hormone de bouturage

greffer.net >> Multiplication végétative

patrice a écrit le 20/03/2006 17:15
Cherchant les méthodes de fabriquer soit meme ses "hormones de bouturage", j'ai trouvé ces astuces sur le net :

Avec du saule
Le saule libère de l'acide indolbutyrique qui est un produit naturel qui remplace les hormones d'enracinement.
Recette : faire tremper 12 heures dans de l'eau de pluie des tiges de saule. Arroser les boutures avec cette préparation.

Avec sa salive
Mettre en bouche et saliver sur la section de la plante à bouturer. A ne faire que si la plante n'est bien sur pas toxique !

Avec des ronces
Récoltez des racines blanches sur des branches de ronces marcottées.
Les découper en fins morceaux, et faire tremper les boutures dans le mélange eau de pluie + racines pendant 24 heures les boutures.


Avez-vous d'autres astuces ?
Michel_Alpes a écrit le 20/03/2006 20:41
Bonjour,
Mes aïeux inséraient à l'extrémité de la tige enfouie pour bouturage ,un grain de blé ou un grain d'orge.
La bouture était fendue en quatre sur 5 mm de haut et le grain coincé au centre des deux coupes.
Vous dire si c'était efficace, je ne sais pas.
Etait-ce pour invoquer un Dieu de la bouture ?
De toute façon à leur époque les hormones de bouturage n'éxistaient pas.
Si quelqu'un connait et peut expliquer cette méthode, il est le bienvenu.
Cordialement.
patrice a écrit le 21/03/2006 07:19
J'ai trouvé cette astuce aussi sur un forum de discussion : en germant le blé dégagerait aussi des hormones favorisant la mise à racines de la bouture.
patrice a écrit le 21/03/2006 16:58
Ce n'était pas précisé sur l'article que j'ai lu, mais il me semble qu'il s'agit de l'acide abscissique.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 26/05/2008 17:31 par patrice
madurette a écrit le 18/05/2006 20:52
bonjour!
une astuce tres simple pour les boutures : le bout de tuiles d'ardoise ou un caillou plat planté au milieu du pot (ou de l'endroit ou sera faite la bouture) et hop on pique la bouture contre la pierre (ou autre) et cela facilite l'enracinement !
j'ai testé egalement le truc de faire les boutures contre les parois d'un pot cela marche !!
autre truc j'utilise pour les boutures des pots type forestier plus haut que les autres et je couvre la bouture avec une bouteille d'eau en guise de cloche et là aussi cela marche!!
amicalement
Madurette
patrice a écrit le 18/05/2006 20:59
Je ne comprend pas en quoi le fait de mettre la bouture contre une pierre favorise la mise de racines?... Serait-ce la chaleur emmagasinée par la pierre qui serait bénéfique durant les nuits fraiches ?
patrice a écrit le 22/05/2008 09:12
"infusion refroidie de bourgeons de ronces". (source : Pour l'amour d'une ronce, editions du Terran)
floyd a écrit le 22/05/2008 12:10
bourgeon donc méristème donc auxines…
Infusion à l'eau chaude, ça tendrait à prouver que les auxines c'est du solide. As-tu Patrice d'autres indications extraites du livre cité?

La pierre dans le pot de bouturage, évoquée plus haut, son rôle bénéfique est indirect; c'est le petit décalage entre le terreau et la pierre qui accentue l'oxygénation nécessaire des racines.
Pour la même raison on plantera les boutures en périphérie d'un pot en terre cuite. Je continue à le faire avec mes conteneurs en plastique, sans m'en plaindre.
patrice a écrit le 22/05/2008 12:14
As-tu Patrice d'autres indications extraites du livre cité?


non pas plus, c'est indiqué comme un truc de grand mère, donc pas d'information scientifique.

par contre, regardant une ronce ce matin, j'ai du mal à voir des bourgeons saillants à l'aisselle des feuilles... je me vois mal prélever, si ce n'est le bourgeon terminal de la pousse.
floyd a écrit le 22/05/2008 13:09
Si j'avais à faire un test comparatif, je choisirais effectivement en priorité les bourgeons en croissance donc ceux des extrémités.

Bien souvent, la ressource de ces recettes de grand-mère est issue des plantes prolifiques (ortie, prele, fougère, ronce…) qu'il est bon de contrôler.
Mais affirmer qu'elles sont bonnes contre tout un tas de maux, ou pour un tas de bons usages me paraitra toujours hatif.
Alex a écrit le 26/05/2008 15:10
Bonjour,

Tout a fait d'accord avec l'astuce de Madurette et l'explication qu'en donne Floyd (je n'ai pas de preuve mais j'en suis venu à la même conclusion).
Je fais des boutures de bois sec tous les hivers, et systématiquement le meilleur taux de reprise est obtenu avec les boutures en bordure de pots...

Tant et si bien que j'ai tenté une expérience cette année :




Le pot 3 était vide.
Le résultat a été assez bon au printemps, mais les boutures se sont dessechées beaucoup plus vite que d'habitude, et j'en ai perdu beaucoup.
Conclusion : l'an prochain je les laisserais bien plus longtemps à mi-ombre !

Alex
ri_fauquet a écrit le 23/06/2008 10:48
Bonjour,

Pour ce qui est de la pierre dans le pot, cela permet surtout d'obliger les racines à pousser vers les côtés et d'en avoir un peu plus (pas de grosse racine verticale forte mais une multitude de racines latérales). On se sert de cette technique pour les bonsaï en phase d'élevage pour avoir un pied plus large avec des racines bien apparentes au repiquage (comme celle du vieil arbre qu'ils sont sensés imiter).

