semis de pépins, comment fait-on?

greffer.net >> Pommier

jean-baptiste a écrit le 27/06/2012 20:09 (ref msg # 36092 )
M500 = Motte 500 cm3?
Il y a quelques années il vendaient SP : motte Sans Paroi.
1 plant : 2,12€
+6 = 1,47€
Ouais, c'est rentable Donc, je peux greffer directement la variété désirée...? mais au pied (écusson?) ou en tête?
Merci
JB
Bibifox a écrit le 27/06/2012 22:18 (ref msg # 36096 )
Je n'ai aucun problème avec mes francs de semis, il faut juste sélectionner les plus vigoureux ou ceux qui ne dépérissent pas évidemment.
Je crois que les pépiniéristes ne font pas de francs, ce sont plutôt des boutures (reproduction végétative) de M###; ce mode de multiplication est plus rapide (quoique sur le long terme...). Les boutures sont moins robustes le système racinaire est dégénéré, donc plus faible (donc une vigueur moindre), l'enracinement est moins stable car pas de racine pivot et donc à éviter pour les très hautes tiges en plein vent.
Je greffe la deuxième année à la hauteur désirée (parfois la troisième année pour des très hautes tiges de 2,5 m).
Cependant un franc n'est pas l'autre et il existe donc des inégalités génétiques puisque cette reproduction (sexuée) recevra le patrimoine du plant mère (connu) et du plant père (souvent inconnu)... à vous de faire la sélection après.
Sinon j'ai déjà greffé dès la première année pour des basses tiges mais pas en écussonnage : tentez l'expérience...
floyd a écrit le 27/06/2012 22:58 (ref msg # 36097 )
Je ne suis pas sûr que les plus anciens pommiers ou poiriers de plein vent qui accompagnent les prés-vergers de Normandie (et d'ailleurs) soient dotés d'un système racinaire pivotant.

Le moindre repiquage, la ou les transplantations liées à l'élevage en pépinières auront anéanti la racine pivot d'origine.
Le pépiniériste met un point d'honneur à mettre en vente des sujets munis de plusieurs racines fortes et bien réparties, une configuration favorable à une bonne reprise.

Sauf terroir particulièrement chanceux, les racines profondes sont rares. Elles reprennent dans ce cas la forme de pivots secondaires.
La plupart des autres seront de type traçant, … ou fasciculé.

L'expression "système racinaire dégénéré" me parait excessive et péjorative.
jean-baptiste a écrit le 27/06/2012 23:09 (ref msg # 36098 )
Bibifox : Pour vos greffes en 1ere année, laquelle faites vous si ce n'est pas en écusson? La variété greffée arrive à former un tronc bien droit ou il faut un tronc franc?

François et Floyd, savez vous si les francs sont de semis ou des boutures chez Lemonier...ils ont quand beaucoup de marchandises... donc, le semis est peut être plus rapide et plus sécurisant...
JB
Ferréol a écrit le 28/06/2012 07:59 (ref msg # 36100 )
Il m'est arrivé de greffer sur des semis de l'année. L'anglaise est assez appropriée comme greffe (ou l'anglaise compliquée).

Les francs sont par définition toujours des semis.

Pour multiplier en masse, le semis est beaucoup plus efficace que le bouturage ou le marcottage (d'ailleurs il me semble que les porte-greffes de pommier du style MM... sont multipliés par marcottage).
Autrefois, les pépiniéristes qui faisaient les francs de pommier et poiriers récupéraient les marcs de cidrerie source de pépins de pommes et de poire en abondance.

D'ailleurs si les porte-greffes de semis sont moins cher que les autres, c'est en partie parce qu'ils sont plus facile à produire (au moins pour ceux tombés dans le domaine public).
jean-baptiste a écrit le 28/06/2012 08:38 (ref msg # 36102 )
Mais le marcottage... je crois que c'est plus dur que le bouturage...?
Comment marcotte t on d'ailleurs?
Bibifox a écrit le 28/06/2012 14:37 (ref msg # 36108 )
une bouture, même issue d'un plant mère franc ne peut plus être appelée franc car il n'est plus issu d'une reproduction sexuée...

la méthode que j'ai utilisée sur un porte-greffe d'un an est la greffe oméga par facilité avec la lame pour fin diamètre, j'ai veillé à faire corresponde des diamètres identiques (il faudrait que j'aille voir d'ailleurs... car c'était plutôt du domaine de l'expérimentation)

Le terme "dégénéré" est à priori excessif mais souvent voulu pour obtenir une vigueur adaptée. Les anciens (dont mon arrière grand-père) de mon village (Petigny, réputé pour ses pommiers) greffaient leurs arbres à très longue longévité (je parle de plus de cent ans, voire plus de 150) directement sur des francs plantés sur place et issus de pommiers sauvages qu'ils trouvaient en forêt (je ne peux donc pas vérifier mais j'ai retrouvé des pommiers sauvages en forêts).
Lors de la transplantation des mes francs, je veille toujours à conserver le maximum de la racine pivot; un porte-greffe issus de bouture n'a AUCUNE racine pivot, même si elles semblent vigoureuses et robustes, elles issues de modifications de la structure de l'écorce... d'où le terme "dégénéré" qui est une réalité génétique de MODIFICATION (pas péjorative.

