Cherche aide pour greffer un plaqueminier dans l'Ain.

greffer.net >> Annonces

dentpierre a écrit le 25/03/2013 17:11
Bonjour,


Pour tout vous dire, je suis le jardinier d'un château dans l'Ain, à 230 m d'altitude.


Nous avons un plaqueminier muscata âgé d'environ 150 ans, qui possédait deux troncs un de 30 cm et l'autre de 20 cm de diamètre.

Le second est tombé l'an dernier le 22 décembre, le premier a été tronçonné il y a quinze jours car pourri à la base comme son jumeau.

Ils s'élevaient tous deux à 20 m de hauteur, protégés du vent du nord par la façade du château.


J'ai laissé repousser le PG qui est sûrement du D. LOTUS et vais les greffer avec des greffons prèlevés sur le moignon de tronc que j'ai arraché aux bûcherons : ils ont coupé l'arbre à 2 m de haut au lieu de le couper au ras du sol ; aussi, je dispose de greffons sur le tronc.


Quand prélever les greffons, quand greffer, quelle technique utiliser ; ne voulant pas rater le coup, si un amateur est dans l'Ain, je veux bien le laisser entrer dans l'histoire du château.


Henri
patrice a écrit le 25/03/2013 18:04
Prélèvement des greffons en dormance
Stockage des greffons : https://www.greffer.net/?p=752
Greffes de plaqueminier : https://www.greffer.net/?p=707 et https://www.greffer.net/?p=360
floyd a écrit le 25/03/2013 22:28
…jardinier d'un château dans l'Ain, à 230 m d'altitude.

Des responsabilités qui doivent être nombreuses et passionnantes.

Certains châteaux ont les archives qui vont avec leur histoire.
Je te souhaite, Henri, d'avoir accès aux plans et aux écrits de l'époque bénie pour les jardiniers où l'on plantait Diospyros kaki 'Muscat', le plaqueminier 'Muscat'.

On le trouve toujours en pépinières.
dentpierre a écrit le 26/03/2013 09:02
Merci, mais image d'Epinal,



Les grandes familles ont une jardinier, un chauffeur, un sommelier, un majordome, un secrétaire, un livreur, des gens pour l'entretien......

Aujourd'hui, faute de moyens suffisants, le titre englobe toutes les fonctions.



Il n'y a aucune archives concernant le jardin, j'ai retrouvé quelques factures et le décompte des cernes des arbres les plus anciens correspondent avec la période 1860-1885.

Mais je pense que le Kaki est beaucoup plus ancien vu son diamètre et sa hauteur (ex)




Henri, (agent chargé de l'entretien du parc 4 ha et des bâtiments) -fonct. terr.-
floyd a écrit le 26/03/2013 17:17
Epinal, dans les Vosges, bien entendu!

Une collectivité, commune, CdC ou département qui a en propriété un château et un parc, a certainement un intérêt pour son patrimoine paysager et horticole. Ce n'est pas rare.
J'ai souvenir d'avoir aidé une mairie dans le sauvetage des plans aquarellés d'un grand parc dessiné par Martinet vers 1888.

Le travail d'inventaire historique ne peut négliger la connaissance des espèces végétales et des modes de cultures horticoles de l'époque. L'exemple de Versailles est particulièrement significatif.

Plusieurs espèces rares peuvent fournir un bon prétexte pour alerter une hiérarchie et des élus, sur la valeur d'un patrimoine qui est peut être encore méconnu d'eux.

Pour sauvegarder la variété en question, il faut prévoir également des essais en pépinières et planter à proximité un plant identifié issu d'une pépinière sérieuse… seule façon de valider par comparaison et à coup sûr le nom de la variété historiquement présente.
dentpierre a écrit le 18/04/2013 11:47
Bonjour,


C'est fait, ce matin, j'ai profité d'un temps nuageux pour effectuer 12 greffes sur les rejets.

- une greffe par approche ;
- une greffe en fente ;
- deux incrustations latérales de rameau ;
- 8 chips.

raphia et mastic complètent l'ensemble.


Le parc, arboré en 1860 est constitué d'essences "exotiques" pour l'époque ; les semis d'érables sont en train de tout envahir car c'est une essence qui pousse très bien à l'ombre des autres arbres. Toute la difficulté consistera à favoriser la croissance d'autres essences dans un parc de 4 hectares ouvert au public jour et nuit.
floyd a écrit le 18/04/2013 15:18
Bravo et merci pour ces retours. On croise les doigts.

Les érables sont très gênants, il faut tondre sans cesse les jeunes semis pour espérer en venir à bout.
Ce qui nuit forcément à l'aspect naturel du sous-bois.

Les projets paysagers de l'époque, les plans qui subsistent, montrent des espaces très lumineux de prairie et des bosquets d'arbres de haut-jet inclus dans des massifs d'arbustes d'ornement, à floraisons échelonnées, tant persistants que caduques.

Pour des listes très complètes, on peut se référer à l'ouvrage d'Edouard André, le Traité général de la Composition des Parcs et Jardins, édité en 1879. plus de 900 pages. Complet et passionnant. réédité 1983 par Jeanne Laffitte.


greffer.net >> Annonces