culture bio pommiers/poiriers

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François du Perche a écrit le 11/03/2014 19:13 (ref msg # 43305 )
Cet ouvrage édité par le centre de recherche de Wallonie compile les essais qu'ils ont faits de traitements naturels contre les divers ravageurs, champignons, insectes, etc. Certainement très intéressant pour le particulier car ce sont des scientifiques qui ont mené ces essais et pas des doctrinaires souvent illuminés. Quelqu'un l'a lu ?
http://www.cra.wallonie.be/fr/52/brochur...
floyd a écrit le 11/03/2014 21:16 (ref msg # 43307 )
Bravo François, superbe trouvaille.

Un document des plus sérieux, des connaissances et des techniques pour le XXIe siècle.
C'est une étape, je me réjouis de voir diffuser des travaux dont j'avais vu dans les années 70 les premières ébauches à Angers.

A télécharger sans retenue, puis à digérer progressivement. C'est du lourd, du sérieux, du technique.

Merci au messager!
yeti8360 a écrit le 11/03/2014 22:41 (ref msg # 43310 )
Je possède cette brochure. Elle est vraiment très bien faite, aussi bien pour le professionnel que l, amateur. On y aborde la gestion des sols, les différents types de végétation couvre sol, le choix des variétés(pour la Belgique et le nord de la France), les moyens de lutte contre les ravageurs...
Foufouche a écrit le 04/04/2014 04:02 (ref msg # 43653 )
Très intéressant merci pour le document!

Du même ordre, bien moins complet et généraliste mais complémentaire sur certains aspects.
http://www.pomme-juliet.com/pdf/guide_pr...
François du Perche a écrit le 04/04/2014 10:13 (ref msg # 43656 )
Ils auraient pu se relire : "Sa Chaire est croquante" en page 2, on en reste assis !
Il y a un peu trop de com' à mon goût, mais c'est intéressant à lire.
floyd a écrit le 04/04/2014 10:22 (ref msg # 43657 )
Ils prêchent pour le "bio".

On retiendra qu'ils disent ce qu'ils font.
L'expérimentation alt'carpo est une heureuse initiative, et l'on voit qu'il y a des solutions non chimiques et cohérentes pour lutter contre le carpocapse et l'alternance.
La gestion des filets malgré ses contraintes apportent un véritable plus.
Bombo a écrit le 04/04/2014 13:13 (ref msg # 43662 )
Très intéressant !
Je profite de l'actualisation récente du sujet pour m'interroger : que faire donc de toutes ces feuilles tombées qu'on éloigne des pommiers, potentiellement refuge des spores ? Y'a-t-il selon vous d'autres alternatives à la combustion ?
François du Perche a écrit le 04/04/2014 13:54 (ref msg # 43663 )
oui, les disposer dans un sac poubelle, bien tassées, et les mettre aux ordures
C'est + rapide que de les brûler. Il ne faut pas les recycler en tout cas. Peut-être faire une machine pour les compacter pour en faire des bûches, mais la machine n'existe pas et il faudrait avoir beaucoup de pommiers pour se chauffer l'hiver. Il faudrait aussi pouvoir sécher les dites bûches sans dépenser d'énergie (vent, déshumidificateur, etc) pour qu'elles ne pourrissent pas, ce procédé serait alors applicable aux tontes d'herbe, problème qui empoisonne la France entière.
floyd a écrit le 04/04/2014 21:21 (ref msg # 43668 )
J'ai cru voir une machine qui combine la brosse rotative qui renvoie sur le milieu et la herse rotative qui va incorporer cette matière organique au sol.
On ne brûle pas, on décompose là précisément où sont les racines actives.

Beaucoup de ces techniques sont communes aux arboriculteurs de pointe et aux bios. Car voilà plus de 40 ans que se développent des techniques plus respectueuses du sol, de la plante, de l'écosystème et de la santé des travailleurs et des consommateurs.

Les marges à priori plus élevées en bio, aident à investir et à progresser vers ces techniques exigeantes en savoir, en savoir-faire et en équipements.
Bombo a écrit le 04/04/2014 21:37 (ref msg # 43671 )
Au temps pour moi

Je me permets d'y ajouter cette info par rapport à la tavelure :

Les traitements d'automne comprennent le déchiquetage, le paillage, le brûlage ou l'enlèvement des feuilles, et l'application d'urée ou d'agents de lutte biologique.

Le déchiquetage/paillage implique de pousser les feuilles vers le milieu des allées puis de passer la faucheuse sur les feuilles. Ce traitement ainsi que l'application d'urée ou d'agents de lutte biologique se fait lorsque la majorité des feuilles sont tombées et, possiblement, tôt au printemps avant le débourrement. Ces traitements d'automne ne peuvent pas être faits chaque année puisque les feuilles doivent être tombées avant les premières neiges.

