bouture de rosiers

greffer.net >> Multiplication végétative

TheChti a écrit le 05/09/2008 15:00 (ref msg # 19238 )
Ma mère ayant un rosier qui croulait littéralement sous les roses, elle a entrepris de procéder sur ce dernier à une "taille de sauvegarde" pour ne pas qu'il casse.

Pour m'amuser j'ai récupérer les branches taillées pour les bouturer.
Cela fait maintenant 15 jours environs que ces dernières trempent dans une bouteille d'eau minérale (j'ai changé l'eau deux fois) et plusieurs cals blancs apparaissent maintenant. Vu l'époque, que dois-je faire ? Les laisser dans l'eau ? Les planter dans un substrat (composition, humidité, extérieur/intérieur) ?

Les boutures de rosiers sont-elles sensiblement moins vigoureuses (pas de PG églantier), les fleurs sont-elles aussi belles ?
vomito a écrit le 05/09/2008 18:16 (ref msg # 19240 )
La bouture des rosiers peut se réaliser en fin d'été, et ce tout l'automne c'est un classique et ça tombe bien pour toi. Normalement il n'y a aucune utilité à les mettre dans l'eau.

Pour ma part je fiche directement les boutures en terre. J'ai constaté que la reprise est meilleure sur du bois vieux, même de plus d'un an. En tout cas les branches peu aoûtées pourrissent très rapidement !

Pour les planter, soit en pot soit en pleine terre mais en tout cas en extérieur. Le taux de réussite dépend fortement de la variété, mais les plants ainsi obtenus sont potentiellement aussi beaux et florifères que ceux greffés, avec la limite des terrains très calcaires clairement défavorables (greffer sur églantier dans ce cas).

Attention à ne pas casser les cals blancs au repiquage; c'est aussi pour cela qu'il est plus simple de planter directement !
floyd a écrit le 05/09/2008 19:34 (ref msg # 19241 )
Pour limiter les risques de pourriture, une poignée de sable au moment de repiquer avec un pique-choux ou un transplantoir.
Bonnes boutures.
TheChti a écrit le 05/09/2008 21:55 (ref msg # 19242 )
ok merci.

Le terrain est effectivement calcaire, mais avec une bonne couche de terre rapportée (au total un bon mètre de terre) là où ces rosiers seront transplantés. Je ferai donc des boutures d'églantier (plein les haies par ici) pour régler ce problème. Merci pour vos réponses
vomito a écrit le 05/09/2008 22:45 (ref msg # 19243 )
"floyd" a écrit :
Pour limiter les risques de pourriture, une poignée de sable au moment de repiquer


L'idée est bonne, mais en fait ce n'est pas lié au substrat mais bien aux tiges qui se nécrosent puis pourrissent. Je n'ai pas d'explication autre, mais du bois âgé placé dans les mêmes conditions réagit autrement.
bataille41 a écrit le 23/12/2008 19:35 (ref msg # 20897 )
j'ai vu sur un manuel que pour limiter le pourrissement des boutres il suffisait de les enterrer à l'envers comme si comme si on les mettait en plantation pendant une dizaine de jours afin d'assécher la coupe puis ensuite les replacer normalement.maintenant je le fait et j'ai beaucoup moins de pourriture.
bourru a écrit le 22/07/2009 22:10 (ref msg # 23889 )
Sans que je soie capable de donner une explication rationnelle au fait constaté, des rameaux, destinés au prélèvement d'yeux pour greffage, oubliés à l'étouffée en cave, avaient produit des cals superbes.
Plantés en terre comme bouture, ils ont produit un bon système racinaire et se sont très bien développés.
Certes l'expérience n'est peut être pas généralisable, je suis dans un terrain très acide, sans la moindre trace de calcaire.
jamaloup a écrit le 01/08/2009 22:20 (ref msg # 23965 )
à l'etouffé dans une cave c'est tres rationel au contraire que les boutures emettent du cal .. moi ce qui m'a surpris c'est que des greffons que j'ai reçus de france ayant mis du retard ,plus de 20 jours ont emis de superbes cals dans l'enveloppe , c'etait des nashis merveilleusement emballés dans du papier humide , et sacs en plastique , si la lettre avait trainé un peu plus j'aurait eu droit a des boutures racinés surement.. les boutures rien ne vaut le sable de riviere , bouturer dans l'eau n'est pas tres pratique ,sauf pour certaines especes ,les racines formées dans l'eau sont differentes de celles emisent dans un substrat solide , d'où la transplantation , transition eau/substrat est delicate.. je crois savoir .
bourru a écrit le 02/08/2009 09:25 (ref msg # 23966 )
a posteriori, certes, c'est compréhensible.
je n'ai cité cette réussite involontaire que parce que une telle approche n'est pas évoquée dans les méthodes classiques de bouturage alors que la si décevante technique "à l'eau" encombre tous les propos, qqsoit leur niveau.
nouvel azertien a écrit le 10/03/2012 12:54 (ref msg # 34293 )
Il consiste à courber une bouture et enterrer les deux extrémités

