boutures poirier mi-octobre

greffer.net >> Poirier

TheChti a écrit le 16/10/2011 20:09 (ref msg # 31834 )
Je viens de réaliser des boutures de poirier (St Remy et Comtesse de Paris) dans des bouteilles d'eau minérale, sable et hormones. Ca peut réussir à cette époque ? Je n'avais pas trop le choix, la seule possibilité d'avoir ces brindilles pour moi, c'était la semaine dernière. J'ai aussi effectué quelques greffes en CB, histoire de ne pas trop mettre tous mes oeufs dans le même panier ....
patrice a écrit le 17/10/2011 06:57 (ref msg # 31838 )
Salut

Pour ma part, je n'ai jamais réussi une bouture de poirier, à quelque saison que ce soit. Tiens nous au courant de tes résultats, ne sait-on jamais, je n'ai pas pratiqué avec la technique que tu indiques.
Ferréol a écrit le 17/10/2011 09:33 (ref msg # 31840 )
En effet, la bouture de poirier est considérée comme extrêmement difficile, même en in-vitro, la marcotte non plus ne donne rien.

C'est d'ailleurs pour ça que le cognassier est utilisé. Si le poirier pouvait se bouturer ou même se marcotter, on utiliserait plus le cognassier comme porte-greffe qui à deux défauts majeurs (problèmes de compatibilité avec nécessité de greffer un intermédiaire pour certaines variétés et problème de tolérance au calcaire).

Tu peux éventuellement mettre tes baguettes de poirier au frais en attendant de trouver des porte-greffe et en espérant qu'elles se conservent jusqu'à une période plus favorable à la greffe.
floyd a écrit le 17/10/2011 22:11 (ref msg # 31849 )
"Ferréol" a écrit :
En effet, la bouture de poirier est considérée comme extrêmement difficile, même in-vitro, la marcotte non plus ne donne rien.

J'avoue que je ne m'étais jamais posé la question.
Mais la réponse de Ferréol m'intrigue et j'aimerais bien connaitre le pourquoi de cette difficulté à néo-raciner du rameau de poirier.
Avec les cocktails d'hormones mis au point, je pensais la solution trouvée.

Pas de doute quand je vais être à la retraite, … dans longtemps, il faut que je passe à nouveau trois ans à Angers!
klakos a écrit le 19/10/2011 05:51 (ref msg # 31859 )
Il me semble qu'il y arrive un peu sur certaines variétés à l'inra mais c'est avec un système d'humidification constante, etc. Toute une histoire...
TheChti a écrit le 19/10/2011 18:11 (ref msg # 31868 )
Bon, ce que vous essayez tous de me dire, c'est que ça sent le louchet pour mes boutures, c'est bien ça ?

Ce sont des brindilles récupérées chez un ami qui va se délester de ses poiriers, je ne pouvais pas attendre et j'ai pensé que mettre en jauge dès la mi-octobre ça aurait fait vraiment très tôt, avec d'importants risques de pourrissement et de moisissures. J'ai donc tenté de faire des greffes en CB avec les bourgeons des deux plus grosses et pour les deux plus petites, j'ai fait ces boutures. Ca ne m'a coûté qu'on peu de temps, deux bouteilles d'eau minérale vides (tant qu'à faire) et un peu de sable.

Vu l'apparente difficulté, je vous tiendrai au courant
Bruno a écrit le 20/10/2011 09:28 (ref msg # 31881 )
Peut-être pourrait-tu mettre des rameaux dans un sac de plastique avec une goutte d'eau au frigo. Peut-être tiendront-ils jusqu’au printemps ?
TheChti a écrit le 22/10/2011 19:07 (ref msg # 31888 )
Je n'avais malheureusement que très peu de branches, j'ai tenté la bouture. Positivons: un échec est en soi une information
youcef a écrit le 29/10/2011 17:22 (ref msg # 31952 )
j'ai essaié plusieur fois, le bouturage du poirier, mais je n'ai jamais reussi.
maintenant, je greffe mes poiriers sauvage, sur du BA29, puis je fais un
sevrage et j'utilise ces derniers comme PG pour le Nashi.
Jose-Albacete a écrit le 06/03/2012 12:21 (ref msg # 34223 )
Bonjour Youzef.
Je bouturage du Poirier, ne présente aucune difficulté, il est aussi simple.
Pour bouturer vous prenez les greffons à la fin de l'hiver (il est important qu'ils se refroidissent dans l'arbre), puis, on procède comme dans la méthode de bouturage du figuier (en vert), très bien expliqué par le membre xon2000 dans son page .

http://www.galgoni.com/FRA/Reproduccio/e...

