Conduite des arbres de plein vent

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vomito a écrit le 20/12/2009 18:18 (ref msg # 25392 )
Bonjour,

Je cherche des références d'ouvrages ou publications ayant trait à la formation et à la conduite des arbres de plein vent. J'ai pu trouver ce genre d'infos dans l'ouvrage de Lespinasse et Leterme (de la taille à la conduite des arbres fruitiers). Intéressant, mais ne concerne que la production pour de petites formes.

Or, la formation des très hautes tiges doit tout de même nécessiter un peu de réflexion pour limiter au maximum les interventions. Pas besoin pour moi de réinventer la poudre si l'expérience existe déjà : dans les ouvrages, ou la vôtre !

Merci
floyd a écrit le 20/12/2009 18:50 (ref msg # 25393 )
Salut vomito,
Qu'entendre par Très hautes tiges? Peut-être des sujets fruitiers greffés à 2,50m du sol ou greffés de pied avec une axe et une flèche.

Il me semble que les fruitiers "à cueillir" (cerise, prunes…) et les fruitiers "à ramasser" (noyer, pomme à cidre…) n'ont pas les mêmes contraintes.
vomito a écrit le 20/12/2009 19:28 (ref msg # 25395 )
J'entends par là effectivement, premières charpentières à plus de 2m du sol, voire 2m50, soit un peu plus que ce qu'on appelle haute tige actuellement (1m80, on passe encore mal dessous). Obtenue par greffe en tête ou au pied, peu importe c'est la forme finale qui m'intéresse.

Effectivement les contraintes ne sont pas les mêmes que pour les basses tiges ; les qualités de la fructification sont différentes. Disons pour des arbres "à ramasser" (bonne expression), de toute espèce : pommier, poirier, cerisier, pruniers divers ...
floyd a écrit le 20/12/2009 20:17 (ref msg # 25396 )
Merci pour ces précisions. Greffé en tête à 2,50m le fruitier prend facilement la forme d'un gobelet par la taille de formation classique.

Sur des arbres nouvellement greffés, une touffe de rameaux peut apparaître.
Un tri s'impose: couper sur empattement quelques-uns des moins bien placés et laisser vivre les autres.
En seconde année, nouveau tri au besoin, coursonner les rameaux latéraux, favoriser les prolongements sans les tailler.

Le risque est réel d'ouvrir un puits de lumière trop large qui va favoriser l'apparition de gourmands. Ils couvrent de leur ombre, comme des arbres dans l'arbre, toute cette belle charpente que l'on organisait.

En résumé: privilégier les belles branches charpentières, conserver intacts des prolongements et ne pas dégager brutalement le cœur du gobelet.

Voilà comment je "gère" les pommiers tige du verger conservatoire. Je considère, après cette troisième année de reprise en main, que le travail est fait: les arbres ont acquis une forme, un équilibre qui ne nécessitent plus de taille lourde.

La forme en quenouille se gère de la même manière en s'abstenant de couper le bourgeon d'axe.

Pour les fruitiers à cueillir, l'accès par l'échelle imposait des formes plus robustes et surtout de hauteur limitée.
vomito a écrit le 20/12/2009 20:38 (ref msg # 25397 )
Merci Floyd, c'est bien la forme quenouille que j'ai en tête. Finalement il n'y aurait rien de bien particulier à faire, qu'observer et agir avec bon sens.

Cela dit je n'ai aucune expérience et aucun recul quand à la conduite de tels arbres. J'aurais aimé voir une telle évolution par un ouvrage ou lien, de la greffe à 20 cm à l'entretien de l'arbre de 50 ans...et profiter de trucs et astuces, éviter les erreurs.

Merci pour l'info de ne pas trop ouvrir de suite, je saurai me retenir.
floyd a écrit le 20/12/2009 20:58 (ref msg # 25398 )
"vomito" a écrit :
…de la greffe à 20 cm à l'entretien de l'arbre de 50 ans....


Comme tu y vas!
Les modes ont vite changé ces dernières décennies; arcure Lepage, drapeau marchand, solaxe… oui surtout de la haie fruitière pour vergers professionnels.

Le haut-jet tendait à disparaitre: moins de pré-verger de pommiers ou de poirier en Normandie, recul du chataignier, du noyer traditionnel… Dans ta région les grands fruitiers aussi sans doute.

Donc peu probable que puisse exister ce que tu cherches et qui se situe en fait à la conjonction entre la conduite des arbres d'alignement (élagage doux) et des pratiques décrites (taille centrifuge) par Lespinasse et Leterme.

Au fait, pourquoi former en quenouille?


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