Accélérateur de croissance

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patrice a écrit le 30/12/2012 19:02 (ref msg # 38160 )
Le petit jardin des écoliers (M. Emmanuel Rolland) propose une méthode de semis forcé en bouteille, suivi d'une transplantation en "accélérateur de croissance". Je n'ai pas trop compris ce qui dans leur système (gravillons, pot sans fond) faisait que cela accélérait la croissance...

Le texte de la méthode :
http://lepetitjardin22.canalblog.com/arc...

Des vidéos :

Le semis en bouteilles
http://www.dailymotion.com/video/x6dmuw_...

La plantation des semis en pleine terre (accélérateur de croissance)
http://www.dailymotion.com/video/x6pmmo_...

Les résultats obtenus :
http://www.dailymotion.com/video/xfknyb_...
floyd a écrit le 30/12/2012 20:05 (ref msg # 38162 )
C'est sympa de donner de l'audience à cette initiative bretonne.

La technique mise en avant favorise les plants issus de semis dont la replantation dans l'année garantit une reprise immédiate. Aucun effet chignon lié à la culture en pot, aucun stress sur des plants habillés par nécessité après deux années de culture.

La protection faite d'un conteneur plastique sans fond et de gravillons clairs, va garantir le jeune plant nouvellement repiqué contre la concurrence des adventices et le désséchement du sol. La collerette ainsi constituée maintient groupées les quelques poignées de gravillons.

Ces astuces simples, issues d'une récupération bienvenue, donc à faible coût, ont une efficacité certaine sous climat breton. A valider sous climat cévenol.

La suite de la mise en culture, comprendra un recépage pour former les touffes arbustives (noisetier) et si besoin pour provoquer l'apparition d'un scion vigoureux si l'on souhaite un tronc parfait.

La collerette sera récupérée, en tout cas déposée au besoin en la découpant au bout de 3 ans.
Avant que la matière plastique ne se dégrade…
patrice a écrit le 31/12/2012 07:38 (ref msg # 38164 )
La phase semis en bouteille semble être surtout accélérée par un placement des pots devant un mur (ce n'est pas clairement indiqué, mais ce qui semble être montré dans la vidéo).

Cela fait un peu penser au système de semis de Paul Moray, qui lui faisait directement à l'emplacement en plein champ.

Pour la phase pleine terre, j'ai du mal à comprendre pourquoi ces quelques dispositifs stimuleraient tant la croissance. Je vais tenter de contacter l'auteur pour lui demander des compléments d'information.
patrice a écrit le 31/12/2012 08:12 (ref msg # 38165 )
En fait il faut regarder cette série de vidéos, où c'est bien plus détaillé :
http://lepetitjardin22.canalblog.com/arc...
floyd a écrit le 31/12/2012 12:06 (ref msg # 38166 )
Il y aussi ce que j'appelle parfois le "syndrome d'Obélix";
Dans la bande dessinée "le domaine des Dieux", Obélix sur les conseils de Panoramix jette des glands imprégnés d'une potion magique pour reconstituer la forêt abattue sur ordre des Romains.
Les chênes centenaires surgissent illico.
Obélix avoue n'avoir jamais fait attention à la vitesse de croissance des arbres.

Qu'est-ce qu'une "croissance accélérée" quand on ignore le potentiel naturel d'un semis réalisé dans des conditions satisfaisantes?
Bien des amateurs se trouvent déçus de leurs tentatives quand ils ont cumulé erreurs et négligences.
Pour le coup, il s'agit bien de croissance freinée.

Donc, tout l'intérêt de cette méthode pour écoliers consiste, avec ces moyens simples, à porter une réelle attention à des végétaux de bonne nature.

