Greffer un camellia

greffer.net >> Plantes ornementales

patrice a écrit le 26/07/2008 16:53
Bonjour.

Voici une video US du greffage du camellia.

http://www.youtube.com/watch?v=87XI9O2bB...

Je n'ai pas compris pourquoi il recouvre le point de greffe de perlite arrosée d'antifongique. Un mastic avec antifongique intégré en aurait fait autant?
floyd a écrit le 26/07/2008 18:42
… point de greffe de perlite arrosée d'antifongique…

Cette technique que je ne connaissais pas, me semble permettre de choisir, doser, répéter le traitement.
Mais le point de greffage (je n'ai pas vu la vidéo, ma pomme ne veut rien savoir) est-il mastiqué? et avec quoi?
patrice a écrit le 26/07/2008 19:31
T'es fort pour donner un avis sur une chose que tu ne vois pas

Avec la photo, ca ira mieux pour que tu voies de quoi ca retourne :





La greffe n'est ni mastiquée, ni ligaturée.
Une section de gobelet suffisement haute pour dépasser le point de greffe et posée, tel sur la photo.
On remplit à ras de perlite. Arrosage avec une solution antifongique.
Et on recouvre le tout d'un gros gobelet posé à l'envers, autour duquel on butte avec du sable humide.
floyd a écrit le 26/07/2008 20:19
sans doute un peu extra-lucide

Blague à part, mon intuition tient la route, non?

Le protocole que tu décris avec la photo, Patrice, me parait assez astucieux et sans doute valable pour d'autres greffes et bouturages.
patrice a écrit le 26/07/2008 21:00
L'antifongique parait nécessaire en raison de la culture à l'étouffée.
(le camellia est un persistant).

Mais je ne comprend pas, à première vue, l'utilité de tout cette technique à mettre en oeuvre.
Une couverture du greffon à la parafine ou parafilm ferait l'affaire, tel pour les agrumes.

Juste un détail : le greffeur laisse la moitié de chaque feuille... ce qui, si c'est une condition indispensable, pourrait expliquer ce mode opératoire (paraffinage alors impossible à envisager s'il faut laisser des demies feuilles à nu).
floyd a écrit le 26/07/2008 21:50
De pratique courante sur les espèces persistantes on limite les risques de déshydratation en réduisant de moitié chaque feuille et en adoptant la culture à l'étouffée ou la brumisation automatisée.
Le traitement antifongique est alors indispensable.

La paraffine ou le parafilm font bien l'affaire, mais ce mode opératoire exige des soins et du doigté pour limiter effectivement les risques d'application sur le feuillage.

La perlite imprégnée de fongicide crée une véritable barrière chimique aux abords de la greffe qui peut être laissée sans autre protection.

En production "pro" le gain de temps est encore plus évident, puisque l'on ne se complique pas la vie avec les tronçons de gobelet.
patrice a écrit le 27/07/2008 07:29
De pratique courante sur les espèces persistantes on limite les risques de déshydratation en réduisant de moitié chaque feuille et en adoptant la culture à l'étouffée


Non, chez les agrumes on supprime les feuilles pour le greffage.

La paraffine fait bien l'affaire, mais ce mode opératoire exige des soins et du doigté pour limiter effectivement les risques d'application sur le feuillage.


Lorsqu'on parafine les greffes, on trempe le plant à l'envers dans un bain de parafine, je ne vois pas comment alors éviter l'application sur les feuilles !

La question est donc de savoir si le fait de laisser les feuilles est nécessaire pour la réussite du greffage.
floyd a écrit le 27/07/2008 09:53
Tu fais bien de précisr Patrice, je parlais en termes généraux des espèces à feuillages persistants. Il y a donc des pratiques particulières pour des espèces particulières.

Le trempage au bain de paraffine est une technique radicale, rapide j'allais écrire "pro". (rosier, vigne, agrume…) Aucune utilité de maintenir des feuilles pour les asphyxier par une couche étanche.

Le rôle normal des feuilles (respiration, photosyntèse) justifie d'en garder autant que possible. Leur suppression n'est qu'un pis-aller pour éviter la deshydratation. Leur maintien est un choix de compromis sans doute décidé après moultes essais concluants.

Le choix technique de la culture à l'étouffée ou de la brumisation automatisée s'impose comme un indispensable complément pour maintenir les tissus en bon état. (turgescence)
druere a écrit le 27/07/2008 19:08
Je vais tenter d'appliquer cette méthode a un ou deux noyers à titre expérimental - Nous verrons bien - J'ai encore noté que le greffon est placé légèrment de biais afin d'assurer le contect des cambiums
floyd a écrit le 27/07/2008 19:20
Les noms de l'auteur de la photo comme du greffeur ne sont pas précisés. Je n'en dirais pas de mal…
Il me semble possible et préférable qu'un greffeur habile ajuste ça comme il faut, pour un contact plus franc.

Euh… je peine à imaginer ton greffage sur noyer, Druere… si tu peux en dire plus.
druere a écrit le 27/07/2008 22:38
<<bonsoir,

j'ai bien dit greffe du noyer à titre expérimental et pourquoi le noyer :
il apparait que le greffeur opèrant dans la vidéo prend beaucoup de précautions afin d'eviter l'évaporation....et le greffon de noyer se dessèche très rapidement et doit être protégé de l'évaporation...alors pourqoi pas !
patrice a écrit le 28/07/2008 07:05
Les greffes à rameau du noyer se pratiquent généralement au printemps avec des greffons dormants...

Avec des greffons non dormants, ce sont les greffes d'yeux : placage d'écusson, flute...

Pour en revenir aux camellias, plutôt que des suppositions, j'ai fait le tour de tout ce qu'on trouve sur le net anglophone pour comparer toutes les méthodes.
Tous insistent sur la nécessité de laisser les deux ou trois feuilles terminales, entières ou à moitié. On comprend mieux alors le mode opératoire indiqué dans la vidéo. Même si certains mastiquent et se contentent d'une cloche pour maintenir l'humidité, apres avoir pulvérisé un anti fongique.
floyd a écrit le 28/07/2008 08:10
Le site de la société bretonne du Camellia et ses quelques liens.
http://camellia-sbc.com/index.php?numlie...

Et aussi comme a écrit Patrice:
http://www.thoby.com qui est la référence en matière de camellias.
klakos a écrit le 28/07/2008 17:31
Et aussi comme a écrit Patrice:
http://www.thoby.com qui est la référence en matière de camellias.


Je viens de constater que leur site historique de Nantes n'existe plus.
Dommage, moi qui comptais m'y arréter un jour.
floyd a écrit le 28/07/2008 18:00
…Je viens de constater que leur site historique de Nantes n'existe plus.
Dommage, moi qui comptais m'y arréter un jour.

Nantes était la capitale du camellia.

Un autre endroit où aller voir ou revoir des plantes d'exception: le domaine des Rochettes en Anjou:
http://www.domainedesrochettes.com/


greffer.net >> Plantes ornementales