age sujet écussonnage pommier

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sagar a écrit le 03/09/2009 14:19 (ref msg # 24264 )
Il est vrai que dans les régions traditionnellement cidrières(comme chez moi) l'hybridation entre pommiers sauvages et domestiques doit être plus fréquente qu'ailleurs.Il m'est déjà arrivé de trouver en forêt des pommes "sauvages" exceptionnellement grandes ou moins astringentes que d'habitude,ou des pommiers peu épineux.Mais la grande majorité des pommiers que je considère sauvages se ressemblent entre eux :petites pommes extrèmement âpres,d'abord vertes puis jaunes et éventuellement un peu rosées coté soleil;arbre très épineux;petites feuilles assez pétiolées...Chez moi, il n'est pas très abondant, mais on trouve certaines zones avec des regroupements d'arbres(souvent dans des hauteurs en lisière de bois, assez ensoleillées) En ce qui concerne l'installation d'une pépinière,je pense qu'il est préférable de semer dans une terre pas trop riche de façon à ce que les plus costauds se déclarent plus facilement.C'est dans des conditions un peu contraignantes que les plus forts font la différence.En plus, un arbre né dans une terre moyenne et transplanté dans une bonne terre profitera mieux qu'un arbre "trop gâté" au départ(je n'ai pas trop d'expérience mais c'est ce que j'entend aux vieux et j'ai déjà lu cette idée sur certains articles à internet).
floyd a écrit le 03/09/2009 18:50 (ref msg # 24266 )
Un arbre trop gâté?

Je trouve cette idée si répandue, amusante parce qu'elle ressemble à "il faut souffrir pour être belle" qu'on inculque aux jeunes filles!

Il est évident que la transplantation d'un sujet dans un sol de qualité plus médiocre va accentuer le choc et retarder la bonne reprise.

On en déduit donc qu'il vaut mieux passer du moins bon vers le meilleur.
Cela ne signifie en rien qu'il faut "brider" le jeune plant dans son développement en le cultivant dans des conditions difficiles.

En pépinière d'élevage l'objectif est avant tout de constituer un système racinaire suffisament ramifié et robuste pour qu'il "encaisse" la transplantation et soit assez vigoureux pour reconstituer le chevelu nécessaire à la reprise.

Voilà pourquoi le sol doit être propice au bon développement des racines:
- sans cailloux,
- correctement aéré,
- suffisament profond,
- plutot frais durant l'été, sans être mouillant l'hiver,
- peu sableux pour permettre la mise en motte.

La transplantation en motte est largement préférable à un arrachage en racines nues. Toutes les techniques de pralinage et les "habillages" sont des soins palliatifs nécessaires pour tenter d'atténuer un stress inutile.
sagar a écrit le 03/09/2009 23:38 (ref msg # 24269 )
Sans aller jusqu'à brider la croissance du plant on peut quand même l'élever dans une terre moyenne.Quand je dis moyenne, je suis d'accord avec toi pour les caractéristiques physiques (terre fine et profonde) mais je suis de l'avis qu'il ne faut pas trop la fumer.Evidemment ça dépend de l'état de la terre de départ. Mais, est'il vraiement intéressant de faire pousser le scion le plus vite possible , de le doper?Quand on voit dans quelles conditions est capable de pousser et fructifier correctement un pommier sauvage , je me dis que pour peu qu'on travaille et enrichisse la pépinière c'est déjà largement suffisant pour obtenir des croissances normales sans pénaliser le plant.Surtout s'il s'agit de faire une sélection sévère , ce qui est mon cas.
floyd a écrit le 04/09/2009 10:28 (ref msg # 24271 )
En matière de fertilisation, la fumure doit être "équilibrée".

Ce qui, dans le jargon agronomique, suppose de limiter le recours aux engrais azotés dont l'effet souvent rapide et de type "coup de fouet" est préjudiciable à la bonne venue des scions et des tiges.

Ils seront très poussants, parfois trop, avec un retard prononcé sur l'aoutement. Les pucerons et autres maladies profitent de ces végétaux tendres à l'excès.

Les engrais dits "de fond" plus riches en phosphate et en potasse doivent être dosés en fonction de l'état chimique du sol. Ils seront incorporés lors du béchage sur tout le profil du sol. Un simple épandage superficiel n'est pas suffisant!

Des précautions qui valent pour la pépinière et pour le verger.
JM a écrit le 07/09/2009 11:46 (ref msg # 24275 )
En plantation forestière, on constate les meilleures reprises avec les plus beaux plants. Les plants les plus faibles finissent par être dominés.

Il faut veiller à avoir un bon équilibre tige - racine (2/3 - 1/3), un collet assez fort, etc ...

Il ne faut pas négliger l'élevage : un plant qui aura peiné à trouver son eau et ses minéraux se développera mal et sera d'autant plus stressé à la transplantation (pas assez de réserves).
Bruno a écrit le 01/12/2009 14:33 (ref msg # 25111 )
Question de candide : Est-ce vraiment mieux de sélectionner les plans les plus vigoureux ?
J'ai souvent lu que pour avoir un arbre très fertile il était mieux de le greffer sur les portes greffes de petites tailles. De la sorte l'arbre souffrant un peu par ses racines "à l'étroit" se mets à plus fructifier.
floyd a écrit le 01/12/2009 14:50 (ref msg # 25112 )
S'il est une chose qui est sûre, c'est qu'avec un arbre souffreteux, la mise à fruit sera plus rapide, sa durée plus courte, les fruits plus chétifs…

Après c'est toi qui manges les fruits; tu peux souhaiter en profiter le plus tôt possible, n'avoir que des besoins à court terme (10 à 15 ans), et préférer les petits calibres.

Concrètement tout se joue par le choix du porte-greffe (PG). Ils sont classés dans des listes par ordre de vigueur. Même un porte greffe dit "nanifiant" doit être choisi en bonne santé.


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