Cloque du pécher

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klakos a écrit le 05/02/2008 05:25 (ref msg # 13509 )
De ce que je constate, cette maladie est en lien direct aussi avec l'humidité du sol. Dans un sol argileux, compact, je commencerais par surélever l'arbre.
JM a écrit le 05/02/2008 09:10 (ref msg # 13514 )
L'intérêt du souffre c'est que c'est moins toxique pour les plantes que le cuivre (qui s'accumule), mais je ne connais pas ses effets sur la cloque.
floyd a écrit le 05/02/2008 11:32 (ref msg # 13518 )
Bonjour à toous,
Salut à Klakos l'homme qui surélève les arbres,
"klakos" a écrit :
De ce que je constate, cette maladie est en lien direct aussi avec l'humidité du sol. Dans un sol argileux, compact, je commencerais par surélever l'arbre.

Sur le principe l'idée est bonne, reste à définir:
- le volume de la butte ou de l'ados, hauteur et largeur,
- les qualités et provenance de la terre,
- le rapport cout/bénéfice
Et là c'est pas facile! j'ai quelques idées, quelles seraient les votres?
Cordialement
floyd a écrit le 05/02/2008 11:45 (ref msg # 13519 )
Bonjour à tous,
"JM" a écrit :
L'intérêt du souffre c'est que c'est moins toxique pour les plantes que le cuivre (qui s'accumule), mais je ne connais pas ses effets sur la cloque.

Cuivre et souffre sont combinés dans le sulfate de cuivre (n'est ce pas Palim) Ce sulfate est la base des BB et BN. (la bouillie nantaise, pas le biscuit nantais). L'efficacité comme fongicide est connue mais l'application est souvent à renouveler après une pluie.
Le souffre natif, poudre jaune, s'applique en poudrage mal pratique, il est lavé par la pluie. L'efficacité devient aléatoire.
Le cuivre métal, en fil, en piquet dans le sol, est pratique… mais l'efficacité n'est pas prouvée, loin de là.

Prévenir la cloque, je le rappelle, c'est en février que cela ce passe. Demain il fera beau.
Cordialement
Fruit avenir a écrit le 05/02/2008 17:55 (ref msg # 13546 )
Bonsoir,
dans la bouille nantaise pas de cuivre (sulfate de cuivre), mais composéé sulfo-calcique (soufre 87g/l; chaux 37g/l), inscrit à aucun groupe toxique, utilisable en agriculture bio.

Ceci dit ils le donne à 3 à 5% pour l'oïdium et tavelure.
newlife6942 a écrit le 19/03/2008 14:34 (ref msg # 15595 )
Et en plantant des alliums au pied des pêchers, si quelqu'un l'a fait. Une amélioration????
Perso j'ai mis de l'ail des vigne au pied des miens cette année. On verra ce que ça donne.
patrice a écrit le 19/03/2008 16:14 (ref msg # 15598 )
"newlife6942" a écrit :
Et en plantant des alliums au pied des pêchers, si quelqu'un l'a fait. Une amélioration????
Perso j'ai mis de l'ail des vigne au pied des miens cette année. On verra ce que ça donne.


Cette astuce répétée souvent dans les livres "bio", a été testée par plusieurs usagers comme inefficace.

Le nouveau "truc" à la mode serait de planter des sauges au pied. Allez savoir pourquoi... et surtout si ca marche...
claudeduvar a écrit le 19/03/2008 19:48 (ref msg # 15606 )
ces dernières années on a pu lire comme recette
l'ail
la sauge
le zinc ( ancienne gouttière au pieds des pêchers)
les infusions à partir de feuilles de pêchers atteints de la cloque.

