Décompacter le sol: les différentes alternatives

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Filopat a écrit le 15/07/2008 16:09 (ref msg # 18357 )
Bon, il faut le dire, mes arbres fruitiers poussent mal.

Cela s'explique aisément: la terre et le climat sont rudes. Etés très chauds et secs, pente exposée sud, terre en pente argileuse et calcaire. Ce qui pousse ici? Chêne vert, pin d'alep, pin noir d'autriche, lavande, thym, corroyère, aphyllante de Montpellier, cornouiller sanguin, genévrier cade et commun, orchidées, frêne ( fraxinus ornus?). La parcelle sur laquelle j'ai implanté mon verger était la moins pire ( quelques frênes, cornouiller sanguin, corroyère, mais aussi pin d'alep, cade et genévrier commun).

Pour la plantation, je fais en général un carré de 2m sur 2m travaillé avec les dents ( ripper) d'un vieux bulldozer, lorsque la terre est plutôt sèche. Je récupère les mottes pour former une manière de butte sur l'aval de la pente, je nivelle la terre pour obtenir ainsi une large cuvette de près de 2 m de diamètre. Compte tenu de la pente, le bord de la cuvette côté aval de la pente dépasse de 50 cm le sol, le bord amont est à 50 cm sous le niveau du sol, le milieu de la cuvette est à peu près au niveau du sol.

Au milieu de cette cuvette, je fais ensuite un trou de 50x50x50: facile, la terre est tendre suite au travail du bull. Dans ce trou, je verse un demi-sac de terreau 1er prix ( juste histoire de contribuer à aérer ma terre localement afin de faciliter la reprise).

Je plante, j'arrose ( sans tasser avec les pieds). Au printemps j'ai épandu 300 grammes de farine de corne ( je crois que c'est trop), à mon avis 100 g suffiraient. Je recouvre l'ensemble de la cuvette de 10-15 cm de broyat .
J'arrose 3 ou 4 fois le 1er été, 2 fois le suivant et puis ensuite... ça dépend du climat, de temps dont je dispose, de la vigueur de l'arbre.

Entre les arbres, je laisse l'herbe que je tond, une seule fois par an vers le 15 août.

Résultats ( en gros):

La première année: de bonnes pousses, voire d'incroyables pousses ( entre 70 et ... 2 mètres - sur prunier et abricotiers).

La deuxième année: entre 10 et 30 cm ( 150 g de corne par arbre)

La troisième: entre 0 et 15 cm. ( pas de corne)

La quatrième: idem ( pas de corne)

Plantes concernées: figuiers, amandiers, cerisiers greffés sur sainte lucie, pruniers greffés sur myrobolan, abricotiers sur myrobolans.

Les néfliers du japon, les kakis et les oliviers n'ont pas fait de pousses fantastiques la première année, ils ont l'air de pousser plutôt régulièrement (entre 15 et 30 cm chaque année).

Mon hypothèse: terre trop compacte.

J'ai quelques solutions en tête mais je voudrais vos avis:

1)Je fais un tour en début d'automne, lorsque la terre est encore sèche, avec le bull, je passe les dents du ripper ( 60 cm de profondeur), puis avec la lame, en marche arrière, j'aplatis le terrain, je sème densément à la volée de la luzerne, je ratisse histoire d'enterrer les graines.

2) Je recouvre très largement le tour de mes arbres ( 4mx4m) avec du plastique noir ( effet ameublissant: en surface, je l'ai constaté; jusqu'à 60 cm de profondeur ou plus... je ne sais pas.

3) Je couvre tout mon terrain ( entre les arbres fruitiers), de branches d'arbres grossièrement tronçonnées en tronçons de 50 cm à 1 mètres pour une épaisseur de 50cm à 1mètres. Au fil des ans et des élagages en tous genre effectués ailleurs j'apporte des compléments.

Qu'en pensez-vous? Partagez-vous mon diagnostic? Avez vous d'autres idées ( autres que répandre 50 cm de fumier sur toute la surface, ça je n'en ai pas et le faire venir serait trop coûteux)? Ce que je recherche c'est une solution présentant un bon rapport efficacité/coût/travail demandé.

