Greffe de poirier franc sur poirier franc

greffer.net >> Poirier

Gaston a écrit le 13/06/2014 14:05
Bonjour,

A la dernière foire aux arbres de Lisieux, une ancienne patronne de pépinière (la belle-mère de M. Garnier des pépinières du Clos Normand) m'expliquait que pour les poiriers en tige, ils greffaient un œil de poirier franc sur un poirier franc pour obtenir de plus belles tiges, qui sont ensuite greffées et tête.

Cette façon de faire m'a beaucoup surpris.
Quelqu'un ici connaît cette pratique ?
floyd a écrit le 13/06/2014 19:44
Comme il existe des sélections pour former les tiges sur pommier, on peut tout à fait admettre une pratique similaire pour poirier.
Chaque pépiniériste peut avoir dans son carré de pieds mère, un sujet vigoureux formant de beau tronc, où prélever ce genre de greffons.

Le poirier à jus ayant été délaissé assez tôt, la pratique a pu sortir des mémoires.
Il faudra se plonger à nouveau dans les ouvrages du XIXe, on ne sait jamais.
Bruno a écrit le 13/06/2014 20:23
Il y a une vingtaine d'années sur leur catalogues les pépinières Delbard disaient utiliser cette méthode pour tous les arbres fruitiers en tige sauf pour les cerisiers.
floyd a écrit le 13/06/2014 21:42
La méthode du greffage en pied, certainement, mais bel et bien avec une sélection apte à former un tronc, compatible avec la racine issue de franc et compatible avec la variété de rapport greffée en tête.

Je ne vois pas sinon l'intérêt de tenter un greffage de hasard avec un franc inconnu sur un franc identique ou non.
Ferréol a écrit le 19/06/2014 22:18
La pratique est courante pour les poiriers greffés sur cognassier. L'intermédiaire était souvent de la poire curé.
Pour le cognassier elle permettait en outre de s'affranchir des problèmes d'incompatibilité de certaines variétés avec le cognassier mais pas seulement, elle permettait d'obtenir de beaux troncs avec au dessus certaines variétés incapables d'en produire.

J'imagine que c'était aussi pratiqué pour s'affranchir des problèmes de possibles incapacités a produire de beaux troncs de certains francs qui buissonnent (et aussi du défaut de certains francs qui produisent de très belle épines assez inconfortables quand on veut ensuite greffer).
argos31 a écrit le 21/06/2014 17:58
je vais dans le sens de Ferréol pour confirmer ma faveur de curé pour donner une bonne vigueur et intermédiaire de cognassier .je ne vois pas ce que veut dire ce greffage de franc par un autre franc si le premier franc n'est pas réputé pour avoir un bon chevelu (Les 3 premières années mes francs issus de pépins ont de très faibles racines) et le greffon de franc une bonne vigueur tel : curé. J'ai remarqué chez-moi que un poirier sur franc ne fructifie que de 6 à 8 ans sur cognassier 4 à 5ans sans intermédiaire (c'est à dire sur les compatibles cognassier)
klakos a écrit le 21/06/2014 18:30
J'imagine que c'était aussi pratiqué pour s'affranchir des problèmes de possibles incapacités a produire de beaux troncs de certains francs qui buissonnent (et aussi du défaut de certains francs qui produisent de très belle épines assez inconfortables quand on veut ensuite greffer).


De fait, j'imagine que pour des variétés faibles (passe-crassanne, passe-colmar, seckel, etc) un intermédiaire vigoureux doit être un plus pour peu qu'on ait des oies, des moutons, etc.


greffer.net >> Poirier