Retour d'expérience greffe de poirier sur pommier

greffer.net >> Poirier

michel29 a écrit le 20/03/2008 10:15
en panne de porte greffe de poiriers l'année dernière, j'ai tenté le greffage sur pommier franc.
le résulat est variable :
- greffage en fente, 60 % de réussite, avec un chandrage observé parfois au point de greffe.
- greffage en couronne le même pourcenbtage, mais moins de départ de chancre
- greffage à l'anglaise sur plant plus jeunes : 80 ù sans départ de chancre (ligature avec flexibande sans glue.
dans les deux premiers cas, j'avais utilisé du mastic "homme lefort", mais il a l'inconvénient de se rétrarter pas mal.
amitiés à tous
André a écrit le 20/03/2008 12:16
Il me semble avoir lu que la greffe poirier sur pommier peut prendre correctement mais ne survit pas plus de quelques années.
michel29 a écrit le 20/03/2008 13:10
affaire à suivre, mais cela me semble intéressant pour sauvegarder des variétés, ou comme dépannage, car pour certaine greffes, les pousses ont été aussi longues que greffées sur francs ou cognassiers
patrice a écrit le 16/07/2009 10:36
Testé cette année par curiosité, en chip : ca vegète, ... Je conserve par curiosité.
chico-do-brasil a écrit le 20/04/2010 16:50
je relance... pour ces greffes de poirier sur pommier ça m'intrigue
alors patrice ça en est où? depuis que le printemps à déjà bien démarré, le résultat à l'air encore satisfaisant?
hendy a écrit le 22/04/2010 14:03
Mon poirier avait recu beaucoup de greffons.. pommiers (2) petite et grosse pommes, aubépines (2 ), poirier ( plusieurs bon cultivar) ..

Le porte greffe était Olia et malheureusement il conserve le gout désagréable très acide de ce cultivar dans tous les fruits.

Pour un problème de dimension et de haie, j' ai du le couper..

Mais les floraisons subséquentes sur mon poirier..une pure beauté.. blanc, rosé, rouge( aubépine Crimson Claude), petite fleurs, grandes fleurs..
lescrets a écrit le 16/08/2010 10:09
c'est tout à fait exact.
J'ai essayé, d'autres aussi...
Même résultat.

Aucun arbre en tout cas, centenaire et productif n'est répertorié.
papigilou a écrit le 21/08/2010 10:25
Voici Impérial Feuilles de Chêne, mais aussi un de mes semis avec des feuilles étranges, lobes échancrés :











lescrets a écrit le 21/08/2010 12:52
Les semis de jeunes arbres ont souvent des feuilles mal formées
comme cela.
cela s'effacera avec le temps
floyd a écrit le 21/08/2010 15:14
Bien étonnantes ces formes "juvéniles" selon le terme horticole.
Mais… ne peuvent-elles pas - celles des clichés de papigilou - n'être dues qu'à une attaque légère et ponctuelle d'un ravageur sur la jeune feuille, voire sur les ébauches lors du débourrage?
papigilou a écrit le 21/08/2010 22:49
Description à lire dans le Dictionnaire Leroy - tome II - Poire n° 587 :


lescrets a écrit le 22/08/2010 07:49
Ayant fait de nombreux semis,
j'ai remarqué que cela arrivait fréquemment avec les poires
mais moins avec les pommes.
C'est sans doute des défauts de jeunesse de l'arbre naissant.
Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une maladie car c'est souvent sur des sujets
vigoureux et qui croissent rapidement
floyd a écrit le 22/08/2010 17:45
Des résultats de recherche récente:
Quoi de plus varié que le contour des feuilles ? Pourtant, les mêmes gènes sont à l’œuvre pour former la large feuille dentelée du géranium ou les multiples folioles du trèfle comme le montre, dans la revue "SCIENCE" du 19 décembre 2008, une équipe de l’INRA de Versailles en collaboration avec des chercheurs de l’Université d’Oxford. Leur travail révèle en effet l’importance d’une famille de gènes, appelés NAM/CUC3, dans le développement des folioles et des indentations si fréquentes parmi les feuilles des dicotylédones.