Merci d'avances pour vos débats!

Philippe.
JM a écrit le 15/07/2008 16:43 (ref msg # 18358 )
Quand on n'a pas les choses sous les yeux, c'est difficile, mais bon...

Donc apparement, tu as un sol argileux très compact et ton problème c'est de lui procurer une structure aérée sur un terme suffisament long pour permettre la reprise.

Décompacter au ripper, ça semble déjà bien. l'incorporation de matière organique dans un volume de terre suffisament important, pourrait bien compléter cette action. A défaut de fumier, tu pourrais utiliser de la paille, des feuilles, des broyats de broussailles. Il faudrait le faire suffisament à l'avance pour permettre à la matière organique de se décomposer.
Encuite, en surface après le plantation, un paillage me semble indispensable pour limiter les phénomènes de battance.

Enfin, ... à voir !
Alex a écrit le 15/07/2008 20:48 (ref msg # 18362 )
Bonjour,

Ma terre est globalement compacte (limoneuse), peu drainante.
Je partage totalement l'avis de JM.

Avec l'ajout initial de terreau, je complète avec un peu de compost bien décomposé. Tous les ans, je couvre le sol du milieu du printemps (je laisse le temps au sol de se rechauffer, ce qui n'est parfois pas une mince affaire en Normandie) au milieu de l'automne (sol humide en hiver) avec un paillage organique (quelconque) après avoir griffé le sol sur 5-10 cm.

Après incorporation en surface d'azote (corne torréfiée ou compost, pour éviter toute fixation d'azote); les tailles de branches grossières (5 cm d'épaisseur de morceaux de 5-10 cm de long / 0.5-2 cm "diamètre") me semblent idéales, bien que parfois difficiles à trouver.

Alex
autrevie a écrit le 20/07/2008 15:06 (ref msg # 18416 )
certain arbre ont un système racinaire qui agis comme une sous soleuse

j'ai plus les noms en tete,pour un tel terrain il faut maximiser les plante à racines pivotantes,carrottes,bardanes,consoudes,rumex,rhubarbes,les plante qui font bp de feuilles sont à privilégié car cella empèche la pluie de tasser le sol,les racines pivotante permettent à l'eau et l'aide de mieux circuler.(plus d'aire=plus de vie=plus d'humus)
floyd a écrit le 20/07/2008 21:02 (ref msg # 18420 )
Ce qui me parait le plus étonnant c'est la perte progressive mais rapide de vigueur. La préparation du sol me parait convenable, elle explique bien la reprise et la pousse de la première année.

La nature argilo-calcaire du sol est favorable également aux arbres à enracinement puissant. La capacité de rétention en eau est généralement bonne… à condition qu'il pleuve. L'eau captée par la cuvette doit être "défendue" contre l'évaporation par le mulch abondamment décrit.

Si le problème de l'eau est réel, la gamme des plantes décrites par autrevie devra être revue pour sélectionner les plantes à cycle hivernal, à broyer dès la fin du printemps pour qu'elles ne viennent pas pomper la réserve d'eau destinée aux arbres.

La constante dans cette histoire reste l'apport d'humus…
Filopat a écrit le 20/07/2008 21:54 (ref msg # 18422 )
Merci à tous pour vos contributions!

En ce qui concerne la pluie, il ne faut pas y compter de juin à septembre. A cette période de l'année, si il pleut, même 10 ou 20 mm d'un coup, cela mouille les 5 premiers cm... et c'est tout. La terre n'étant pas du tout sableuse, cela ne descend pas plus bas. Les arbres étant mulchés, le mulch s'imbibe au passage de l'eau, du coup, il n'arrive presque rien en-dessous. Et pourtant, il y a des herbes et elles restent plutôt vertes. C'est fort la nature! En fait, j'ai l'impression que les "bons étés" ici, ce ne sont pas les étés pluvieux, ici ils ne le sont jamais assez ( beaucoup de ruissellement: terre argileuse, sèche et en pente). Ce n'est que l'automne, l'hiver et le printemps que les pluies sont profitables. Non, les bons étés, ce sont ceux, où il ne fait pas trop chaud, où il fait couvert: les arbres transpirent moins et profitent plus.

