Les fruits dans la terre

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hendy a écrit le 11/11/2011 16:26 (ref msg # 32112 )
J' aimerais qu' on discute de la truffe.. champignon parasite dans la terre.. sorte (les meilleurs)..distribution géographique, sol, contamination, cueillette, variété les plus nordiques, expérience, anecdote, expérience de certains d, entre vous.. etc..
Y a-t-il des expériences de contamination de racine.. incertion de lamelle de truffle dans les racines principales pour des gros chênes.. préparation de sol argileux avec une concentration de truffle émiettée dans lequel on plonge les racines de jeunes tiges de chênes pour une plantation ultérieure...d' ou l' importance de planter des chênes traités.. ( Un vieil homme m' a parlé de ce genre d' expérience dans le sud de la France..)
Il y a eu des expériences de fait dans les résidus de sol des champignons cultivés dans des cavernes avec de la contamination de truffle ..Arrosage avec une bouillie contaminée (truffe) ( commentaire du personnage ).
Ce sol fut placé dans différentes petites forêts non identifée du sud et
sud-ouest. Morceaux comme une petite carrotte que l' on introduit près de certains arbustes..
Pour le plaisir de la connaissance..
JM a écrit le 12/11/2011 10:36 (ref msg # 32117 )
On trouve facilement des plants de chênes innoculés en labo dans certaines pépinières.
http://www.robinpepinieres.com/fr/produi...
http://www.pepinierestenoux.fr/
http://www.pepinieres-naudet.com/index.p...
Et d'autres ...
floyd a écrit le 12/11/2011 11:29 (ref msg # 32118 )
On peut également souligner que "L'Inra et le CNRS, soutenus par le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL) et des fonds européens, ont développé un test de diagnostic moléculaire, en collaboration avec le laboratoire de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF, Bordeaux). Il est basé sur l'analyse d'un fragment d'ADN ribosomal permettant de déterminer l'espèce de truffe sans ambiguïté."

Pour souligner que le sujet a fait l'objet de recherches et de découvertes par des organismes français réputés.
On lira cet article mis en ligne qui laisse comprendre que l'on en sait un peu plus que le sympathique bonhomme rencontré par Hendy.
Mais le vieil homme avait sans doute eu vent des travaux de recherches de l'Inra.

 
La sécheresse et les fortes chaleurs des dernières années ont été particulièrement défavorables et seules les plantations équipées d’un système d’irrigation continuent à produire. Mais ces systèmes d’irrigation sont coûteux et pas toujours possibles à mettre en place. D'autres facteurs peuvent intervenir, comme la qualité des sols ou la compétition entre champignons mycorhiziens. Les espèces de truffes nobles mises en culture, telles la truffe noire du Périgord ou la truffe de Bourgogne (T. uncinatum) sont parfois remplacées par des espèces à fort pouvoir colonisateur comme la brumale (T. brumale) ou éventuellement la truffe de Chine (T. indicum). Bien qu’à notre connaissance cette dernière n’ait pas encore été implantée en France. Ces compétitions souterraines sont d'autant plus dommageables que ces dernières espèces ont un intérêt gastronomique moindre et que ce n'est qu'au bout de 4 à 5 ans de culture, quand les premières truffes apparaissent, que le trufficulteur constate les mélanges ou les substitutions d'espèces. Sur les marchés, la fraude la plus fréquente consiste à substituer la truffe de Chine ou la brumale à la truffe du Périgord. Extérieurement, toutes ces truffes se ressemblent beaucoup : " un tubercule charnu couvert d'une espèce de croûte dure, chagrinée et gercée à sa superficie ", d'après une description de 1711.
La truffe est invisible à l'œil nu à sa naissance au printemps. Elle grossit en été et en automne, et mûrit en hiver. C'est au cours de cette maturation pendant laquelle la chair se remplit de spores, que la truffe développe ses arômes et acquiert sa pigmentation brun noirâtre caractéristique. Les truffes immatures vendues frauduleusement sont blanches ou grises et artificiellement colorées par divers procédés dont le brou de noix.

http://www.inra.fr/la_science_et_vous/ap...
Bruno a écrit le 12/11/2011 20:40 (ref msg # 32123 )
Je ne sais pas si c’est exact mais j’avais lu il y quelques années qu’il y avait un moyen d’ensemencer des chênes par des truffes. C’était de semer des glands près d’un chêne ou d’un noisetier truffier, de les laisser germer pour qu’ils s’imprègnent de mycélium de la truffe et de les transplanter à côté de chênes non truffier. D’après cet article, il fallait au moins 10 ans pour que les chênes deviennent truffiers.
François du Perche a écrit le 13/11/2011 12:36 (ref msg # 32125 )
Hendy a lu qquepart :
préparation de sol argileux avec une concentration de truffle émiettée

