Clonex

greffer.net >> Multiplication végétative

patrice a écrit le 20/04/2008 11:04
Bonjour.

Est-ce que quelqu'un a pu expérimenter le clonex ?
http://www.growthtechnology.com/download...


merci.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 20/04/2008 15:53 par patrice
autrevie a écrit le 20/04/2008 12:17
Oui je connait le clonex,c'est une hormone de bouturage liquide.
elle ne doit pas voir la lumière ni etre contaminée des élément exterieur
donc il faut en mettre dans un autre récipient pour enduire le materiel végétale a multiplier
c'est plus chère que la poudre mais ne peux asphixier la plante(bien que je n'ai jamais vus une plante asphyxiée par l'hormone en poudre.
neo66 a écrit le 21/04/2008 20:36
Bonsoir, j'ai utilisé clonex dans le cadre de bouturage d'agrumes variés. Les boutures ont bien pris racines au bout d'un certain temps (variables en fonction des variétés bouturées ). L'avantage, c'est que ça se présente sous forme de gel, plutôt facile à utiliser. Comme le dit Autrevie, il faut faire attention de ne pas contaminer le flacon. Il faudrait que je tente avec les hormones en poudre pour voir si différence il y a.
TheChti a écrit le 06/12/2011 11:23
D'autres retours sur le clonex ?

A moins que le clonex soit très peu cher et qu'il ait un taux de réussite nettement plus élevé que la simple poudre, j'ai de la difficulté à y trouver de l'intérêt.

J'utilise de la poudre en la mettant dans un pot de yaourt en verre, que je ferme avec de l'alu. Quand la quantité de poudre diminue, j'ouvre à nouveau un sachet et je complète. Le tout est à l'abri de la lumière. C'est donc très facile d'utilisation, et le fait qu'il faille faire attention à ne pas contaminer le clonex me donne l'impression que je vais perdre du temps si j'utilise ce produit ...
Ferréol a écrit le 06/12/2011 19:00
La composition, difficile à trouver de ce produit indique :

2-hydroxyethylcellulose 1.2%
indole butyric acid 0.3%
crystal violet dye 0.0012%
water >98%

le premier est le gélifiant, le deuxième, l'hormone et l'eau est évidemment le solvant.

Par contre le crystal violet dye (connue aussi sous le nom de violet de gentiane ou cristal violet en français), ils le signalent comme colorant, ce qui est vrai puisque ça colore mais presque malhonnête car c'est aussi une molécule qui à un effet inhibiteur des bactéries gram+ bien connu, c'est à dire antibiotique bactériostatique, donc il est possible que ça fonctionne mieux qu'une hormone basique du fait de l'effet antibiotique du violet de gentiane, protégeant les boutures de pas mal de bactéries responsables de pourritures...
Ferréol a écrit le 06/12/2011 21:35
Après de plus amples recherches, il semblerait que le violet de gentiane ait aussi des effets antifongiques (il est régulièrement utilisé pour soigner les mycoses et notamment celles à candida).
floyd a écrit le 06/12/2011 23:36
A la dose de 12 ppm l'effet préventif du violet de gentiane est-il assuré?
rafa a écrit le 06/12/2011 23:44
j'ai utilisé le clonex il faut trois mois, mais j'ai eu seulement un 30% de reussite sur figuier. Peut-être ne soiez l'epoque de bouturage. Tan pis.
Ferréol a écrit le 07/12/2011 00:18
A la dose de 12 ppm l'effet préventif du violet de gentiane est-il assuré?


Il est utilisé dans plusieurs milieux de cultures séléctifs à hauteur de 1 à 5 ppm donc oui, à 12 ppm il peut avoir une certaine efficacité bactériostatique (l'effet fongicide semble toutefois être obtenu avec de plus fortes concentrations).