http://www.inra.fr/les_recherches/exempl...
TheChti a écrit le 08/07/2011 19:32
C'est aussi ce que je me suis dit concernant ces feuilles de poirier dentelées, il s'agit du(des?) même gêne qui agit sur l'aubépine. Enfin je pense, mais c'est ce que le bon sens me dit

Pour revenir aux greffes de poirier sur pommier, j'en ai fait quelques unes ce printemps, greffes en coulée. Bon taux de réussite, meilleur pour moi qu'en couronne ou en chip (j'essaye en ce moment en écusson). Par contre elles ont tendance à végéter sauf une qui décolle vraiment. Si elle tient seulement 3 ou 4 ans, il y aura sûrement une poire qui viendra, rien que pour ça, ça vaut le coup d'essayer.
bayart a écrit le 16/07/2013 22:27
Je vous soumets une idée qui me traverse l'esprit à la lecture d'un autre post qui croise ce thème de greffe de poirier sur pommier. https://www.greffer.net/discussion/viewt...
Le document de 1820 qui y est joint par Klakos évoque une longévité de 100 ans pour des greffes de poirier sur pommier sauvage, ce qui nous paraît peu crédible au vu des retours d'expérience... sur pommier domestique.

Et si le pommier sauvage cité par l'auteur comme réellement PG réellement compatible avec le poirier était LE pommier sauvage: Malus Silvestris ?
En fait, j'ai rencontré pour la première fois un Malus Silvestris au hasard du détour d'un sentier de vacances, et tout habitué que je suis aux francs de pommier spontanés, mais issus du pommier domestique Malus Pumila, je l'ai d'abord pris pour un franc de poirier avec ses petites feuilles luisantes, ses épines et son écorce caractéristique au vieillissement. Cette ressemblance physique serait-elle un indice de compatibilité ?

Est-ce que quelqu'un a tenté une greffe de poirier sur Malus Silvestris ? Ou serait tenté de le faire ?... je n'ai malheureusement pas de Malus Silvestris sous la main pour faire l'expérience.
François du Perche a écrit le 17/07/2013 07:34
Effectivement, on n'a pas de retour sur des greffes sur malus sylvestris, à part ce document de 1820.
Comment se procurer un malus sylvestris qui en soit vraiment un ?
Pas chez Lemonnier plants forestiers, celui qu'il propose est un malus communis en provenance des vergers à graines bitenfelder.
Ou greffer sur un PG pommier un greffon de malus sylvestris de provenance sure(par ex. Parc de la tête d'Or https://www.greffer.net/discussion/viewt....php?t=4063), qu'on utilisera comme intermédiaire et greffer ensuite la poire.
D'après wikipédia, malus communis est parfois utilisé comme PG pour la greffe des pommiers.
Si ce document de 1820 n'est pas fantaisiste, cela donnerait une autre possibilité que l'aubépine du Mexique pour la réalisation d'arbres mixtes pommes/poires.
Bruno a écrit le 24/07/2013 11:11
Pour les échancrures des feuilles de jeunes poiriers, je l'ai vu très souvent en particulier sur des semis de poiriers sauvages (peut être ayant plus de gènes communs avec l'aubépine ?).
Ici des photos de poiriers de semis de pépins de pyrus spinosa qui ont été semés en jardinières et peu enclins à une attaque d'un ravageur. Je n'ai pas compris si les gènes NAM/CUC3 agissaient en priorité chez les jeunes arbres. Le lien n'a plus l'air de fonctionner.





Ferréol a écrit le 27/07/2013 12:35
Dans mon village du Jura, le porte-greffe traditionnellement utilisé autrefois pour les pommiers était du pommier sauvage, du Malus sylvestris assez courant dans les bois là-bas et appelé là-bas "pomme bûchine".
Je connais plusieurs pommiers dans le village très probablement greffés sur sylvestris dont un octogénaire me dit qu'il allait déjà marauder les fruits dessus quand il était enfant et que les arbres étaient déjà beaux. Ces arbres ont donc à priori pas loin de 100 ans, poussent encore très bien et produisent encore de belles récoltes.
D'autres arbres qui ont été greffés par ma grand-mère, ont dans les 60/80 ans, sont greffés sur sylvestris de manière sure et certaine, sont des arbres matures mais sont encore loin de la sénescence.
Je n'ai aucune idée de si ça peut fonctionner comme porte-greffe pour le poirier mais pour le pommier ça fonctionne très bien et donne des arbres peut-être plus durables que ceux greffés sur franc de Malus communis. En tout cas, les poiriers n'étaient pas greffés sur Malus sylvestris, en même temps, je ne connais pas beaucoup de poiriers là-bas, les gelées tardives anéantissant régulièrement tout espoir de récolte de poires.