Mon analyse: n'ayant décompacté au bull que 2m sur 2m, les racines ont rapidement pris possession des lieux, la deuxième année ce que j'avais décompacté s'est naturellement recompacté ( pas autant que le terrain initial, en tout cas pas encore), les arbres ont donc poussé un peu moins. 3ème et 4ème année: désormais il s'agit pour eux de progresser au-delà de la zone des 4 m2 et là... c'est une autre paire de manche!

Une solution de court/moyen terme serait de labourer tout le terrain entre les arbres (là où j'ai laissé enherbé) et de passer le rotavator régulièrement ( un binage vaut deux arrosages, sans compter l'absence de concurrence des herbes), mais... j'ai un vieux bull certres, mais pas de tracteur! En plus, sur le long terme ce n'est peut-être pas le mieux ( perte d'humus)... sauf à prévoir une culture de septembre à mai, avec enfouissement en mai...

Le coup du vague semis de luzerne en intercalaire dans les sillons que je pourrais créer avec mon bull ( ripper) n'a pas l'air de vous enthousiasmer... Moi non plus car j'ai toujours peur de tomber en rade avec ce vieil engin en plein milieu d'un chemin... et là, bonjour pour le déplacer....

En fait je m'oriente sur un élargissement année après année de mes cercles de BRF, selon mon énergie, en privilégiant les arbres qui poussent le moins et/ou qui m'intérèssent le plus. Le BRF se décompose lentement chez moi ( pentes sèches: le bois met pas mal de temps à se décomposer). Ce qui fait que ce qui est mis reste opérationnel pendant pas mal d'années( 5 ou 6 ans?). Je penche pour cette option car là où j'ai élargi le cercle de mulch cet hiver, j'ai l'impression que les arbres poussent un peu ( quelques pousses de 20 cm mais sur 50% des branches seulement, les autres restant bloquées).

Au passage dans la catégorie ça pousse et après plus rien, j'ai un cognassier 'Constantinople' que j'ai planté il y a trois ans. Première année: +1m20, 2ème année: 5cm , cette année: rien. J'ai un poirier 'Beuuré d'Aremberg' greffé sur cognassier juste à côté, il a fait en gros, 1ère année: +50, 2ème: +30, 3ème : +20. Le cognassier à des feuilles d'un vert foncé bien franc: il ne semble pas souffrir... et pourtant il ne pousse pas!

Au fait, pourrait-il y avoir sur certains arbres une attaque sournoise des racines ( champignons ) mais pas suffisament forte pour faire mourir l'arbre???
Eric a écrit le 20/07/2008 22:38 (ref msg # 18423 )
Ainsi que tu le presents,je crois qu effectivement le compactage du sol
est tres certainement la cause de ta deception . La meilleur solution pour
aerer un sol argileux est l addition de matiere organique.Avant d amenager
ds les ardennes ,j habitait ds une region argileuse a souhait .Pas grand
chose n y poussait, et le peu qui y arrivait crevait l ete quand le sol
se fissurait .J ai resolu le probleme en mettant 20 cm de coupe de tonte
(gracieusement offert par des voisins trop content de s en debarrasser ) la
premiere annee puis j ai pratiquer le mulching en couvrant mon potager
de 5 cm de pelouse a chaque arrivage de coupe de tonte . En 3 ans
je me suis retrouve avec un potager plus que luxuriant .Il n y a que les
carottes qui n y poussaient pas ou pourrissaient .Tres certainement trop
d azote .Je n ai jamais arrose mon potager et le mulching permet de
s eviter cette peine .
Tout ca pour dire si j etait a ta place je mulcherai un max les arbres
plante .Mais en plus je forerai des trous ( 5 ou 6 faut voir le diametre des
arbres ) diametre 80 a 100 mm autour des arbres sur une profondeur de
80 a 100 m et j y verserai du sable du Rhin ( gros sable ).
Le sable libererai les racines qui pourront donc mieux se propager ds le sol .
floyd a écrit le 21/07/2008 08:47 (ref msg # 18427 )
Pas facile à cultiver les sols argilo-calcaires! Au fait, alentour trouve-t-on des cultures, des vergers, des agriculteurs? Ces derniers pourraient indiquer leur bonne manière… de cultiver

Quant à l'attaque sournoise, le plus simple sera d'aller y voir par l'arrachage de l'arbre le plus bloqué/le moins interessant (!).