Les mêmes résultats enthousiasmants sont obtenus en mettant en œuvre les méthodes décrites, expérimentées et validées depuis plus de 40 ans par Soltner, Guinaudeau… et appliquées par les gens comme moi qui les pratique depuis plus de 30 ans.
François du Perche a écrit le 31/12/2012 15:30 (ref msg # 38168 )
il enlève tout le plastique au moment de la plantation, donc il n'y a pas de collerette à récupérer au bout de 3 ans.
La seule différence par rapport aux plantations "industrielles" est l'utisation de pots transparents au lieu de pots noirs opaques. L'auteur a l'air de dire que les racines s'arrêtent à 1cm env. de la lumière et descendent verticalement, ce qui est faux comme peuvent le constater ceux qui font des boutures dans les mêmes bouteilles transparentes en polycarbonate.
Mais c'est intéressant d'éveiller l'esprit des enfants plutôt que de les laisser jouer à leurs jeux vidéos débiles & violents.
floyd a écrit le 31/12/2012 16:15 (ref msg # 38169 )
L'esprit "récup" (et/ou l'indigence des budgets pédagogiques) conduisent à prendre l'initiative d'essais avec des matériaux inhabituels.

Chacun sait que le matériaux des bouteilles plastiques ne résiste guère à l'effet des rayonnements ultra-violet. Rapidement la dépolymérisation conduit à l'éclatement en "confettis".
Heureusement, cela ne porte pas à conséquence. La durée de la culture est d'une année au maximum.

La transparence du matériaux permet l'arrivée de la lumière en surface du substrat. Cela rend possible son action sur des racines. Je ne me souviens pas qu'elles aient un tropisme négatif à la lumière. (fuite de la lumière). Par chance, le géotropisme positif des racines s'avère bien utile!!!

La collerette est fabriquée à partir d'un conteneur en matériaux plastique noir; celui-là est résistant et durable. Je vois comme intérêt, le maintien groupé des gravillons, le temps d'une bonne implantation du végétal.
patrice a écrit le 01/01/2013 15:04 (ref msg # 38174 )
"patrice" a écrit :
Je vais tenter de contacter l'auteur pour lui demander des compléments d'information.


Voici des compléments d'information ontenues auprès de M. Rolland


le pneu emmagasine de la chaleur tout en balisant l'endroit. Il emmagasine de l'eau de pluie.

Quand le soleil darde cette eau en s 'évaporant créée un microbiotope favorable. Il m'arrive parfois d'empiler deux pneus pour mieux encore freiner les vibrations dues au vent.

Il est dans la nature des microbiotopes favorables qui accélèrent les croissances. Je m'en suis inspiré.

Le gravillons permet de véhiculer l'eau dans les profondeur tout en freinant les remontées par capilarité.

En accumulant la chaleur, il la restitue

Pour plus de sécurité en période de sécheresse je paille sur un diamètre d'1m50!!
floyd a écrit le 01/01/2013 17:47 (ref msg # 38176 )
Le recours à des pneumatiques empilés… pas vraiment écolo ni esthétique. A utiliser avec retenue!
A plus forte raison si la prolifération de certains moustiques est à redouter.

Par contre le paillage sur 1,50m de diamètre est idéal pour mieux gérer l'eau dans le sol.
D'autres bonnes raisons à souligner; la non-concurrence des adventices, l'alimentation de la faune et de la flore du sol si le paillage est biodégradable, le maintien de la structure du sol en empêchant battage et croûtage du sol.

Les questions "thermiques" sont plus délicates à discuter. Ce qui peut être un mieux en début de saison peut aussi bien devenir une "cuisson" au plus fort de la canicule. Heureusement la Bretagne jouit d'un climat océanique…

On remarquera que la mise en place d'un véritable paillage sur sol encore froid, peut même ralentir ou retarder son réchauffement…
Donc attendre peut avoir du bon!
François du Perche a écrit le 01/01/2013 18:25 (ref msg # 38177 )
Ce Mr Rolland est très sympathique mais il commet une erreur en transplantant son noyer (film n°2). En effet, s'il est recommandé de respecter la verticalité de la racine pivot, il faut également veiller à mettre la 1ère couronne horizontale de racines assez prêt de la surface du sol (3cm environ). Or il canalise toutes ses racines 22cm sous le sol, ce qui est une erreur et oblige le noyer à peiner pendant 2 ou 3 ans (au détriment de sa croissance) pour remonter en surface sa 1ère couronne horizontale.
Ceci m'avait été expliqué bien en détail par un inconditionnel des noyers qui avait fait ses 1ères greffes à l'âge de 6 ans je crois et qui toute sa vie durant a produit et commercialisé des noyers de grande qualité greffés sur hybrides (entre autres). Il s'appelle Fernand BOIS et habite St Laurent la Vallée (Dordogne), il a pris sa retraite depuis longtemps.


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