Plante sensible au puceron noir

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klakos a écrit le 02/05/2009 18:50 (ref msg # 22726 )
Bonjour,

En vue d'éviter les traitements chimiques qui n'en finissent pas, sauriez-vous m'indiquer une plante "relais", sensible au puceron noir comme peut l'être le sureau.
Ce serait en vue de combattre le puceron cendré.
Mais comparée au sureau, il faut qu'elle soit bien plus petite (max 60-80 cm).

Merci
klakos a écrit le 02/05/2009 18:55 (ref msg # 22727 )
Je me réponds : les légumineuses genre fève déjà.

D'autres ?
Précoces de préférence. On m'indiquera la capucine peut-être pas assez précoce.
Ou alors des plantes relais des plantes relais... ?
floyd a écrit le 02/05/2009 20:14 (ref msg # 22728 )
Peux-tu expliquer l'intérêt de cultiver une plante susceptible d'alimenter et d'héberger ces pucerons?
Pourquoi les aider à se multiplier et devoir les exterminer…
klakos a écrit le 03/05/2009 01:39 (ref msg # 22729 )
"floyd" a écrit :
Peux-tu expliquer l'intérêt de cultiver une plante susceptible d'alimenter et d'héberger ces pucerons?
Pourquoi les aider à se multiplier et devoir les exterminer…


Chronologiquement, le puceron noir apparait avant ses autres collègues pucerons, genre cendré (le méchant).
Pour savoir de quoi on parle, je crois qu'il faut appel au nom latin. Comme je sais qu'il y a des latinistes ici présent...
Il a l'avantage d'attirer les prédateurs, de les nourrir (syrphes, coccinelles, chrysopes...)
Leurs effectifs se trouvent quasiment au maximum après les qqes semaines de nourriture abondante.
Arrive le moment où il y moins à becquetter sauf... heureusement quelques cendrés par-ci par-là. Et c'est ce que je recherche.

C'est l'intérêt du sureau noir utilisé comme plante relais.
Malheureusement, il est très adapté à une haie bordant un verger, mais est beaucoup trop gros pour l'installer entre les rangs par exemple.
Eric a écrit le 03/05/2009 08:22 (ref msg # 22730 )
Les rosiers ne feraient ils pas l affaire?

Dans la region de Wavre un rosier est plante en chaque bout
de rang de pommiers.Mais je ne sais pas pourquoi ,peut etre
est-ce pour les pucerons.
floyd a écrit le 03/05/2009 09:41 (ref msg # 22732 )
Merci Klakos, il en faut de la stratégie pour réduire les populations de pucerons cendrés!
Certes le sureau peut devenir un arbuste puissant mais on peut facilement le recéper car son bois jeune est tendre. Recépage en alternance un an sur deux de 50% des sureaux intercalés; juste une idée…

L'observation d'Eric, les rosiers en bout de rang pour la vigne souvent mais donc aussi pour les pommiers m'a toujours étonné.
Il se dit que le rosier voit s'exprimer précocement le blanc (odium), ce qui vaut signal d'alerte pour déclencher un traitement préventif sur la culture.
J'avoue que j'ai toujour eu un doute; le rosier peut également servir de plante hote et héberger les spores et autre mycélium de la maladie. Qu'il puisse alerter j'en convient, mais d'une maladie qu'il aura contribué à maintenir et propager.
Par ailleurs, cela suppose que les traitements soient efficaces sur la cultures mais insuffisants sur le rosier…

Je ne sais pas si l'explication vaut pour les pucerons, pour les insectes pollinisateurs…
argos31 a écrit le 03/05/2009 17:48 (ref msg # 22733 )
Bonsoir - Souviens-toi floyd tu avais "charrié" férréol,lui disant de fermer les grilles de son labo = ce petit jeune (24 ans) m'a bien épaté Aprés un "topo" trés clair Ces 2 recettes sont impec pour moi; Férréol MERCI - La saison n'est pas close les pommes sont comme des noisettes les pousses 20cm en pleine croissance A peu de frais j'ai maitrisé les pucerons gris des pommiers -noirs des fèves (2 passages) Et les verts et rougeatres des rosiers - Première saison ou je n'ai pas à faire appel à des systèmiques ou insecticides polyvalents , ca fait plaisir des traitements propres à prix modiques , et de plus EFFICACES _ En pleine vegetation les feuilles ne sont pas brulées Un rêve Faudrait trouver "" le Férréol"" du taphrina déformans ,et les papys seraient moins grincheux
Ferréol a écrit le 11/05/2009 21:08 (ref msg # 22791 )
ops:
merci, pour le compliment et pour le léger rajeunissement (j'ai maintenant 27, vous me direz, ça change pas grand chose mais ça fait plaisir aussi)...

