Prélever un greffon

greffer.net >> Abricotier

kiki a écrit le 19/01/2016 11:37 (ref msg # 50779 )
Bonjour,

Où couper pour prélever les greffons (voir photo).
Pour les conserver, je les place dans le bac à légumes du frigo en les humidifiant, corrigez-moi si je me trompe.
Vu que les températures ne sont pas très basses, est-ce bon de prélever où faut-il attendre que ces dernières descendent.
Merci pour vos réponses.
A+









diospyros a écrit le 19/01/2016 13:07 (ref msg # 50780 )
Tu peux couper en bas a la naissance du rameau a prelever.
En general le bois est plus fort en bas et les yeux plus développer et puis qui peut le plus peut le moins. Plus ton greffons est grand plus tu as le choix en terme d'yeux et de diamètre en fonction de la greffe que tu choisis.

Par contre oui on évite de faire des coupes sur un arbres quand il gèle.
ké20 a écrit le 19/01/2016 18:53 (ref msg # 50783 )
tu peux aussi rabattre légèrement ton abricotier , les charpentières sont très longues et presque nues (à part des yeux) , cela aidera à l’apparition de sous-charpentières et des d'autres branches.
diospyros a écrit le 19/01/2016 19:32 (ref msg # 50785 )
C'est tout a fait vrai... et on taillera toujours sur des yeux dirigés vers l'extérieur, et la ou ta courbure prend une inclinaison trop verticale.

Si tu veux un vase, fais en sorte de toujours avec des prolongements qui partent à 45°.
kiki a écrit le 20/01/2016 11:04 (ref msg # 50788 )
Bonjour,

Merci à tous pour vos réponses, j'en prends note.
A+ Kiki
Foufouche a écrit le 20/01/2016 14:07 (ref msg # 50789 )
Je ne taillerais pas à cette époque un abricotier mais uniquement en vert en été, je ne sais pas pour vous mais si je fais ça maintenant chez moi c'est bactériose à coup sûr au printemps. Après je ne traite pas donc le risque est beaucoup plus élevé.

Kiki pense à mettre un coup de cuivre au pinceau sur la plaie de taille du greffon, ça peut t'éviter des problèmes
floyd a écrit le 20/01/2016 19:59 (ref msg # 50790 )
Un traitement avec une spécialité à base de cuivre est une pratique recommandée contre champignons et bactéries.
On se souviendra qu'en principe une pluie de 20 mm suffit à laver le traitement, obligeant en théorie à une nouvelle application en période estivale.

Mais si le pied-mère est réputé sensible ou contaminé par une bactériose, c'est déjà une raison de ne pas y prélever un greffon.
ké20 a écrit le 20/01/2016 22:29 (ref msg # 50792 )
merci pour l'info de la taille foufouche .

HS : Concernant le cuivre , que prends-tu comme produit ou marque de produit ?
Je suis vraiment dans le début de formation de mes fruitiers et encore des greffes , à part de la gommose sur 2 cerisiers , je n'ai pour l'instant pour de soucis....enfin à part du chancre sur des vieux , moins vieux , et jeunes châtaigniers de mon bois ...
floyd a écrit le 20/01/2016 22:45 (ref msg # 50793 )
Facile à trouver et pratique à appliquer la bouillie bordelaise, dont la couleur bleu permet de bien visualiser les manques éventuels; la pulvérisation doit couvrir le dessus et le dessous des feuilles et rameaux.
Pulvériser fin en l'absence de vent.
C'est un peu salissant, mais on évite mouiller avec excès; on ne doit pas voir de gouttes tomber au sol.
Une fois que l'on maitrise mieux la technique, le réglage et le maniement du pulvérisateur, on peut s'intéresser aux autres formulations à base de cuivre.
fin du HS.
Foufouche a écrit le 21/01/2016 00:10 (ref msg # 50795 )
"ké20" a écrit :
, à part de la gommose sur 2 cerisiers

Je suppose que c'est lié à la greffe mais idem que l'abricotier, je ne taille surtout pas en fin d'hiver sinon gommose...d'une manière générale je taille très peu, ça évite souvent plus de problème que cela ne créé de solution, à part à la formation, les branches basses, les rejets et celle qui se croisent un peu trop par la suite, voir certains gourmands lorsque je palisse. C'est pas très pro mais j'essaye de faire comme je le ressens.

