Clonage de Rhubarbe.

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Eric a écrit le 15/10/2014 19:09
J aurai besoin de conseils en vue de cloner des rhubarbes.

Je compte en effet planter 10 ares de rhubarbe au printemps. 10 ares de differentes varietes. C est apres que ca se complique . De ces varietes que j espere rassembler d ici la. Je compte selectionner les 5 ou 10 meilleurs varietes . Meilleurs en sucre et en gout. Durant l ete prochain je compte les multiplier par clonage ( soyons moderne ^^ ) pour planter 1 hectare sur 2 ans.
L objectif final est de produire de batons frais pour la vente , de la marmelade et du vin de rhubarbe d ici 3 ou 4 ans. Bref de grands projets.

L ennui est que mon fils qui fait l agronomie est en premiere annee. Pour l instant son bizutage lui prends plus de temps que les etudes Ce n est donc pas gagne question conseils . Il me faudrai un ancien qui a plus de connaissances ds le domaine que moi ( ca ne devrait pas etre difficile, deja avoir vu une eprouvette en live est pour moi le signe d une grande experience ). J ai vu que les hormones et autres produits sont disponible sur le net. Mais apparament chaque espece a besoin d une mixture particuliere et le net est peu bavard au sujet des rhubarbes mais beaucoup plus pour une certaine herbe exotique fort utilise pour faire des carpetes . Je ne crois pas que l herbe et la rhubarbe ont les meme besoins d ou ma demande de conseils.

Je suis conscient que ce sujet n aborde que de maniere tres eloigne le greffage . Mais j ai vraiment besoin de cette aide.
floyd a écrit le 15/10/2014 22:05
Pas de soucis, Eric, puisqu'il s'agit de multiplication végétative.

Classiquement la rhubarbe se multiplie par éclat de souche, un bourgeon plus une racine.
On obtient par ce bouturage une série de plantes dont le patrimoine génétique est identique à celui du pied-mère, donc un clone.

Si on met en terre 1 plant par mètre carré… , soit 1000 plants en variétés pour 10 ares, c'est pas simple mais reste à valider.
La lenteur du processus habituel ne peut te convenir.

Multiplier à 10 pour 1 serait déjà mieux.
Inciter à l'apparition de bourgeons sur une racine comme on le fait pour la production des endives; une technique qui pourrait t'inspirer.
Eric a écrit le 16/10/2014 01:56
En fait j ai deja cultive de la rhubarbe sur +- 10 ares chez mes parents . Je sais donc ce qu il est possible d en faire . Par contre l idee des endives m intrigue.
Mes parents cultivaient aussi des endives en grandes quantitees. Donc je suppose que tu propose de couper les yeux tres court pour pousser la rhubarbe a faire plusieurs yeux a la place le l oeil initial. Tres bonne idee. Je vais essayer ca au printemps . En attendant cela ne me fournira pas les 800 a 1000 plants necessaires dans un premier temps. C est pourquoi j ai pense aux clonage .
Je n ai pas vraiment de connaissances dans le domaine mais etant autodidacte , cela ne me decourage pas.

Je vais donc poursuivre mes recherches sur le net.
Jusqu a maintenant j ai compris que cela se fait en plusieurs etapes .
Prelevement de morceaux de feuilles.Avec quelques feuilles y a moyen d en faire beaucoups.
apres sterilisation mise en culture pour developper un cale ( bien que j ai pas trop compris de quoi il s agit, je crois que ce sont des sortes de cellules indeterminees)
puis mise dans un milieux favorisant le developpement de racines .
et enfin mise en terre.

Je n ai pas encore trouve les temperatures de culture. Mais je cherche ...
floyd a écrit le 16/10/2014 10:09
Un protocole faisant appel à la culture in vitro (CIV) permet pour de nombreuses espèces une multiplication très intensive.

Il semble que la rhubarbe fait partie des espèces dont le détail techniques de la CIV est connu.
Reste à le mettre en application et c'est un labo qu'il faut installer…
Authors: Y. Zhao, Z. Cai, Y. Zhou, S. Chen
Keywords: rhubarb, propagation, in vitro culture, seedling shoot tip, rooting
Abstract:
Rhubarb (Rheum rhaponticum L.) has been cultivated as a vegetable crop in Europe, the US, Canada and Europe for more than a century. As a health-enhanced plant it is less known in China because of lacking plant resources. In the last few years culinary rhubarb was introduced to China, but shortage of planting materials has been a problem for commercial cultivation. An efficient protocol for in vitro propagation of rhubarb from seedling shoot-tips is described. Regeneration was achieved by culturing shoot-tips on MS medium supplemented with BA or KT in different combinations with NAA or IBA at concentrations of 0-3 mg/L. The highest multiplication efficacy was obtained on MS supplemented with 1.0 mg/L BA+1.0 mg/L NAA, regenerating 9.1 shoots from an explant. Regenerated shoots rooted on 1/2 MS medium containing 0.5 mg/L NAA obtained the highest rooting percentage (92.6%). Rooted plantlets were successfully transferred in field with 90% of survival. This study reports, for the first time, a method for in vitro plant propagation using seedling shoot tips of rhubarb. It provides an efficient protocol for rapidly propagating planting materials for rhubarb cultivation.

http://www.actahort.org/books/923/923_12...


