quels agrumes pour la bretagne?

greffer.net >> Agrumes

breizhfan a écrit le 06/03/2012 09:00
Je souhaite savoir quelles sont les meilleurs variété à acclimater dans le Morbihan dans le golfe , pour ce qui est des citronnier, oranger et mandarinier

Sachant que je table pour un mandarinier satsuma okitsu avec un porte greffe poncirus, mais pour les autres agrumes j'en n'ai aucune idée. Mais si vous habitez dans le coin et que vous conaissez des variétés moins rustiques qui s'acclimatent bien (en pleine terre) je suis preneur !

Sinon qu me proposeriez vous pou le citronnier et oranger?

Je reherche en effet des espèces odorantes pour la floraison et qui fructifie en donnant des fruits comestibles , ayant de bonnes qualites gustatives !

J'ai beaucoup entendu parler de Bachès aussi maos je ne sais as encore quelles plantes choisir avec exactitude !
François du Perche a écrit le 06/03/2012 11:50
voir "agrumes en Bretagne" https://www.greffer.net/forum/viewtopic....
et les autres rubriques agrumes.
François du Perche a écrit le 07/03/2012 09:47
je n'ai pas encore d'expérience sur le sujet et en l'absence de réponses bretonnes, voici les infos. qu'on peut trouver çà et là :
-oranges & clémentines : il faut oublier, pas assez rustique
- citron : le papeda n'est pas agéable à consommer, ne reste que Yuzu
- mandarines : la satsuma okitsu n'est pas terrible, les meilleures seraient Changsha, Keraji de Bernhard Voss et satsuma Owari.
c'est déjà bien pour commencer.
Ensuite, il y a des hybrides variés à essayer pour les années suivantes, si les 1er ont l'air de se plaire.
alias a écrit le 08/03/2012 18:37
avant de se poser la question, que vais je mettre comme agrumes, il faut se poser la question suivante plutot:

quelle est ma température minimale ? en hiver bien sur !
François du Perche a écrit le 09/03/2012 11:25
qui peut se résumer en gros à "quelle température minimum a été relevée cet hiver lors de la vague de froid ? et enlever encore 1 ou 2° par sécurité ? A Marseille, il y a + d'options et surtout + de références de culture de longue date, sans oublier les gds spécialistes, voir ci-dessus, quelle chance !
Célestin a écrit le 16/03/2012 22:13
Bonjour,

J'ai un mandarinier satsuma 'okitsu' qui a fructifié et dont j'ai dégusté 2 (petits) fruits cet hiver.

Le goût était un peu plus acide qu'une mandarine du commerce. Il faut cependant préciser que ce plant mesure seulement 70cm environ, et on peut penser que les fruits n'ont pas eu un développement équivalent à des fruits issus d'un plant plus grand.

Le plant est planté depuis 3 ans dans l'agglomération Rennaise, il ne pousse pas beaucoup (manque d'eau et de fertilisation en été), mais donne chaque année quelques fleurs.
Je l'ai acheté chez Bachès, il est greffé sur Poncirus.

Célestin
François du Perche a écrit le 19/03/2012 10:43
mandarinier okitsu : a-t-il bien supporté la période de gel de cet hiver à Rennes et à quelle température a-t-il été soumis ? Etait-il protégé ?
Célestin a écrit le 19/03/2012 11:32
D'après le site météociel, il y a eu 5 pics entre -5 et -8.5° cet hiver à Rennes, au début du mois de Février. Je n'ai cependant pas de relevé précis pour le lieu exact d'implantation.

Le mandarinier n'a aucune protection : le feuillage a été un peu abîmé, mais cela ne devrait pas lui porter préjudice pour la suite.

Célestin
alias a écrit le 03/04/2012 09:18
Si le froid est sec, sa résistance est assez bonne .