Pour ce qui est de la question du départ, en fait l'idéal est de trouver un couple "plante hôte / puceron" comme l'est le sureau avec le puceron du sureau qui s'appelle Aphis sambuci avec un puceron très spécialisé qui ne peut s'attaquer qu'a cette espèce ce qui est le cas pour le couple Sureau / Aphis sambuci qui est idéal pour ce boulot.

L'intérêt de cultiver un couple puceron/plante hôte est de maintenir de la nourriture en permanence pour les auxiliaires de lutte biologique pour maintenir ces auxiliaires à proximité des cultures. C'est avantageux car ces auxiliaires passent alors sur nos cultures quand elles sont attaquées par les ravageurs car ces auxiliaires sont souvent polyphages. Ainsi, pas besoin d'aller rechercher des auxiliaires à chaque attaque, ils sont déjà sur place. C'est d'autant plus intéressant que le puceron entretenu de la sorte s'attaque à un minimum de cultures...

Le couple fève / puceron noir de la fève pourrait fonctionner malheureusement le puceron noir de la fève, Aphis fabae pour les intimes est relativement polyvalent et s'attaque en plus de la fève à un certain nombre de plantes potagères comme les pommes de terre, les betteraves, les haricots, le sarrasin c'est donc un peu embêtant d'entretenir des pucerons qui peuvent aussi nous embêter car bien souvent les potagers ne sont pas très éloignés des vergers...

Les rosiers pourraient effectivement être plutôt bien pour ça car le puceron vert du rosier Macrosiphum rosae ne s'attaque pas à beaucoup d'autres espèces, de plus il servent aussi comme dit précédemment à diagnostiquer l'oïdium précocement. Je tiens d'ailleurs à dire, à ce sujet, que les rosier si ils sont correctement soignés n'entretiennent pas et n'attirent pas l'oïdium, il sont contaminés en cas d'attaque au même titre que les pommiers et la vigne et en même temps, simplement les symptômes apparaissent plus tôt ce qui laisse le temps de lutter contre la maladie... Reste à voir si les attaques de Macrosiphum rosae sont plus précoces que celles du puceron cendré qui se nomme Dysaphis plantaginea...

Il pourrait y avoir le petit pois et son puceron vert, Acyrthosiphon pisum au spectre d'hôtes moins large que le puceron noir de la fève mais il s'attaque tout de même à pas mal de légumineuses, cependant il faut surveiller car le pois héberge d'autres pucerons moins intéressants (comme Aphis fabae précédemment cité).

Dans les régions au climat très doux, il pourrait y avoir le laurier rose qui héberge Aphis nerii mais il attaque aussi les agrumes...
alias a écrit le 12/05/2009 07:27 (ref msg # 22797 )
Pour un traitement, faire une "infusion d'ortie "

recette:
- 1kg d'ortie fraiche ou 200 gr sèche dans 10 litres d'eau bouillante.
- laisser refroidir et filtrer
- dilution a 1/20ème et pulveriser

Excellent insecticide bio contre puceron et araignées rouges et jaunes.

Attention, je ne parle pas de purin qui lui a un effet insectifuge.
argos31 a écrit le 12/05/2009 13:22 (ref msg # 22800 )
Tu parles ,aussi pour les pucerons cendrés alias ??-Dans mon verger de l'Aude terrain calcaire (pas besoin de traiter ) En Lauraguais c'est une invasion -Je me suis aperçu que d'abord faut traiter en hiver pour éliminer le max d'oeufs -Puis faut passer tous les jours -vu la grosseur et le fait qu'ils vont coloniser d'autres feuilles dur à éradiquer !!!! Les feuilles enroulées servent de nids à un tas d'autres insectes Et ils se concentrent vers les bouquets de fruits (La sève doit être de meilleure qualité) -Pour ma région = Ce sont les cendrés qui sont les premiers -Par -4 j'ai tués les premiers sur un Reinette clochard qui avait des feuilles à peine de 1 cm2
youcef a écrit le 12/05/2009 14:13 (ref msg # 22801 )
bonjour
une idée à developper: recolter les pucerons et les laisser
mourir jusqu'a decomposition
essayer de faire un pesticide à base de bacteries qui se sont
deposées
klakos a écrit le 12/05/2009 18:25 (ref msg # 22803 )
"Ferréol" a écrit :

Pour ce qui est de la question du départ, en fait l'idéal est de trouver un couple "plante hôte / puceron" comme l'est le sureau avec le puceron du .../...
il attaque aussi les agrumes...