mais en remplaçant la perlite, par un substrat stérilisée (substrat est humidifié, est introduit dans un récipient fermée par un film plastique et placé dans un four micro-ondes à pleine puissance 15 minutes, ce qui éviter, des contaminations fongiques.
Il est nécessaire aussi, mettez-les greffons dans un bain fongicide, et le placer sur des serviettes en papier, à quelques minutes jusqu'à ce qu'ils aient séché (aussi pour éviter une éventuelle contamination fongique)

Et avec l'utilisation de deux hormones d'enracinement gel (Clonex, et Rot!t ).

http://img822.imageshack.us/img822/4307/clonex.jpg

http://img684.imageshack.us/img684/2724/roottgelhydrogarden250m.jpg

J'utilise cette méthode pour les fruitiers "difficiles" de bouturer , par exemple le noisettier, réalisé beaucoup de fois, avec succès.

Cette méthode est adaptée pour les arbres fruitiers qui n'ont pas besoin porte-greffe, mais le poirier, je considère beaucoup plus intéressant, la multiplication pour l´obtention des porte-greffe, par la méthode de Marcottage en cépée.

http://www.oldbookillustrations.com/page...

Cordialement
Jose
youcef a écrit le 06/03/2012 17:38 (ref msg # 34228 )
le probleme c'est que l'hormone que l'on trouve en algerie n'est pas efficace.
Jose-Albacete a écrit le 07/03/2012 00:08 (ref msg # 34236 )
Youzef , vous pouvez l´acheter on-ligne ,( ils ne sont pas cher ) , pour example ....dans cette page d´Espagne.

http://www.tiendamaria.com/Root-t-enraiz...

http://www.tiendamaria.com/Enraizante-Cl...

Cette autre en France .

http://legrowshop.fr/es/47-hormones-de-b...

Et je pense , que dans Argelie , il y a aussi ( sont tres facile a trouver ) , dans les grow-shop ils venden sure .

Cordialement
Jose
youcef a écrit le 07/03/2012 12:18 (ref msg # 34242 )
merci Jose.
pour les liens.
Aziz a écrit le 03/01/2017 00:53 (ref msg # 56042 )
Bonjour youcef,

J'ai besoin de connaitre comment tu fait pour l'hormone de bouturage en algérie.
Je suis vraiment un amateur et débutant dans le domaine et j'ai un poirier avec une variété que je n'ai jamais rencontré et qui est pratiquement mort aujourd'hui et que je veux sauver.
J'ai récupéré quelqes bourgeons que je veux sauver et je ne sais pas quel serai la meilleures méthode de le faire, bouturage ou greffe sachant qu'on en Janvier ?
Merci par avance pour ton aide.
clow a écrit le 03/01/2017 03:02 (ref msg # 56045 )
Aziz je vais être direct avec toi, un arbre qui est presque mort n'a plus énormément de ressources donc même si la méthode de Jose-albacete marche, dans ton cas au vu des ressources de ton arbre il est peut probable qu'il ait l'énergie suffisante pour se bouturer correctement.

Je t'encourage vivement à greffer dans un premier temps sur un porte greffe bien vigoureux qui transmettra au greffon sa vigueur et lui redonnera une seconde jeunesse, et si par la suite tu désire le bouturer tu aura de belles pousses vigoureuse pour essayer le bouturage ou bien tu pourra l'affranchir.

Mais pour le moment il me semble urgent de le sauver et la greffe reste le moyen le plus simple et le plus sûr.
Bruno a écrit le 04/01/2017 09:47 (ref msg # 56057 )
Je suis arrivé à bouturer du poirier (ou du moins le pyrus que j'ai mis au point). Voir : https://www.greffer.net/discussion/viewt...
Toutes le boutures de cette espèce ont réussi sans exception, mais c'était à l'étouffée. Mais comme pour faire les choses scientifiquement, j'ai comparé avec des boutures de poiriers normaux. Ces dernières ont eu un taux de réussite faible, mais non nul. Je n'avais plus qu'un rameau de mon pyrus à bouturer ce que j'ai fait une fois l'entrée en dormance , pour voir s'il prendra en le plaçant en pleine terre et non à l'étouffée. Je pense que les boutures de ce pyrus prennent car il a une très grande tendance à faire des bourgeons à partir des yeux à l'aisselle des feuilles. Ces bourgeons produisent certainement des auxines qui favorisent la formation des racines (+ de bourgeons, + d'auxine). Il est possible que cette aptitude au bourgeonnement soit due à une faible synthèse de strigolactones (phytohormones qui inhibent la ramification des végétaux) dans la plante. En effet il y a des bourgeons latéraux qui se développent alors qu'une jeune tige est en pleine croissance, alors que pour la plupart des végétaux, seul le bourgeon terminal se développe.


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