Les satsumas sont sensibles au die back.
François du Perche a écrit le 11/04/2012 11:47
j'ai reçu & planté ce w.e 4 agrumes (citron Yuzu, mandarines Changsha, Shiva Mikan & Owari 145) de la jardinerie Riera où il y a un super spécialiste passionné(Bernard). Ils ont eu cet hiver -17 à -18° et ont pu faire un vrai test de résistance. Les Changsha n'ont même pas perdu leurs feuilles. Ne pas oublier qu'ils sont à côté de Marseille donc peut-être un petit coefficient réducteur à appliquer, mais cela met en évidence le potentiel pour nous autres au nord de la Loire, d'autant qu'il y a plein d'expérimentations en cours pour encore améliorer les résistances et la qualité des fruits. La chanson "un oranger sur le sol irlandais..." va devenir obsolète.
TheChti a écrit le 11/04/2012 13:28
j'ai reçu & planté ce w.e 4 agrumes (citron Yuzu, mandarines Changsha, Shiva Mikan & Owari 145) de la jardinerie Riera où il y a un super spécialiste passionné(Bernard). Ils ont eu cet hiver -17 à -18° et ont pu faire un vrai test de résistance. Les Changsha n'ont même pas perdu leurs feuilles.



Ca m'intéresse au plus haut point. Je cherche aussi les agrumes résistants, très résistants même ...
François du Perche a écrit le 11/04/2012 14:31
ce Bernard de Riera dit bien connaître Alias qui aurait vu ses plantations après la période de gel intense de cet hiver (en + des siennes qui sont paraît-il impressionnantes). Ce serait vraiment intéressant d'avoir un petit compte rendu de ces constatations avec si possible des températures et des durées approximatives. Cette élaboration de plants ultra résistants au froid est encore expérimentale et c'est utile d'avoir des témoignages.
Merci d'avance.
François du Perche a écrit le 11/04/2012 19:31
Concernant l'influence du PG, voici un petit document intéressant.
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&...
Alias nous disait en fin de rubrique "graines Poncirus sur e-bay" qu'il fallait greffer à 60cm du sol pour pleinement bénéficier des propriétés du Poncirus. Dans le document ci-dessus, ils ont greffé une mandarine Siva Mikan sur un PG Citrangequat. Ils ont empêché les feuilles de la mandarine de se développer pour ne conserver que les fleurs mandarine et les feuilles citrangequat. Les mandarines obtenues ont donné un pépin qui en germant redonne, semble-t-il, un citrangequat, preuve que la seule sève du PG est capable de modifier les gènes du fruit alors qu'il n'a pas du tout participé à la fécondation. Etrange ?
Cela pourrait expliquer pourquoi on gagne des degrès de résistance au froid avec le PG Poncirus et/ou en faisant des combinaisons à 3 avec de savants assemblages comme cela a été expliqué précédemment.
alias a écrit le 11/04/2012 19:44
Oui, mon ami Bernard a bien eu je le confirme entre -16°c et -18°c dans son jardin.
Cette variation de 2°c réside dans les couloirs d'air froid variable de son jardin.
Bernard a près de 80 variétés plantées en pleine terre pour test.
Ses palmiers, même les butias capitatas sont congelés.
Les agrumes ont mieux tenu que les palmiers.

On a fait une journée greffe et visite , il y a pas très longtemps ( 4 mars 2012)

Patrice, n'a pu être présent mais des membres de ce forum était présent comme pendule, bouladou, steinway, kakou13, aroued et olive07.
Je dois en oublier , peut être désolé.

Pour ce qui est de chez moi:

j'ai eu:

- 2 nuit à -11.5°C
- 1 nuit à -10.5°C
- 6 nuit à -10°c

et 15 jours sans dégel avec -3°c au mieux dans la journée avec un mistral de malade.
TheChti a écrit le 12/04/2012 08:21

Pour ce qui est de chez moi:

j'ai eu:

- 2 nuit à -11.5°C
- 1 nuit à -10.5°C
- 6 nuit à -10°c

et 15 jours sans dégel avec -3°c au mieux dans la journée avec un mistral de malade.


6 nuits à -10°C c'est quand même conséquent (pour moi ce fut plus bien sûr, mais il n'y a pas de mérite, j'habite dans le Nord ).

Avec ces faibles températures, tu as eu à déplorer des pertes ou pas ?
François du Perche a écrit le 12/04/2012 09:44
merci Alias pour ces précisions, ça donne vraiment envie de développer ces cultures, en choisissant des terrains bien draînés :
Oui, mon ami Bernard a bien eu je le confirme entre -16°c et -18°c dans son jardin.Bernard a près de 80 variétés plantées en pleine terre pour test....Les agrumes ont mieux tenu que les palmiers.