pour que l' oeil de la partie convexe se développe.


http://books.google.fr/books?id=PG0CAAAA...
nouvel azertien a écrit le 10/03/2012 13:16 (ref msg # 34294 )
Singulière façon de bouturer le rosier


On a fait quelques bruit, il y a déjà plusieurs mois, d'un procédé nouveau de bouturage du rosier.
C'est Monsieur Potrat, qui indique cette curieuse façon de procéder, dans la Semaine Horticole.

On peut opérer, dit l'auteur depuis la première quinzaine de juillet jusqu'aux environ du dix septembre.
Les boutures sont détachées avec ou sans talon, mais au lieu de les trancher au-dessous du troisième oeil, on prend au contraire le soin de conserver tout le mérithalle placé au-dessous, en ne sectionnant qu'au-dessous du quatrième oeil.

La partie conservée prend le nom d'onglet.
Ces boutures doivent être repiquées sous cloche et dans un terrain léger, ombragé exposé au nord.

Là où le procédé prend une allure tout à fait particulière, c'est que, au lieu de repiquer comme on a l'habitude de le faire, on pratique d'une façon inverse : c'est par la tête que les boutures sont repiquées.

On enfonce, en effet, la bouture dans le sol, la tête en bas, jusqu'à ce que le mérithalle ou onglet conservé soit complètement enterré et que le troisième oeil de la bouture effleure le sol.

En examinant ce qui se passe, on voit petit à petit les talons et les extrémités des boutures, qui sont à l'air libre sous la cloche, qui prennent une teinte blanchâtre annulaire entre l'écorce et le bois.
C'est le cambium ou zone génératrice qui s'étale petit à petit sur toute la surface de la section pour former le bourrelet.

Cette formation a lieu dans les douze ou quinze jours qui suivent le repiquage.
Il s'agit alors de passer en revue les boutures ; on choisit celles qui ont un bourrelet bien formé et dont la reprise offre des chances de succès, et on replante sous cloche, mais, cette fois le bourrelet en terre.

D'après l'auteur, ce procédé offre les avantages suivants :

1°. Les boutures sont bien moins sujettes à la pourriture ;
2°. La reprise est plus certaine et a lieu sur une plus grande échelle ;
3°. On n'hivernera ainsi que des boutures assurées d'une bonne reprise, d'où économie de main-d'oeuvre et de couverture pendant l'hiver.

Au printemps, on donne aux boutures ainsi faites les mêmes soins qu'à celles obtenues par les procédés habituels.

Journal des Roses 1899
chavaignes a écrit le 21/03/2013 09:05 (ref msg # 39497 )
Lors de la taille d'automne, aux environs du 15 octobre, prenez des tronçons de 25-30 cm de bois de l'année que vous piquez en terre en laissant trois yeux apparents, ce au pied du rosier d'origine (étiquetage inutile donc).
Laissés ainsi à l'extérieur, les risques de pourriture sont quasi nuls. Et la reprise au printemps marche très bien (modulo le fait que certaines variétés "modernes" posent de gros problèmes quand même).

N.B. : J'utilise la même technique pour les figuiers et tout se passe bien.
nouvel azertien a écrit le 24/10/2014 00:02 (ref msg # 45668 )
Boutures faites en enterrant des feuilles

Un praticien éclairé, s'inspirant du botaniste anglais Henslow, propose de faire des boutures en enterrant quelques feuilles conservées à la base, pour garder une humidité qui favorise l'enracinement.

Voir le lien suivant (Journal des roses)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64...
floyd a écrit le 24/10/2014 09:50 (ref msg # 45671 )
Intéressant et facile à tester avec des moyens simples.
Je vais voir ça avec les collègues.


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