Merci pour ces infos intéressantes.
alias a écrit le 12/05/2009 19:26 (ref msg # 22805 )
Ca marche sur tous les pucerons. Le seul probleme c'est les feuilles qui roulent ou ils se cachent dedans.
youcef a écrit le 12/05/2009 20:22 (ref msg # 22806 )
je crois que le puceron noir est tres precoce sur le lierre
Ferréol a écrit le 12/05/2009 21:51 (ref msg # 22809 )
Effectivement le couple Hedera helix / Aphis hederae semble être un bon candidat.

Il pourrait aussi y avoir le houx et son puceron Aphis ilicis mais il ne se développe que sur les jeunes arbres ou les arbres taillés "fort".
floyd a écrit le 12/05/2009 23:02 (ref msg # 22810 )
Le lierre… reste une vraie peste s'il s'intalle dans les arbres du verger.

A choisir je préfère le houx même s'il pique un peu, car il fait de belles haies surtout quand il est taillé régulièrement.
claudeduvar a écrit le 13/05/2009 21:36 (ref msg # 22814 )
pour lutter contre les pucerons, un seul mot d'ordre: DIVERSITE. mais une plante a elle seule ne fait pas la diversité. Par exemple des fèves au verger vont attirer les pucerons trés tôt et ensuite les prédateurs qui seront actifs sur d'autres pucerons ( vert du pêcher, noir etc), le Ganier (Cercis siliquastrum) permet de lutter contre le psylle du poirier, mais des féves et des arbre de judée ne feront pas tout. Il faut mettre un max de plantes, des fleurs, des légumineuses, des graminées... ne pas tout tondre ( j'ai l'impression que la grande manie de nos jours c'est d'avoir sa tondeuse autoportée et de tondre dès fevrier) en même temps ( nos abeilles en seront aussi reconnaissantes et la productivité du verger sera augmentée) et faire suivre les floraisons. Les résultats sont vite la.
Ferréol a écrit le 14/05/2009 07:49 (ref msg # 22816 )
Oui et non. Je suis d'accord sur le fait qu'avoir un max de diversité peut être bénéfique mais quitte a avoir un max de diversité, autant essayer d'avoir les plantes les plus intéressantes. En effet, il vaut mieux avoir des plantes maintenant des pucerons incapables de s'attaquer aux plantes qu'on cultive plutôt que de maintenir des plantes qui maintiendront les ravageurs dont on cherche à se débarrasser...

Pour ce qui est des psylles, les frênes hébergent la psylle du frêne inoffensive pour nos vergers mais qui sert de nourriture aux prédateurs des psylles du poirier. Par contre je ne connaissait pas l'action "protectrice" de l'arbre de judée, saurais-tu sur quel principe elle se base?
floyd a écrit le 14/05/2009 21:27 (ref msg # 22828 )
Salut Ferréol
De mémoire, ce qu'évoque Claudeduvar à propos du cercis siliquastrum provient d'une publication INRA de Beaucouzé. Non?

Eradiquer les plantes hôtes non cultivées c'est se lancer dans un vaste chantier… On peut à minima cesser d'en replanter.
claudeduvar a écrit le 14/05/2009 21:37 (ref msg # 22830 )
bonsoir,

floyd a raison: publication INRA si quelqu'un peu la retrouver? Je suis egalement d'accord pour intervenir et mettre sa patte dans ce vaste chantier et ainsi améliorer la prédation naturelle. sur le psylle et le ganier! les infos qu'il me reste.

Populations migrantes de proies et hôtes : l’exemple est celui de l’arbre de Judée(C. siliquastrum) hôte d’un psylle migrant (Cacopsylla pulchella). Ce psylle estmigrant en juin, période de pullulation de Cacopsylla pyri en verger. Lorsqu’il est planté en bordure des vergers, l’arbre se vide de la proie et du cortège des prédateurs associés à C. pulchella. Ces derniers sont supposés chercher leur nourriture au plus proche, en l’occurrence dans le verger.


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