compatibilité sujet-greffon

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sagar a écrit le 12/08/2009 21:22
Salut,
Je suis nouveau dans ce forum,mais en survolant un peu vos discussions je me suis dit que j'aurais des chances de trouver ici une réponse à ma question un peu particulière.
Alors voilà.J'ai à la maison un vieux poirier à moitié mourant dont je voudrais récupérer la variété.J'en ai déjà greffé un peu partout sur des branches d'autres poiriers,en cas,avant qu'il ne tombe.
Maintenant je voudrais constituer des nouveaux scions de cette variété en écussonnant au pied de francs provennant de pépins du même arbre.
Je me demandais si la compatibilité entre le sujet et le greffon originaires du même arbre serait bien meilleure que d'habitude ou si, au contraire, il pouvait exister des problèmes de dégénérescence dus à la "consanguinité" entre les deux parties (puisque le franc, même issu d'un croisement, est génétiquement identique au greffon à 50%).
J'ai essayé de chercher des renseignements sur d'autres sites, mais en vain.Alors si quelqu'un a un idée de la chose, je le remercierait bien de me faire signe.
Merci à l'avance.
bourru a écrit le 12/08/2009 22:10
Je serais toi, je ne tourmenterais pas trop avec les problèmes de consanguinité, en général.

D'abord, parce que concept ne s'applique (pas si bien que ça d'ailleurs) que pour la reproduction sexuée: "ne risque-t-on pas en croisant des individus proches de faire réapparai^tre des gènes récessifs défavorables....etc"

Dans une greffe, au contraire, tu es, comme dans le cas de bouture, ou de marcottes dans le cadre d'une multiplication végétative, la consanguinité n'a pas le moindre sens.
On est, dans ce cas, exclusivement confronté à des questions éventuelles de compatibilité.
Or la compatibilité est pour les végétaux, comme pour les humains d'autant plus forte que les sujets sont proches.
vomito a écrit le 12/08/2009 22:28

Dans une greffe, au contraire, tu es, comme dans le cas de bouture, ou de marcottes dans le cadre d'une multiplication végétative, la consanguinité n'a pas le moindre sens.


Si, la question a un sens, car sagar parle ici de compatibilité avec le porte-greffe, qui lui est un semis de l'arbre fournissant le greffon.

Ce qu'on peut dire, c'est que la compatibilité sera bonne, comme avec la plupart des francs de variétés courantes. Et même probablement très bonne vu le passé commun, il ne devrait pas y avoir de problème pour sauver ton poirier par cette méthode.
Après, impossible de dire si elle sera "meilleure", il existe probablement plusieurs bonnes possibilités techniques faisant usage de francs de variétés différentes, ou d'autres clones commerciaux selon l'usage auquel tu destines l'arbre.
floyd a écrit le 13/08/2009 09:21
Les termes "dégénérescence"et "consanguinité" sont effrayants lorsqu'ils concernent les filiations humaines ou animales.

En physiologie végétale, virus et bactéries peuvent perturber le développement d'une plante dont les anciens diaient qu'elle dégénèrait.

On sait aussi que les semenciers cultivent par auto-fécondation des lignées monozygotes nécessaires aux hybridations de type F1.

Ces préalables pour tenter de rassurer sagar et conforter ce qu'écrit vomito; la compatibilité PG-greffon est parfois surprenante, mais dans le cas précis, il ne faut pas craindre l'échec: 50% de patrimoine génétique en commun sont un sérieux atout.


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