Les sols argileux ne conviennent pas du tout pour la culture de la truffe, il faut impérativement des sols calcaires (p.ex les parcelles anciennement plantées en vigne). Dans l'ouvrage "La truffe" de G.Ravazzi & JM Rocchia, il est indiqué "toujours calcaire avec un PH compris entre 6,5 et 8,5..."
Quant à l'amélioration des techniques existantes, des tests sont en cours avec l'utilisation de BRF, je cite l'ouvrage sur les BRF de Elea Asselineau & Gilles Domenech, édité en 2007, page 125 "....du broyat réalisé en forêt par l'ONF a été emporté par un orage et a été déposé à proximité d'un de ses chênes truffiers, résultat 4 fois + de truffes qu'ailleurs sous ce chêne. Plusieurs types de paillage sont actuellement testés afin de trouver la meilleure technique...."
Ces BRF sont vraiment polyvalents & prometteurs et + écologiques que l'arrosage artificiel goutte à goutte qui peut avoir des inconvénients sur l'enracinement des arbres.
François du Perche a écrit le 13/11/2011 12:47 (ref msg # 32126 )
en relisant le texte d'Hendy, je crois qu'il fallait comprendre qu'on pralinait les racines dans une bouillie argileuse contenant des micro morceaux de truffes et non qu'on les plantait en terrain argileux, mon 1er commentaire est donc caduc.
Bruno a écrit le 13/11/2011 16:13 (ref msg # 32128 )
Peut-être que si le sol est n'est pas assez calcaire, on peut faire de apport de chaux ?
François du Perche a écrit le 14/11/2011 19:12 (ref msg # 32136 )
On peut probablement amender la terre mais pas évident si on veut se planter un hectare. On amène un aléa de + sur une culture déjà aléatoire et on ne connait le résultat qu'au bout de 10 ans minimum.
Les terrains favorables ne sont pas rares, autant s'orienter directement sur eux.
Point intéressant des BRF (p.94 de l'ouvrage cité précédemment ) :
"Modification du PH : la chimie du sol est elle aussi modifiée par les BRF. Les sols acides voient leur PH augmenter grâce aux grandes quantités de calcium contenues dans le bois raméal. Certains nutriments sont rendus + assimilables...phosphore, magnésium, manganèse.."
ça va dans le bon sens....
floyd a écrit le 14/11/2011 22:01 (ref msg # 32140 )
Pour remonter d'une unité le pH d'un sol sur l'épaisseur d'un labour, il faut déjà des apports conséquents de chaux.
La richesse des tissus végétaux lignifiés est connues; les cendres que l'on retire de la cheminée représente 1% du poids du bois sec.

L'apport de brf, est donc une méthode "douce". Parmi ses avantages, celui d'accroitre le nombre des vers de terre qui vont contribuer à l'amélioration du sol sur tout le profil.

Noter que c'est pour un pH proche de la neutralité que les minéraux et les oligo-éléments sont le mieux disponibles et assimilables. On peut attribuer un effet positif à l'apport de brf, mais il n'est qu'indirect.
hendy a écrit le 14/11/2011 22:48 (ref msg # 32143 )
Il y a eu des expériences de fait dans les résidus de sol des champignons cultivés dans des cavernes avec de la contamination de truffle ..Arrosage avec une bouillie contaminée (truffe) ( commentaire du personnage ).

Qu' est ce que cela peut donner..?.. est ce que ses sols sont trop appauvris pour être vraiment utilisables..
floyd a écrit le 15/11/2011 09:57 (ref msg # 32146 )
Salut Hendy,
La lecture de l'article INRA donné en lien le 12/11, contient de sérieux éléments de réponse.

Les spores sont présents dans la partie charnue de la truffe… celle qui coute cher.

Le plus important à retenir c'est que la truffe dépend strictement d'un arbre vivant et inoculé.

