Malus sylvestris

greffer.net >> Pommier

Sisley a écrit le 23/04/2009 20:52







Est-ce bien du pommier sauvage ?
Existe t-il des variétés ?
vomito a écrit le 23/04/2009 21:14
Oui c'en est et pour les variétés...il y a bien plusieurs "formes" décrites, mais souvent il est dur de les distinguer tellement la variation est faible et la palette d'intermédiaires large. Par exemple je connais 2 exemplaires à quelques mètres l'un de l'autre, l'un classique avec des pommes vertes-jaunes, l'autre elles sont lavées de rose...et ce ne sont vraisemblablement pas des hybrides avec des plants cultivés. J'ai greffé cette dernière variante, car les plants mères sont vieux et déclinent rapidement.

Tu as là un très bel exemplaire. C'est rare, pour une raison assez simple, c'est que la consigne forestière était de les couper...

Si tu as moyen de prélever un greffon, ça m'intéresse.
Sisley a écrit le 24/04/2009 08:21
Ok, merci

Voici une photo vue d'ensemble.





Pour le greffon il te faudrai quelle partie ? diamètre de branches, longueur, zone de prélèvement,...
plumesagilles a écrit le 24/04/2009 13:12
Personellement je trouve cela tres bien , cela produit beaucoup de pommes sans aucun taitement ,alors que la plus part des pommiers nécessitent beaucoup de pesticides; c'est pour cela que j'en ai planté un d'ailleur
André a écrit le 24/04/2009 23:47
Tu as là un très bel exemplaire. C'est rare, pour une raison assez simple, c'est que la consigne forestière était de les couper...

Sais-tu pourquoi ?
Quelle est la source de cette info ?
Merci.
kawa a écrit le 25/04/2009 09:17
mais, vous n'allez pas greffer la variété "pommier sauvage" '

le propre de cette non-variété, c'est qu'elle est issue de pépin. plantez un pépin, de n'importe quelle pomme sauvage ou civilisée, et vous aurez à nouveau un pommier sauvage. et il donnera naturellement des fruits (+/- gros, mais cela tient beaucoup à la quantité) si goûteux en gelée !

si vous créez un nouvel arbre à partir de greffons de pommier sauvage, je sais ce qu'il risque de se passer lorsque le terrain changera de propriétaire : "l'arbre là ne donne pas des belles pommes, mais il n'est rarement malade ; sans doute une bonne variété locale : empressons-nous de la multiplier !"
Alex a écrit le 25/04/2009 09:19
Bonjour,

Il est toujours difficile de savoir si les "pommiers sauvages" le sont vraiment ou s'il s'agit de semis d'espèces cultivées... J'ai toujours eu des doutes sur celui que j'ai à la maison, d'autant qu'il n'est pas épineux. Quoi qu'il en soit, Sisley a repréré un très beau sujet, qui doit faire le bonheur de plus d'un animal en automne :clin:

Alex
kawa a écrit le 25/04/2009 09:28
la distinction entre semi de pommes sauvages et semis de pommes connues n'a pas de sens : à chaque fois, c'est la loterie du brassage des gênes lors du mélange des gamètes

non seulement on ne sait pas quel autre pommier a fécondé le nôtre, mais même si on le savait, les gènes sont mélangés, donnant un résultat aléatoire

la probabilité d'avoir une belle et bonne pomme issue de semi est dans les deux cas très faible

quant à savoir si ses pommiers sont de semis ou greffés, en général on cherche le point de greffe... qui disparaît sous les vielles écorces
André a écrit le 25/04/2009 09:28
Pour le greffon il te faudrait quelle partie ? diamètre de branches, longueur, zone de prélèvement,...

La réponse est ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Greffage#Gr...
vomito a écrit le 25/04/2009 11:01
Pour éviter toute confusion, ce fil a pour objet Malus sylvestris. La classification des Malus est complexe, mais ici nous différencions cet arbre de Malus pumila, notre pommier domestique (qui lui serait issu de Malus sieversii, en Asie centrale). Quant on parle de pommier "sauvage", il faut comprendre "indigène", en l'occurrence une espèce qui semble native de nos forêts, notamment rhénanes.

Rien à voir avec un semis naturalisé d'une pomme cultivée donc. Le risque d'hybridation peut exister, mais cette espèce est tout de même caractéristique et l'exemplaire de Sysley typique.

L'intérêt de greffer cet arbre ? Pour moi posséder l'espèce type d'un bel exemplaire dans un premier temps. Le plaisir de sa gelée de pommes aussi, très aromatique, une merveille.
Ferréol a écrit le 25/04/2009 12:44
Chez nous, les pommiers sauvages servent de porte-greffe cela donne des arbres de plein vent mais qui ne deviennent jamais gigantesques et qui peuvent atteindre facilement la centaine d'années.

Sinon les fruits des pommiers sauvages (qu'on appelle bûchines) peuvent servir a apporter de la pectine pour les gelées mais ils sont à utiliser avec parcimonie car ils sont tout de même très acides et astringents...
hendy a écrit le 25/04/2009 17:51
bûchines... ma recherche n' a pas permi de retracer l' origine francaise de ce mot..
Est ce un emprunt du breton..
Ferréol a écrit le 26/04/2009 11:19
bûchines... ma recherche n' a pas permi de retracer l' origine francaise de ce mot..
Est ce un emprunt du breton..


Je ne sais pas d'où vient ce mot mais vu que c'est dans le Haut-Jura qu'on appelle ce "pommes" comme ça l'emprunt au breton me semble peu probable...
La langue locale qui était parlée avant le français était une langue francoprovançale (dont certaines variantes sont encore un peu parlée en Savoie et dans le Piémont).
Sisley a écrit le 02/05/2009 18:16










Sisley a écrit le 14/06/2009 14:18
Tout compte fait. L'arbre ci-dessus serait un mirabellier sauvage ou quelque chose d'apparenté.
J'avais pas fait attention au fruit qui maintenant est assez développé.


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