Les Croqueurs de pommes de l'Anjou

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klakos a écrit le 09/04/2009 18:01 (ref msg # 22427 )
Bonjour,

Voilà qqs mois que je suis dessus. Actuellement, il est quasiment terminé et est présentable.
Le cas échéant, faites-y un tour et dites moi ce qui ne va pas.
L'adresse : http://www.croqueurs-anjou.org/

Il n'est pas finalisé, il reste notamment des photos à faire, à trouver. Ça viendra
vomito a écrit le 09/04/2009 22:20 (ref msg # 22430 )
Le site est très clair, simple d'accès et bien conçu. Illustrations intéressantes, avec quelques photos de plus il sera vraiment complet. J'apprécie beaucoup cette présentation ; la collection fruitière est remarquable !


Une seule remarque qui n'a pas rapport directement avec le site mais avec le travail associé au verger. La composition des haies entomofaunes est bien expliquée et fait certes référence à l'INRA. Peut-être qu'elle est efficace pour attirer les insectes, en tout cas sa composition soulève un certain nombre de questions. Ainsi Baccharis halimifolia et Buddleia variabilis sont des espèces invasives, la première par exemple est en train de ruiner la Bretagne...la seconde fait aussi l'objet de campagnes massives d'éradication dans certains biotopes.

Que vient faire Viburnum tinus ? Cercis silicastrum ? Même Arbutus unedo n'est pas vraiment à sa place. J'y vois donc de nombreuses aberrations...peut-être sont-elles explicables ?

Une haie traditionnelle, éventuellement "améliorée" (et plantée), n'aurait-elle pas eu un impact écologique, également pédagogique et culturel, plus intéressant ?
floyd a écrit le 09/04/2009 22:41 (ref msg # 22431 )
"vomito" a écrit :

Que vient faire Viburnum tinus ? Cercis silicastrum ? Même Arbutus unedo n'est pas vraiment à sa place.


L'Anjou depuis les grands pépiniéristes comme André Leroy est terre d'introduction d'espèces ornementales.
Trois espèces à floraison décorative, dont deux persistantes. Espèces qui tolèrent chaleur et sécheresse, une manière d'anticiper le réchauffement annoncé. Voilà quelques arguments à verser au débat.

et bravo Klakos.
klakos a écrit le 10/04/2009 08:11 (ref msg # 22439 )
"vomito" a écrit :

Une seule remarque qui n'a pas rapport directement avec le site mais avec le travail associé au verger. La composition des haies entomofaunes est bien expliquée et fait certes référence à l'INRA. Peut-être qu'elle est efficace pour attirer les insectes, en tout cas sa composition soulève un certain nombre de questions. Ainsi Baccharis halimifolia et Buddleia variabilis sont des espèces invasives, la première par exemple est en train de ruiner la Bretagne...la seconde fait aussi l'objet de campagnes massives d'éradication dans certains biotopes.

Que vient faire Viburnum tinus ? Cercis silicastrum ? Même Arbutus unedo n'est pas vraiment à sa place. J'y vois donc de nombreuses aberrations...peut-être sont-elles explicables ?

Une haie traditionnelle, éventuellement "améliorée" (et plantée), n'aurait-elle pas eu un impact écologique, également pédagogique et culturel, plus intéressant ?


Le pire est que je suis complètement d'accord.
Les choix de l'INRA sont très contestables.
Il aurait été préférable d'utiliser des végétaux traditionnels et 2-3 "exotiques" (pour faire plaisir à Floyd ).
JM a écrit le 10/04/2009 09:35 (ref msg # 22441 )
l'INRA est en pleine logique "anticipation du réchauffement". De plus c'est un thème "bankable" : il y a pas mal d'argent pour financer tout ce qui le concerne. Ils ont du intégrer leur opération dans ce genre de budget.
floyd a écrit le 10/04/2009 10:24 (ref msg # 22444 )
Difficile de reprocher aux chercheurs d'anticiper…

Quant aux espèces traditionelles pour haie favorable à l'entomofaune, l'exercice qui consiste à en dresser une liste argumentée est très ardu.

