greffons d'un jeune arbre .

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christophe69 a écrit le 21/01/2014 18:04
bonjour,
la question à peut etre deja été posée mais je ne l(ais pas trouvée .

est il déconseillé de prélever des greffons sur de jeunes arbres ?
Cordialement.
floyd a écrit le 21/01/2014 21:53
Un jeune arbre qui pousse vigoureusement va produire des rameaux d'un an tout à fait convenables.
Parfois même un peu gros pour en tirer des greffons pour un greffage en fente, mais on choisira en conséquence les rameaux du diamètre adéquat.

On peut signaler que les objectifs d'une taille de formation amènent à supprimer des rameaux superflus ou mal orientés. Ces tailles produiront donc des baguettes aptes au greffage.

Dans la mesure d'un prélèvement raisonné et modéré on a de quoi propager une belle variété à partir d'un sujet jeune.
klakos a écrit le 22/01/2014 05:42
Il y a un inconvénient : l'arbre n'ayant pas encore fructifié, on pourrait parfois avoir un doute sur la variété.

Maintenant, si tu es sûr à 100 %...
André a écrit le 22/01/2014 14:27
Il faut noter également que plus on taille un plant plus il repousse vigoureusement ensuite. Un prélèvement de greffons pourra donc stimuler un arbre un peu faible.
floyd a écrit le 22/01/2014 18:23
" plus on taille un plant plus il repousse vigoureusement ensuite"
Ceci n'est qu'une impression. L'arbre va effectivement consacrer ses maigres réserves racinaires pour produire des rameaux moins nombreux et d'aspect plus vigoureux.

Cela n'en fait pas une règle impérative. Loin de là.
La taille prive l'arbre d'un capital accumulé et destiné à produire. Elle n'est donc ni nécessaire ni bénéfique.
André a écrit le 22/01/2014 22:26
J'ai toujours lu et entendu dire qu'on taillait fort les plants faibles et peu les plants forts. Mais bien sur seulement si c'est nécessaire puisque moins on intervient mieux c'est.
floyd a écrit le 23/01/2014 00:10
Nous avons les mêmes sources, André… cela ne veut pas dire qu'elles soient à jour des découvertes en physiologie végétale.
Toutes ces maximes faciles à retenir et qui paraissent vraies à tant de gens…

Un arbre un peu faible se soigne par le pied, binage, terreau, arrosage, engrais à dose légère et raisonnée…
Un peu plus de travail que de donner un simple coup de sécateur.
André a écrit le 23/01/2014 00:28
Personnellement j'ai tendance à penser qu'une variété peut être génétiquement peu vigoureuse (de la même façon qu'il y a des gens génétiquement petits et qui le resteront quelle que soit leur alimentation). Une bonne préparation de sol pourra probablement améliorer un peu les choses mais si la variété est intrinsèquement chétive elle le restera et le peu de sève qu'elle produira aura toujours du mal à alimenter tous les bourgeons apparaissant naturellement.

Dans ce cas, une taille un peu forte va permettre de limiter ce nombre de bourgeons et mécaniquement de mieux alimenter les bourgeons restants qui se développeront donc mieux. De la même façon qu'on éclaircit le nombre de fleurs pour avoir des fruits plus gros.

Qu'en penses tu ?
floyd a écrit le 23/01/2014 01:45
Je pense que nous sommes tous imprégnés de ces "logiques" là.

Pour le grossissement des fruits la chose est vraie, tant que l'on ne réduit pas le feuillage, moteur de la photosynthèse. On entend parfois suggérer de supprimer des feuilles pour favoriser l'ensoleillement et donc la coloration du fruit… Est-ce bien logique si l'on souhaite des fruits sucrés et des arbres robustes?

Pour le développement de jeunes rameaux à une époque printanière où le feuillage n'est pas encore présent, la plante use de ses réserves, pour autant qu'elle en ait fait en abondance.
Une taille c'est toujours porter atteinte aux réserves et au potentiel de feuillage.