Les traitements d'automne servent à réduire la quantité d'ascospores qui seront produites dans le verger le printemps suivant. Des recherches ont démontré que les traitements d'automne peuvent réduire la quantité d'inoculum jusqu'à 95 % dans les meilleures conditions.

Dans les vergers plantés avec des cultivars sensibles et les vergers très tavelés, les traitements d'automne ne permettent pas de réduire le nombre d'applications de fongicide requises au printemps. Par contre, si des traitements d'automne sont faits, les risques de tavelure sur feuilles et sur fruits seront beaucoup plus faibles.

Dans les vergers peu tavelés et pour les cultivars peu sensibles, les traitements d'automne permettent de réduire le nombre d'applications de fongicide requises au printemps.

Peu importe les traitements d'automne utilisés, le patron de maturation des ascospores ne changera pas mais la quantité d'ascospores sera plus basse (voir figure). Les modèles de prévision de la maturité des ascospores peuvent donc être utilisés.


Source : http://www.agr.gc.ca/fra/science-et-inno...


Pour qui ne souhaite pas mécaniser, existe-t-il d'autres moyens de limiter le risque de tavelure (en-dehors de déchiqueter et d'enfouir tout ceci soi-même bien sûr) ? Quelle influence du champignon en polyculture par rapport aux monocultures ?
floyd a écrit le 04/04/2014 23:00 (ref msg # 43677 )
Le couvert végétal, les bons champignons et les lombrics vont fixer et dégrader la masse du feuillage .
Donc en premier, ne pas leur nuire… ni par un compactage du sol (piétinement, orniérage) ni par l'abus de cuivre…
Cuivre, agent de lutte biologique???

L'urée apporte de l'azote qui devra évoluer vers la nitrification, sans risquer la surdose et donc le lessivage avant le retour de l'activité des racines au printemps. Cela reste une aide chimique dans le but d'équilibrer plus surement le C/N.

On peut apporter dans le même but, nourrir le sol et les lombrics, un compost frais.
Bombo a écrit le 08/04/2014 19:19 (ref msg # 43743 )
A l'échelle du particulier, il faudrait donc travailler le sol en surface de manière à y incorporer ces feuilles, puis y épandre du compost ? Si la vie du sol est capable de s'en charger efficacement, le seul épandage de compost serait-il suffisant ?

La source en question ne s'occupe malheureusement pas du biologique (j'ai préféré la mettre justement pour éviter toute ambiguïté)
floyd a écrit le 08/04/2014 21:48 (ref msg # 43746 )
Effectivement, on peut gérer le sol, sa fertilité, sa vie souterraine de façon plus fine, plus suivie.
La réduction des besoins en traitement, est visiblement leur priorité et le point fort de leur pratique.

Pour le particulier, il importe de voir des populations importantes de lombrics coloniser le sol.
Commencer par les nourrir pour favoriser la reproduction, puis ils viendront régulièrement à bout des feuilles à l'automne.
François du Perche a écrit le 09/04/2014 11:01 (ref msg # 43750 )
Si je comprends bien, cela veut dire que les feuilles de pommier contaminées (champignons, larves de petites bêtes nuisibles, maladies diverses) sont "digérées" par les vers de terre et deviennent parfaitement inoffensives. Est-ce bien sûr ?
J'ai entendu parler de vers nouveaux venus qui colonisent à la vitesse grand V le sol et qui pourraient éradiquer complètement nos bons vers de terre bien de chez nous. Ces nouveaux venus sauront-ils digérer aussi nos feuilles de pommier ou ne s'intéressent-ils qu'à la chair fraîche ? Peut-être faire des taupes transgéniques qui s'attaquent exclusivement à ces prédateurs (en les dotant de lunettes spéciales, par exemple).
floyd a écrit le 09/04/2014 11:27 (ref msg # 43752 )
On connait grâce à des travaux en biologie que la partie vivante du sol est complexe et comme telle soumise à des équilibres.

Espèces invasives et prédatrices, abus de fongicides, compactage par les engins, fertilisation inopportune, irrigation mal maitrisée, tout cela et d'autres facteurs tendent à perturber le bon fonctionnement biologique du sol.

Mais il serait un peu utopique de croire que l'on peut déplacer l'équilibre, facilement, durablement vers un idéal impossible.
Pour une raison simple, il reste des pans entiers de cette vie à découvrir et notamment l'admirable micro-faune des litières. Collemboles, notamment.


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