Soustraction végétative, moins connue que la multiplication

  1. greffer.net
  2. >>
  3. Hors-sujet


François du Perche a écrit le 01/07/2014 17:40 (ref msg # 44614 )
On voit parfois le mot "annellation" écrit "annélation, par exemple wikipedia ou autre.
Ce mot n'est pas dans le dictionnaire (le Robert en tout cas), et il est plus logique de doubler le n et le l.
Comme Appeler, appellation.
D'ailleurs son "inventeur" l'a écrit comme cela en 1967
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&...
ké20 a écrit le 01/07/2014 18:59 (ref msg # 44616 )
un "économe" on dit François
on peut faire je pense avec un sécateur bien affûté ou un ébrancheur , on peut découper je pense l'écorce en étant guidé d'un coté par la lame et de l'autre par l'autre bout du sécateur ou ébrancheur
François du Perche a écrit le 02/07/2014 14:50 (ref msg # 44621 )
économe ou couteau économiseur ? l'un et l'autre se dit ou se disent.
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&...
Le modèle déposé breveté s'appelle bien "économe", mais dans le Littré, on dit économiseur.
L'important est que cette opération aille le + vite possible, un sécateur bien affuté utilisé tangentiellement doit aussi marcher,mais à mon avis, c'est + long.
ké20 a écrit le 02/07/2014 17:40 (ref msg # 44622 )
merci pour le lien , j'ai appris aussi d'autres choses !

Oui c'est sûr qu'on doit aller moins vite au sécateur
En tout cas , j'essaierai ce weekend sur 2 arbres , on verra bien , y compris sur les petites repousses afin de fatiguer le système racinaire en même temps.
François du Perche a écrit le 07/08/2014 17:29 (ref msg # 44882 )
ANNELLATION : 95% des arbres annelés sont définitivement crevés mais quelques acacias et aulnes ont émis de nouvelles branches sous la partie dénudée (tout ce qui était au dessus est mort). Les bouleaux n'ont pas fait de rejets. Cette technique est bien au point : ni fatigante ni bruyante ni polluante.
Nouvelles annellations pour en finir.
Sur la photo de l'acacia, on voit en haut l'annellation de l'an dernier, à 1m50 du sol.



François du Perche a écrit le 22/08/2014 08:45 (ref msg # 44990 )
Destruction des fougères. Depuis que les produits spécifiques (fougerox, etc) sont interdits, c'est un véritable casse-tête. Il ne faut surtout pas les couper car elles repoussent de plus belle, il faut simplement les briser sans les casser. Quand c'est carrossable et qu'on dispose d'un tracteur, comme dans les Landes, on peut tirer un rouleau brise-fougère, c'est paraît-il très efficace.
Voici un petit outil manuel pour faire ce travail, ce n'est pas fatigant du tout car tout le corps participe au mouvement contrairement au croissant ou au fauchon. On peut aussi repousser des murs de ronces et on se tient à distance des tiques qui infestent parfois les massifs de fougères habités par du gibier.
Mais il faut faire un emmanchement très solide car on exerce de fortes contraintes.



François du Perche a écrit le 22/08/2014 08:49 (ref msg # 44991 )
et voila le travail que ça fait, sans fatigue excessive.



André a écrit le 25/08/2014 15:45 (ref msg # 45028 )
Merci pour l'info sur le brise-fougères, je ne connaissais pas ! J'ai trouvé des infos complémentaires ici : http://www.espaces-naturels.info/sites/d...

Pour ton outil manuel, peux-tu préciser comment tu l'as fabriqué car j'en aurai besoin pour ma parcelle de bois infestée de fougères ?
J'ai tenté le fauchage régulier au broyeur et même le semis de seigle mais sans succès (voir détails ici : http://www.info-brf.com/forum/viewtopic.... )

En ce qui concerne le retour de matières organiques sur sols pauvres, force est de constater que selon mes tests, après apport important de brf, de résidus de tailles divers (gazons, haies, etc..), broyage de seigle haut sur place (en laissant les grains), il semblerait qu'un sol sablonneux soit incapable de retenir grand chose. La MO se décompose et se "volatilise" laissant le sol quasiment aussi pauvre à l'arrivée qu'au départ...
François du Perche a écrit le 25/08/2014 16:39 (ref msg # 45032 )
Le manche fait 35mm de diamètre (1€50 chez Bricomarché, tuteur à tomates), la planche de 40cm environ est une chute de plancher extérieur en sapin traité, percée sur la moitié de son épaisseur avec trou diam. 35mm pour avoir un bon emboîtement + longue vis (50mm) centrale + 2 goussets en bois vissés et collés (colle polyuréthane dans l'emboîtement et sur les goussets).
Plus deux fers L en alu vissés sur l'extrémité plate. Comme ça s'achète au mètre (env. 5€), un seul recoupé en deux suffit.
Je l'ai utilisé plusieurs heures sans goussets en bois, mais ça a fini par branler dans le manche, donc j'ai préféré le solidifier ainsi. Vis inox pour éviter que les vis ne rouillent et que l'outil ne lâche au bout d'un certain temps.
André a écrit le 25/08/2014 19:23 (ref msg # 45035 )
Ok merci.

