Premieres greffes

greffer.net >> Greffage

arashi07 a écrit le 26/03/2009 23:31
Bonjour
cette année j'ai effectué mes premières tentatives de greffage
pas mal d'échecs mais aussi de bonnes surprises


ça a l'air plutôt bien parti?


Cerisier sur merisier, greffe en fente, fin d'hiver 2009
http://img171.imageshack.us/img171/8084/cersier.jpg



prunus mahaleb sur merisier
http://img441.imageshack.us/img441/2056/mahaleb.jpg


Poirier sur Aubépine, anglaise compliquée avec bois de 2 ans:
http://img171.imageshack.us/img171/3347/poir.jpg

détail

http://img171.imageshack.us/img171/7823/poirr.jpg

Pêcher sur franc, œil dormant réalisé en aout.
http://img183.imageshack.us/img183/9936/peche.jpg


Prunus pissardi sur prunellier de talus
http://img517.imageshack.us/img517/4593/pissardi.jpg


Rosier de bouquet greffé sur églantier de talus, ecussonnage oeil dormant:
http://img410.imageshack.us/img410/1527/rosier.jpg

Je crois que j'ai eu de la chance.
par contre tous mes chip-budding sont ratés
hendy a écrit le 27/03/2009 00:04
Je vois peut-être mal mais tes bourgeons semblent petits mais vivants..

Attends encore..
floyd a écrit le 27/03/2009 13:13
ops: tout ça me parait bien parti.
Pour le poirier tu devrais même avoir des fruits, car il y a de beaux bourgeons floraux! Pourquoi du bois de 2 ans?
arashi07 a écrit le 27/03/2009 14:16
merci pour vos réactions
Je suis d'autant plus content que ce sont mes premières greffes!
certes les cicatrisations risquent d'être atroces (notamment cerisier) car je n'ai pas fait dans l'esthétique.

J'ai pris du bois de 2 ans (quoique je n'en suis plus très sûr) parce qu'il m'avait semblé lire sur le forum que les greffons de poiriers nécessitaient ce type de rameaux en tout cas ça à l'air de prendre car la greffe a été réalisée en automne.

le rameau d'aupépine provient d'une grosse souche recépée, j'espère donc avoir une croissance correcte.

Dois-je les arroser? il n'a pas plu depuis plus de 3 semaines.
merci
patrice a écrit le 27/03/2009 17:44
J'ai pris du bois de 2 ans (quoique je n'en suis plus très sûr) parce qu'il m'avait semblé lire sur le forum que les greffons de poiriers nécessitaient ce type de rameaux

non ce sont plutot les chênes, hêtres... qui nécessitent celà.
floyd a écrit le 27/03/2009 19:14
Tes PG sont fortement enracinés, ils sont à même de trouver l'humidité nécessaire dans le sol. En outre, tu as du les rabattre pour greffer, le système racinaire est donc "sur-dimensionné" par rapport aux besoinx d'un greffon en train de débourrer…
hendy a écrit le 30/03/2009 16:38
Est ce que vos greffons sont prélevés longtemps avant le début de la croissance et du gonflement de bourgeons..
louarn a écrit le 05/04/2009 18:17
Bonjour
cette année j'ai effectué mes premières tentatives de greffage
pas mal d'échecs mais aussi de bonnes surprises


ça a l'air plutôt bien parti?


Cerisier sur merisier, greffe en fente, fin d'hiver 2009
http://img171.imageshack.us/img171/8084/cersier.jpg


prunus mahaleb sur merisier
http://img441.imageshack.us/img441/2056/mahaleb.jpg


Poirier sur Aubépine, anglaise compliquée avec bois de 2 ans:
http://img171.imageshack.us/img171/3347/poir.jpg

détail

http://img171.imageshack.us/img171/7823/poirr.jpg

Pêcher sur franc, œil dormant réalisé en aout.
http://img183.imageshack.us/img183/9936/peche.jpg


Prunus pissardi sur prunellier de talus
http://img517.imageshack.us/img517/4593/pissardi.jpg


Rosier de bouquet greffé sur églantier de talus, ecussonnage oeil dormant:
http://img410.imageshack.us/img410/1527/rosier.jpg

