Pink Lady

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André a écrit le 21/10/2014 13:26
J'ai récupéré l'hiver dernier des greffons de Pink Lady que j'ai greffé sur M9.

Les greffes ont bien pris et je devrais donc (si tout va bien) avoir des fruits dans un an ou deux.

Maintenant je me demande si cultiver cette variété dans le Sud Ouest de la France (40 km au Nord de Bordeaux) est possible puisque selon Wikipedia : "Ces variétés nécessitent une longue période de croissance sous climat chaud, ce qui les rend difficile à cultiver sous des latitudes tempérées. Elles sont donc essentiellement produites en Australie et Nouvelle-Zélande, en Espagne, en Italie, et en France dans le sud Est, notamment autour de Marsillargues (Hérault)."

Quelqu'un a-t-il une expérience réussie dans ma région ?
ARHUS76 a écrit le 15/11/2015 21:46
Cette variété pousse très bien dans le sud Ouest. Mais bien qu'elle me passionnait il y a 20ans je dirais que c'est une variété de professionnel. Elle est sensible à la tavelure et à l'oïdium. À besoin d'un eclaississage pour maintenir le calibre et la coloration spécifique n'apparaît qu'à la fin avec de gros écart de température entre le jour et la nuit. En afrique du sud on utilise des porte greffe vigoureux pour avoir le maximum de feuillage pour protéger la pomme du soleil.

Pour moi, aujourd'hui, c'est une variété sans intérêt dans mes conditions de cultures.
André a écrit le 15/11/2015 21:53
Merci.

Je confirme qu'après 1 an de culture sans traitement, j'ai obtenu de petites pommes très tavelurées.

Rien à voir avec le Goldrush planté tout près qui, dans les mêmes conditions, m'a donné de belles pommes bien saines.
Ferréol a écrit le 16/11/2015 21:55
Juste pour complément d'information, Pink Lady est une marque commerciale de fruits sélectionnés pour certaines qualités dans la production de la variété Cripps pink

Elle est aussi sensible au puceron cendré du pommier.

C'est une pomme très "agriculture conventionnelle", gros calibre et belle présentation, sucrée et croquante, mais qui nécessite beaucoup d'aide (ou de béquilles diront d'autres) en culture, nombreux traitements, irrigation, compétences techniques assez poussées...
Foufouche a écrit le 16/11/2015 23:58
Et pourtant, et peu être va tu m'en dire plus ferréol, j'ai été étonné du fait de sa réputation de variété plutôt sensible de voir cette pomme commercialisée en magasin bio l'an dernier sous l'apellation cripps pink , j'ai eu le cageot sous les mains, certifié bio, avec l'étiquette producteur (étang de Berre), elle était certes de plus petit calibre avec des couleurs plus variable mais d'apparence plutôt saine, je serais vraiment curieux de connaître le mode de culture dans ce cas.
Ferréol a écrit le 17/11/2015 07:32
Ne connaissant pas les pratiques du producteur je ne peux rien affirmer, ceci dit lutter contre les insectes et les maladies fongiques est tout à fait possible en bio.

Les fongicides naturels comme le soufre et certaines bouillies cupriques, certaines spécialités insecticides (huiles végétales, huile essentielle d'orange douce et spinosad) peuvent être utilisés en bio. Contre les insectes ravageurs, il y aussi la protection biologique (et les pièges a phéromones ou la confusion sexuelle).
Sans compter tout le volet de prévention des risques, de prophylaxie.

Bref, il est largement possible de produire n'importe quelle variété de pomme, y compris les plus sensibles en bio, c'est simplement plus technique encore, et plus cher. Produire des variétés sensibles en bio, c'est un drôle de choix, mais peut-être que le producteur a récupéré un verger conventionnel en bon état et qu'il l'a converti en bio?
Foufouche a écrit le 17/11/2015 13:59
peut-être que le producteur a récupéré un verger conventionnel en bon état et qu'il l'a converti en bio

J'imagine que c'est celà.

il est largement possible de produire n'importe quelle variété de pomme, y compris les plus sensibles en bio, c'est simplement plus technique encore, et plus cher.

Merci Férréol pour l'information, chose que je ne savais pas, je pensais que certaines limites liées au cultivar ne le permettaient pas.
Gaston a écrit le 04/12/2015 10:34
Un peut à mon avis remplacer 'Cripp's pink' par 'Melrose', qui est assez similaire en goût, peut-être un tantinet moins acidulée, mais bien moins fragile.
La Melrose pousse bien sous le climat normand (pays d'Auge, Lieuvin), ce qui est un bon indicateur de sa résistance à la tavelure
Pour ce qui est de l'oïdium (fragilité de son parent 'Jonathan'), il faudrait voir avec des gens qui la plantent dans des climats plus chauds/secs.


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