carpocapses du pommier en climat méditerranéen

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kakou13 a écrit le 08/03/2013 09:03 (ref msg # 39258 )
tout à fait d'accord comme le dit BRUNO :
En effet comment nos ancêtres faisaient sans les insecticides que l'on a. Plus il fait chaud, plus le carpocapse prolifère

c'est une vraie plaie ces carpocapses surtout sur les pommiers
mais comment faire autrement si l'on veut avoir encore quelques pommes à deguster ?
floyd a écrit le 08/03/2013 19:36 (ref msg # 39266 )
"kakou13" a écrit :
… si l'on veut avoir encore quelques pommes à déguster ?

Une nouvelle possibilité la carpovirusine, spécifique du carpo, à utiliser quelques jours après la ponte, ce que l'on aura déterminé par l'emploi du piège à phéromone spécifique.
Parmi les fournisseurs vpc;
http://www.magellan-bio.fr/produit_carpo...
kakou13 a écrit le 09/03/2013 09:32 (ref msg # 39270 )
merci pour les infos floyd
gourmand a écrit le 27/04/2013 23:29 (ref msg # 40062 )
Kakou 13 a écrit :
En effet comment nos ancêtres faisaient sans les insecticides que l'on a ?



C'est très simple : Le pommier était absent de la zone méditerranéenne de basse altitude avant les années 1950 et l'arrivée des insecticides moins toxiques pour l'homme que l'arséniate de plomb utilisé auparavant . J'ai rencontré il y a 30 ans en Provence des gens âgés de la campagne qui n'avaient jamais mangé de pomme avant d'avoir 30 ou 40 ans , les fruits étant chers et circulant peu à l'époque de leur jeunesse . Les premières pommes que les provençaux ont mangé étaient les Golden et Red Delicious des grandes plantations méridionales des années des années 50 et 60 . Ils en ont souvent gardé le goût pour ces fruits assez doucereux qui n'ont jamais été très prisés plus au nord où les gens étaient habitués aux anciennes variétés , plus acides et néanmoins sucrées .

Eric
floyd a écrit le 28/04/2013 10:38 (ref msg # 40067 )
Floraison retardée par le froid, mais pour ceux qui ont des pommiers en fleurs il est largement temps de se munir de pièges à phéromone et de carpovirucine.

Le petit papillon de nuit ne va pas tarder à se balader.
claudeduvar a écrit le 28/04/2013 23:15 (ref msg # 40075 )
bonsoir

info erronée, il y a toujours eu des pommiers en provence à basse altitude, enfin toujours, je ne sais pas mais depuis mes archives de famille je remonte à 1850. sollies- pont bien avant la figue et la cerise était un centre producteur de pomme.
gourmand a écrit le 29/04/2013 15:06 (ref msg # 40076 )
Là , je suis étonné . Par ici ( Nyons , nord-Provence ) , la seule commune qui produisait des pommes ( aux 18 _ 19 ème siècle et peut-être aussi avant ) à ma connaissance était à 700 m , en face nord . La productivité devait être faible , la commune n'ayant pas de rivière pour irriguer , peu de terres plates , et la pluviométrie étant bien faible pour des pommiers . Mais il devait y avoir peu de carpocarpse . Il ne reste pas 5 pommiers sur la commune , et ils ne datent probablement pas de cette époque-là .

Comment faisaient-ils à Solliès-pont ? Peut-être comme plus tard , au début du 20 ème siècle , traitaient-ils à l'arséniate de plomb ?

Eric
claudeduvar a écrit le 29/04/2013 20:01 (ref msg # 40078 )
ils avaient de l'eau, des terres profondes, les variétés devaient être moins sensibles que maintenant ( peau dure) et ils acceptaient des fruits abimés, imparfaits. surement pas des pommes de garde. Quoique, la petite pomme "bouche du pauvre de la vallée de l'argens, se garde bien, au moins jusqu'en février mars, sur des claies en canisse
gourmand a écrit le 29/04/2013 20:29 (ref msg # 40079 )
Les peaux et même les chairs dures qui arrêteraient les carpocarpses , je n'y crois guère . Mais le fait que nos ancêtres n'étaient pas trop difficiles est probablement la bonne explication . Ils mangeaient dès la maturité , avant qu'ils pourrissent , ce que les vers leur avaient laissé des fruits ; et dans les régions moins soumises à la pression de ces insectes , gardaient pour l'hiver les fruits intacts . Cela implique que les pommes ( et les poires dans une moindre mesure ) n'étaient quand même pas dans de bonnes conditions en Provence et devaient être rares .