Un autre rapport avec photos, ici:
http://www.iosrjournals.org/iosr-javs/pa...
Eric a écrit le 16/10/2014 11:38
Super .

Merci Floyd . Je vais etudier ca .

Je compte en effet construire un petit labo super clean . Le local est presque fini . Manque plus que le toit .
Foufouche a écrit le 17/10/2014 01:13
Je ne sais pas si ça se fait encore mais à l'époque au lycée on nous as fait faire cette expérience de multiplication in vitro avec des bégonias. Ca avait plutôt pas mal réussit et beaucoup avait ramené leur bégonia repiqué en terre à la fin du trimestre.

Les tubes était réceptionnés avec les gelées nutritives, de tel sorte qu'on avait juste à y déposer un fragment de feuille de quelques millimètres préalablement désinfecté dans une solution javellisée. Ensuite 1 repiquage pour diviser la concrétion obtenue dans X autres tubes et il me semble qu'on attendait quelques semaines pour repiquer en terre. Je ne sais plus si le repiquage se faisait avec des gelées de composition différentes.
La clé du succès résidait dans les conditions de stérilité, d’asepsie à l'ouverture des tubes, on avait une flamme,hôte soufflante, enfin le meuble de labo classique mais ça réussissait pas toujours malgré les précautions, le moindre germe dans le tube et c'en était terminé.
Le souvenir qui persiste est celui d'une expérience ludique, assez simple mais pas gagnée d'avance.

Regarde içi, au top, ils font même leur gelée!

Ca donne envie de tester.
Eric a écrit le 17/10/2014 14:27
Encore merci Floyd les doc ne sont pas donne . Faut compter 80 € pour s abonner et un autre 41 € pour celui-ci. Pan le coup de fusil, enfin faut savoir ce que l on veux.
Je travaille donc mon epouse pour qu elle me libere les fonds , d autant que c est elle qui fait les payements

Merci egalement a Foufouche, L aspect tres pratique du document que tu propose me sera d une aide precieuse. L idee d aseptiser l air environnant avec une bruleur me semble etre tres judicieux et accessible pour un novice. Ce que je suis. Mais un jour je serai un pro .
floyd a écrit le 17/10/2014 19:51
Je n'avais lu que le résumé et pas remarqué que l'article était payant.
Peut-être se rapprocher des établissements de formation belges renommés qui pourraient accepter de mettre une copie à ta disposition.
Ton projet, pourrait même intéresser un élève ingénieur en horticulture ou en arboriculture, voire un doctorant…
Ferréol a écrit le 18/10/2014 08:31
Bonjour, je veux pas jouer mon rabat-joie mais la culture in-vitro, sur certains exemples simples (bégonia, saintpaulia, pomme de terre, tabac) peut sembler facile. Cependant, avant d'arriver a travailler proprement, de maitriser toute les opérations nécessaires à ton projet à l'échelle de celui-ci, de l'introduction du matériel en in vitro à l'acclimatation des vitroplants, il faut un apprentissage, beaucoup de pratique et du matériel relativement couteux pour un particulier. De plus, je pense que le délai que tu donne serait déjà difficile à tenir pour des professionnels chevronnés de la culture in vitro.

A mon avis pour respecter les délais et surfaces que tu souhaites dans un budget qui ne soit pas délirant, il n'y a qu'une solution, le semis classique. Certaines variétés étant considérées relativement fidèles de semis (Victoria par exemple), les problème qui se pose pour toi de vouloir des clones/variétés
n'est peut être pas si crucial que ça...
floyd a écrit le 18/10/2014 19:43
Il y a du vrai, mais les pionniers de la CIV sont parvenus à leurs premiers résultats grâce à des installations qui feraient sourire les professionnels d'aujourd'hui, nous en sommes d'accord.

La voie moyenne peut consister à se rapprocher, comme je le suggérais, d'un établissement disposant d'un laboratoire moderne, des savoir-faire et d'un intérêt particulier pour la rhubarbe.

On voit dans les éléments bibliographiques que les chercheurs chinois sont au travail.
Doit-on attendre qu'ils nous fournissent des vitroplants ou qu'ils nous expédient des spécialités gourmandes à la rhubarbe par conteneurs entiers?
autrevie a écrit le 18/10/2014 22:45
bien que ça m'excite beaucoup de vous lire,degrav'agri vend des plants de rhubarbes à des prix très interessant,surtout pour ces quantités.
et puis ils ont pas mal de variétés,dont la golitath.
désolé de casser le projet in vitro avec mon info de chaland.
floyd a écrit le 18/10/2014 23:48
Merci pour l'info;
Probablement une activité de négoce pour ces variétés de rhubarbe.

