur apparition) lorsqu'un bourgeon du PG se retrouvait sur la coupe PG/greffon.

Et parfois en faisant coincider un bourgeon du greffon et un bourgeon du PG.... mais c'était il y a plus de 10 ans et je ne sais plus sur quelle espèce de plante ça avait été observé.
clow a écrit le 31/01/2016 01:27
Oui tout à fait, cela avait été observé par le botaniste Lucien Daniel et d'autres mais il parle également d'un procédé sensiblement identique à celui dont tu parle avec des graines coupé en deux et maintenue par une feuille d'herbe mais par la suite ce procédé n'a jamais réussi à être prouvé.

Pour en revenir au bourgeon du porte greffe qui se retrouverait sur la coupe PG/greffon à mon sens c'est faut enfin pas tout à fait si le bourgeon se trouve du coté bois du porte greffe il y aura de forte chance d'être un bourgeon du porte greffe, si il se trouve sur la parti bois du greffon il y aura de forte chance d'être un bourgeon du greffon par contre si il se trouve sur la parti de la cicatrisation ou les cambiums des deux variété on fusionné là il peut y avoir des chances plus probable de voir l'apparition d'un bourgeon dont les fibre des deux sujet ayant fusionné donne ce genre de chimère et c'est cela que je veux forcé à apparaître en multipliant les greffes au même endroit soit au même point de greffe.

Mais en effet en faisant coincider un bourgeon du greffon et un bourgeon du PG cela pourrait marcher mais je pense qu'a part voir l'apparition de branches, fleurs, ou fruits plus gros grâce au rapprochement des deux bourgeons la chimère n'aurait cependant dans ce cas pas les fibres assez mélangé à l'intérieurs pour donner un résultat réellement intéressant mais cela ne sont de ma part que des suppositions que je n'ai pas encore testé.

Merci à toi pour tes indications.
clow a écrit le 31/01/2016 02:01
Mais je pense que tu viens de me donner une idée à essayer avec les graines potagère au mois de mars, car je pense que l'idée est là mais la technique utilisé n'est pas la bonne ou ou plutôt pas tout à fait. Ou bien que son observation est juste, mais sa théorie sur la formation d'un tel phénomène sur les graines potagère est erroné, car il a surement pensé que le phénomène intervenait de la même manière avec les graines qu'avec le résultat visible à partir de ceux observé sur les greffes d'arbre, alors que je pense que c'est là que se trouve l'erreur mais je me trompe peut être.
Bruno a écrit le 31/01/2016 07:34

Je crois que le terme le plus courant serait "chimère".

Oui, et en génétique on appelle cela "mosaïque".
floyd a écrit le 31/01/2016 10:56
La redécouverte des travaux contestés du professeur L. Daniel fait semble-t-il partie du cursus naturel de tout apprenti greffeur.
Bien évidemment il en a été question assez longuement sur le forum; on peut s'y reporter pour sortir rapidement d'une piste sans issue.

https://www.greffer.net/discussion/viewt...
Ferréol a écrit le 31/01/2016 18:07
A noter que ces "hybrides de greffe" normalement portent un + devant leur nom et non le x de l'hybride obtenu par reproduction sexuée.
Les plantes les plus connues sont le + Crataegomespilus dardarii et du + Laburnocytisus adamii.

A noter que j'avais entendu de copains pépiniéristes que l'obtention de nouveaux cultivars de certains hibiscus (x moscheutos je crois) se pourrait se faire en assemblant deux demi-boutures de tiges (coupées dans la longueur) et en enterrant cet assemblage.
A la sortie, un certain nombre des boutures obtenues présenteraient un phénotype intermédiaire entre les parents.
Information à prendre bien sûr au conditionnel.
nouvel azertien a écrit le 07/02/2016 01:41
Un article sur des "variations"