Je crois que j'ai eu de la chance.
par contre tous mes chip-budding sont ratés


bonjour, peut tu me dire quand tu as greffé les pruniers sur prunellier et si tu prélevé tes greffons à l'avance? MERCI
arashi07 a écrit le 06/04/2009 09:08
salut
j'ai greffé les prunus à la mi-mars a peu près et je ne suis pas encore sur de la réussite
les greffons ont été prélevés en février, à partir de déchets de taille d'arbre racines nues plantés par la mairie.
capoulos a écrit le 06/04/2009 09:55
Bonjour,
pour ce qui est de la greffe des pruniers sur prunellier il est actuellement possible, du moins dans ma région où les prunelliers sont en fleurs, de faire des greffes en couronne avec un très bon taux de réussite. Celles que j'ai faites dans les derniers jours de mars, en début de floraison, partent déjà en végétation avec des fois 4 ou 5 variétés de prunes sur le même prunellier. Les greffons étaient conservés dans des boites, recouverts de sable humide, le tout au réfrigérateur.
louarn a écrit le 06/04/2009 13:55
salut
j'ai greffé les prunus à la mi-mars a peu près et je ne suis pas encore sur de la réussite
les greffons ont été prélevés en février, à partir de déchets de taille d'arbre racines nues plantés par la mairie.


merci à toi et capoulos paré pour l'an prochain
arashi07 a écrit le 06/04/2009 21:23
oui il aurait sans doute été possible de greffer en couronne bien avant, sachant que les prunelliers étaient en fleur vers le 10 mars ici

ils sont très peu vigoureux car dans un talus plein sud et très sec, ça pourrait expliquer la lenteur au débourrement.
arashi07 a écrit le 10/04/2009 22:51
je viens de découvrir une nouvelle réussite avec les cerisiers
cerisier burlat sur merisier.
technique au cutter, cordon de sac poubelle et cire de bougie (pas facile )
j'ai été obligé de retirer la ligature a cause de l'étranglement.

http://img19.imageshack.us/img19/6805/merisier1.jpg



http://img11.imageshack.us/img11/6973/merisier2.jpg


http://img11.imageshack.us/img11/4034/merisier3.jpg

j'ai essayé de faire coïncider les écorces le mieux possible pour limiter les dégats à la cicatrisation.

dans combien de temps la greffe sera solide?

j'espère simplement que les plaies ouvertes ne vont pas dessécher le greffon.
merci
patrice a écrit le 11/04/2009 07:02
Normalement, on préfère faire une incision verticale sur la ligature sans la dénouer, ce qui évite le risque d'étranglement et permet une partie de la cire de rester recouvrir le point de greffe.
A ce stade de débourrement, c'est très bien parti, un greffon qui ne pousserait "sur ses réserves" ne formerait pas de tels bouquets de feuilles.
Pour ma part j'attends une pousse herbacée pour considérer la greffe réussie, et un aoûtement de la base de cette pousse pour la considérer consolidée. (car ensuite tu peux avoir des accidents de culture : fort vent (si non tuteuré), des chats qui font du katch sur soudure pas encore bien résistante...)
floyd a écrit le 11/04/2009 08:23
Penser à éborgner les yeux du porte-greffe encore présents.
Vu le bon départ de ta greffe arashi07, une application d'un mastic à cicatriser serait une bonne assurance pour l'avenir.
patrice a écrit le 11/04/2009 10:33
Quel intérêt à mettre du mastic à cicatriser sur une greffe qui date d'au moins un mois et dont le porte-greffe aura de ce fait déjà réalisé sa cicatrisation ?
floyd a écrit le 11/04/2009 11:22
… Pour ses propriétés protectrices et antifongiques, sa facilité d'application, la souplesse de la couche mise en place.
La greffe est prise, le bourrelet de cicatrisation est en cour de croissance, mais il reste des parties de bois à l'air libre.

Habituellement le mastic de greffage perdure assez longtemps pour rendre inutile tout complément.