pour faire ces tests et vérifier l'efficacité il faut cesser tous les autres et donc prendre le risque de voir son arbre mourir, quand on sait la difficulté de cultiver avec succès ce fruitier le risque est osé.
ce qui marche: traitements réguliers à la BB: chute des feuilles, fevrier et juste avant la floraison
.
à noter: le suivi régulier de ce cycle de traitement est indispensable, un oubli une année ( surtout celui de l'automne) et tout est perdu
TheChti a écrit le 19/03/2008 19:57 (ref msg # 15607 )
J'ai eu cette saloperie (je lâche le mot mais on sera tous d'accord là-dessus) sur un pêcher il y a deux ans. Je l'avais acheté chez DELBARD, il était déjà atteint en arrivant. Je n'étais pas trop trop content sur ce coup là mais il faut avouer que c'est la seule fois ou j'ai eu à me plaindre d'eux. Par contre pour ce qui est du traitement j'ai tenté la BB mais je navais pas de recul sur les années précédentes, il devait être affaibli sans que ça se voit. Il a survécu un an de façon moribonde puis est parti rejoindre le Paradis des Pêchers en l'an de grâce 2007.
Cette année j'ai donc pris le parti de greffer des pruniers sauvage en récupérant des greffons sur un vieux pêcher qui n'a jamais été traité et n'a néanmoins jamais vu la couleur de cette cloque.

En ce qui concerne les remèdes de "grand-mère" je n'ai rien contre et si quelqu'un les utilise avec succès, ça m'intéresse, mais j'aurais plus confiance dans les bons vieux pesticides et fongicides. Mon père dit souvent que je suis comme St Thomas et c'est vrai
Fruit avenir a écrit le 19/03/2008 21:24 (ref msg # 15611 )
Bonsoir, l'année dernière qui était une année à printemps humide chez moi, j'ai essayé l'ail au pied et j'ai eu de trés bons résultats.

Je précise que les plants viennent de ma production et qu'ils étaient plantés a 50m de portes greffes ratés noirs de cloque...

Bon ce sont uniquement des variétés anciennes pour la plupart résistantes à la cloque.

Moralité : éviter les lignés americaines, y croire et prévoir la plantation en hiver (j'ai planté de l'ail rose de Lautrec).
floyd a écrit le 19/03/2008 22:22 (ref msg # 15614 )
Bonsoir,
"claudeduvar" a écrit :
ces dernières années on a pu lire comme recette l'ail, la sauge, le zinc, les infusions à partir de feuilles de pêchers atteints de la cloque.

1/ l'ail, présenté comme puissant antiseptique… donc bon contre la cloque, un champignon.
2/ la sauge, dont le nom est salvia, "qui sauve", donc bon pour sauver les cas désespérés.
3/ le zinc, un oligo-élément facile à trouver, donc efficace parce que c'est bon contre la chute des cheveux…
4/ les infusions de feuilles malades, soigner le mal par le mal, un précepte connu… mais là c'est le meilleur moyen de contamination possible.

S'il suffisait d'y croire pour que ça marche, les choses iraient plus vite.
Fruit avenir a écrit le 19/03/2008 22:31 (ref msg # 15616 )
S'il suffisait d'y croire pour que ça marche, les choses iraient plus vite.


J'y ai cru et ça a marché...
TheChti a écrit le 19/03/2008 22:40 (ref msg # 15619 )
Comme pour les sciences, pour valider l'ail, il faut que ce soit reproductible de façon à être certain que rien d'autres n'est intervenu. Il ne faut pas rejeter sous peine de tomber dans l'obscurantisme, mais il ne faut pas tout accepter bêtement.

A la limite le jour où j'aurai un pêcher qui aura de nouveau la cloque (en même temps je ne vais pas prier pour ça non plus hein!), je serai presque prêt à le sacrifier (ce n'est jamais rien de plus qu'un greffon qui a pris) pour voir si ça marche ou pas.

L'ail n'est peut-être que le catalyseur d'un autre phénomène biologique, il reste encore tant à apprendre !
Fruit avenir a écrit le 19/03/2008 23:13 (ref msg # 15620 )
L'ail n'est peut-être que le catalyseur d'un autre phénomène biologique, il reste encore tant à apprendre !


