Taille Arbutus unedo

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Alex a écrit le 28/07/2008 10:43 (ref msg # 18579 )
Bonjour,

J'ai un arbousier, Arbutus unedo, à la maison qui pousse très bien (et vite, contrairement à ce qu'on peut lire ça et là... environ 50 cm par an *).
Le problème est que la base est en train de se dégarnir franchement, et ce n'est pas très beau. Est-ce que quelqu'un connait le protocole et la saison de taille idéale ? Est-ce que le percement sur vieux bois est aisé ?

Je ne pense pas le faire tous les ans, car le vieux tronc est assez joli; mais je voudrais le faire pendant un an ou deux; histoire de rapprocher le "houppier" du sol.

Merci,

Alex

* : en revanche, la fructification est compromise tous les ans : il est planté en sol argileux (enrichit de sable + cailloux pour le drainage); et j'ai l'impression qu'il est atteint d'une "maladie des taches foliaires" qui abime ses fleurs / fruits.

http://www.agrireseau.qc.ca/lab/document...
floyd a écrit le 28/07/2008 11:27 (ref msg # 18585 )
L'arbousier, Arbutus unedo, l'arbre à fraises, est un arbuste à feuillage persistant, plutot rarement planté. Mais ses fleurs en clochettes, ses fruits rouges et son feuillage en font l'intérêt. Le tronc est couvert d'une écorce elle aussi décorative.

Le "dégarnissement" fait partie du développement normal de ce petit arbre d'ornement sous nos climats. On trouve dans un jardin public à Sablé sur Sarthe, (falaise de marbre), un groupe d'arbutus un peu négligés, un peu oubliés, mais qui prospère gentiment aux cotés de chênes verts.

Pour la taille… L'arbutus a la particularité de porter simultanément fleurs et fruits. Je crois qu'on peut "sacrifier" la fructification.

Je suis en train de tondre mon laurier-sauce, un cone de 4 mètres de hauteur. Début Aout le gros de la pousse est fait. La forme donnée restera "propre" jusque l'an prochain.

Taille ou tonte la vigueur du sujet permet des repercements sur tout les feuillus persistants. J'ai déjà taillé en 30 années, osmanthe, magnolia, chene vert, laurier, viorne, camellia, rhodo, phyllirea, choisya, eleagnus, ceanothe, buis… et j'en passe.

Je me suis lancé dans la taille "en nuages" d'un pin mugho, pas de repercement en principe sur les conifères, mais des bourgeons peuvent apparaitre sur les points de ramification.

Tu peux sans crainte donner une forme plus compacte au houppier de ton arbutus;
- par pincement des pousses,
- par tailles des gourmands au profit des ramifications,
- par élagage de quelques branches pour désserrer le houppier, au profit des branches les plus basses que tu tiens à conserver.


Merci Alex pour le lien canadien très bien illustré et qui permet de se lancer dans la détermination de la cause de ces taches toujours inquiétantes lorsqu'elles apparaissent sur le feuillage.
Alex a écrit le 28/07/2008 11:59 (ref msg # 18587 )
OK, donc je peux pincer les pousses de l'année dès maintenant.
A l'automne, je réduirais de 1/2 ou du 1/3 les branches principales pour forcer l'apparition de nouvelles pousses basses.

Merci,

Alex
floyd a écrit le 28/07/2008 12:48 (ref msg # 18589 )
C'est ça, et même à l'occasion supprimer "sur empattement" une ou deux grosses branches. Celles qui font ce que j'appelle "l'arbre dans l'arbre"


Alex a écrit le 28/07/2008 13:49 (ref msg # 18590 )
Super, merci pour le schéma.

J'essayerais de faire des photos ce WE avant / après le massacre

Alex
plumesagilles a écrit le 31/07/2008 13:35 (ref msg # 18655 )
Attention l'arbousier ne supporte pas la taille sévere j'en ais eu un qui a crevé suite a cela, on peut couper quelque branches , mais il ne se taille pas comme un pitosporum ou un élaéagnus par exemple
floyd a écrit le 31/07/2008 16:17 (ref msg # 18657 )
"plumesagilles" a écrit :
Attention l'arbousier ne supporte pas la taille sévere…

Bonne remarque, une taille sévère qui transforme un arbre en "porte-manteau" est néfaste aussi bien à la santé du végétal qu'à son esthétique.
Je suggère souvent de" tailler sans que cela ce voit"; comprendre que l'on ne doit pas distinguer les plaies de tailles, et que chaque rameau doit se terminer par un vrai bourgeon terminal porté par une ramification bien en proportion avec la branche.
La silhouette doit rester visuellement équilibrée, sans trous et sans ressembler à une boule.
Enfin, mieux vaut intervenir à plusieurs reprises, en 2 ou 3 ans, pour modérer l'impact biologique et visuel.


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