La cire de bougie n'attire-t-elle pas les oiseaux?
José Ruivo a écrit le 11/04/2009 11:55
Je crois que cette greffe est loin d'être considerée sauvée. La soudure est encore assez fragile et il suffit que le greffon continue à pousser normalement pour que son poids provoque l'ouverture de la fente et la chutte du greffon. Si j'étais à ta place, arashi07, j'allais refaire la ligature à nouveau (plus souple pour éviter l'étranglement).
patrice a écrit le 11/04/2009 14:34
… Pour ses propriétés protectrices et antifongiques, sa facilité d'application, la souplesse de la couche mise en place.
La greffe est prise, le bourrelet de cicatrisation est en cour de croissance, mais il reste des parties de bois à l'air libre.


Dans le cadre du greffage, le mastic (ou autre protections genre buddy tape) pour but de protéger surtout de la déshydratation et de l'entrée d'agent pathogènes. Sur coupes fraiches.
Là, on a une plaie qui n'est plus fraiche (coupe datant d'au moins un mois), l'arbre a fait ce qu'il faut pour cicatriser les canaux où circule la sève. Par où ils rentrent les champignons? Par la partie de bois non encore recouverte? J'avais cru comprendre que le risque n'était présent que dans le cadre de coupes fraiches. Peux tu détailler?
floyd a écrit le 11/04/2009 20:41
http://img11.imageshack.us/img11/6973/merisier2.jpg
Nous sommes d'accord, les coupes fraiches sont à protéger de la déshydratation et de l'entrée d'agent pathogènes. Rapidement l'arbre a obturé par des thylles les vaisseaux où circulaient la sève. Des notions mises en évidence par le célèbre A. Shigo.

Réaction des arbres aux agents agressifs.
L'écorce est une enveloppe étanche offrant une protection mécanique  des parties ligneuses de l'arbre. Sont rôle est essentiel et est difficilement franchi par les parasites, elle protége également du dessèchement les tissus sous-jacents.


La production de substances antiseptiques :  l'aubier mis à nu lors de blessure ou taille entraîne  l'élaboration de substances inhibitrices vis à vis des champignons, (tanins, lignine, subérine)


La compartimentation de son organisme permet à l'arbre de résister à la progression des agents pathogènes qui ont pénétré dans les tissus. Les quatre barrières du CODIT ( Compartimentation of Decay In Trees, issus des travaux d'A. Shigo, 1991).

La première barrière rapidement constituée par l'apparition de thylles et gommes  à l'intérieur des vaisseaux, stoppant la progression de l'agent agressif.

La seconde barrière constituée par les fibres des cernes formées en fin de saison végétative bloquant une progression tangentielle du champignon.

La troisième barrière correspondant à une zone de réaction initiée dans le bois présent au moment de la blessure.

Une quatrième barrière plus efficace est élaborée dans le bois formé après la blessure. Le cambium change de mode de fonctionnement, au lieu de fabriquer du bois normal, il fabrique du bois modifié appelé zone de barrage. Cette zone contient une couche de cellules à paroi très résistante et contenant divers substances toxiques.

Les barrières du CODIT sont doublement utiles, elles protégent l'arbre directement en constituant une barrière physico-chimique entre l'espace colonisé par les micro organismes et les tissus de l'arbre.
Elle protége le bois indirectement en conservant les conditions des tissus non colonisés anaérobiques, en empêchant la perte d'eau, le dessèchement du bois et par conséquent sa colonisation par les micro organismes.

http://pagesperso-orange.fr/arbres.foret...

Le cliché ci-dessus montre, me semble-t-il un végétal qui est loin d'avoir établi les 4 barrières. Les bords de la coupe du PG un peu frippés, le haut du biseau du greffon visible, au moins deux raisons qui me pousseraient à rajouter une protection.

Je connais le débat entre les partisans d'une protection et ceux qui estiment qu'elle n'apporte que des problèmes si elle enferme des spores de champignons sur une surface humide.

Dans le cas présent, sans protection, le risque de déssèchement me semble bien plus grave que la probabilité d'un problème dû à un champignon. Comme en médecine, il faut faire le bilan "risque/avantage".

Là, selon moi, ne rien tenter c'est prendre un risque. Si l'arbre était à moi, j'appliquerais une protection et je la surveillerais attentivement…


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