Oui on pourrait argumenter dans ce sens :
"De multiples études et recherches confirment aujourd'hui les propriétés des constituants de plusieurs aliments-médicaments appelés aujourd'hui «nutraceutiques». C'est donc le cas de l'ail et de son principal principe actif : l'allicine, et de ses éléments soufrés qui, selon les constatations du Dr Irwin Ziment, m.d., peut faciliter grandement la respiration chez les asthmatiques grâce à ses propriétés mucolytiques (permettant de fluidifier le mucus) et mucocynétiques (permettant d'expectorer le mucus). "

traduction d'un article écrit en 1993 par le Dr Pavel I. Yutsis, m.d., directeur médical du Advanced Preventive Medical Group.

En tous cas pour moi ce qui importe c'est l'experience directe et les résultats.

Je met à un autre niveau mes arbres je pense que ce sont des êtres vivants qui n'ecessite des soins. Et lorsqu'un vient à mourir je le concoit comme un echec.

C'est pour cela que je pratique la pensée créatrice. Si l'on se dit "ça marchera jamais", tout en le faisait il ya fort à parier que l'on aura perdu son temps...

On intervient sur des phénomenes qui ont mis des miliers d'années à se constituer et qui savent se débrouiller sans nous. Si ce greffon à pris on se doit de remercier les forces en mouvement qui ont rendu cela possible...
Et aider du mieux que l'on peut.

Attention je rapelle qu'il s'agit de variétés anciennes et que tous "remedes de grand-mère" n'est pas bon à prendre.
Eric a écrit le 20/03/2008 01:03 (ref msg # 15621 )
Je crois que pour soigner un arbre comme tout etre vivant il n y a
pas beaucoup de possibilitees .
L un est de combattre l ennemi en le detruisant ou en l affaiblissant
d une maniere ou d une autre .
L autre est de renforcer le corps malade pour qu il puisse se defendre
de la maladie .
Il y a une 3 ieme possibilitee qui est de tromper l agresseur en se
fesant passer pour ce que l on n est pas . Une bestiole qui s attaque
au pechers pourrait etre trompe si ses capteurs olifactifs detectent
l ail alors qu il s agit bien d un pecher.Cette peste ne s attaquera pas
a l arbre puisqu il ne la pas identifie comme etant sa cible de
predeliction .
Cela pourrait expliquer l effet de l ail ,lait et autres remedes de grand mere.

Suite a une emission tv j ai plante au pied de ma vigne de la ciboulette ,
du thym et de la lavande .Durant 4 ans je n ai eu aucun probleme de
maladie ou autres miseres .Puis la lavande et le thym ont disparu ou les
mauvaises herbes .Ds les 2 annees qui ont suivies je n ai plus rien recolte
tant le mildou ou autres alien ont mine les forces vives de mon plant .
J ai replante lavandes et thym ,depuis plus de problemes .
La lavande,thym et ciboulette sont plante ds un rayon de 50 cm du pied
de la vigne.Celle ci monte a 4.5m le long d un mur ,sur une largeur
de 2 m de part et d autre . Je ne m explique pas cette recette de grand mere ,ce qui n eleve rien a son efficacitee .
alias a écrit le 20/03/2008 09:55 (ref msg # 15631 )
Contre la cloque du pecher: le lait macherait ainsi que des coquilles d'oeuf.
Fruit avenir a écrit le 20/03/2008 11:20 (ref msg # 15637 )
Le "remede de grand-mere" par definition à été testé et approuvé par des gens qui avait le temps et la motivation de le faire.

Et c'est bien à cause de la remise en question de toutes ces pratiques, que l' agrochimie a provoqué la nature, et est la cause des problemes sanitaires en tous genres que nous connaissons aujourd'hui.

Je ne suis pas passéiste mais force est de constaté que les firmes pétrochimiques on eu tout à leur honneur de definir ce terme de "remede de grand mere", un tantinet macho cela dit-en passant.

Alors si d'autre on essayer avant vous et que ça marche pourquoi craché dans la soupe.

Eric +1
patrice a écrit le 20/03/2008 11:33 (ref msg # 15638 )
"Fruit avenir" a écrit :
Le "remede de grand-mere" par definition à été testé et approuvé par des gens qui avait le temps et la motivation de le faire.


oh mais j'ai des grandes motivations à tout tester.

