Quelles résistances aux maladies pour les espèces fruitieres

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nicollas a écrit le 16/10/2012 15:43 (ref msg # 37246 )
Bonjour,

pardonnez le titre enigmatique, j'ai été limité par le nombre de caractères ...

Je sollicite votre expertise concernant les maladies ou parasites majeurs des différentes espèces fruitières.

Pour être plus précis, j'aimerai planter des variétés de pas mal d'espèces fruitières, mais j'aimerai choisir des espèces résistantes pour ne pas avoir à traiter, tout en ayant une récolte (si les fruits ne sont pas jolis/calibrés mais consommables, ça me va).

Ma question est donc, savez vous quelles résistances je dois absolument choisir pour une espèce fruitière donnée pour être "sûr" d'avoir de la récolte sans traitement ?

Ma situation est une vallée où il y a très souvent un brouillard matinal qui se lève généralement dans la matinée

Par exemple pour la vigne, j'ai cru comprendre que la résistance au midiou était primordiale, celle à l'oïdium importante (à primordiale), et au botrytis moyenne à importante

Pour les groseillers épineux et normaux, la résistance à l'oïdum est importante

Pour les pommier, ce semble être la tavelure ?

Pour les poiriers le feu bactérien ?

Etc

Merci !
floyd a écrit le 16/10/2012 17:52 (ref msg # 37248 )

Le terme "résistant" est commode et séduisant.
Tout le monde sait qu'il s'agit uniquement d'une moindre sensibilité.

On découvre progressivement dans les génomes des ensembles de gênes qui "arment" l'arbre contre certaines maladies.
On découvre dans le même temps que chaque maladie se décline en plusieurs variétés.

A l'heure actuelle, bien que tout les monde la cherche, personne n'a trouvé la plante super-résistante à l'ensemble des souches de tavelures… et ce n'est qu'un exemple.

Si l'on progresse dans ce domaine au point que des variétés sont présentées sur le marché, on doit s'en saisir et les planter chez soi.
Il reste indispensable de raisonner le plus justement possible, les conditions de culture. (sol, climat, exposition…)
Au point par exemple de savoir renoncer à des missions impossibles.
nicollas a écrit le 16/10/2012 19:32 (ref msg # 37249 )
Merci Floyd, toujours présent à l'appel !

Je ne cherche pas forcément la variété magique, mais tant qu'à faire, autant partir sur de bonnes bases avec des variétés plus résistantes, que sur des variétés que l'on sait devoir traiter obligatoirement (comme mon pied de Centennial Seedless qui est très susceptible au mildiou ...).

Pour aller dans ton sens, il y a une variété de tavelure qui défait les défense d'Ariane ( source). Mais j'imagine qu'il vaut mieux planter ariane qu'une pomme susceptible à la tavelure,

Dans l'idéal, j'en envie de trouver une collection de variétés dont les degrés de résistance aux différentes maladies sont complémentaire. Mais avant cela il faut déjà que je me documente sur les maladies et ravageurs, pour voir ceux qui

  • sont génants dans le cadre industriel mais pas amateur, comme des défauts d'apparence (= je m'en fous)

  • compromettent la récolte (=je traite ou je m'en fous si dans le lot j'ai d'autres variétés résistantes non touchées[*]compromettent la santé/vie de l'arbre (=je traite, ou je fais de la résistance une condition nécessaire au choix variétal)

Je crois que c'est ces infos que je suis venu chercher, mais je finirais bien par étudier tout ça, ça me prendra juste énormément de temps
floyd a écrit le 16/10/2012 20:25 (ref msg # 37250 )
Un tour sur ton blog m'a montré que tu te documentais tout en partageant les informations.

L'optimisation permaculturelle pourrait parvenir à rendre tout à fait inutile le recours à des traitements conventionnels. L'effet "éliciteur" des préparations peu préoccupantes déplacerait éventuellement le curseur vers des techniques moins agressives. Elles ne changent pas fondamentalement le vieux réflexe "symptome>traitement".

Ce même vieux réflexe conduit inévitablement à rejeter les 10% des variétés jugées trop sensibles. S'il suffisait de retenir les 10% des variétés connues comme étant les moins sensibles, on se trouverait privé de 80% de biodiversité.
Ce que je juge dommage…

D'autant que la maladie se déclenche surtout si la plante est en état de faiblesse ou en déséquilibre de fertilisation… (excès d'azote).
D'où l'idée de la priorité à donner à la relation plante-sol. Ce qui inévitablement induit que l'on doit connaitre la pédologie et la fertilité du sol, un peu au delà de ce que tendent à révéler les plantes bio-indicatrices, de bon comme de moins bon.


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