Pour l'eau, ça me fait penser à Jean de Florette…
autrevie a écrit le 21/07/2008 21:02 (ref msg # 18432 )
pour acidifier un sol semez des crucifères,
la solution radicale pour la survie des plantes en milieux aride reste le polyter
20grammes par arbre 0% de perte,trois ans apres l'arbre est de toute facon assez raciné pour résister par lui meme,il n'y a pas à remettre de polyter chaque année une fois à la plantation suffit.

http://www.polyter.net/
claudeduvar a écrit le 21/07/2008 21:38 (ref msg # 18433 )
pour cultiver des fruitiers dans le sud est avec quelques réussites il faut dans l'ordre ( je suis un peu dirigiste)
un sol profond d'au moins 50cm
défoncer: ripper ou sous-soleuse
un bon précédent ( sur ancienne forêt mettre en engrais vert quelque temps
débarrasser le sous sol de toutes racines
des plants issus de semis, de qualité, laisser les fruitiers en pot noir gavés d'engrais liquide et d'eau, des plants jeunes
ne pas faire de "nids douillets" à la plantation, un trou normal sans terreau au fond. plus tard un peu loin des racines pour les forcer à aller chercher la nourriture on pourra en mettre ( penser harmonie et homogénéité du sol pour un développement radial des racines)
oublier aussi le goutte à goutte à la rigueur la micro aspersion
de l'eau la 1 ière année , un peu la seconde et fin sauf variétés tardives ( mais de toute façon non adaptées, surtout aux Températures et lumière et qui malgré l'eau finiront pas dépérir)
les premières années tenir le sol propre, biner
attendre que l'arbre soit "parti" avant de pailler surtout si BRF
protéger du vent ( haies) est essentiel

par rapport à mon expérience et ce que je constate autour de moi
bon courage
André a écrit le 27/08/2008 01:20 (ref msg # 19086 )
"Filopat" a écrit :
Les arbres étant mulchés, le mulch s'imbibe au passage de l'eau, du coup, il n'arrive presque rien en-dessous.

Je viens de voir un reportage sur la reforestation des alentours de Pekin avant les JO. On y expliquait que la solution pour éviter ce phénomène est le mulch lithique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paillis#Mul...

Dans le reportage, on voyait l'exemple de zones rocailleuses recouvertes par les tempêtes de sable ou on avait planté de jeunes pins simplement protégés à la base par de gros cailloux et... ça a poussé !
JM a écrit le 27/08/2008 09:10 (ref msg # 19087 )
On utilise d'ailleurs la pouzzolane en paillage
floyd a écrit le 27/08/2008 09:16 (ref msg # 19088 )
Lithos, la pierre en grec…
Deux ou trois rôles pour ces quelques cailloux regroupés au pied du jeune plant chinois:
- tenir le sol en place,
- limiter l'évaporation superficielle du sol
- réguler localement la température

Naguère j'ai suggéré à un carrier en mal d'intégration paysagère de ses installations, d'abondantes plantations et l'utilisation d'environ 60 tonnes de gravier déclassé pour un mulch que je ne savais pas "lithique".
Ca marche, quoique difficile à conseiller ailleurs qu'aux abords immédiats d'une carrière de grave.

Lire aussi à l'index jean Pain / histoire de ses inventions:
http://www.jean-pain.com/index1.htm
André a écrit le 27/08/2008 12:01 (ref msg # 19092 )
Voila le lien direct : http://www.jean-pain.com/histo_j_pain.ht...
floyd a écrit le 27/08/2008 12:06 (ref msg # 19094 )
ops: Merci… Bonne lecture à tous.
Filopat a écrit le 27/08/2008 19:21 (ref msg # 19108 )
Merci à tous pour toutes ces contributions! Les pistes ne manquent pas... Je pense en explorer plusieurs selon l'inspiration du moment.

