ébourgeonnage des greffons

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André a écrit le 07/04/2010 15:18 (ref msg # 26816 )
Après la greffe, quand on voit, comme sur la photo ci-dessous, deux bourgeons prêts à débourrer. Doit-on laisser les deux partir puis tailler en vert ou sélectionner tout de suite un bourgeon (et lequel, le plus proche ou le plus éloigné du point de greffe) ?



Dans le même ordre d'idées, quand on a un arbre nouvellement planté rempli sur deux mètres de haut de bourgeons (voir photo ci-dessous), y a t il un risque à ébourgeonner quasiment toute la longueur d'un seul coup pour ne garder que les 3 ou 4 bourgeons terminaux ?


youcef a écrit le 07/04/2010 15:46 (ref msg # 26819 )
tu ne peut pas savoir le quel des deux bourgeon va prendre de l'empleur. il faut laisser tel quel, juste mettre un peu de mastic sur le bout du greffon.
pour la deuxieme photo tu peux ebourgeonner sans risque.
patrice a écrit le 07/04/2010 17:36 (ref msg # 26821 )
Oui, tu laisses partir les deux. D'une part comme le dit youcef, l'un deux aura peut être une vigueur supérieure à l'autre, et d'autre part, il peut y avoir de la casse. Pour ma part, j'attends le début de semie aoutement de la base des pousses pour procéder à la suppression des non désirées.
André a écrit le 07/04/2010 17:40 (ref msg # 26822 )
Merci. Et pour ma deuxième question ? Je peux ébourgeonner toute la longueur ?
floyd a écrit le 07/04/2010 19:00 (ref msg # 26825 )
Ce scion si bien pourvu en bourgeons ne formera de rameaux à croissance longue que dans sa partie supérieure. Ceux du bas vont produire des pousses courtes mais feuillues, voire se transformer en bouton à fleurs.

Il est évident que tout ce qui porte feuilles contribue à la photosynthèse.
S'en priver c'est perdre des réserves pour l'année N+1 et de quoi contribuer à la croissance de l'année N.

Sauf signe évident de mauvaise reprise, en cas de sécheresse du sol par exemple, je propose de laisser intact un maximum de bourgeons.
Puis d'adopter comme les forestiers le font, la technique qui consiste à supprimer chaque année les branches de la "couronne" la plus basse.

Ces cerisiers seront formés en gobelets n'est-ce pas?
André a écrit le 07/04/2010 20:00 (ref msg # 26827 )
Je ne sais pas trop encore comment former ce cerisier.

Ce qui est clair, c'est que je ne veux pas de rameaux à moins de 2 m de hauteur afin de pouvoir circuler sans gêne (je mesure 1.96 m ). Et je me dis qu'en pinçant ces bourgeons dés maintenant, cela sera moins "agressif" que de passer le sécateur l'année prochaine.

D'autre part, mon terrain est très sablonneux donc sec et je ne suis pas sur que le système racinaire qui vient de souffrir par la transplantation soit en mesure d'alimenter la très grande quantité de bourgeons présents.
floyd a écrit le 07/04/2010 20:14 (ref msg # 26828 )
Aux grands hommes, l'arboriculture reconnaissante…

Si pour les 50 prochaines années une hauteur de tronc à minima de 2,00m semble une excellente idée, elle n'impose pas d'y aller à marche forcée en une seule saison. Vois la patience des forestiers… JM à l'aide!

Sur le cliché, il semble que le paillage ne soit pas encore en place… Par contre on voit effectivement l'effet de la pluie sur un sol sableux nu et travaillé; tassement et lavage.
André a écrit le 07/04/2010 20:21 (ref msg # 26829 )
Effectivement le paillage n'est pas encore en place. Je dois récupérer dans une quinzaine de jours du fumier de vache bien mur (15 euros/m3 livré) que je compte épandre sur un diamètre de 1 m et une hauteur de 5 cm autour de chaque arbre.

Puis je mettrai en place mes tuyaux d'irrigation puis enfin le paillage.


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