Soustraction végétative, moins connue que la multiplication

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François du Perche a écrit le 28/06/2013 23:30 (ref msg # 40859 )
Un an après, voici les résultats :
annellation : sur celles réalisées en juin 2012 pratiquement 100% de réussite. Même celles réalisées en septembre ont bien marché : acacias, châtaigniers, chênes bien crevés (voir photo), par contre les bouleaux sont affaiblis mais pas encore morts, je surveillerai leur évolution.
Cravate avec sangle nouée : les sangles sont hypertendues, aucune n'a cassé mais ça n'a pas fait d'effet du tout, il faut voir ce qui se passera quand le diamètre augmentera.

François du Perche a écrit le 20/11/2013 17:51 (ref msg # 42241 )
Autant l'annellation marche super bien (voir photo de l'outil qui est le + efficace, mouvement de haut en bas pour éplucher vraiment sans fatigue) autant le système de la cravate est + que lent : 0% de réussite et on est à la merci d'oiseaux qui prélèvent des fibres pour faire leur nid, ou d'écolos équipés d'un cutter. Il faudrait lorsque l'on fait le noeud pouvoir serrer très fort avec un outil (qui n'existe pas, il faudrait le concevoir et que ce soit très rapide) pour accélérer le processus
Quelques photos, chêne, charme et noisetier.





François du Perche a écrit le 20/11/2013 17:53 (ref msg # 42242 )
suite

François du Perche a écrit le 21/11/2013 18:07 (ref msg # 42248 )
Presqu'un hors-sujet dans ce hors sujet. Depuis longtemps, je voulais essayer une chèvre de levage pour récupérer des porte-greffe ou arbustes assez forts sans fatigue pour le dos, ni pelle mécanique, ni trou béant qu'il faut bien reboucher.
C'est une chèvre télescopique de 1t qu'on peut utiliser sur des pentes. Son poids modéré (27kg, elle est en aluminium) permet de travailler seul.
L'utilisation d'un palan à chaînes permet d'effectuer le levage à distance, au cas où...On peut laisser sous tension et arroser le sol pour faciliter le glissement des racines. Protection de l'écorce avec une vieille serviette éponge avant mise en place de la sangle de levage.
Inconvénient, c'est un peu cher (1500€ ht) si on n'en a pas d'autre usage et on ne le trouve pas en location.
Il n'est évidemment pas question de vouloir arracher des souches, il faudrait 3 ou 4 tonnes.





floyd a écrit le 21/11/2013 23:44 (ref msg # 42251 )
Quelle drôle d'idée.
Voir si la replantation se fait avec succès… Car les radicelles sont restées en terre pour une grande part.

Curiosité; où trouve-t-on à acheter cette chèvre en alu, et à quel métier sert-elle plus couramment?
François du Perche a écrit le 22/11/2013 09:33 (ref msg # 42253 )
Il s'agissait d'un prunelier sauvage de 3 ans que je compte utiliser comme PG. Sur la 1e photo, on voit des radicelles blanches (sous sol : de la grouas) qui sont intactes. Reste à voir la reprise l'an prochain mais je suis assez confiant, les racines n'étaient pas cassées, le palan à chaînes permet de travailler avec précision, on peut laisser en tension pour arroser, etc. Je dois déplacer une quinzaine d'arbres (pommiers, houx, charmes, etc) donc cela me permettra de valider cette technique qui a l'avantage de ne pas endommager notre bien le + précieux : la colonne vertébrale.
Il s'agit d'un tripode de la marque REMA, fabriqué en Hollande, que j'ai acheté via internet à leur distributeur AVIX. Les produits concurrents sont + lourds et + chers. Ca sert normalement à faire des levages sur les chantiers, à remonter des charges situées dans des puits ou des bouches d'égoûts, etc. Mais attention, c'est un peu un détournement d'usage car sur le mode d'emploi, il est indiqué que l'appareil doit être utilisé pour des charges libres et pas pour arracher. Sachant qu'il est vendu pour 1t de levage (donc avec coeff. de sécurité), avec un palan de 1t, on ne doit pas pouvoir le casser. Avec le palan à chaînes, on peut faire le levage en restant à 2m de distance, au cas où...
Comme toute opération de levage, c'est très dangereux si on fait preuve d'amateurisme & d'insouciance.
On peut penser que l'évolution a poussé les arbres à développer des racines pour résister au vent mais pas à une traction verticale qui ne se produit (presque) jamais. Lors de tornades avec typhons, on voit ainsi des arbres arrachés du sol qu'on retrouve à 100m, c'est certainement leur point faible.
floyd a écrit le 22/11/2013 18:37 (ref msg # 42260 )
Merci pour ces précisions et ces mises en garde.
Un matériel que je n'avais jamais vu!

