Outil utile pour connaitre la nature du sol

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Pistole a écrit le 26/01/2015 23:08
Ayant constaté la difficulté dans le choix des portes-greffes vis-à-vis du sol qui dépend de plusieurs critères (pH, calcaire, fertilité du sol, profondeur du sol, régime hydrique,…), on peut avec la géologie apprendre des choses intéressantes (pH, calcaire, fertilité dût aux alluvions,…).

Ce site permet d’avoir accès gratuitement aux cartes géologiques et à leurs légendes (notices) : http://infoterre.brgm.fr/

Et voici un petit tuto vidéo : http://infoterre.brgm.fr/tutoriels/carte...

Si vous avez des questions, n'hésitez pas.

Pour aller plus loin, on peut aussi s'intéresser aux plantes sauvages qui résulte des facteurs pédologiques et climatiques.

Bonne recherche
floyd a écrit le 26/01/2015 23:43
On confond facilement la géologie et la pédologie…
Cette dernière est celle qui doit nous intéresser. Quelques cartes existent pas facile à dénicher.

Les meilleur outils, la pioche et la pelle, permettent d'ouvrir une fosse pédologique… où un regard attentif et quelques compétences permettent d'extraire d'utiles informations.

Quant aux herbacées, il est abusif d'écrire qu'elles suffiraient à établir avec assurance, un projet de plantation.
Les ouvrages publiés ont une valeur scientifique toute relative!
Nos fruitiers ont un système racinaire plus profond et d'autres besoins…
Bruno a écrit le 27/01/2015 09:47
Sans faire une analyse qui coute cher on peut avoir une idée de son sol. Voici des sites qui l'expliquent : http://www.un-jardin-bio.com/connaitre-s...

http://www.pratique.fr/savoir-reconnaitr...

http://www.mangedesfleurs.be/au-jardin/l...
floyd a écrit le 27/01/2015 10:52
Merci pour ces liens… dont le contenu, j'en suis désolé, est assez navrant.
Prétendre parler du pH et ne pas même savoir comment on l'écrit, me laisse dubitatif sur les réelles compétences des auteurs.

Aucunes des recettes exposées, ne permettra de raisonner les doses et fréquences des amendements et fertilisations.
La flore bio-indicatrice, la belle affaire, ne sera plus d'aucune aide sur pour une parcelle mise en culture et amendées.

Et… j'insiste à nouveau, nos arbres ont un système racinaire profond; le sol où les planter, nous devons le connaitre "en profondeur". C'est l'observation du profil pédologique qui reste le premier moyen.

Quand à l'analyse en laboratoire, pour le prix d'un seul plein de carburant, on obtient un travail sérieux et fiable.
De grâce ne faisons pas de cet investissement un repoussoir, une justification pour se contenter de sites aux compétences agronomiques bien maigres…
Pistole a écrit le 27/01/2015 20:32
Intéressant ces liens, le dernier doit être prit avec du recul, par exemple les renoncules, ben yen a pleins des espèces et certaines sont indifférentes au pH.
Je suis d'accord avec toi Floyd, le profil pédologique mérite le détour mais :
- une parcelle mise en culture et amendé s'arrête bien quelques part donc la flore bio-indicatrice n'est pas loin
- on a vu le sol, la flore mais pas la végétation (groupement végétale = ensemble d'espèces végétales dans espace définit) et la connaissance de la dynamique de végétation (végétation herbacée -> végétation arbustive -> végétation arborée) permet de voir dans le passé ou le futur.
Par exemple, la prairie à Jonc à fleur aigüe et à Crételle évolue naturellement vers la mégaphorbiaie à Jonc à fleur aigüe et Reine-des-près puis vers une forêt alluviale hygrophile (aulnaie, aulnaie-frênaie acidiphile de l'Alnenion glutinoso-incanae (nomenclature phytosociologique).
Le fait que la phytosociologie étudie les communautés végétales et leur relation avec le milieu permet de connaitre très précisément la nature du sol, même avec une strate herbacée dépourvue de système racinaire profond.
floyd a écrit le 27/01/2015 21:49
Certainement; chacun réagit avec son bagage.
Les méthodes indirectes exigent le regard exercé du botaniste accoutumé à la phytosociologie.
Avouons que ce n'est pas donné à tout le monde.