C'est nettement + performant que ce qui est annoncé sur les catalogues (qui ne veulent sans doute pas être l'objet d'appels en garantie intempestifs) il faut aussi tenir compte de l'humidité + importante chez nous qu'en Provence, mais ça laisse une bonne marge de manoeuvre. Car -10 ou -11°, ce n'est pas suffisant pour nous.
Alex a écrit le 18/04/2012 20:54
Bonjour,

Je prends en route ce sujet qui est très intéressant.

Je suis à la fois agréablement surpris par les constatations prometteuses de cet hiver concernant ces agrumes (je dirais même que si ces faits n'étaient pas rapportés par Alias ; je pourrais même être sceptique sur les température de -16 à -18°C relevées chez "Bernard" et 6 nuits à -10°C ).

Mais je suis aussi en même temps pensif quand je dresse le bilan de ma modeste expérience de possesseur d'agrumes... L'humidité et les basses températures n'ont vraiment pas réussit à un de mes semis de Poncirus trifoliata, installé au jardin depuis six ans... En effet, c'est la première fois que des branches entières ont grillé (elles sont toutes jaunes et semblent sèchent). Et mon semis de 'Yuzu' planté à côté (merci JM :bye, est clairement mort alors qu'il était bien reparti en deux ans


Le semis de P. trifoliata en question (mes semis, en réalité, j'ai conservé un plant zygotique et un plant nucellaire*) est placé contre un mur au Sud, dans un sol bien draîné (certes humide en profondeur) et il n'a jamais souffert des hivers passés, même sans protection par des températures de -15°C, voire moins. Et pourtant, cette année, j'ai plusieurs branches qui ont jauni/séché, ceci sans grand espoir de reprise (de nombreux bourgeons sont repartis sur les autres branches). Certes il a fait particulièrement froid cette hiver (un matin à -20°C relevé au thermomètre ! Bien loin de ma zone USDA 8a théorique... ); mais j'ai l'impression que d'autres plantes réputées moins rustiques plantées à proximité ont relativement bien résisté...

Mais je n'abandonne pas l'idée de cultiver des agrumes en Haute Normandie, car leur capacité de reformation rapide après une taille sévère me rassurent. Dans deux ou trois ans, ces dégâts sur mes Poncirus n'y paraitront plus...

Alex



* : le plant gamétique avait initialement, comme très souvent, une croissance plus faible que le plant nucellaire. Pour information, j'ai équilibré lea croissance des plants pendant deux ans par une taille plus sévère sur le plant gamétique (pour stimuler la reprise de futures "charpentières").

NB : http://www.pomum.fr/?p=67
François du Perche a écrit le 19/04/2012 10:41
merci Alex pour ces infos. & ce lien très instructif.
Yuzu : si vous avez un semis, il n'est pas forcément aussi résistant que les Yuzu n°1, 2 ou 3 qui sont répertoriés. (nota : j'ai un n°1 greffé sur Poncirus)
Vous avez l'air très calé sur le sujet donc pourrez certainement expliquer ce qui me semble être une contradiction sur le lien que vous citez.
Ils disent " Ils (les embryons nucellaires) ont souvent un développement plus rapide que celui de l’embryon zygotique, ce qui entraîne, en règle générale, l’atrophie ou l’avortement de ce dernier. "
Plus bas, ils montrent 2 photos, celle de gauche représente 1 gde tige + 2 petites et ils disent qu'il s'agit d'un fils (emb.zygotique) et de 2 clones (emb.nucellaire). Ce fils très vigoureux n'est manifestement pas en voie d'atrophie, ce sont les 2 clones qui restent atrophiés.
J'ai ce phénomène sur mes semis de Poncirus & aimerais bien comprendre.
Vous dites que vous conduisez les 2 en //, ne vaudrait-il pas mieux faire un choix, et faire une monotige, reste à savoir si on a intérêt à garder le clone ou le fils ou le + vigoureux ou le - vigoureux.