J'aime ta remarque sur la traction verticale et la capacité d'un système racinaire à résister.
Le genre de question qu'on ne se pose jamais en temps normal.

Elle oblige à se creuser les méninges!
François du Perche a écrit le 22/12/2013 19:22 (ref msg # 42474 )
quelques photos de déplacements d'arbres réalisés (presque) sans fatigue depuis la Ste Catherine.
Mais ça ne marche pas à tous les coups, si les racines sont bien ancrées dans un sol caillouteux, on bloque ou on casse tout. On peut avec un IPN tirer à 3tonnes en déplaçant la chèvre et en faisant levier (il faut alors prévoir un bastaing sur le sol pour éviter d'enfoncer le point fixe).
C'est une méthode un peu brutale qu'on pourrait appeler "la chèvre de Mr Sagouin" mais ça marche.
A déconseiller à toute personne sans expérience des levages, et à tout salarié, déclaré ou non.





floyd a écrit le 22/12/2013 20:33 (ref msg # 42476 )
La bonne reprise que l'on espère pour le prochain printemps achèvera de montrer que la technique n'est pas plus traumatisante qu'un arrachage au godet de pelleteuse.

Dans les deux cas, le chevelu racinaire fin et périphérique doit rester en place…
J'aimerais bien voir la technique combinée avec un cernage préalable une année à l'avance.
François du Perche a écrit le 23/12/2013 11:52 (ref msg # 42489 )
tu as raison Floyd, un cernage préalable, un an avant, où on couperait à une certaine distance les grosses racines pour favoriser la création d'un nouveau chevelu + près du tronc augmenterait considérablement les chances de reprise. Cela éviterait certainement des casses un peu anarchiques et pas très belles de racines qui peuvent générer des entrées de maladies.
L'avantage en travaillant après la Ste Catherine, c'est qu'on peut délester (délicatement) l'arbre à transplanter d'un maximum de terre pour limiter son poids, le travail de rebouchage du trou existant et le travail de création d'un nouveau trou.
floyd a écrit le 27/12/2013 21:35 (ref msg # 42503 )
La motte fait la garantie de reprise.

Le terme "racines nues" n'est qu'un pis-aller pour limiter les frais de transport.
Ce n'est en rien la solution idéale.
Quand un habillage sévère des racines suit une phase de séchage, on peut craindre le pire.

Pour l'arrachage en force, le risque de torsion au niveau du collet, est aussi à redouter.
François du Perche a écrit le 29/12/2013 10:47 (ref msg # 42510 )
Je me suis mal exprimé, il ne faut pas détruire la motte (centrale) qui est un atout de reprise mais enlever délicatement sur la périphérie la terre permet d'alléger le plant et de faciliter sa transplantation et comme l'opération dure au maximum une demie-heure, il n'y a pas de risque d'assèchement. S'il y a du vent, il faut protéger les racines, mais cela s'applique à tous les arbres racines nues.
François du Perche a écrit le 29/12/2013 11:21 (ref msg # 42511 )
Cette méthode un peu brutale n'est pas la panacée, mais elle permet de travailler seul, à moindre coût, sans avoir un engin qui ravage votre environnement, surtout en période humide. Si on a un arbre très précieux, il vaut mieux éviter de lui faire prendre des risques...
Pour revenir à la technique de sanglage des arbres indésirables,voici une petit outil qui doit permettre de serrer très fort des sangles dès le départ : d'un côté (point fixe), on tient un court morceau de sangle avec des pointes qui affleurent, comme font les tapissiers pour tendre au maximum les sangles de fauteuil avant de les clouer, de l'autre, on peut enrouler 2 ou 3 fois la sangle pour serrer le noeud en faisant levier avec la tige métallique. Quand l'opération est effectuée, il n'y a qu'à couper avec des ciseaux à 1 ou 2 cm du noeud, ainsi il ne doit pas y avoir de morceau de sangle perdu. Pour les arbres un peu fort, je laisserai la largeur totale du ruban (20mm je crois) au lieu de le dédoubler. Il faut attendre le printemps pour essayer de voir si l'opération n'est pas trop longue.

