Surgreffage par approche

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klakos a écrit le 18/04/2010 11:52 (ref msg # 26966 )
Bonjour,

En pratique, on le fait pas/plus.
Cette illustration comme témoignage d'un temps ancien (1706) :


patrice a écrit le 18/04/2010 14:29 (ref msg # 26967 )
C'est encore pratiqué ainsi dans le cadre des mimosas, où les branches sont forcées au sol, et ca remonte en approche sur un plant porte greffe en container.
floyd a écrit le 18/04/2010 16:09 (ref msg # 26970 )
Greffage par approche, tout simplement?

André Le Notre est décédé en 1700. Pour situer ce temps jadis…

A la droite du personnage, on distingue le dessin d'un écusson et d'un écussonage.
A l'évidence le dessinateur a forcé sur les dimensions pour la clarté du graphisme. Je ne vois pas tenter un écussonage sur un PG gros comme le bras.
arashi07 a écrit le 18/04/2010 17:39 (ref msg # 26972 )
Pour les écussons je crois que tout le monde
l'avait compris

C'est intéressant dans le sens où il s'agit d'un
porte-greffe planté à sa place définitive et décapité
alors qu'en cas de greffe
par approche classique on laisse vivants le deux parties hautes non?

merci pour l'info Patrice ça me donne envie d'essayer sur mimosa.
klakos a écrit le 18/04/2010 18:05 (ref msg # 26974 )
"floyd" a écrit :
Greffage par approche, tout simplement?

Non, il y a eu d'abord l'écussonnage de l'intermédiaire.
Cette illustration est tirée d'un vieil ouvrage allemand. Cette pratique de surgreffer systématiquement est encore en usage là-bas (du coté hollandais). Elle est encore en usage chez les pépiniéristes sérieux.
Ce n'est pas par hasard qu'on y représente un écusson.
Ulrich, ami allemand qui habite là-bas, vient d'acquérir un arbre tout juste surgreffé (tellement récemment qu'elle n'est pas encore démarrée). Porte greffe MM106 !
Alors qu'ici, on te vend un scion, et tu te dé... (le prix ne doit toutefois pas être le même). Parfois le résultat est laid. Sur des variétés de faible vigueur notamment.
Cette illustration décrit assez bien ce qu'ils pratiquent. Ils n'hésitent pas à déplacer un arbre écussonné 2-3 ans auparavant puis le décapiter à hauteur, mais au lieu de faire une fente => approche !
Ce n'est plus en vigueur, la fente, l'anglaise, etc restent très majoritaires.
floyd a écrit le 18/04/2010 19:08 (ref msg # 26975 )
Depuis le XVIIIe siècle on connait mieux l'anatomie et la physiologie végétale et ses applications au greffage. Mais je n'ai jamais eu peur d'enfoncer des portes qu'on croyait ouvertes.

La greffe par approche pouvait apporter une certaine sécurité. De fait l'absence de "tire-sève" dans cette technique germanique, la distingue de la greffe par approche comme Michard la décrit pour les conifères.

Il me paraissait clair que les sujets greffés étaient destinés à une prochaine transplantation sitôt la reprise. La trop grande proximité du pied-mère nuirait à la formation des jeunes sujets. Un greffage si soigneux est entrepris pour propager à travers l'empire, voire au delà, les meilleures variétés.
patrice a écrit le 19/04/2010 12:25 (ref msg # 26980 )
"arashi07" a écrit :

alors qu'en cas de greffe
par approche classique on laisse vivants le deux parties hautes non?


Normalement non.

La premiere phase est la réalisation de l'approche, sa soudure.
La deuxième phase est le sevrage, progressif, de la partie inférieure de la variété greffée (ce qui relie la greffe au pied mère à multiplier) : cela se réalise généralement par des rognages ou blessures réguliers.
Ensuite, on découpe proprement cette partie rognée, et généralement ensuite, on enlève la partie supérieure du porte-greffe.
Si ce n'est pas assez clair, je peux faire un dessin.


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