En matière de persistant, on notera houx, if et buis… après c'est plus dur!
Nos parcs et nos jardins sont peuplés d'espèces américaines et asiatiques, plus récemment par celles de l'hémisphère austral (hebe)

On se souvient que l'Anjou n'est guère plus humide que la Sarthe, 600 à 650 mm/an avec une répartition hivernale…

Avec des critères aussi strictes, difficile de se passer de cercis, viburnum tinus et arbutus unedo… Qui résistent aux gelées encore bien assez fréquentes même au pays de la douceur angevine.

J'y ai vu rasés sur souche, prunus laurocerasus, laurus nobilis, lonicera nitida, et bien sur les mimosas, dans les années 80.
vomito a écrit le 10/04/2009 14:44 (ref msg # 22451 )
OK pour le côté marketing s'il y en a un, c'est navrant de voir des moyens utilisés ainsi mais bon ... ce n'est pas le sujet

"floyd" a écrit :
Difficile de reprocher aux chercheurs d'anticiper…

Faudrait faire une discussion à part justement sur la logique d'anticipation car là on ne peut rien balancer si vite.

Quant aux espèces traditionelles pour haie favorable à l'entomofaune, l'exercice qui consiste à en dresser une liste argumentée est très ardu.

Normalement non, une haie naturellement variée avec les espèces locales a déjà un excellent rôle, mais nécessite du temps à s'implanter d'où le besoin de les créer et de les enrichir rapidement.

En matière de persistant, on notera houx, if et buis… après c'est plus dur!

Mais pourquoi des persistants ? Il y a toujours du lierre, d'ailleurs planté dans notre exemple, une ronce de-ci de-là...ou Ruscus aculeatus.

Nos parcs et nos jardins sont peuplés d'espèces américaines et asiatiques, plus récemment par celles de l'hémisphère austral (hebe)

C'est vrai mais je crois qu'ils n'ont pas le même rôle et destination ni la même situation que notre exemple.

On se souvient que l'Anjou n'est guère plus humide que la Sarthe, 600 à 650 mm/an avec une répartition hivernale…

Avec des critères aussi strictes, difficile de se passer de cercis, viburnum tinus et arbutus unedo… Qui résistent aux gelées encore bien assez fréquentes même au pays de la douceur angevine.


Il reste un nombre incroyable d'espèces plutôt thermophiles indigènes par exemple...regarder sur les versants sud les différences ! En tout cas ça ne justifie pas de disséminer des plantes invasives sous couvert de bonne intention.
Ferréol a écrit le 21/09/2009 22:47 (ref msg # 24351 )
Salut a tous, je fais du déterrage de sujet, juste parce que j'ai un éclaircissement a apporter sur la présence de Cercis silicastrum dans ces haies. L'arbre de Judée héberge une espèce de psylle qui lui est inféodée.
Ceci permet d'entretenir les populations de prédateurs des psylles des arbres de Judée qui sont aussi prédateurs des psylles du poirier. Cela permet une meilleure régulation de ce ravageur...

Pour Arbutus unedo, il est possible que sa floraison tardive permette la survie de nombreux insectes (pollinisateurs ou auxilliaires) jusque tard dans l'année.
D'autre part sa survie en climat angevin me semble tout a fait possible. L'arbousier est donné pour résister à -15°C, température que l'Anjou n'a pas connu depuis pas mal de temps. D'ailleurs un exemplaire d'assez belle taille pousse à Angers non loin de l'église St Laud indique que la température critique pour les arbousiers n'a pas été atteinte a Angers depuis bien longtemps...

Je suppose par ailleurs que la viorne tin a été incluse dans cette liste aussi grâce a sa floraison qui intervient a une saison ou peu d'autres plantes offrent leur nectar...


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