(ex: Gélose Drigalski à 5 ppm, BD Modified CNA Agar with Crystal Violet à 2 ppm, VRBG et VRBL à 2 ppm, Gélose MacConkey à 1ppm).
floyd a écrit le 07/12/2011 09:28
Merci Ferréol pour cette réponse précise et documentée.
On va se garder d'en tirer une généralité, car il y a dans le milieu naturel, au jardin, une flore pathogène plus nombreuse et vigoureuse que dans la gélose aseptisée d'une culture in vitro.
kelenborn a écrit le 16/01/2012 10:13
J'ai effectivement utilisé pour la première fois du clonex pour du bouturage de rhododendron ( très difficile)
Je crois observer que le taux d'enracinement est à ce jour bien supérieur à ce que j'obtenais habituellement. Cependant j'ai modifié l'équipement en utilisant une nappe chauffante posée sur une table et recouverte d'un film plastique en serre froide. A ce jour je n'observe pas de pourriture ce qui advenait dans un chassis. J'ai bouturé selon le même principe des camélias, des hortensias et des poncirus
Donc pas de conclusions trop rapides mais j'en saurais plus car j'ai bouturé avec clonex mais sans chauffage de fond des rosiers, des vignes et des cognassiers.
hendy a écrit le 17/01/2012 16:30
Finalement les gens l' utilisent en fesant beaucoup de modification.. On peut penser que la technique proposée justifie la rentabilité du processus d' enracinement..
autrevie a écrit le 24/01/2012 17:12
oui rien de transcendant à l'emploie du gel par rapport à la poudre,la différence c'est surtout le prix.
Senescence a écrit le 11/11/2012 20:23
Pour ma part, autant de réussite avec Clonex que Rhizopon AA.
La vente d'hormones aux particuliers est maintenant réglementée, si je ne me trompe pas. Ce qui explique pourquoi on ne trouve plus de Clonex dans les Growshops.

Je remonte ce sujet car je me demandais si l'auxine, sous la forme que l'on trouve dans le Clonex était détruite à 100°C.
floyd a écrit le 12/11/2012 13:02
Comme les milieux pour culture in vitro sont stérilisés par pasteurisation, on peut en déduire qu'il reste assez de ces molécules type auxine, pour obtenir l'efficacité voulue.
Senescence a écrit le 12/11/2012 14:25
D'accord, merci. De toutes manières, je verrai bien le résultat.

Sinon, c'est plutôt par appertisation, non ? Il ne me semble pas que les tubes ou les flacons soient refroidis.
floyd a écrit le 12/11/2012 15:10
Quelle est la différence entre une pasteurisation, une stérilisation et une appertisation ?

C’est Nicolas Appert, cuisinier confiseur qui, par sa profession, maîtrisant déjà la conservation des fruits par le sucre, met au point la première technique de conservation des aliments frais. Après multiples tâtonnements, le premier principe de l’appertisation est au point. Nous sommes en 1795. Nicolas Appert en est certain, pour que les aliments se conservent, il faut remplir une double condition : appliquer un traitement thermique adéquat conjointement à l’utilisation d’un emballage étanche.

Près de 60 ans plus tard, Louis Pasteur mettra en évidence le principe scientifique de l’influence de la chaleur sur la qualité bactériologique d’un produit.

Pour des produits naturellement acides, les bactéries sont pour la plupart dans l’incapacité de proliférer, mais des levures et des moisissures thermosensibles sont présentes. Un traitement thermique inférieur à 100°C est suffisant. C’est la pasteurisation.

Pour des produits faiblement acides, il y a possibilité que des bactéries thermosensibles se développent. Un traitement thermique supérieur à 100°C est nécessaire. C’est la stérilisation.

Pasteurisation ou stérilisation, utilisées de concert avec un conditionnement étanche aux gaz, aux liquides et aux micro-organismes constituent l’appertisation.

http://www.techna.tm.fr/faq.html?module=...


Les conditions stériles  sont obtenues par une désinfection des explants, une stérilisation du milieu de culture et des flacons ou tubes de culture. Les différentes opérations de mise en culture sont réalisées dans un environnement stérile obtenu par une hotte à flux laminaire horizontal: de l'air stérile est propulsé vers le vitroculteur.Les conditions stériles sont primordiales à obtenir afin qu'aucun champignon ou bactérie ne viennent coloniser les milieux de culture, très favorables à leur prolifération, sous peine de nécrose de l'explant.

http://technivit.pagesperso-orange.fr/ci...

Parlons donc de stérilisation, et de températures supérieures à 100°C
Senescence a écrit le 12/11/2012 15:24
Par contre on peut stériliser une surface et les explants avec de la javel concentrée et le transfert de l'explant vers le milieu de culture à proximité d'un bec électrique ou d'un réchaud à gaz, non ? Après, il est évident que les conditions sont loin d'être optimales et que le risque de contamination est grand.
floyd a écrit le 12/11/2012 15:44
Oui, les conditions d'asepsie sont draconiennes. Cela justifie que la culture in vitro reste l'affaire de laboratoires équipés de hottes à flux stérile, avec des personnels qualifiés et riche d'un savoir-faire pointu.

La flamme du bec Bunzen, sert à la désinfection rapide de la lame coupante. La flamme crée une "bulle" où la concentration en pathogènes est moindre.
patrice a écrit le 12/11/2012 16:13
salut


La vente d'hormones aux particuliers est maintenant réglementée


pour quelles raisons ?


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