Comment planter un arbre en motte ?

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André a écrit le 01/09/2014 16:00
Une vidéo à voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=uz2njTWg...

Voir aussi : Comment tailler un arbre fruitier ici : https://www.youtube.com/watch?v=cwIWBPL7...
et pourquoi tailler un fruitier : https://www.youtube.com/watch?v=i9Oqf53n...
floyd a écrit le 01/09/2014 17:36
Trois fois hélas, ce jardinier a du apprendre le peu qu'il dévoile dans les ouvrages du XIXe.
Son discours dépourvu de fondement scientifique et d'actualité va encore tromper une génération de nouveaux jardiniers.

Cette enseigne de jardinerie bien connue n'a pas trouvé le bon arboriculteur.
D'ailleurs sur la toile que j'ai longuement exploré sur ces thèmes, je n'ai pas encore trouvé une vidéo qui soit pertinente.

Bref, topic à passer dans les hors-sujet.
André a écrit le 01/09/2014 18:45
C'est vrai que ce n'est pas exceptionnel comme vidéos mais le but de les mettre ici était justement de souligner leurs qualités et leurs défauts.

Peux-tu préciser ce qui te parait ne pas aller dans celles-ci ?

Et que penses-tu de faire toi-même une vidéo de qualité et de la poster sur Youtube ? A défaut, si tu n'en as pas envie, je tiendrai compte des commentaires des spécialistes de ce forum et j'essaierai de refaire des vidéos de qualité prochainement histoire de combler le manque dont tu parles.
André a écrit le 01/09/2014 19:12
Voilà le texte de la première vidéo pour d'éventuelles corrections. A part le délai de fructification que je trouve un peu long et la partie sur la pollinisation un peu imprécise, je ne vois pas de grosses bêtises.

Pour planter un arbre fruitier en motte, il faut déjà choisir un emplacement bien ensoleillé et dégagé.
J'ai choisi cet emplacement parce que celui-ci va faire à peu près trois mètres de diamètre à l'âge adulte

On creuse déjà à un bon trou d'au-moins trois fois le volume de la motte. J'ai choisi un arbre en motte parce que ceux-ci ont été cultivés en pleine terre. Ils ont été arrachés au début de l'automne. Nous sommes en novembre, le fameux mois de la sainte-Catherine où tous les arbres sont censés prendre racine.

Donc ici on va défaire un petit peu la motte. La terre et les racines sont emmaillotées dans cette tontine qui va être biodégradable, qui va laisser passer les racines. On a laissé tremper dans l'eau bien sûr comme avant toute plantation.

Je vais positionner l'arbre et vérifier que la partie un peu renflée ici qui est la greffe ne soit pas enterrée. Ensuite, on va tasser autour de l'arbre en faisant attention qu'il reste bien droit et pour les sujets de grande taille et ceux qui seront en plein vent, n'hésitez pas
à placer un tuteur avec des liens de caoutchouc pour ne pas blesser l'écorce.

Pour favoriser la pollinisation et donc avoir de meilleures récoltes, n'hésitez pas à planter plusieurs arbres de la même espèce mais de variétés différentes dans un périmètre assez restreint. Ici on est entouré de fruitiers un peu partout donc celui-ci va vraiment donner beaucoup de fruits mais soyez patient parce qu'il va quand même falloir attendre cinq à dix ans avant de vraiment commencer à récolter.

Sur les arbres fruitiers, vous aurez à pratiquer deux types de taille : au départ la taille de formation, celle qui va définir et donner la forme à votre arbre fruitier et par la suite vous aurez à pratiquer la taille de fructification qui aura un impact positif sur vos récoltes.
André a écrit le 01/09/2014 19:50
Et voilà le texte de la deuxième vidéo (toujours pour correction). Evidemment on est loin de la taille douce de Lespinasse mais pour le grand public, c'est une base assez simple à mettre en oeuvre.

Pour bien tailler notre arbre, on va déjà essayer de comprendre comment il fonctionne.
Alors, tout d'abord, il y a bien sûr les racines sous terre. De ses racines va partir le tronc. Sur le tronc partent ces grosses branches qu'on appelle les branches charpentières et sur les charpentières, vous avez ces branches latérales qui vont porter les feuilles, les fleurs et les fruits bien sûr.

Donc le but de la taille va être de rapprocher ces branches latérales des charpentières, d'éviter qu'elles montent trop haut sinon l'arbre va complètement se dégarnir du bas, d'éclaircir le centre pour que le soleil et la lumière pénètrent bien dans l'arbre et limiter le développement des maladies.

On va donc aller voir les éléments sur ces branches qui vont porter les feuilles, les fleurs et les fruits. Suivez-moi !

