Greffes intergénériques lamiacées (menthe, ortie ...)

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  3. Plantes potagères


gavot a écrit le 23/03/2015 22:52 (ref msg # 47726 )
Nicollas, je persiste à penser, d'après ce que tu écris, que la greffe "mixte " n'est pas fondamentalement différente, du point de vue de la physiologie végétale, de la greffe "multivariétale" rencontrée chez agrumes et autres. S'il y avait des phénomènes visibles d'hybridation, on devrait en constater sur un arbre portant simultanément des mandarines et des pamplemousses!.

Le contrôle de la surface foliaire du greffon, recommandé par MISCHURIN, laisse à penser que le vecteur du transfert des gènes (sous quelle forme, et lesquels, nucléaires ou cytoplasmiques ?) serait la sève.

En ce qui concerne les caractéristiques du génome, dominant chez le PG, récessif chez le greffon, il faudrait savoir, et pouvoir l'identifier, sachant qu'un être vivant présente des gènes (allèles, en fait) dominants sur certains caractères, récessifs sur d'autres, et que cette caractéristique est relative (un allèle sera dominant vis à vis d'un second, mais récessif vis à vis d'un troisième). Enfin, cela n'a de sens que au sein d'une espèce dont la carte génétique est commune, ou entre espèces proches. Entre patate douce et haricot, et a fortiori blé, c'est une autre affaire !

Je persiste à penser que seule l'expérimentation dans des formes bien définies et reproductibles permettrait d'avancer sur ce sujet. Personnellement je ne pense pas (ma documentation sur le sujet n'étant pas très riche , je devrais dire : je ne crois pas) que de telles hybridations ou mutations soient possibles et se produisent effectivement.
nicollas a écrit le 24/03/2015 07:34 (ref msg # 47728 )
Pour la greffe multi-variété peut être, cependant pour Michurin le ratio de feuilles entre PG et greffon est déterminant, hors les greffes multi-variétés (comme les autres) ne sont en général pas conduites de façon à déséquilibrer ce ratio. Ça peut faire la différence.

Pour les caractères récessifs/dominants c'est assez facile de savoir, surtout pour les espèces herbacées autogames les plus étudiées (tomate etc), en utilisant des variétés non hybrides on s'assure que la variété est homozygote pour les caractéristiques sélectionnées.

Y a plein de travaux publiées sur l'hybridation par greffe pour les poivrons et aubergines par exemple. Je filerai les refs dans pas longtemps je les ai compilées pour un doc que je vais diffuser bientôt.
patrice a écrit le 26/03/2015 08:21 (ref msg # 47755 )
Il y avait eu un débat sur le forum quant à Mitchurin et ses théories controversées.
gavot a écrit le 26/03/2015 09:35 (ref msg # 47758 )
Patrice, peux tu nous rappeler la référence de ce débat, pour ma mise à niveau, étant moi-même assez récent sur le forum.
patrice a écrit le 26/03/2015 10:10 (ref msg # 47760 )
Bouton "rechercher", mais il faut taper le nom avec sa bonne orthographe :

Michurin
(pas de t)
gavot a écrit le 26/03/2015 11:44 (ref msg # 47762 )
Merci Patrice,
Je vais entreprendre ma mise à niveau, et peut être ainsi concevoir des expériences appropriées.
floyd a écrit le 26/03/2015 17:35 (ref msg # 47770 )
https://www.greffer.net/discussion/viewt...
pour aider!
gavot a écrit le 26/03/2015 19:19 (ref msg # 47774 )
Merci également à toi, Floyd !
Ferréol a écrit le 26/03/2015 20:44 (ref msg # 47776 )
Vous pouvez bien sûr aussi vous amuser à essayer de reproduire les résultats expérimentaux mis en avant par Lyssenko et qui lui ont permis de conclure :
"Il est évident que le greffon et le sujet n'ont pu échanger les chromosomes de noyaux cellulaires et, pourtant, les propriétés héréditaires sont passés du sujet au greffon, et inversement." dans son "Sur la situation de la science biologique, rapport présenté à la session de l'académie Lénine des sciences agricoles de l'URSS", le 31 juillet 1948, in Agrobiologie, Moscou.
gavot a écrit le 03/04/2015 10:53 (ref msg # 47916 )
Je vais pour le moment greffer des branches de prune rouge locale du midi (type quetsche ou Agen, je ne sais pas bien ) sur un mirabellier(certes déjà greffé, contrairement aux cas expérimentés par Michurin qui concernaient plutôt les relations PG contrôlé-greffon ) Mais sur le plan physiologique je ne vois pas de différence. Les mirabelles et les prunes rouges étant morphologiquement, gustativement.... très différentes, une influence génétique de l'une sur l'autre a des chances de ne pas passer inaperçu.
nicollas a écrit le 03/04/2015 11:04 (ref msg # 47917 )
L'influence, s'il y en a, se verra sur l'arbre ou les fruits issus du semis d'un noyau d'un fruit de ton greffon
tropique a écrit le 03/04/2015 15:48 (ref msg # 47920 )
Bonjour

Les graines récoltées sur un pied de tomate greffé sur pomme de terre,donneront-ils des tomates au gout de pomme de terre ?