C'est encore trop tôt mais pour ceux qui veulent, je pourrai ramasser des fruits cet automne/hiver pour envoyer des pépins.

Sinon, je me demandais, on a vu dans un autre post que le pommier winter banana pourrait recevoir du poirier comme greffon. Il serait intéressant de savoir si ce même winter banana peut-être greffé sur aubépine et ce que ça donne, pour éventuellement faire du pommier sur aubépine dont on sait qu'elle tolère des sols ingrats et a une durée de vie très importante.
Bruno a écrit le 27/07/2013 16:26
C'est certain que les malus sylvestris que l'on trouve dans les bois ont peut-être été croisés avec des pommiers domestiques plantés à proximité des forêts. Il doit falloir les chercher dans des forêts loin de toutes habitations. Dans ma région je pense en avoir vu dans le massif de la Ste Baume. Mais en est-ce vraiment ? De plus j'ai l'impression en cherchant sur internet qu'il existe une variation de la couleur des fruits (verts, jaunes, rouge) et peut-être qu'il existe aussi de petites variations dans les formes des feuilles et des fruits. Si c'est comme pour les poiriers sauvages que j'ai un peu étudié, je me suis aperçu qu'il y a des légères variations de forme, de couleur, des feuilles et fruits et aussi dans la date de maturation des fruits.
bayart a écrit le 31/07/2013 23:53
En parcourant le forum et la bourse, j'ai le sentiment qu'il y a une grande confusion entre Malus Sylvestris et Malus Communis/Pumila

Comment être sûr d'être en présence de Malus Sylvestris pour tenter l'expérience ?

Patrice cite ici https://www.greffer.net/discussion/viewt... des caractères discriminants du Malus Sylvestris. Au passage il me semble que ces caractères discriminants du Malus Sylvestris (bourgeons et feuilles glabres) ressemblent à ceux du poirier, franc ou greffé, ce qui pourrait plaider pour une compatibilité éventuelle avec des greffons de poirier.

En revanche, les autres allusions de notre site au Malus Sylvestris me semblent sujettes à caution:
Sur la bourse, 4 membres affichent des Malus Sylvestris... mais comme 3 d'entre eux n'affichent pas parallèlement de Malus Communis/Pumila, il peut y avoir confusion. J'ai sollicité l'unique membre qui affiche simultanément un Malus Sylvestris et un Pumila: ses deux arbres sont originaires de pépinières et on donc été vendus comme tels, mais ils ne présentent pas de signes distinctifs flagrants... La photo de la fiche descriptive du Malus Sylvestris me fait plutôt penser à ceux parmi les moins rustiques de mes nombreux pommiers issus de semis spontanés

Ferreol: pourquoi la longévité des arbres greffés garantirait le fait que le PG soit un Sylvestris plutôt qu'un semis spontané ? Les pommiers greffés par mon arrière-grand-père (avant 1914) donnent encore quelques fruits...et pourtant, je pense qu'il faisait exactement comme moi aujourd'hui dans le même secteur: il greffait sur les francs spontanés qui naissaient ici et là en lisière des champs ou dans les bois et qui dans la France rurale surpeuplée du XIXème n'étaient probablement pas issus de semis d'arbres sauvages mais d'arbres sinon greffés, du moins conservés du fait de leur fructification jugée acceptable.

Peut-être que les résultats de l'enquête en cours http://www.tela-botanica.org/actu/articl... nous éclaireront, notamment grâce à l'analyse génétique et nous donneront des pistes pour accéder à des vrais Malus Sylvestris.


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