Greffe de poirier sur pommier

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André a écrit le 15/01/2015 21:05 (ref msg # 46765 )
"floyd" a écrit :
Mais elle n'est pas dénuée d'inconvénient, dont l'établissement très superficiel des racines qui détermine une grande sensibilité aux coups de sécheresse.
On pense aussi à placer sur couronne qui va s'élargissant, les fumiers et engrais minéraux.

Oui pour la couronne, c'est ce que je fais et pour éviter les racines seulement superficielles je fais quand j'en ai le courage des trous en croix avec une tarière en faisant une carotte de 50 cm de profondeur sur 10 cm de diamètre et je remplis d'un mélange bonne terre argileuse et fumier.

Pour le reste, avec la petite expérience que j'ai des sols quasi-morts (sable à 95%) depuis 4 ans, je peux assurer qu'essayer de réanimer un sol mort simplement par apport ponctuel d'un peu de MO est souvent voué à l'échec. Sur ce genre de sol, l'apport est vite dégradé et le sol revient assez vite à son état initial faute d'humidité et de nourriture.

J'en suis arrivé à la conclusion que chaque plantation dans mon sol doit se faire selon le protocole suivant :
- creuser un trou d'au moins 1 m x 1 m
- remplir ce trou de bonne terre importée en la mélangeant à un bon compost mur
- planter l'arbre dans ce sol préparé et espérer qu'il soit assez fort pour se débrouiller seul quand ses racines arriveront en zone de plein sable.
- l'aider en répandant chaque automne et le plus régulièrement possible pendant la période de croissance des brouettes de bon fumier
- si on constate que l'arbre végète, ne pas hésiter à donner un peu d'engrais minéral de temps à autre pour le rebooster.
- mettre en place un système d'irrigation programmée car les sols sablonneux ont une RFU qui s'épuise très vite donc donner un peu d'eau mais souvent.
floyd a écrit le 15/01/2015 21:41 (ref msg # 46769 )
En matière d'apports organiques sur sol sableux, il faudrait pouvoir maintenir en permanence, une litière variée de compost, terreau, feuille et brf… le tout sur une épaisseur de 30 cm.
Le volume nécessaire est énorme la première année.

Un apport de scories phospho-potassique doit s'envisager pour équilibrer la "ration". Sinon trop d'azote nuit…

Le sable n'est pas vraiment ce que les lombrics apprécient le plus. Il faut donc les acclimater…
Foufouche a écrit le 20/01/2015 02:14 (ref msg # 46839 )
Un beau hors sujet, mais bon c'est intéressant, au moins Ké20 saura comment réussir son franc de poirier en toute situation
"floyd" a écrit :
La lecture des ouvrages savants de l'époque, un de mes loisirs, permet de vérifier que les bons principes de l'agroforesterie y sont largement présentés dès cette époque.
Floyd si tu as en tête un bouquin intéressant sur ce sujet, je suis preneur.

je fais quand j'en ai le courage des trous en croix avec une tarière en faisant une carotte de 50 cm de profondeur sur 10 cm de diamètre et je remplis d'un mélange bonne terre argileuse et fumier.
Super conseil André, ça doit être très efficace, je testerais.

Sur ce genre de sol, l'apport est vite dégradé et le sol revient assez vite à son état initial faute d'humidité et de nourriture.
Le volume nécessaire est énorme.
C'est vrai que c'est un sacerdoce . En incorporant une part de morceaux de tronc, branches, écorces, etc au paillage on intègre de la temporalité au paillage, du volume, de la structure par les vides créé par l'enchevêtrement, une barrière efficace contre l'évaporation de l'eau, etc...c'est vraiment quasi tout benef de ce que j'en observe, mais ça empêche pas le fait de devoir recharger un peu (voir beaucoup) chaque année et ça reste surtout beaucoup de boulot.

Irriguer est forcément nécessaire à un moment ou un autre, mais si je pouvais l'éviter un maximum, quitte à produire moins.
Les sols pauvres et peu profonds doivent inciter à installer des PG disposant d'un système racinaire traçant et à planter à grands écartements.

J'ai un doute sur l'écartement, dans de telles conditions un franc n'a souvent qu'une vigueur absolue moyenne voir faible en réalité donc on peut penser qu'à terme son encombrement ne soit pas aussi important qu'en sol fertile, je pense avoir fait cet erreur sur certaines plantations.

Reste le choix des espèces cultivées, mais c'est un autre sujet...
floyd a écrit le 20/01/2015 10:47 (ref msg # 46845 )
"Foufouche" a écrit :
un bouquin intéressant sur ce sujet, je suis preneur.

Voir ici le "Gressent";
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65...
André a écrit le 20/01/2015 11:23 (ref msg # 46847 )
"Foufouche" a écrit :
On a surement le même sol André si j'ai bien compris, celui des Landes sableux et acide.

Oui je suis 150 km plus au Nord que toi (près de Libourne) mais je crois qu'on est dans la même galère avec notre sol inculte ! Mais c'est aussi un challenge intéressant à relever !