Donc si je comprends bien, ce sont les deux fers L en alu vissés qui sont censés casser les tiges de fougère ?

Et tu avances en tenant l'outil devant toi ? C'est ça ?

On pourrait peut être faciliter l'utilisation de l'engin en mettant une roue de chaque côté non ?

Ou alors encore plus simple, on pourrait utiliser un poteau béton de 11 x 11 x 250 cm (qui doit peser entre 10 et 20 kilos- coût : 22 euros) et attacher une corde de chaque coté puis tirer ce poteau comme un cheval de trait, on traiterait ainsi 2,5 m de large par passage.
François du Perche a écrit le 25/08/2014 22:35 (ref msg # 45037 )
je n'avance pas en tenant l'outil devant moi, je pousse avec un mouvement de va et vient pour coucher les fougères, je les piétine (bottes). Une partie est cassée par le piétinement, une partie par l'outil. Les 2 cornières en alu sont un petit +, ça marche aussi sans cornière, l'angle à 90° du bois suffit.
Si on doit rajouter des roues ou du poids, autant utiliser un rouleau qu'on tire avec un tracteur ou un animal, l'intérêt de ce petit outil est qu'il est très léger et pas fatigant à utiliser. Si on rencontre un obstacle;, massif de ronces ou rejets d'arbre, on n'a pas intérêt à avoir du poids à déplacer.
André a écrit le 25/08/2014 23:15 (ref msg # 45038 )
Ok je comprends mieux.

J'essaierai déjà avec un râteau (en utilisant le côté plat) pour voir ce que ça donne.

On pourrait aussi utiliser des raquettes à neige pour augmenter la surface d'écrasement des bottes.

L'inconvénient majeur de cette technique est l'exposition aux tiques.
François du Perche a écrit le 26/08/2014 11:07 (ref msg # 45042 )
Pour les tiques, comme on se tient à distance des fougères, on est moins exposé que si on prenait ces dernières à bras le corps. Il faut impérativement porter un tee-shirt à manche longues (éviter les chemises car elles peuvent rentrer par le milieu, au niveau des boutons), des bottes et une ceinture bien serrée.
Le râteau fait l'affaire pour essayer, mais à terme, il va se tordre et lorsqu'on veut repousser des murs de ronces, les dents s'emmêlent dans les tiges et c'est un cauchemar pour le dégager.
André a écrit le 26/08/2014 11:50 (ref msg # 45043 )
Par chance, mon petit bois est plutôt exempt de ronces mais il est bourré de fougères. L'année dernière, ma culture de seigle avait bien gêné la pousse des ronces (voir photo) mais cette année, par manque de temps, je n'ai ni semé ni fauché et tout est revenu en force...


