Moreau ou Burlat, lequel choisir ?

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diaoulig a écrit le 22/11/2014 16:49 (ref msg # 46034 )
Bonjour,

Ayant acheté à la foire de Lisieux, un Burlat en mars, j'ai eu la mauvaise surprise de le perdre en juin après un débourrage très timide. Ayant réalisé une très belle fosse de plantation et ayant suivi l'arrosage, je suppose que le sujet était mal en point lors de la vente. J'ai entendu par la suite que Burlat était sensible aux terres lourdes (comme la mienne).
Certains pépiniéristes affirment que Moreau est supérieur à Burlat et qu'il possède la même précocité ?
Pouvez-vous svp confirmer ou infirmer cette affirmation ?

Cordialement
klakos a écrit le 22/11/2014 18:48 (ref msg # 46035 )
Hormis la question du porte-greffe, je n'ai jamais entendu une telle affirmation quelque soit l'arbre fruitier.
Maintenant, il y a sans doute différents degrés de sensibilités à certaines maladies induites par ce genre de terrain.
floyd a écrit le 22/11/2014 19:29 (ref msg # 46037 )
Un examen précis du système racinaire est indispensable avant d'émettre des hypothèses sur la mort rapide de l'arbre fraichement planté.
En sol lourd, on sait qu'une fosse de plantation conduit à noyer les racines dans une sorte de cuvette que les arrosages et les pluies maintiennent remplie d'eau.

Dans ce cas, on doit voir un niveau d'eau assez constant dans le trou de plantation et les racines seront nettement pourries et gorgées d'eau.
Qu'en est-il ?
Bruno a écrit le 26/11/2014 07:56 (ref msg # 46059 )
La variété Moreau mûrit environ une semaine après Burlat. Il faudrait savoir aussi sur quel PG était greffé ce Burlat. S'il était greffé par exemple sur du Ste Lucie, il n'était pas adapté à un terrain lourd et humide. Je crois que dans ce cas le PG a plus d'importance que la variété de bigarreau.
floyd a écrit le 26/11/2014 09:25 (ref msg # 46060 )
… et autour de Lisieux, les sols sont parfois lourds, convenants pour le pommier et le poirier.
Un pépiniériste présent à cette foire réputée ne peut l'ignorer. Vendre un sujet greffé sur un PG peu adapté serait une erreur grossière.
On ne peut donc exclure un soucis lié à la "fosse de plantation" en sol lourds.
ké20 a écrit le 02/12/2014 22:06 (ref msg # 46173 )
sols lourds ça dépend aussi si c'est de l'argile qui colle bien aux pieds , ou de la terre noirâtre bien compacte .
Je ne sais pas ce que vous entendez par sol lourd en fait, ça qualifie plus l'aspect que la constitution du sol en fait..

Le cerisier se porte plutôt bien dans l'argile,il n'aime pas un sol trop humide.
24h immergé suffit à tuer un cerisier par exemple.
floyd a écrit le 02/12/2014 22:35 (ref msg # 46175 )
Disons que les maisons autour de Lisieux sont faites de briques ou de torchis.
… et que les mares sont très imperméables.
ké20 a écrit le 02/12/2014 22:47 (ref msg # 46177 )
donc je pense comme toi par rapport à tes premiers messages , le cerisier a certainement du mourir suite à un excès d'eau

Donc pour la prochaine plantation de cerisier , il faut au contraire ne pas hésiter à le surélever par rapport au niveau du sol naturel , ça peut paraître bizarre "de percher" un arbre sur une belle motte de terre , mais cela lui laissera davantage de chance pour sa survie
Foufouche a écrit le 03/12/2014 10:29 (ref msg # 46180 )
"ké20" a écrit :
24h immergé suffit à tuer un cerisier par exemple.

Dans les Landes on peut observer des cerisiers (celui de mon voisin par exemple) qui ont littéralement les pieds dans l'eau une bonne partie de l'hiver, la nappe est très proche, et affleure parfois. Je suppose qu'ils sont sur avium.
Mais le sol a la capacité de drainer très rapidement et l'eau contenu dans la nappe est mouvante du fait de la topographie et du réseau de drainage, je pense que ça joue.

ké20 je plante beaucoup sur micro butte, pas le choix, c'est une assurance vie içi!
Pour moi c'est le meilleur système de plantation qui existe, mais c'est 3x plus de boulot.
Bruno a écrit le 03/12/2014 12:00 (ref msg # 46182 )
Et puis dans les Landes, le sol est du sable et non de l'argile, et est donc très perméable. De plus peut-être que pour un cerisier avoir les racines dans l'eau en période de repos végétatif est moins grave qu'en période de croissance.
ké20 a écrit le 03/12/2014 12:49 (ref msg # 46183 )
"Foufouche" a écrit :
[quote="ké20"]24h immergé suffit à tuer un cerisier par exemple.

Dans les Landes on peut observer des cerisiers (celui de mon voisin par exemple) qui ont littéralement les pieds dans l'eau une bonne partie de l'hiver, la nappe est très proche, et affleure parfois. Je suppose qu'ils sont sur avium.
Mais le sol a la capacité de drainer très rapidement et l'eau contenu dans la nappe est mouvante du fait de la topographie et du réseau de drainage, je pense que ça joue.

ké20 je plante beaucoup sur micro butte, pas le choix, c'est une assurance vie içi!
Pour moi c'est le meilleur système de plantation qui existe, mais c'est 3x plus de boulot.[/quote]

Salut voisin aquitain
tu ne serais pas géomètre ou topographe par hasard ou géologue?
Tu emploies des termes qui me font penser à un connaisseur !
Je suis géomètre topographe de formation mais ne fais plus que de la topo à mon grand regret mais bon , j'ai choisi.

A bientôt
Kévin
Foufouche a écrit le 03/12/2014 13:04 (ref msg # 46184 )
Effectivement Bruno, les mêmes conditions de nappe haute en plein mois de juin seraient certainement fatales. (En gros La nappe oscille entre 0/-1m l'hiver à -3/-5 m l'été selon les conditions, avec la zone de battance matérialisée par une couche d'alios vers -1m).
Après honnêtement les quelques cerisiers que j'ai observé implanté dans ces conditions de sol pauvre, acide et asphyxiant l'hiver sont de pâle copie de ceux en sol argilo calcaire mais ils ont le mérité de s'y être adapté.
Je tente aussi d'en implanter dans de meilleures conditions mais ça reste une espèce peu adaptée au sols du coin...j'arrive à avoir quelques cerises c'est déjà ça, mais c'est pas le Pérou comme on dit !

Edit pour Ké20
presque! paysagiste à une époque, enfin plus ou moins toujours d'ailleurs.


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