Nectarine cerise

greffer.net >> Pêcher et nectarinier

gaia-project a écrit le 18/06/2009 09:00
Quelqu'un connait il la variété de nectarine "nectarine cerise" datant du 17e siecle. J'en possède un et je me demandais comment seraient les fruits...pas encore pour cette année!
patrice a écrit le 18/06/2009 09:29
salut

elle est décrite dans le leroy, tome VI (les peches), page 181. Voir pomologie.com où ces ouvrages sont numérisés.
gaia-project a écrit le 18/06/2009 22:21
Merci beaucoup pour l'info, mais je n'ai pas trouvé le tome 6 sur le site pomologie.com...
patrice a écrit le 19/06/2009 06:20
Voir sinon Alphonse mas, tome 7 (pêches), page 105 (pêche CERISE). Leroy envoit à ce descriptif qu'il indique plus complet. (ce tome doit etre sur pomologie.com normalement, à défaut je te fais un scan des divers docs)
klakos a écrit le 19/06/2009 17:24
Voir sinon Alphonse mas, tome 7 (pêches), page 105 (pêche CERISE). Leroy envoit à ce descriptif qu'il indique plus complet. (ce tome doit etre sur pomologie.com normalement, à défaut je te fais un scan des divers docs)


Je confirme que les tomes des fruits à noyaux n'y sont pas en ligne.
gaia-project a écrit le 19/06/2009 19:57
Non rien sur les fruits a noyaux...dommage!
Si tu as la possibilité de me scanner un descriptif, je t'en serais extrêmement reconnaissant!
patrice a écrit le 20/06/2009 06:55
Descriptif LEROY

Pêche NECTARINE-CERISE

synonymes :

Peĉhe cerise
Brugnon rouge
Pavis-cerise
Pêche-cerise à chair blanche
Brugnon du bel-enfant
Brugnon-noix
Nectarine-cherry
Pêche violette cerise
pêche kirsh
pêche kirschen-violette
nectarine petit-vermillon

Après voir longtemps possédé cette charmante et curieuse variété, à fruit minime, à glandes réniformes et petites fleurs rose pâle, elle nous a fait défaut juste au moment où nous préparions les matériaux du chapitre pêcher, pour ce Dictionnaire. Le Jardin des Plantes à Paris, la cultivait ; nous priâmes alors MM. Decaisne et Carrière de vouloir bien nous en donner des greffes ; mais, à leur regret comme au nôtre, ils ne le purent : l'unique sujet qu'ils eussent, venait de périr quand je leur adressai ma demande. Et l'obligeant M. Mas, qui l'a décrite (Verger, t. VII, p. 105), ainsi, du reste, que M. Carrière (Jardin fruitier du Muséum, t. VII), se vit également dans l'impossibilité de me la procurer. Force nous est donc, aujourd'hui, de renvoyer, pour détails ayant trait à sa description, aux remarques Pomologiques de ces deux auteurs, et de nous borner à consigner ici les quelques observations, les quelques renseignements histoiriques que nous avons recueillis sur elle..... « Je puis eschanger des greffes de Brugnons Cerises », écrivait d'Orléans, le 20 décembre 1628, le Lectier à tous les amateurs auxquels il adressait alors le Catalogue de son verger et plant (pp. 30 et 35) ; et c'est la première mention, probablement, qui existe de la Nectarine ou Brugnon-Cerise. On voit, par là, que dès 1600 les Orléanais cultivaient ce ravissant petit fruit, dont le nom vient du beau coloris qui le distingue et vaut celui de la pomme d'Apis, mais rien n'indique l'endroit où Le Lectier se l'était procuré. Provenait-il des environs d'Orléans, où nombre de pépiniéristes florissaient déjà? Nous l'ignorons, et ne saurions que le revendiquer pour notre Pomone indigène, à laquelle le rattachent, incontestablement, et le nom qu'on lui donnait – nom qu'il porte encore – et le lieu même, si central, d'où sa propagation s'est très certainement faite.

Observations :
En 1670, on connaissait une pêche Angéline, Angélique, ou de Guillon, que parfois on pourrait être tenté de réunir à la Nectarine-Cerise, certains catalogues anciens ayant placé l'Angélique parmi les synonymes de cette dernière, si nous ne disions : l'Angélique mûrissait à la fin de septembre, était longue, grosse comme une pêche de Pau (par conséquent, volumineuse), rouge-brun à l'insolation, très sanguinolente autour du noyau, et l'arbre se couvrait de fleurs rouges ; tous caractères fort opposés à ceux de la Nectarine-cerise, dont un pomologue du XVIIè siècle, le moine Claude Saint-Etienne, traçait en 1670 cette courte mais fidèle description : « Brugnon rouge ou Brugnon cerise est bon à la my-aoust, rond, gros comme une petite balle, toute rouge comme une cerise, et licé ; sa fleur est comme de pescher. »  (Nouvelle instruction pour connaître les bons fruits, pp. 128-129). Fillassier, agronome et arboriculteur très distingué qui nous a laissé le Dictionnaire du jardinier français, a caractérise la Nectarine-Cerise sous le nom de Brugnon-Noix, généralement appliqué à la nectarine violette tardive, ne mûrissant qu'en octobre. Cet écart de maturation d'au moins six semaines, suffirait certes à montrer l'erreur commise par Fillassier, sans qu'il fût besoin de la constater autrement ; mais nous préférons reproduire, pour mieux porter conviction dans les esprits, le signalement qu'il a donné de son Brugnon-Noix : « Le fruit n'est guère plus volumineux – disait-il en 1791 – qu'une grosse noix commune, joliment arrondi et sillonné d'une faible rainure, il se colore du rouge le plus vif, et sa chair, quand il mûrit bien – en août – est d'une saveur délicieusement relevée » (T. II, p. 354.)