Par contre en une heure de temps on ouvre une fosse pédologique, et pour le prix d'un plein on obtient les chiffres et les conseils en fertilisation, substances et doses.
La flore bio-indicatrice… ben ça elle sait pas faire.
ké20 a écrit le 27/01/2015 22:29
ayant fait bâtir ma maison sur mon terrain , j'ai eu la chance d'avoir un descriptif d'une partie du sol , mais ce n'est pas suffisant.
J'ai justement acheté un kit pour tester le sol chez Leroy machin pour 10.25e.
De plus , il est vrai qu'il faut tenir compte des plantes et variétés d'arbres qui poussent déjà sur le terrain , et en combinant les différents paramètres , je m'approcherai au mieux du type de sol sans être toutefois très précis.

Après , il est certain que rien n'égalera une analyse de sol faites par un laboratoire , qui ne coûte pas non plus une fortune , car si on rate plusieurs arbres ou les voir végéter, et avec toute l'énergie (physique) dépenser pour s'en occuper, l'investissement d'une analyse est quand même plus rentable pour notre santé et celles des plantations
Pistole a écrit le 27/01/2015 22:46
Certainement; chacun réagit avec son bagage.
Les méthodes indirectes exigent le regard exercé du botaniste accoutumé à la phytosociologie.
Avouons que ce n'est pas donné à tout le monde.


Après , il est certain que rien n'égalera une analyse de sol faites par un laboratoire , qui ne coûte pas non plus une fortune , car si on rate plusieurs arbres ou les voir végéter, et avec toute l'énergie (physique) dépenser pour s'en occuper, l'investissement d'une analyse est quand même plus rentable pour notre santé et celles des plantations


Oui c'est sûr

S'il y en a qui sont intéressé(e)s par la phytosociologie, allez voir les conservatoires botaniques proche de chez vous, ils organisent des sorties avec les botanistes bénévoles.
floyd a écrit le 27/01/2015 22:52
Conservatoire du Patrimoine Naturel?

J'ai passé un excellent week-end avec la fine fleur des naturalistes sarthois, botanistes de première pointure, mais ne portant pas d'intérêt à la mise en culture et à peine aux adventices des jardins. De bons amis toutefois!
Pistole a écrit le 29/01/2015 21:38
Peut être, il faut leur demander.
Tu m'étonnes que les adventices n'intéresse pas les botanistes en quête de rareté sauvage.
J'ai l'impression que ces mauvaises herbes te donnent du fil à retorde Floyd. Tu dois déjà le savoir mais ces plantes étant souvent des annuelles, il suffit d'arrêter de travailler le sol pour qu'elles disparaissent, au profit des vivaces. Un paillage brf (ayant reposé quelques mois) et/ou feuilles mortes devrait suffire à nourrir lentement mais surement le sol et à maintenir un bon taux d'humidité.
floyd a écrit le 29/01/2015 21:54



Parmi les adventices bien gênantes, les vivaces arrivent rapidement en tête. (chiendent, ortie, liseron, lierre…)
Je crois qu'elles indiquent surtout la nature d'un terrain qui sera difficile à tenir assez propre (j'ai pas dit nu) pour laisser le bénéfice aux arbres plantés.
Le passage d'un rolofaca semble une nouvelle solution accessible à l'amateur.
Pistole a écrit le 29/01/2015 22:07
C'est vrai, je les avais oublié.
Intéressant cette technique même si je m'oriente plus vers la permaculture.
floyd a écrit le 30/01/2015 09:50
Pour en avoir parlé avec lui, je sais que R. Wallner (ferme du petit colibri) a cogité sur la fabrication d'un rouleau à faucher pour l'intégrer dans son design.
D. Pépin, que j'ai côtoyé, concède un usage parcimonieux, prudent et ponctuel du glyphosate pour détruire au pinceau, ces vivaces irréductibles.
Ces deux expérimentateurs et auteurs, mettent bien sûr en avant et avec raison, compost, broyat, mulch…

L'ouverture d'une fosse pédologique permet aussi de comprendre le système racinaire profond d'un liseron.
François du Perche a écrit le 30/01/2015 11:02
D. Pépin, que j'ai côtoyé, concède un usage parcimonieux, prudent et ponctuel du glyphosate pour détruire au pinceau, ces vivaces irréductibles.

C'est un travail très fastidieux, à 4 pattes, avec un pinceau et toute goutte qui tombe à côté tue l'herbe qu'on veut conserver. Il est bien + simple de traiter ponctuellement avec du débroussaillant type génoxone ou garlon (ce dernier moins nocif pour l'environnement) les pissenlits, oseille, boutons d'or, liserons, etc. A utiliser avec parcimonie,prudence, ponctualité et précision. On reste debout avec son pulvérisateur, ça va assez vite. Pas de dégât collatéral,l'herbe malencontreusement traitée n'est pas sensible à ces produits.


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