Un traitement avec une spécialité à base de cuivre est une pratique recommandée contre champignons et bactéries.

Oui Floyd je sais bien mais mon objectif est de mettre en place et conduire un verger selon des principes naturels, de permaculture, avec 0 traitements et pas d'irrigation. Ce c'est pas gagné mais on verra dans quelques années si je regrette mon choix. Toute espèce/cultivar qui ne résiste pas ou ne réussit pas suffisamment est supprimé et remplacé par autre chose...pas de perfusion phytosanitaire. J'essaye de m'inscrire dans ce que fait le conservatoire d'aquitaine dans une version amateur expérimentale sans contraintes de production ou de qualité.
floyd a écrit le 21/01/2016 00:25 (ref msg # 50796 )
J'encourage vivement tout un chacun à essayer ce jardinage au naturel*, permaculture si tu préfères ce mot et ses concepts.

Je n'encourage pas à traiter, mais à bien connaitre les maladies, les conditions de traitement qui permettent de sauver une situation passagèrement compromise.
Bien des jardiniers sont persuadés qu'une ou deux généreuses applications de bouillie bordelaise suffiront… mais hélas après une pluie (> 20mm) ils omettent de traiter à nouveau.
La maladie peut alors se répandre et gâcher la récolte espérée; le ou les deux traitements appliqués n'auront servi à rien, pire tout le cuivre est rendu dans le sol où il poursuit son impact, y compris sur les "bons" champignons du sol.

(*) en référence à la charte "jardiner au naturel ça coule de source"
http://www.jardineraunaturel.org/fr/nos-...
Foufouche a écrit le 21/01/2016 01:15 (ref msg # 50797 )
"floyd" a écrit :
Je n'encourage pas à traiter, mais à bien connaitre les maladies, les conditions de traitement qui permettent de sauver une situation passagèrement compromise.
Pas de soucis, j'ai bien compris le fond de ton discours Floyd, je passe quasiment tout les jours sur le forum et même si je n'interviens pas beaucoup j'ai souvent l'occasion de te lire (en plus je suis originaire de la Sarthe, tu as mon estime la plus chauvine )

y compris sur les "bons" champignons du sol.

Au delà de l'aspect, éthique, expérimental, techniquement c'est exactement le pourquoi de mon choix. Le sol dont j'essaye de tirer parti est une parcelle forestière, un podzol très fragile où l'activité biologique est plus faible que dans bien des sols et dont je suis convaincu que son existence est largement inféodé à la présence de ses champignons. A chaque fois que je creuse, je trouve des mycelliums et je soupçonne qu'ils forment aux endroits où la litière est ancienne des réseaux trophiques très élaborés dont j'ignore tout. Comme tu l'évoques j'ai bien peur que des doses répétés de cuivre ne soient un des pires moyen d'anéantir ce potentiel de fonctionnement à terme donc même pour la cloque du pêcher ou ce genre de maladie pas de cuivre sous aucune forme.

C'est un vrai challenge à relever, je crois que ce genre d'expériences sans phyto qui se multiplient un peu partout dans le monde changeront forcément la vison et les pratiques actuelles des pro et amateurs en montrant qu'il est possible de procéder autrement, en cultivant avec la nature plutôt que contre elle. Chaque personne qui fait ce choix dans son contexte personnel est un micro maillon supplémentaire au changement et c'est là aussi l'intérêt, plus qu'attendre des solutions. Surtout qaund on voit ce genre de news Hop 7 ans de gagner pour les lobbys...
Bref je m'éloigne du sujet je vais me faire engueuler.
ké20 a écrit le 21/01/2016 08:50 (ref msg # 50798 )
Je partage ton avis foufouche , il ne faut pas tailler à outrance , au contraire même selon les variétés, on fera face à toujours plus de pousses l'année suivant la taille , et toujours plus de travail.

Il y a bien entendu des variétés de poiriers , pommes, cognassiers , même pêchers ou le poids du fruit (ou des fruits) oblige de rabattre l'arbre afin d'éviter les casses des branches


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