François du Perche a écrit le 15/12/2015 13:34 (ref msg # 50366 )
La loi "Labbé" va interdire prochainement aux particuliers d'utiliser et même de détenir des produits type Round-up. Le problème se posera pour toutes les personnes qui ont des grandes surfaces d'allées ou de terre-plein où l'on veut éviter la prolifération de mauvaises herbes et qui ne veulent pas se casser le dos avec des journées entières de binette. Griller les mauvaises herbes avec un petit brûleur à cartouches de propane, ça marche, mais c'est affreusement long, de plus, c'est une aberration de produire encore du CO2 avec des hydrocarbures fossiles.
Les recettes trouvées sur le net sont assez fantaisistes, eau de javel, vinaigre blanc, eau de cuisson des pommes de terre ou des nouilles, je les ai essayées, ça ne marche pas, même l'eau de javel pure (prête à l'emploi, pas concentré en berlingot) n'est pas radicale.
Par contre , avec deux pulvérisateurs (de 5 litres par ex, car il ne faut pas que ce soit trop lourd), l'un avec de l'eau de javel, l'autre avec du vinaigre blanc, si on pulvérise simultanément sur une plante à détruire, on génère du chlore qui grille la plante et comme la réaction est assez douce car il s'agit d'un acide faible, elle doit se poursuivre, lentement, sous terre. Les racines & radicelles doivent être attaquées par le chlore.
Il n'est pas question d'utiliser de l'acide chlorhydrique, ce serait dangereux, trop violent et polluant. Il ne faut pas non plus faire le mélange eau de javel + vinaigre blanc dans le même pulvérisateur, le chlore "naissant" donc très actif, doit se dégager au dernier moment, sous peine d'être incommodé voire asphyxié par le chlore et de corroder son pulvérisateur.
Pollution : on génère du chlore, qui est très lourd donc qui n'est pas un gaz à effet de serre, il est très actif et le surplus doit se recombiner assez vite dans la nature, avec le calcaire par exemple. On génère aussi de l'acétate de sodium qui à ma connaissance n'est pas spécialement polluant. Il s'agit de traitements ponctuels, ciblés sur les plantes à détruire, pas de traitement à l'aveugle, donc les quantités resteront faibles. Bien inférieures à ce qui se faisait couramment dans le temps avec le chlorate de soude.
Prix : on trouve des bidons d'eau de javel de 5 l prête à l'emploi, pour 2 ou 3 €, le vinaigre blanc est également très bon marché.
ça marcherait certainement aussi avec d'autres acides organiques, type acide citrique ou oxalique, mais probablement + onéreux. Mais la pollution resterait aussi très limitée.
Je suis en ville pour l'hiver et n'ai pu que faire l'essai sur une plante en pot, pas dans la nature, mais le résultat semble prometteur. La réaction est lente et peu violente, donc pas dangereuse pour quelqu'un d'averti.





François du Perche a écrit le 15/12/2015 13:37 (ref msg # 50367 )
https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j...
floyd a écrit le 15/12/2015 20:53 (ref msg # 50374 )
François, tu te doutes bien que toutes les molécules ont déjà été essayées au XIXe et au XXe commençant.
…et que les molécules chlorées ont rapidement été délaissées, la dernière en date est le chlorate de sodium.

La loi Labbé va imposer de grands changements, mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit de préserver la santé des humains et de l'environnement plus généralement.
Certes le défit est grand, mais pas impossible à relever.
François du Perche a écrit le 15/12/2015 22:39 (ref msg # 50375 )
Floyd, tu as certainement raison en ce qui concerne les molécules chlorées, mais ici, il s'agit de chlore "naissant", à l'état de gaz, donc particulièrement actif. C'est vrai que ce procédé est, au sens littéral, une "usine à gaz"
Le sous produit, l'acétate de sodium est d'après la fiche de sécurité de Merck "produit non considéré comme dangereux selon la directive 67/548/CEE, biodégradabilité facile : 99% à 28d (jours je suppose), c'est à dire bien mieux que le chlorure de sodium qui résultait de l'usage du chlorate de soude. Le chlore qui est emporté par le vent n'a pas de pouvoir rémanent, il se combine très vite.
Ce mot "chlore" peut effrayer mais ça n'a rien à voir avec les poussières radioactives de Tchernobyl. Comme disent nos dirigeants "il ne faut pas faire d'amalgame". Nous en buvons tous les jours dans l'eau du robinet.
floyd a écrit le 16/12/2015 01:02 (ref msg # 50380 )
Justement sous forme de gaz, le chlore n'est pas bon du tout pour les poumons!
Foufouche a écrit le 16/12/2015 05:03 (ref msg # 50381 )
"François du Perche" a écrit :
Destruction des fougères. Depuis que les produits spécifiques (fougerox, etc) sont interdits, c'est un véritable casse-tête. Il ne faut surtout pas les couper car elles repoussent de plus belle, il faut simplement les briser sans les casser.

En relisant le post je suis tombé sur ton explication et je ne comprend pas trop la technique de briser sans casser les fougères. Tu arrives à les affaiblir/faire disparaître plus rapidement ainsi qu'en les coupant? En les cassant les pieds réémettent également non? En les brisant les pieds continuent de photosynthétiser en partie et donc au rhizome de s'étendre d'où mon interrogation. Ca m'intéresse bien de savoir.

Je tond/fauche 3 fois par an pendant 3 ans pour affaiblir les rhizomes (on passe d'un feuillage d' 1.20m et + à 20/30cm)et c'est finalement l'herbe qui en s'installant et reformant un tapis dense les font disparaître définitivement grâce au chevelu racinaire qui les étouffe et les empêche de percer (mais s'il n'y a pas d'herbe ni de végétation occultante type ronce, ajoncs, etc, ça finit par se réinstaller assez rapidement). C'est un sacré boulot mais ça marche bien, on arrive à créer des allées enherbées très "propres" qui durent dans le temps en pleine fougeraie, on croirait presque à du landart.


greffer.net >> Hors-sujet