Nous voilà devant un poirier palissé et on va regarder de plus près les bourgeons que l'on doit garder et ceux que l'on doit éliminer et quels sont leurs rôles.

On retrouve donc notre branche charpentière. Sur cette charpentière, les branches latérales ici, là, qu'on appelle les coursonnes.
Sur ces coursonnes, on voit qu'il y a des bourgeons de différentes formes. Les gros bourgeons renflés comme ça, touts ronds, ce sont les bourgeons qui vont porter les fruits cette année donc c'est bien d'essayer d'en garder le maximum pour avoir une bonne récolte.

A côté, on voit ici des bourgeons très pointus. Ces bourgeons pointus s'appellent des dards. Et ces dards, ils vont porter des fruits l'année prochaine.

La chose importante à faire, c'est de ne pas couper juste au-dessus d'un dard vos branches parce que sinon le dard se transforme en œil à bois donc c'est une branche qui va partir et il n'y aura pas de fruit.

Tout l'art de la taille ici va être de conserver les bourgeons à fruits, faire en sorte que les dards démarrent correctement pour l'année prochaine et de rapprocher encore une fois les coursonnes des branches charpentières.

La dernière étape de la taille, une fois qu'on aura supprimé, raccourci les coursonnes que l'on veut, qu'on aura bien nettoyé le bas, ce sera ce qu'on appelle "régler la hauteur".

Chez les arbres, une tige verticale va attirer toute la sève vers le haut donc pour ne pas que l'arbre se dégarnisse trop du bas surtout sur ces formes-là, on va raccourcir un peu les branches. Chaque année, on va les laisser s'allonger un petit peu mais pas trop. On va commencer par choisir la branche la plus basse, la tailler là où l'on souhaite et on coupera la branche d'à côté au même niveau parce que sinon la branche la plus forte va se mettre à pousser et va aspirer la sève au détriment de l'autre donc il va falloir régler l'arbre, l'équilibrer, que les deux extrémités soient à la même hauteur.
floyd a écrit le 01/09/2014 20:09
Bonsoir André,
Pour être efficace une vidéo exige du professionnalisme à tous les niveaux. (scénario, texte, actions, décor, prises de vue, voix-off, compléments graphiques, musique, montage …) Ben ça je ne sais pas faire.

Le texte de la première vidéo, excuse-moi, mais ces raccourcis techniques manquent de sérieux.
Exemples:
- Un arbre en motte est cultivé en pleine terre, Oui mais vendu à racines nues aussi.
- La fameuse sainte Catherine… au XXIe ça date un peu, on pourrait détailler chute des feuilles, température, pluie.
- Quel est donc ce fruitier qui à taille adulte restera dans un diamètre de 3,00 mètres?
- Le point de greffage, et non "la greffe"…

Revues de jardinage et enseignes de jardinerie mettent en œuvre des moyens destinés à faire croire à la simplicité des choses.
Curieusement, ne sont pas mis en avant les accessoires, produits et outillages utiles pour réussir une plantation: curieux marketing!

Quant à la seconde vidéo, elle est insupportable au plus haut point!.
J'ai déjà dit tout le bien que j'en pense!
Ferréol a écrit le 05/09/2014 20:42
Un autre truc d'ailleurs, si vous voulez de votre tuteur soit efficace, plantez-le au fond de la fosse de plantation avant d'y placer l'arbre...
floyd a écrit le 05/09/2014 21:19
Tout à fait, Ferréol; ce qui amène à distinguer la fosse de plantation du trou de plantation, puis à discuter du diamètre et de la hauteur du tuteur, de la forme et du nombre des colliers utiles, de l'angle d'inclinaison éventuelle donnée au tuteur, de la possibilité de battre deux, trois ou quatre tuteurs pour tenir et protéger efficacement un arbre de valeur…

Ce vocabulaire, ces règles de l'art, ces prescriptions qui remplissent les cahiers des clauses techniques particulières (CCTP), tout cela est bien trop compliqué pour en faire le tour en quelques minutes dans une vidéo, aussi bien faite soit-elle.

Ce constat semble être d'ailleurs une explication suffisante pour le niveau à peine passable des vidéos de l'enseigne.

Pourquoi, avec tous les ouvrages de tout niveaux qui traitent parfaitement du sujet, voit-on encore des ouvriers ou des particuliers faire des impasses graves sur des principes de base… en espérant obtenir sans les efforts et les soins nécessaires les mêmes résultats positifs qu'un travail sérieux peut donner.

Combien de fois entendue la question "que faire pour que mon arbre pousse bien", et la réponse donnée, complète et précise, la question subsidiaire " ah bon, et si je ne le fais pas, c'est grave?"…


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