François du Perche a écrit le 19/04/2012 12:56
en relisant attentivement le lien, je vois que vous en êtes l'auteur, bravo car ce sujet complexe est très bien expliqué et facile à comprendre pour un béotien (comme moi).
je pense que cela en intéressera +d'un de savoir exactement ce que sont ses semis de Poncirus quand ils donnent plusieurs tiges : vrais jumeaux, faux jumeaux, fils + clone(s), clones seuls.
Dans le cas des jumeaux, vrais ou faux, peut-on les séparer délicatement pour faire 2 plants ? je suppose que les vrais jumeaux doivent avoir exactement la même taille alors que les faux doivent être voisins et peu différents ? Quand on voit un très gd et un très petit, il doit s'agir de fils et de clone , mais qui est qui ?
Alex a écrit le 20/04/2012 07:31
Bonjour,

Merci du compliment Francois du Perche, j'ai rédigé ce résumé à l'époque où je cherchais à comprendre la polyembryonie...
Mais ne nous considérez pas comme des béotiens, c'est trop sévère... Je préfère nous classer dans les néophytes curieux....


En essayant de répondre brievement à vos interrogations...

* Les photos ont aimablement été ajoutées par Patrice pour illustrer l'article.
Mais Patrice n'indique pas que sur la ''gde tige + 2 petites et ils disent qu'il s'agit d'un fils (emb.zygotique) et de 2 clones (emb.nucellaire)''.
C'est vous qui extrapolez...

En revanche, je comprends très bien votre reflexion car photo prête à confusion... Lorsque j'ai écrit ce résumé, j'aurais probablement précisé que sur la photo de gauche il y a peut être un embryon nucellaire qui a pris le dessus sur les autres (tous nucellaires ou dont un zygotique); et que seulement deux nucellaires se sont développés sur la photo de droite.





J'ai souvent lu que si plusieurs embryons nucellaires (clones) étaient présents; l'embryon zygotique (fils) dépérissait dans la majeure partie des cas.


* J'ai volontairement choisi un plant polyembryoné (mais présentant deux pousses relativement uniformes) à installer dans mon jardin. J'aimais l'idée d'avoir deux patrimoines génétiques différents sur un même plant; voire celle de constater un jour des différences de fructification ou de résistance. Enfin, comme je voulais faire pousser ce premier plant "en buisson" plutôt qu'en arbre, je partais d'un plant bien adapté...


*
Je pense que cela en intéressera +d'un de savoir exactement ce que sont ses semis de Poncirus quand ils donnent plusieurs tiges : vrais jumeaux, faux jumeaux, fils + clone(s), clones seuls.


Lorsque j'ai écrit ce résumé, je pensais que le(s) plant(s) nucellaire(s) était systématiquement plus grand plant et vigoureux que le zygotique; et que si on laissait plusieurs plants croïtre sur un semis, le zygotique finissait très souvent par dépérir. Mais il semble que ce ne soit pas si facile que celà à distinguer (pour ne pas dire impossible sans analyse précise). Voir par exemple ce résumé

"Dans une graine, un embryon zygotique coexiste, en général, avec plusieurs embryons somatiques d'origine nucellaire. Selon le génotype et l'environnement, la probabilité du développement des embryons zygotiques détermine le taux d'apomixie caractéristique d'un cultivar de porte-greffe donné. [...] Les caractères morphologiques des plantules d'origines sexuée ou nucellaire - tels que hauteur du plant ou diamètre du tronc - n'ont pas montré de différences significatives."


*
Dans le cas des jumeaux, vrais ou faux, peut-on les séparer délicatement pour faire 2 plants ? je suppose que les vrais jumeaux doivent avoir exactement la même taille alors que les faux doivent être voisins et peu différents ? Quand on voit un très gd et un très petit, il doit s'agir de fils et de clone , mais qui est qui ?


Voir ma réponse précédente, je ne serais plus aussi catégorique aujourd'hui. Il parait que le zygotique peut parfois avoir une croissance plus importante que le nucellaire.
La seule certitude de distinguer fils / clone semble être possible quand il n'y a pas de polyembronie.

Il faudrait demander confirmation aux pros des agrumes du forum, mais je pense qu'il est possible de séparer délicatement les plantules quand elles font quelques centimètres de haut.

Alex


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