L'article donne le nom de cette pépinière française qui multiplie et vend des plants mycorisés. Un gage de réussite.
druere a écrit le 15/11/2011 12:58 (ref msg # 32150 )
Bonjour,
à une époque je m'étais intéressé à la culture de la truffe (mélanosporum)
car il existe une variété Bourguignone et sans doute bien d'autres
La pépinière en question qui vend des plants "mycoryzés" le dit elle-même
"elle n'est pas fiable à 1OO %".
J'ai moi-même planté une truffière dans les années 8O dans un sol convenant parfaitement impératif aucune trace d'aciditésur
un terroir qui recèle des truffes à l'état naturel puisqu'il s'agit du Périgord
Nous avons mis des chênes et des noisetiers et il s'avère que noisetiers ont produits au bout de 7 années (4ha plantés 3OOg de truffes la première
année). Mais le rendement est actuellement décévant car beaucoup d'éléments inquiètent les trufficulteurs (le vol le vandalisme) et surtout
la
sècheresse" Ils s'avère qu'une grande part des ressources
de certains trufficulteurs proviennent en priorité des visites organisées
(touristes) plus que du produit lui-même
Il est vrai que la science progresse et en même temps notre
savoir....mais la truffe est encore chère....c'est donc quelle est rare!!!!
Le contact de spores de truffes récoltées sur un milieureceptifpeut sans aucun doutes être couronnés de succés.
J'ai eu connaissance d'un ancien qui faisait pousser quelques truffes (très
très peu) sur les restes d'un mur écroulé qui avait été construit avec de
la chaux.....avis aux amateurs.....et il doit y en avoir car la plupart des
jardineries vendent des chênes truffiers...
Voila
Bruno a écrit le 15/11/2011 18:36 (ref msg # 32154 )
Oui actuellement le Périgord produit qu'une petite partie des truffes françaises. C'est surtout les départements du Vaucluse et des Alpes de Haute Provence qui sont les plus gros producteurs.
floyd a écrit le 15/11/2011 19:41 (ref msg # 32158 )
Certainement Druère, reste à définir et à caractériser un "milieu réceptif".
Comme tout fournisseur la pépinière garantira avoir mis en œuvre les techniques nécessaires pour proposer un produit conforme à la définition donnée.
La réussite de la mise en culture va dépendre, nous le savons bien, de conditions diverses qui échappent totalement à la responsabilité du fournisseur.
Il est difficile de juger le pépiniériste à la hauteur du rendement d'une plantation.
De la même manière il est impossible de tirer des conclusions définitives sur la foi d'une anecdote.
François du Perche a écrit le 15/11/2011 19:43 (ref msg # 32159 )
En lisant divers articles & forum sur les truffes, la première chose à faire avant de se lancer dans des plantations est d'acheter un bon fusil avec lunette infrarouge et qques kilos de gros sel pour dissuader :
1) les voleurs de plants mycorisés (témoignage de qqu'unn qui a planté 350 chênes truffiers et qui le w.e suivant constate qu'ils ont tous disparu)
2) les briseurs de clôtures qui n'hésitent pas à cisailler les grillages pour s'introduire frauduleusement
3) les voleurs de truffes, "caveurs" indélicats (témoignagne d'un propriétaire qui trouvait régulièrement sa plantation dévastée malgré sa surveillance. Il a fini par comprendre que son voleur venait la nuit avec une couverture très épaisse sur le dos et à 4 pattes avec une puissante lampe électrique, les bords de la couverture couvrant le sol, pillait impunément les truffes en massacrant les racines.).
Si vous allez vous plaindre à la Gendarmerie, on vous dira que vous êtes un privilégié qui a des chênes truffiers, qui sont quasiment une incitation au vol, qu'il faut apprendre à partager, qu'il faut se mettre à la place de ces pauvres gens qui n'ont pas votre chance et que de toute façon, on créera bientôt une taxe sur ce type de plantation très inégalitaire.
druere a écrit le 15/11/2011 20:15 (ref msg # 32160 )
Les gens qui connaissent ou s'intéressent a la culture de la truffe savent ce qu'est un milieu receptif !
La pépinière en question mycoryze aussi des plants de conifères et de feuillus afin de créer une réaction favorable lorsque ces plants sont en
"pousse" Il ne servirait à rien ici d'expliquer cette réaction puisqu'elle
est décrite dans leur catalogue...de même que le descriptif d'un sol
receptif en matière de truffes.
Par contre François du Perche vous avez entièrement raison quant aux
problêmes rencontrés par les producteurs...c'est aussi une raison pour
laquelle ils préfèrent "myther" leur territoire de plants truffiers...3 par ci 3
par là.
floyd a écrit le 15/11/2011 21:21 (ref msg # 32162 )
L'impunité accordée aux cambrioleurs est un grave problème de société.
Pas de solution à proposer, ce n'est d'ailleurs pas l'objet du forum.

Je comprends ce besoin de secret. C'est également un problème de société et toujours pas l'objet du forum.

Faut-il tarir ce topic en le privant d'informations techniques validées?
claudeduvar a écrit le 15/11/2011 21:24 (ref msg # 32163 )
ah! la truffe que de phantasmes que de phantasmes.

duere tu es du coté de sorgues? habitant le var ( aups marché de la truffe) je vais souvent en dordogne et j'ai été décu car j'ai vu peu de truffières par la bas. j'ai ma petite idée perso ( comme chaque petit amateur de ce champignon) sur son déclin. chacun vous dira sa version, la meilleure pépinière pour se fournir en plants, l'existence d'une méthode, pas la recette bien sur, une méthode secréte pour favoriser la mycorhization, l'anecdocte sur ce voleur trés futé( ne pas oublier que cet hivers dans la drome un pauvre jeune a été tué alors qu'il ne faisait que traverser). la réalité est plus terre à terre, il faut des sols trés trés sains, pas de pluies polluantes etc...
pour revenir sur un aspect plus botanique, j'ai mis en place des chênes kermes et des cistes


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