Une autre piste à exploiter, le Centre de Recherche de Kentville:
Rhubarb Tissue Culture
Rhubarb is often commercially propagated by tissue culture. The Kentville Research Center has been the site of research on propagation of rhubarb. The current interest in growing rhubarb on a commercial scale has been stimulated by increasing demand for it, but growers are faced with two difficult decisions: What are the best varieties? Where can healthy planting stock be found? The Kentville Research Center is providing assistance through the technique of micropropagation which consists of starting test tube cultures from minute growing tips (meristems). These meristems are dissected out of buds and when provided with proper nutrients and plant hormones will grow and multiply. The benefits of this propagation technique include disease free plants and year round rapid multiplication. Rhubarb micropropagation techniques are now available for commercial tissue culture labs to exploit and rhubarb growers can look forward to a secure supply of healthy plants.

http://www.rhubarbinfo.com/propagating
Eric a écrit le 19/10/2014 00:15
Merci pour l adresse autrevie.

Je vais les contacter pour voir leurs tarifs.
Rassure toi , je ne fait pas une fixation sur la multiplication vegetative in vitro. Mais c est vrai que cela m aurai amuse de relever ce defi.

D un autre cote , aspect financier reste le nerf de la guerre. Comme toujours helas.
Foufouche a écrit le 19/10/2014 03:27
C'est sûr que si l'expérience est susceptible de mettre en péril ton projet juste pour potentiellement économiser quelques centaines d'euros , il y a toujours des imprévus dans ce genre d'expérience .

Si tu as une solution de repli ça peu être intéressant de tenter quand même à moindre frais, on ne sait jamais, le jeu peut en valoir la chandelle.
autrevie a écrit le 30/10/2014 07:18
leaderplants vendent de la rhubarbe à 1.10 euro
auxine a écrit le 01/11/2014 22:32
Il y a un laboratoire français qui travail sur la multiplication in vitro de la Rhubarbe mais cela ne semble pas forcement évident... Il faut attendre encore un peu. La division est pratique courante. Idéalement, il faut acheter les 1000 premiers plants en RN et les diviser dans le temps...
En faisant de la transformation (confitures, vin...), c'est pas le cout du jeune plants qui pèse le plus lourd dans le business plan... Au bout du deuxième Kg récolté, le plant est payé...
floyd a écrit le 02/11/2014 10:10
Merci pour l'information.

Techniquement tu as raison. Mais attendre c'est aussi prendre le risque de laisser l'initiative à de potentiels concurrents.
Je suppose qu'Eric sera intéressé par les coordonnées du labo français. en MP si possible.
auxine a écrit le 02/11/2014 10:43
Merci pour l'information.

Techniquement tu as raison. Mais attendre c'est aussi prendre le risque de laisser l'initiative à de potentiels concurrents.
Je suppose qu'Eric sera intéressé par les coordonnées du labo français. en MP si possible.


Bonjour Floyd,

Quand je dis "attendre encore un peu" c'est simplement parce que la technique est en phase de développement et que pour l'heure il n'y a pas de plants en vente issu d'in vitro... Effectivement, attendre est pas conseillé sur des projets de cette nature mais la finalité, si j'ai bien compris, est bien de faire des produits transformés à base de Rhubarbe.
D'où l'intérêt d'acheter rapidement des plantes en RN pour ne pas être dépendant d'une technique qui n'a pas encore fait ses preuves pour une plante comme la Rhubarbe.
Pour l'heure, en In vitro, il y a trop de prolifération de bourgeons et les pétioles sont faibles. Il faut attendre très longtemps avant d'avoir de gros plants et des gros pétioles. Comme pour beaucoup d'autres plantes fruitières les producteurs sont assez frileux quant à choisir des plants de micropropagation. A mon avis, le plus sage est de faire le choix de la division. Au moins on sait où on va...

Concernant les labos Chinois qui travaillent sur la Rhubarbes et d'autre plants fruitiers, rassurez vous, ils ont bien des soucis à régler avant d'envahir le marcher Européen. Je connais très bien les acteurs de ce secteur... et certainement plus encore en Chine...
floyd a écrit le 02/11/2014 12:09
Frilosité, oui elle est compréhensible lorsque la micropropagation consiste à ne clôner que peu de souches. Personne ne veut être celui dont les champs de culture vont être ravagés par le problème imprévu comme telle ou telle sensibilité à une maladie, un ravageur.

La régénération des espèces (fleurs et légumes) virosés a permis dans les années 80 aux plus audacieux de développer à nouveau des productions devenues impossibles.
Sans parler des cultures d'orchidées.
Face à une concurrence mondialisée un peu plus d'audace, un peu moins de frilosité…

Pour le projet d'Eric, nous ferons confiance à ton expertise.
auxine a écrit le 02/11/2014 12:22
Oui, pour la régénération d'espèces virosés entièrement d'accord (c'est le cas sur la grande majorité des framboisiers vendus de nos jours). Je fais allusion dans mon commentaire uniquement aux plants fruitiers et à l'application de l'in vitro comme méthode de multiplication. D'autres activités in vitro sont bien utiles dans le domaine agricole et on ne peut remettre en question, de manière aussi catégorique les avantages que cette technique a apporter dans ce domaine.


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