bons semis et bonnes greffes...
Bibifox a écrit le 28/06/2012 14:40 (ref msg # 36109 )
j'avais oublié : un pépiniériste professionnel m'avait expliqué qu'il coupait systématiquement la racine pivot, à ma grande surprise, pour la facilité de transplantation ultérieure...
floyd a écrit le 28/06/2012 19:00 (ref msg # 36111 )
Les plus exigeants, distinguent les "francs de semis" des autres modes d'obtention. Franc, signifiant avant tout "poussant sur ses propres racines".

Comme déjà dit la racine pivot est fragile et ne supporte aucun traumatisme sans dommage. Cela impose le semis en place, toujours possible, mais rarement à la portée de l'amateur ou du professionnel.

La modification apparente du système racinaire n'est en rien causée par une modification génétique.
Les régulations hormonales jouent également des rôles complexes dans cette construction ou dans la reconstruction de cet ensemble de racines qui composent la motte de l'arbre cultivé par le pépiniériste et mis en vente.
Il s'agit là d'un savoir-faire longuement éprouvé, tant par des pépiniéristes professionnels que par ceux pour qui l'enjeu n'est pas commercial.
Bruno a écrit le 01/07/2012 19:02 (ref msg # 36155 )
"jlouis" a écrit :


Lorsque la pomme obtenue sur la fleur, est mure, on sème les pépins. On obtient ainsi de nouveaux "enfants" que on élève avec soin et, 4 ans ou 5 ans ou........., on observe les fruits, les déguste, .......On observe le comportement des tiges, des feuilles (coissance, résistances aux maladies, etc...). Il faut souvent de nombreuses années et de nombreux semis pour obtenir, un sujet a peu près valable. A l'I.N.R.A il faut souvent observer 1000,...2000,..5000....semis et de nombreuses années. A moins que, parfois, un hasard bienheureux vous amène au mouton à 5 pattes.

J’ai vu un reportage sur internet consacré à la vigne. Actuellement on est capable pour celle-ci après semis de sélectionner les plantules qui vont être intéressantes, (parfums, vigueurs, résistance aux maladies, grosseurs des grains etc…) sans attendre qu’elles produisent du fruit grâce à l’analyse génétique. N’est-on pas capable de faire pareil pour les pommiers ?
On peut par cette méthode gagner beaucoup de temps.
reni a écrit le 09/12/2012 11:03 (ref msg # 37895 )
merçi pour vos réponce qui mon permis de faire pousser avec succer un petit pommier.
mais nous arrivons bientot a la fin de l'automne et les température commence à être froid, et mon petit pommier n'a toujour pas perdu une seul feuille.
j'aimais savoir si c'est normal et se que je peut faire pour le protéger de l'hiver.

Bibifox a écrit le 09/12/2012 16:30 (ref msg # 37902 )
Pas de panique ! J'ai des semis de pommiers qui on garder toutes leurs feuilles l'hiver passé dans ma véranda et ont continué de grandir au printemps en pépinière sans jamais les perdre...
Placez néanmoins ses racines hors gel dans le sol ou rentrez-le à l'intérieur !
floyd a écrit le 09/12/2012 16:34 (ref msg # 37903 )
Alors oui c'est "normal", la vigueur d'un semis explique cette "bonne volonté".

Le plant est en pot et le pot dans le sol, ce qui est convenable.
Cependant… si la terre est comme il me semble un peu argileuse (?), il faudra placer sous le pot une couche de gravier ou de sable pour un meilleur drainage. Les racines jeunes redoutent l'asphyxie.

Le plant est petit, la mise en place à proximité de trois bâtons placés en triangle évitera de perdre l'emplacement surtout en cas de neige épaisse.

Contre le froid, peu de choses vraiment nécessaires, c'est un pommier, il peut rester dehors!
Lit de feuilles sèches et bourrage de paille, mais attention cela peut devenir un repère pour limaces et escargots, voire campagnols.
Plus que le gel, ce que l'on doit craindre c'est le dégel trop rapide de la partie aérienne en cas de redoux.
reni a écrit le 14/12/2012 23:10 (ref msg # 37962 )
Merci pour vos reponce en effet c'est bien de la terre argileuse il faut donc que j'installe un drain et que je le couvre un peu et il poura affronter ke froid de l'hiver sans probleme
belinsecte a écrit le 04/02/2016 18:33 (ref msg # 51032 )
pourquoi n'avoir pas retiré le pot tout de suite? si le pivot sort par les trous du pot, il se casserait en enlevant le pot plus tard


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