J'ai testé les infusions d'ortie prétendues insectifuges contre les pucerons et acariens, ca a été un bide, mes plantes ont été attaquées plus que jamais.
Alors qu'en purin à but fertilisant et à action sur la flore du sol c'est génial.

J'ai testé le lait contre les maladies de la vigne : génial, je ne me sers que de cela.

J'ai planté des ails (mais pas de Lautrec) au pied des pêchers : ca n'a rien fait contre la cloque.

pourquoi craché dans la soupe.


Cracher dans la soupe des recettes "bidon" sans efficacité (d'ailleurs un très bon livre est sorti à ce sujet : Jardiner durablement de JM. Groult) est nécessaire... Et promouvoir celles qui marchent réellement.
claudeduvar a écrit le 20/03/2008 20:30 (ref msg # 15660 )
bonsoir à tous

Le sujet est passionnant et à ce titre brûlant, sur le fond on est tous en phase l’agriculture n’est pas une science exacte, l’expérience et l’échange de cette expérience par contre est précieuse pour tous.
Opposer les méthodes est par contre dangereux à mon avis et argumenter demande du temps et de la construction pour un résultat parfois décevant
Un exemple : ok pour ne pas rejeter un concept qui n’est pas vérifiable de façon rationnelle ( effet humus, champ magnétique, géobiologie… coquille d’œuf ail, purin…) mais alors acceptons aussi les idées de ceux qui restent non convaincus. il faut bien un minimum de rigueur sur les expérimentations sinon c’est la porte ouverte à tout et à rien, des sujets qui partent en vrille comme dit le webmaster.
Sur la présence des mauvaises herbes et la résistance aux maladies, il est certains que la biodiversitée est positive mais il y a trop de paramètres qui interviennent pour en dire plus, il y a des années terribles, pour le mildiou l’an dernier les viticulteurs bio qui ont respecté les doses de cuivre ont tout perdu idem pour les tomates traitées aux décoctions de prêles alors que certaines années ça suffit, la présence d’herbe en climat sec affaiblit le plant de vigne et peut le rendre plus réceptif aux maladies. Des essais de fertilisation au purin ne fonctionnent pas du tout par rapport à des témoins, concluant ici et pas du tout un peu plus loin ( interaction homme sol climat) idem le BRF des cata chez certains extra pour d'autres. L’exemple de la décoction de feuilles cloquées pour lutter contre cette maladie témoigne de cette difficulté, ceux qui l’utilisent traitent après coup mais un arbre atteint de la cloque, taillé ensuite peut très bien présenter une végétation saine à la fin du printemps. Une greffe à telle époque dans une région donnée ne pourra jamais réussir ( même en changeant de technique et de date) alors qu’on l’a pratique avec succès dans une autre région. Bref de l’échange et des tests
Fruit avenir a écrit le 22/03/2008 18:57 (ref msg # 15689 )
Merci Claude du Var un post d'une grande sagesse...

Je crois que le manque d'expérimentation et de tests prévaut dans toutes ces solutions naturelles.

Mais effectivement des trucs qui datent, purement et simplement inneficace :
L'exemple de la cendre et des limaces, elle devient innefective une fois mouillé et manque de chance nos chers gastéropodes en profitent pour faire un petit tour dans le jardin par temps pluvieux...

Mais il y a aussi de vrai histoire de sous, mais pas que, qui empêche des solutions de connaître leur essor :
Exemple du purin d'ortie et son interdiction, ne serrait-ce que informationnel, et ne parlons même pas des variétés anciennes et Kokopelli.

Alors à nous de tester tous ça et d'en tirer des conclusions sur nos propres biotopes, ou d'utiliser des solutions éprouvés, pour les plus sceptique ou bien les moins patient (au moins on sauvegardera quelques variétes anciennes), bien que je reste convaincu que la chimie est arrivée au bout de ses possibilités.

J'ai testé le lait contre les maladies de la vigne : génial, je ne me sers que de cela.


Patrice peut-tu en dire d'avantage (type de lait, pour quel maladie, date de traitement...) j'en connais certain que ça pourrait intéressé ici dans le Gaillacois .


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