floyd a écrit le 30/12/2013 00:53 (ref msg # 42517 )
Etonnant habillage d'un casse-noix…
François du Perche a écrit le 30/12/2013 13:56 (ref msg # 42518 )
Et en remplaçant le casse-noix par un coupe-boulon, on pourrait faire le même outil mais de + grande dimension, pour diminuer de 30% et de façon économique le nombre de députés. En ce qui concerne les sénateurs, il reste à décider si c'est 30% ou 100%, il faut encore un peu de concertation avant de passer à l'action. La période juste après le réveillon doit être + favorable, car le sommeil doit être plus profond que d'habitude !
François du Perche a écrit le 17/06/2014 12:44 (ref msg # 44478 )
la technique de l'étranglement ne marche pas, même deux ans après, la plante trouve le moyen de continuer à faire ses échanges de sève vers le haut et vers le bas. Il faut se résoudre à l'annellation qui, elle, marche bien.



ké20 a écrit le 29/06/2014 21:50 (ref msg # 44600 )
salut françois
Je découvre donc ton post , et effectivement , dans les campagnes , j'ai eu vu des chênes , châtaigniers (peut être d'autres variétés mais je ne dirai pas au hasard sans être certain) qui avaient recouvert la totalité d'un barbelé et qui se portaient très bien.

J'essaierai d'y faire attention désormais , et je prendrai une photo lorsque l'occasion se présentera.

Ce qui m'amène à lire ton post , et que j'ai acheté un terrain à bâtir , j'ai déboisé une petite partie , mais par amour des arbres, j'en ai laissé, et je me rends compte qu'ils vont être trop près de la maison.
Il s'agit de 4 acacias , qui ont subit une taille franche (de ma part) entre 4-6m de haut (mesurant avant pas loin de 12-17m de haut pour un diamètre de 30à50cm pour le plus gros), ils repartent très bien et vont faire une belle boule.... mais je veux en supprimer au moins 2 de plus.
Le problème avec les acacias, c'est qu'ils ont des racines (secondaires) fines et très longue (telles des ronces ou du lierre terrestre ) et des pousses peuvent démarrer par la suite à tout moment.

d'ailleurs notre plate forme suite au terrassement et les alentours sont assez envahis par des pousses d'acacias, et cela nous inquiète un peu pour notre futur assainissement..... la pousse la plus éloigné de l'endroit où l'on a dessouché un acacia est à plus de 15m.
Le "pelliste" ayant plus de 10ans de métier , n'en revenait pas de la longueur des racines. (le plus gros acacia avait un diamètre de 80cm max)

Outre la mort de l'arbre , penses-tu que le système racinaire sera aussi fortement atteint par une annellation ?
François du Perche a écrit le 29/06/2014 23:36 (ref msg # 44603 )
je ne sais pas, mais si des nouveaux rejets sortent de terre, il suffit de les anneler, ils finiront bien par se lasser. Attention si on utilise du débroussaillant à ne pas faire crever l'arbre voisin qu'on voulait garder qui est peut-être un rejet, (donc connecté par les racines) de celui qu'on veut éliminer.
Le fil de fer barbelé complètement absorbé par des arbres, on voit ça parfois dans les campagnes, mais avec une sangle large qui empêche les écorces de se rejoindre, je pensais que ça pouvait marcher.
ké20 a écrit le 30/06/2014 22:32 (ref msg # 44608 )
non , je n'emploie pas de produit dans ce genre , je suis plus à arracher à la main , ou de l'eau bien chaude et du gros sel un arrosoir, ça fonctionne aussi pas mal , après , je n'ai des surfaces énormes à traiter ....

J'essaierai l'annellation de 2 sujets , quand aux pousses , un coup de bêche pour l'instant , ça va mais , je ne vais pas y passer tous mes trimestres à faire ça quelques heures , au bout d'un moment , je vais m'en lasser vite
François du Perche a écrit le 01/07/2014 11:30 (ref msg # 44612 )
un éplucheur de légumes type "économiseur" convient très bien pour faire l'annellation sur des jeunes tiges. C'est très rapide.


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