Amicalement
Richard
autrevie a écrit le 16/09/2008 08:29
En liant la bible verte de Reference Manual of woody propagation je vois plein
de nom d'hormone de bouturage...en étudiant je vois pleins de pourcentage différent...c'est complexe pour savoir ce qui convient le mieux voir le lien ci dessous
http://www.puteaux-sa.fr/751horm.htm

Patrice,ton premier poste sur les alternatives vaut de l'or,Merci!
patrice a écrit le 16/09/2008 09:13
Le role du bouquin que tu cites est d'indiquer quelle hormone et quel pourcentage de dilution correspond le mieux à telle plante.

(cela suite à divers essais de différentes hormones dans différents contextes et différentes dilutions, pour déduire laquelle marche le mieux)

Donc tu regardes dans le bouquin la plante, tu prends l'hormone indiquée, et tu utilises la dilution conseillée.
floyd a écrit le 17/09/2008 08:48
Merci autrevie pour le lien commercial plein de renseignements.
Il faut effectivement comme l'indique Patrice faire la synthèse entre les besoins en auxines et la dose, donc la concentration de la spécialité commerciale. C'est un métier…

A ma connaissance, hormis le gaspillage, je ne crois pas qu'il y ait un soucis avec un éventuel surdosage.
Alors que, bien sûr, si on dose trop faible, l'action bénéfique sera moindre.

On l'a compris je n'ai rien contre les recettes naturelles, mis à part précisément, cette incertitude du résultat… faute de savoir si l'apport était suffisant.
André a écrit le 17/09/2008 18:27
A ma connaissance, hormis le gaspillage, je ne crois pas qu'il y ait un souci avec un éventuel surdosage.

J'ai lu (de mémoire dans "Connaissance du bonsaï" de Benoit Grandjean) qu'un excès d'auxine avait un effet inhibiteur sur le développement des racines (donc l'inverse de l'effet désiré !). D'ailleurs il me semble que sur certaines boites d'auxine, on indique bien de tapoter la bouture afin de faire tomber le surplus d'auxine. Il faut qu'il y ait une fine couche qui entoure le pied de la bouture et non un gros pâté.

De même, j'avais lu que l'auxine permettait le développement de racines lorsqu'on l'applique sur des parties boisées mais freine le développement des racines si on en met directement sur les racines (par exemple si on voulait développer le pain racinaire d'un plant ne disposant que de quelques maigres racines).

Par ailleurs, pour l'eau de saule, une infusion de 24 heures me semble insuffisante. Lorsqu'on laisse des rameaux de saule mariner une dizaine de jours dans un seau d'eau, on voit se former des débuts de racines sur les rameaux et une sorte de gel en surface. A mon sens , c'est à ce moment là que l'eau est la plus chargée en auxine et donc plus "performante".
floyd a écrit le 17/09/2008 21:37
Merci André, dont acte… Il va falloir que je lise les bonsaieux…

L'excès de poudre hormonée c'est déjà le gros paté à base de talc sec qui risquerait d'assècher la coupe. D'où l'intérêt des gels d'hormones.

Pour le développement des racines, lors de la plantation, on utilise des pralins du commerce qui contiennent aussi des hormones, en plus de l'argile et de la bouse.

Quant au saule qui a mariné, le gel qui apparait n'est-il pas un voile bactérien ou microbien (paramécie)? De mémoire je pense aussi qu'il peut s'agir de la coiffe racinaire, ces cellules qui aident à la croissance de la pointe de la racine au travers du sol.

Le temps ne faisant rien à l'affaire, ma mémoire a bien besoin d'être aidée.
Senescence a écrit le 18/09/2008 07:13
Bonjour,

N'y a t-il pas un rapport entre les différentes hormones à viser pour favoriser soit les racines, soit la végétation ?
Du genre : les auxines dominent : induction d'un développement racinaire, dans le cas d'une bouture, simple formation d'un cal cicatriciel si trop faible "domination"; concentration en cytokinines plus forte : développement de bourgeons..?

J'utilise un gel de bouturage (Clonex, lien descriptif : ici), d'une part c'est plus pratique à appliquer, d'autre part il comporte, semble t-il un fongicide.
Auparavant j'utilisais du Rhizopon AA.
autrevie a écrit le 18/09/2008 10:19
Oui Patrice j'avais compris,ce qui m'embete s'est d'acheter plein de sachets d'hormone différent pour quelques boutures...j'avais besoin du conseil des sages avant de me lancer...
le problème avec clonex c'est qu'il faut comme avec la poudre en verser dans un autre récipient pour l'utiliser et non directement dans le récipient d'hormone...ca fait un peu de gaspillage...vus le prix de clonex,a moins d'avoir plein de boutures...
de plus,je pense que la poudre résiste mieux aux arrosages que le gel...
donc en arrosant avant de planter la boutures et faisant à l'étouffé le gel est parfait.
un correspondant de Paris m'a précisé que la plaie de coupe de la bouture ne devait pas entrer en contact avec les hormones en poudre...qu'il était préferable d'enduire avant et recouper par la suite avant de planter la bouture dans son substrat...
ce n'est qu'un détail mais qu'en pensez vous...
je suis paratagé...les racines se forment surtout aux niveaux de la plaie...
mais la plante pompe mieux l'humidite du sol avec une plaie non enduite.
Mon correspondant disait que le risque était l'asphyxie...mais j'en ai déja parlé.
floyd a écrit le 18/09/2008 11:01
Pour une première conclusion sur les propos d'Alex et d'Autrevie, ce n'est pas par hasard que le gel a la faveur des pro et des amateurs éclairés. Ce n'est pas non plus par hasard que la poudre (hormone 2%, talc 98%) est proposée aux autres…


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