J'ai vu dans ta présentation que tu cultivais des figuiers. J'en ai planté une dizaine de boutures la saison dernière et ça a l'air de bien démarrer dans le trou enrichi de bonne terre que je leur ai préparé. La question est de savoir ce qui se passera quand les racines atteindront le sable pur...
Foufouche a écrit le 23/01/2015 00:47 (ref msg # 46879 )
Merci Floyd

Oui André, je ne sais pas si il faut s'en réjouir mais "la même galère" est l'expression adaptée

J'ai testé les figuiers en plantant plusieurs scions bien racinés à différents endroits il y a 3 ans.
Sauf que j'ai effectué ces plantations en étant beaucoup trop optimiste sur la capacité d'adaptation de cette espèce, j'ai très peu amendé, erreur.
3 ans plus tard les plants sont quasi tous vivants mais globalement ils ont végété, sauf celui planté dans un sol jardiné qui bénéficie de conditions plus avantageuses en eau/nourriture. Avec le recul tout me paraît assez logique, le combo acidité, sécheresse, pauvreté de sol et froid aussi car je ne les ai jamais protégé... Donc j'en cultive en pot pour l'instant .

J'envisage d'en réinstaller l'an prochain en creusant de grandes fosses confortables remplies d'argile, c'est un peu fastidieux mais ça assurera un beau résultat derrière. Si tu as fait une fosse correcte ça devrait le faire André, si c'est plus style trou à la tarière là j'y crois pas trop.
Bruno a écrit le 23/01/2015 07:39 (ref msg # 46880 )
Les figuiers aiment beaucoup un sol riche en potassium. Donc en plus de l'argile apporter comme l'a dit Floyd des scories phospho-potassiques, du compost, du fumier ... Si l'on mets de l'engrais il faut qu'il y ait plus de potassium que d'azote.
André a écrit le 23/01/2015 13:52 (ref msg # 46881 )
"Foufouche" a écrit :
Si tu as fait une fosse correcte ça devrait le faire André

J'ai fait des trous d'environ 60 cm * 60 cm * 60 cm remplis de bonne terre argileuse + fumier mur.

J'envisage de mettre une bonne couche de compost en surface vers la mi-mars + apport d'engrais minéral riche en potassium donc (merci Bruno !). J'espère que ça va aller...
François du Perche a écrit le 23/01/2015 18:08 (ref msg # 46883 )
Les cendres de bois sont riches en potassium, c'est un bon moyen de s'en débarrasser (après les avoir tamisées avec un tamis de maçon pour éviter de répandre petits morceaux de charbon de bois, clous et autres débris). 2t à l'ha soit 200g /m2
Bruno a écrit le 23/01/2015 22:03 (ref msg # 46886 )
C'est grave qu'il y ait des morceaux de charbon ou de clous ?
floyd a écrit le 24/01/2015 00:22 (ref msg # 46887 )
A priori non.

Mais on peut récupérer le charbon pour un prochain barbecue.
François du Perche a écrit le 24/01/2015 11:26 (ref msg # 46888 )
clous rouillés : risque de crevaison de la tondeuse + risque de tétanos lorsque ça perce un gant ou une chaussure légère.
charbon de bois : non soluble, ne se biodégrade pas et s'accumule au fil des années. aspect moche
tamisage : très facile & très rapide.
Ferréol a écrit le 24/01/2015 13:08 (ref msg # 46889 )
Dans certains sols, l'apport de charbon de bois est très bénéfique (dans les sols lourds pauvres en matière organique par exemple), de par son côté drainant mais aussi de par le fait que comme la matière organique ou l'argile, il retient les éléments nutritif.
Il est beaucoup plus stable dans le temps que la matière organique, et par ailleurs, de par sa micro-porosité est un excellent refuge pour tout un tas de bactéries et autres micro-organismes. Il semblerait qu'il fasse partie des ingrédients indispensable à l'élaboration de la mystérieuse "terra preta"...
Il est par ailleurs commercialisé et utilisé dans certains pays (en Australie par exemple) comme intrant pour améliorer la structure du sol...
Bruno a écrit le 24/01/2015 21:46 (ref msg # 46891 )
Pour le risque de tétanos, tout jardinier ou arboriculteur doit être vacciné contre le tétanos (vaccin très efficace). C'est capital, on peut l'attraper pas que par un clou rouillé, (ce n'est d'ailleurs pas la rouille qui donne le tétanos) mais par une simple égratignure. Or le Clostridium tetani (agent du tétanos) se trouve en grande quantité dans le fumier. Donc à bon entendeur salut.
floyd a écrit le 25/01/2015 00:05 (ref msg # 46893 )
attention dérive de thème de ce topic… et du forum!
ké20 a écrit le 25/01/2015 22:52 (ref msg # 46896 )
oui , ça fait plus d'une page que le sujet certes intéressant , a dévié.

Si vous voulez de l'argile , j'en donnerai bien contre de la terre végétale

J'ai vu que certaines variétés de poires n'avaient pas une bonne affinité avec le cognassier , alors je ferai des greffes sur poirier (merci pour lien de greffeur sur Beaufort jeunes plants) , alisier et pommier pour tester, au moins j'en saurai un peu plus dans quelques années , et je pourrai comparer si tout réussi , la qualité des fruits et la vigueur des arbres.
François du Perche a écrit le 26/01/2015 10:59 (ref msg # 46900 )
Dans les discussions https://www.greffer.net/discussion/viewt...
il avait été établi que les poiriers pouvaient se greffer sur Malus sylvestris, mais toujours pas de retour d'expérience, le vrai problème étant de se procurer des pg sylvestris dont on soit 100% surs.


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