Descriptif Alphonse Mas :

Cerise (Nectarine)

Syn.
Pêche cerise
brugnon cerise
violette cerise
kirschen pfirsche

Origine ancienne et inconnue.

Arbre d'une végétation moyenne sur prunier et aussi sur amandier, assez rustique pour supporter le plein air, même dans les contrées où le climat est peu favorable au pêcher. Élevé ainsi sous forme de vase et contenu par une taille très-simple, son fruit acquiert un peu plus de volume sur haute tige libre, et plus exposé à la lumière que sur l'espalier il se colore plus vivement et améliore la saveur de son eau.
Variété à introduire seulement dans le jardin fruitier d'amateur, comme un type curieux entre les variétés de nectarines. Elle se reproduit assez facilement de noyau, et il serait probablement facile, par des semis successifs bien dirigés, d'augmenter le volume et la qualité de son très joli fruit.

Rameaux de moyenne force, à entre-noeuds un peu longs, d'un vert gai à l'ombre, uniformément colorés d'un rouge sanguin foncé du côté du soleil ; ça et là quelques rares lenticelles jaunâtres, un peu saillantes.
Boutons à bois petits, coniques, maigres, allongés et aigus, à direction parallèle au rameau, soutenus sur des supports un peu saillants et dont les côtés se prolongent sensiblement mais non longuement ; écailles lisses et d'un marron rougeâtre foncé.
Pousses d'été bien allongées, sensiblement rétrécies à leur base, s'atténuant assez promptement pour ensuite se terminer en une pointe longue et finement aiguë, un peu repliées sur leur nervure médiane et peu arquées, bullées dans leur surface, très-peu profondément crénelées, soutenues sur de longs pétioles munis de deux ou plusieurs glandes réniformes ; les inférieures bien plus petites, obovales-lancéolées ou lancéolées-elliptiques, se terminant un peu brusquement en une pointe un peu longue, planes, largement et peu profondément crénelées.
Stipules de moyenne longueur, courtement ciliées.
Boutons à fruit moyens, ovoïdes, un peu obtus, à direction parallèle au rameau, réunis le plus souvent deux à deux sur le même support ; écailles d'un marron fauve, un peu duveteuses.
Fleurs bien petites; pétales ovales-arrondis, dressés, roulés en cornet, d'un rose rouge pâle ; calice à tube élargi, à divisions courtes et sensiblement atténuées à leur extrémité, bien duveteuses.
Caractère saillant de l'arbre : les feuilles les plus supérieures d'un beau vert brillant ; le plus grand nombre des feuilles presque exactement planes.
Fruit petit, presque sphérique, s'arrondissant par des courbes presque également convexes, soit du côté du point pistillaire, soit du côté de la cavité de la queue, à joues bien bombées, partagé sur une de ses faces en deux parties le plus souvent égales par un sillon très prononcé qui se continue par une dépression sur la face opposée.
Point pistillaire supporté par un court filet attaché à un petit mucron, quelquefois debout, mais souvent recourbé sur le trajet du sillon .
Cavité de la queue assez profonde, large, bien évasée, tantôt bien unie, tantôt un peu plissée dans ses parois.
Peau lisse, fine, mince, se détachant de la chair, d'abord d'un vert clair, puis passant à la maturité, fin d'aout, au blanc de porcelaine recouvert du côté du soleil d'un beau rouge cerise vif qui se disperse en petits points ou taches sur les parties les moins éclairées, et qui souvent aussi s'étend sur toute la surface du fruit, surtout les arbres en plein air.
Chair d'un blanc très légèrement teint de jaune, fine, un peu ferme, peine suffisante en eau peu sucrée, peu parfumée, acidulée, constituant seulement un fruit de collection.
Noyau d'un brun jaune, moyen pour le volume du fruit, ovoïde, se terminant brusquement et une très petite pointe, assez largement tronqué à son point d'attache à la queue, à joues bien bombées, peu profondément trouées et rustiquées, se détachant de la chair ; suture ventrale à peine sillonnée et crénelée dans ses bord; arête dorsale épaisse, peu saillante, composée de lamelles presque exactement soudées ; rainures latérales bien prononcées.
autrevie a écrit le 21/07/2009 20:38
Merci Patrice pour ta patience,et ta générosité.
planteur123 a écrit le 05/11/2012 09:30
avez-vous eu des fruits ?


greffer.net >> Pêcher et nectarinier