Eric
claudeduvar a écrit le 29/04/2013 21:15 (ref msg # 40081 )
c'est sur mais sauf quelques coins en montagne où le pommier est à son optimum il y a peu de régions en France où l'on peut obtenir des fruits sains sans traiter. le var même s'il borde la mer n'a pas un climat mediterranéen marqué, la pluviométrie dans certains secteurs est conséquence, les gelées abondantes, l'analogie vient de l'absence de précipitation en été ce que l'irrigation compense avec même un avantage coté prédation et maladie fongique.
gourmand a écrit le 30/04/2013 00:02 (ref msg # 40083 )
Sorti de la région méditerranéenne , il n'y a pas qu'en montagne que l'on peut récolter des fruits sans carpocarpse . Par exemple , sur les terres de ma famille , à 350 m seulement , près de Grenoble , on pouvait , pendant mon enfance , cueillir en gros entre 1/3 et 2/3 de fruits sans vers , bon an , mal an . Les poires , moins sensibles au carpocarpse , étaient pratiquement toutes exemptes de vers . Un normand ou un breton pourrait probablement nous dire que le carpocarpse n'est , chez lui , pas un problème très grave .

Le facteur favorisant ce parasite est lié à la durée et à l'intensité de la période de nuits chaudes . Malgré des températures souvent plus élevées à Grenoble qu'à Sollies en juillet , cette période chaude est très courte à Grenoble à 200 m , et à plus forte raison 150 m au-dessus . Elle est quasi inexistante en année normale en Normandie . L'idéal est bien entendu le verger arrosé en montagne sèche : Ni carpocarpse , ni tavelure à Guillestre ( 900 m , près de Briançon ) , des arbres superbes ........... Je pense que dans les 2/3 de la France , on peut échapper partiellement au carpocarpse . Le froid de l'hiver n'a aucune influence sur ce parasite à ma connaissance .

Eric
patrice a écrit le 30/04/2013 09:19 (ref msg # 40084 )
"gourmand" a écrit :
Là , je suis étonné . Par ici ( Nyons , nord-Provence ) ,

Cette variété aurait été traditionnelle de ton secteur : http://www.fruitiers.net/fiche.php?NumFi...
A vérifier, je suis toujours dans mes recherches documentaires. Mais néanmoins, même si elle n'est pas originaire de Valréas, elle est répétoriée comme variété cultivée en plaine provençale.
(je n'ai qu'un jeune plant chez moi, alors je ne peux avoir guère de retour d'expérience sur des atouts et défauts).

Voir aussi ce sujet de discussion Pommes anciennes pour climat méditéranéen mais là encore je ne connais pas les résistances au carpo
floyd a écrit le 30/04/2013 18:26 (ref msg # 40086 )
Pour faire un bon cidre breton, normand ou sarthois, la présence d'habitants ne compte pas.
On ne laisse guère de pommes sur le pré. Le cycle est donc souvent coupé.

Au verger, voilà quelques décennies, le jardinier professionnel et l'amateur traitaient beaucoup… et lourd.

Le jardinier du dimanche, qui s'essaye aujourd'hui à ne "rien mettre", est parfois surpris par des invasions redoutables, et se trouve démuni.
Il doit s'obliger à être aussi attentif, aussi compétent qu'un pro, pour adopter les bonnes mesures prophylactiques, au bon moment, qui viendront à bout de la bestiole.

J'insiste sur la vie nocturne du papillon carpocapse et sur l'intérêt de préserver les colonies de chauve-souris… car elles se nourrissent d'insectes dès la tombée du jour.
kakou13 a écrit le 05/05/2013 22:23 (ref msg # 40137 )
je ne remonterais pas si loin mais dans la vallée de la durance du cote de sisteron , chateau neuf de chabre jusqu'a ribiers dans la vallée du jabron
les champs sont envahis de pommiers , je crois meme que la production de pommes de montagne s'elevent à 20 000 t par an et cela depuis des années et pourtant ce sont les alpes de hautes provence et l'eau ne manque pas , de meme qu'il ya beaucoup de source
les champs de pommiers sont proteges par des filets recouvrant les pommiers pendant l'ete pour se proteger des capo

et pour CLAUDE DU VAR il a omis de dire la celebre prunes de brignoles pas loin de chez lui
je peux dire que chez mes parents il y avait des pommiers à gareoult pas loin de sollies par contre je ne sais ce que mon pere mettait comme " drogue " dixit ces paroles mais elles etaient belles et non vereuses
kakou13 a écrit le 05/05/2013 22:30 (ref msg # 40138 )
pour rajouter quelques infos le pays de nyons et sa region buis les baronnies , est a son optimum pour la culture des oliviers ne serait que la production d'huile d'olive
ainsi que les abricots
d'ailleurs certains champs d'abricotiers sont touches par la moniliose , actuellement guerissable sauf la la charka
gourmand a écrit le 06/05/2013 11:44 (ref msg # 40145 )
La culture de l'olivier n'est pas du tout à son optimum à Nyons . Elle y est au contraire à son extrême limite septentrionale . Pour preuve : Depuis 15 ans environ 10 à 20 % ( parfois 90 % ) des olives gèlent avant récolte pratiquement chaque année dans l'aire d'appellation , devenant ainsi impropres à la conserve comme à l'huile . Avant ces 15 dernières années , le phénomène était plus rare , mais néanmoins récurent .

Eric


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