Par exemple, le mulch lithique pourrait être particulièrement indiqué pour les figues de barbarie ( qui elles aussi poussent une ou deux années de suite puis s'arrêtent de pousser sans pour autant paraître manquer d'eau: les racines abordent la partie non travaillée du sol!). Ce type de mulch conviendrait aux Opuntias car elles n'aiment pas trop la matière organique en décomposition. L'hiver elles craignent l'humidité certes mais je les ai plantées dans un substrat drainant ( un trou avec 50% de sable et 50 de terre, sur un sol argileux mais en pente assez forte).

En parcourant vos liens, je suis tombé de fil en aiguille sur un article Wiki qui parle de la Terra Preta, terre noire anthropogénique c'est à dire fabriquée par l'homme: épaisseur... jusqu'à 2 mètres. Cela fait rêver!

Au-delà de la classique accumulation de matière organique l'accélérateur de fertilité semble être le... charbon de bois fabriqué à basse température ( c'est précis!). Voilà qui est original et semble très efficace. Encore mieux que le Bois Raméal Fragmenté en termes de fertilité?...

En quoi cela peut-être intéressant par rapport au BRF? Le BRF requiert l'utilisation d'au moins 80% de feuillus. Si le charbon de bois de résineux est aussi efficace que celui des feuillus ( cela reste à valider), cela permettrait à ceux qui disposent de réserves abondantes en résineux de leur trouver un usage écologique ( séquestration du carbone: en tout cas les 50% de carbone initial puisque dans la fabrication du charbon de bois 50% part dans l'atmosphère) et fertilisant si l'on en croit les explications sur la Terra Preta.

On aurait donc:

Feuillus --> BRF
Résineux --> Charbon de bois

Pour en savoir plus sur cette curiosité: http://fr.wikipedia.org/wiki/Terra_preta

Il reste à en valider l'usage dans des régions de moindre pluviométrie que le Brésil et avec une flore bactérienne peut-être différente...
floyd a écrit le 27/08/2008 20:48 (ref msg # 19109 )
Il me semble utile de souligner un paragraphe important de l'article de wiki. Notez que toutes les matières organiques ont été abondamment restituées au sol.

(1) excréments humains et animaux (riches en P et N),
(2) rebuts tels que os de mammifères, arêtes de poisson, carapaces de tortues (riches en P et Ca),
(3) résidus de cendres de combustions incomplètes (riches en Ca, Mg, K, P et charbon),
(4) biomasse de plantes terrestres (e.g. compost), et
(5) biomasse de plantes aquatiques (e.g. algues).


Enfin quel serait le mode de fabrication du charbon de bois "basse température" ?
Alex a écrit le 27/08/2008 20:58 (ref msg # 19110 )
La Terra Preta... ce sujet m'a passionné quand j'ai découvert son existence. Il existe de nombreuses solutions pour faire du charbon basse température, à commencer par le four solaire proposé par Scott Bidstrup.

C'est un sujet passionnant, qui pourrait résoudre bien des problèmes dans les zones tropicales... Je n'avais pas vu l'article Wiki, il est très bien fait, merci !

Alex
Filopat a écrit le 27/08/2008 21:10 (ref msg # 19111 )
Alex, tu es certain que c'est inadapté hors zone tropicale ou bien tu es seulement sûr que c'est efficace en zone tropicale et pour ailleurs, tu ne sais pas?
Alex a écrit le 27/08/2008 21:36 (ref msg # 19112 )
Bonsoir,

C'est particulièrement adapté en zone tropicale où la décomposition est très rapide et le lessivage est très important (pluie abondante + sol sablonneux).

Pour "ailleurs", je ne sais pas; mais il semblerait que le BRF soit plus adapté à nos climats où une bonne couche de terre organique peut se former (plus compliqué en climat tropical).

Alex


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