Pour vérifier cela dans des délais raisonnables,ce WE,je vais greffer une tomate osu blue sur coeur de boeuf rouge.Le mois de juillet,je sèmerai les graines récoltées.
Le résultat sera connu avant fin 2015


Il y a quelques années,j avais greffé la passiflora edulis violette sur passiflora flavicarpa (fruit jaune).
Après avoir ressemé les graines récupérées sur le greffon,je n avais constaté aucun changement ni au niveau feuillage,ni au niveau fruit.

Par contre,la pollinisation croisée provoque des changements.....

J espère que je ne suis pas hors sujet

tropique
nicollas a écrit le 03/04/2015 15:58 (ref msg # 47921 )
Je répète au cas où mais Michurin fait une greffe particulière, la greffe mentor.
floyd a écrit le 03/04/2015 19:38 (ref msg # 47925 )
Nous ne sommes pas les premiers à contester les allégations de Daniel, de Michurin et de Lyssenko.
Voir ici les "Réflexions sur l'avenir de la culture des arbres fruitiers du groupe des Pomacées et sur les possibilités de leur amélioration
Aug. Chevalier - Revue internationale de botanique appliquée et d'agriculture tropicale lien Année 1952 - Volume 32 - Numéro 361-362 pp. 533-547"
http://www.persee.fr/web/revues/home/pre...

Quant à la "greffe mentor", qu'a-t-elle de particulier, comment se pratique-t-elle?
nicollas a écrit le 03/04/2015 19:55 (ref msg # 47926 )
La greffe mentor a comme particularité de donner un maximum de surface foliaire au PG par rapport au greffon

http://i853.photobucket.com/albums/ab98/permactiviste/mentor_graft_peppers_zps52067c04.png
floyd a écrit le 03/04/2015 20:00 (ref msg # 47927 )
OK, merci. ça ressemble donc à une greffe de bourgeon à fleur.
tropique a écrit le 04/04/2015 23:56 (ref msg # 47945 )
Bonsoir

Discussion très passionnante,merci à vous tous

Pour faire pencher la balance du coté du "oui" ou du "non",il n y a pas mieux que de tester,sans oublier de demnander des conseils aux amateurs avertis.

Aujourd hui,j avais greffé:
--Cydonia oblonga sur eryobotria japonica
--Prunus persica sur prunus domestica
Demain,je grefferai piment doux sur tomate
Si les greffons réussissent,leur vigueur sera atténuée par des tailles répétées


Il y a 24 j ,j avais greffé du malus sur pseudocydonia sinensis.La reprise est là,mais la soudure n est pas encore parfaite.A suivre...
Je ne laisserai jamais le greffon dépasser les 15/20 cm




J espère que je dois débuter ainsi,tout en espérant avoir bien saisi de quoi vous parlez

Tout cela,ne m empêche pas de me poser certaines questions:

--Est-ce que personne,parmi les millions de greffeurs des quatre continents,n avait testé cette théorie ?
L absence de résultats positifs,plaide pour le "non"

--J avais constaté à plusieurs reprises,lorsque le PG domine le greffon,cela affaibli ce dernier,jusqu à le faire disparaitre,ou à défaut, l obliger à végéter
Comment faire pour contourner cette loi de la nature ?


Merci de m éclairer,si je passe à coté du sujet

tropique
tropique a écrit le 05/04/2015 00:07 (ref msg # 47946 )
Bonsoir

Discussion très passionnante,merci à vous tous

Pour faire pencher la balance du coté du "oui" ou du "non",il n y a pas mieux que de tester,sans oublier de demnander des conseils aux amateurs avertis.

Aujourd hui,j avais greffé:
--Cydonia oblonga sur eryobotria japonica
--Prunus persica sur prunus domestica
Demain,je grefferai piment doux sur tomate
Si les greffons réussissent,leur vigueur sera constamment atténuée par la taille


Il y a 24 j ,j avais greffé du malus sur pseudocydonia sinensis.La reprise est là,mais la soudure n est pas encore parfaite.A suivre...
Je ne laisserai jamais le greffon dépasser les 15/20 cm





Tout cela,ne m empêche pas de me poser certaines questions:
---Est-ce qu aucun greffeur, de par le monde, n avait testé cette théorie ?
Ou en sont les résultats ?
Echecs = Motus et bouche cousue

---J avais toujours constaté que lorsque le PG domine le greffon,ce dernier régresse,jusqu à disparaitre,sinon,il végète
Comment faire pour dévier cette loi de la nature ?

Si je passe à coté du sujet,merci de m éclairer davantage

tropique
nicollas a écrit le 05/04/2015 08:03 (ref msg # 47948 )
Article récent qui résume bien où ça en est :

Plant grafting: new mechanisms, evolutionary implications
http://www.ncbi.nlm.nih.gov.sci-hub.org/...

Il serait intéressant de voir si ça fonctionne en dehors des solénacées
floyd a écrit le 05/04/2015 12:21 (ref msg # 47949 )
Intéressante synthèse qui passe rapidement sur les "découvertes" de l'horticulteur Michurine sans les valider.
Le reste est de la biblio, sans rien de très nouveau ni de concluant. On reste dans l'attente de conclusions qui pour l'instant utilisent les mots probables et le conditionnel, un peu trop à mon goût.
Il est fait mention de l'épigénétique et des viroses; sans doute des notions et des pistes intéressantes pour expliquer quelques phénomènes ou contredire des explications peu satisfaisantes.


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