https://books.google.fr/books?id=3AxoUI3...
Bruno a écrit le 07/02/2016 08:31
J’ai l’impression que cet article mélange plusieurs choses :
- Il peut y avoir des variations de bourgeons chez des mosaïques,(association de cellules différentes) c’est les chimères.
- Il peut y en avoir aussi par mutation de cellules lors du bourgeonnement. Ces mutations peuvent être instables et il peut alors y avoir une mutation en sens inverse (qu’on appelle mutation reverse).
- Il peut y avoir aussi des hybridations qui donnent des graines ayant des caractères des 2 parents.
floyd a écrit le 07/02/2016 11:43
Même sous la signature de Darwin, on peut trouver des hypothèses qui s'avèrent fausses à la lumière des développement scientifiques de la génétique et de l'anatomie végétales.
Prenons garde à tenir pour valides, des écrits surtout s'ils sont anciens.
tropique a écrit le 07/02/2016 18:37
J avais effectué plusieurs tests dans l espoir d obtenir un hybride,mais je n avais essuyé que des échecs.
J avais toujours travaillé sur des pg et greffons qui n avaient ni le même feuillage,ni la même couleur du fruit ou fleur.Entre autres:bougainvilliers,vignes etc ...
Cela permettait d avoir une idée sur le feuillage, dès le démarrage en végétation du greffon,et,une autre idée sur les fleurs ou fruits,deux ans plus tard

Je n avais réussi à trouver qu une seule photo de mes tests:




Greffe en fente sur vigne
1 : 1/3 du bourgeon PG
2 : 2/3 du bourgeon PG
3 : Greffon

Lorsque la soudure était là,j avais taillé le greffon afin de favoriser le débourrement du bourgeon inférieur.
Malheureusement,la stipulaire du PG avait tout faussé : éclatement de la soudure suivi de l asséchement du bourgeon du greffon qui était en train d éclater
Lorsque j avais remarqué cela, il était trop tard
Je recommencerai en incisant longitudinalement le bourgeon Pg au 2/3

Bientôt,je testerai aussi certaines idées proposées dans ce sujet

tropique
gavot a écrit le 07/02/2016 19:22
Il me semble en suivant ces intéressantes expériences, que obtenir une chimère (c'est bien de cela qu'il s'agit!)demande une greffe très précise au niveau de méristèmes apicaux, seule capable de conduire au développement de branches , feuilles, nouveaux bourgeons, qui conserveront dans les tissus la juxtaposition initiale des cellules des deux parents.
Avec les moyens "macro" dont nous disposons (y compris les micro greffes), obtenir cette configuration me parait largement relever du hasard (moins grand quand même que la réussite de la fécondation manuelle d'abeilles en se protégeant avec des gants de boxe...)puisque cela réussit de temps en temps.
Noter que dans le règne animal, il a été obtenu des chimères viables entre espèces trop éloignées pour s'hybrider : poule et caille, mouton et chèvre...S'il en est de même chez les végétaux, le champ d'investigations est large .
floyd a écrit le 07/02/2016 20:31
Pour rester dans le domaine de la biologie végétale, et sous la loupe binoculaire, on parvient à découper le méristème avant de le mettre en culture in vitro.
Je verrais bien par là une façon de se donner plus de chances de réussite pour l'obtention d'une chimère.
gavot a écrit le 07/02/2016 23:02
Oui, je le verrais bien ainsi! Des moyens de microscopie et les outils correspondants...
floyd a écrit le 08/02/2016 10:16
Un fragment pointu tiré d'une lame de rasoir "classique" fixée sur un manche, nous servait en 1977, à pratiquer ces découpes de méristème avant mise en culture in vitro, à Angers. Système D efficace et bon marché!
gavot a écrit le 08/02/2016 13:43
Floyd es tu arrivé à faire ces chimères hybrides de greffe sur plusieurs espèces ?

La méthode (cf règne animal) consistant à fabriquer un embryon chimère en accolant un ovocyte fécondé de chacune des deux espèces a-t 'elle été pratiquée, à ta connaissance, sur le végétal ?


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