Donc soigner par le pied!
André a écrit le 23/01/2014 01:54
Ton point de vue est assez rare puisqu'effectivement beaucoup de monde est adepte du rabattage pour renforcer.

As-tu des sources de récentes études qui viendraient contredire cette croyance bien installée (et qui a a priori fait ses preuves) ?
floyd a écrit le 23/01/2014 10:47
Et non je n'ai pas de texte et d'étude là dessus…
On a tous entendu des jardiniers nous expliquer que la plante c'est comme un tuyau avec des jets.
Les "évidences" sur lesquelles ils appuient leur discours ne tiennent en rien compte de la physiologie végétale, et si peu de l'hydraulique.

Maintes fois je constate que nous avons tous en mémoire les éléments scientifiques, photosynthèse, fertilisation, rôles des racines… et que nous n'en tenons pas compte ou si peu pour agir de manière cohérente quand nous sommes au pied de l'arbre, sécateur en main.

C'est souvent que nous écoutons les jardinier, vieux si possible et bienveillants, riches d'une longue carrière, toujours prompts à l'aphorisme qui va bien…
Je les adore et je ne veux pas leur enlever leurs mérites.

Par contre si tu prononces les mots comme méristème, auxine, basitonie, pression osmotique, complexe argile humique… combien vont vouloir suivre?
André a écrit le 23/01/2014 11:41
Tu as raison sur les vieilles croyances souvent fausses et difficiles à faire disparaître (cf l'influence de la Lune jamais prouvée !).

Cela dit sur celle-ci en particulier, j'ai souvent constaté qu'une taille voire un rabattage plus ou moins sévère provoquait un redémarrage plus ou moins vigoureux et que par ailleurs, il arrive souvent qu'un plant souffreteux qu'on laisse intact s'épuise et finisse par mourir en essayant d'alimenter tous ses rameaux. Il faudrait pouvoir faire des essais plus scientifiques pour vérifier tout cela. Qu'y s'y colle ?
floyd a écrit le 23/01/2014 19:52
Le constat est bien celui-là.
Mais à mieux y réfléchir, on voit d'un coté un plant déjà mal en point dont on ne s'occupe plus, et là, pas de miracle.
De l'autre coté une tentative et des soins que l'on réalise souvent parce que l'on a des raisons d'espérer.

Est-ce que je fais bien comprendre l'inégalité d'origine et l'inégalité d'attention?
christophe69 a écrit le 23/01/2014 21:07
bonsoir,
et bien moi je comprend rien à ce que vous dite

par contre si on taille un arbre fruitier est ce que ça peut influencer sur une mise à fruits peu productive ?

Mon ami qui m'a donné les greffons à des arbre qui on maintenant 5 ans et plus et qui n'on encore rien donné.

a+
floyd a écrit le 23/01/2014 23:41
Une autre évidence, tailler trop un arbre jeune et vigoureux va retarder la mise à fruit.
5 ans c'est long mais s'il arrête de tailler, il gouttera des fruits avant d'être trop vieux!
André a écrit le 24/01/2014 00:14
La vitesse de mise à fruits dépend essentiellement du type de porte-greffe utilisé.

Un M9 (pommier nain) donne de petits arbres (2 à 3 m) à faible enracinement et faible durée de vie (20 ans) mais qui sont productifs rapidement et en quantité souvent abondante si la variété l'est aussi.

À l'inverse une greffe faite sur franc (pommier issu d'un semis) commencera à produire au plus tôt vers 6 ou 7 ans en faible quantité et atteindra un niveau de production correct entre 12 et 15 ans. On obtiendra un arbre dit de plein vent (un grand arbre) qui pourra vivre centenaire dans un environnement lui convenant bien (ie de l'eau, du soleil et une terre aérée et riches en nutriments)

Entre ces 2 extrêmes on trouve des PG intermédiaires mais il faut noter qu'aujourd'hui les pros utilisent principalement des PG de type M9


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